Un compte rendu de la rencontre de Taizé à Bruxelles, du 29 décembre dernier à hier, et notamment de la participation orthodoxe, est en ligne sur cette page (photographies, message du patriarche œcuménique Bartholomée).
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Un compte rendu de la rencontre de Taizé à Bruxelles, du 29 décembre dernier à hier, et notamment de la participation orthodoxe, est en ligne sur cette page (photographies, message du patriarche œcuménique Bartholomée).
Hier, Mgr Jean (Yazigi), métropolite de l’Archevêché grec-orthodoxe d’Antioche d’Europe occidentale et centrale, a visité l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris. Mgr Gabriel, recteur de l’Institut, le père Nicolas Cernokrak, doyen de l’Institut, entourés des enseignants et des étudiants, ont accueilli Mgr Jean qui se rendait pour la première fois à l’Institut. A cette occasion, Mgr Jean a exprimé sa joie de visiter l’Institut « qui a tant fait et fait encore pour l’orthodoxie universelle en général, mais aussi pour le Patriarcat d’Antioche en particulier, car le patriarche actuel Ignace IV, Mgr Georges (Khodr), métropolite du Mont Liban, de même que de nombreux prêtres et fidèles y ont reçu leurs formations théologiques ». Après le déjeuner commun avec les étudiants, Mgr Jean a visité les locaux ainsi que l’église Saint Serge. Il s’est ensuite longuement entretenu avec le père Nicolas Cernokrak, le père Nicolas Ozoline, inspecteur de l’Institut, le père Jivko Panev, directeur-adjoint de la Formation théologique par correspondance et le professeur Joost Van Rossum, qui lui ont exposé les activités actuelles et les projets académiques en cours et à venir de l’Institut. Mgr Jean, avant sa nomination en Europe occidentale, a été, à deux reprise, doyen de l’Institut de théologie orthodoxe de Balamand ainsi que professeur de liturgie et de chant byzantin au même institut. Il est auteur de nombreux livres et articles. Pour visualiser l’album de photographies de la visite de Mgr Jean, cliquez ICI !
Le Service orthodoxe de presse a publié sur cette page un compte rendu du colloque international consacré au père Alexandre Schmemann qui s'est déroulé à l'Institut Saint-Serge à Paris du 11 au 14 décembre.
Hier, dans l'après-midi, à Paris, à l'Institut de théologie orthodoxe
Saint-Serge, avait lieu la séance de clôture du colloque international
consacré au père Alexandre Schmemann. Parmi les présents: Mgr Gabriel,
Mgr Basile (Osborne), Juliana Schmemann, épouse de père Alexandre,
Serge Schmemann, leur fils, les pères Thomas Hopko et Léonid Kishkovsky (OCA, Etats-Unis), les pères
Nicolas Cernokrak, Nicolas Ozoline, Grigorios Papathomas et Jivko
Panev (Institut de théologie Saint Serge), Tatiana Victoroff, Michel Sollogoub,
Nikita Struve, Daniel Struve, Cyrille Sollogoub, le
père Jean Roberti, Antoine Nivière, Christine Chaillot, Joost van Rossum, ainsi que d'autres prêtres, clercs et de nombreux fidèles. En
tout environ 250 personnes. Un album de photographies vient d'être mis en ligne sur cette page.
Organisé par l’Ecole des sciences philosophiques
et religieuses des Facultés universitaires
Saint Louis de Bruxelles en collaboration avec la Faculté de théologie de
l’Université
catholique de Louvain et le centre interdisciplinaire d’études des
religions et de la laïcité de l’Université
libre de Bruxelles, le colloque ayant pour thème : Les religions face au mal a réuni sept
intervenants des différents traditions religieuses et spirituelles pour traiter
la problématique du mal. M. Goran Sekulovski, assistant de patrologie à l’Institut Saint-Serge, était
l’intervenant orthodoxe le 17 et le 24 novembre.
Pour lire la suite, cliquez sur ce lien.
Photographie: Goran Sekulovski lors du colloque
Le 25 octobre, à l'occasion du 20e anniversaire de l'église du skite de Moumelon, a eu lieu une concélébration de Mgr Gabriel avec Mgr Michel. Le compte rendu suivant a été rédigé par l'association "'Ermitage". Nous vous proposons aussi le témoignage de Myriam Drobot (cliquez ici) et un album de photographies de cette journée.
"Le samedi 25 octobre, l’ermitage de Tous les Saints de la terre russe
de Mourmelon (Saint Hilaire le Grand) commémorait les 20 ans de la
consécration de sa nouvelle église en bois. A cette occasion, la
divine liturgie fut présidée par Mgr Gabriel de Comane, archevêque des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, accompagné du hiérodiacre Athanase
Mgr Michel de Genève
et d’Europe occidentale (Eglise russe hors frontières), ancien
trésorier de l’association des amis de l’ermitage à l’époque de la
construction de l’église, fit également le déplacement, et fut invité à
concélébrer la liturgie et le moleben qui s’en suivit. Il était
accompagné du père Emilien et du protodiacre Pierre. Mgr Michel avait
apporté avec lui l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu
« Koursko-Korennaia », ce qui accentua encore la solennité de la
journée.
Mgr Gabriel, avant la lecture des heures, tonsura un lecteur pour l’église.
Dans son homélie, l’archevêque Gabriel exprima la grande joie que lui inspirait cette concélébration « la première, mais pas la dernière » et souligna que « la concélébration était l’expression de la réalité de l’unité en Christ ». Il conclut son homélie en s’adressant à Mgr Michel avec ces paroles « le Christ est parmi nous », « Il l’est et Il le restera » lui répondit Mgr Michel.
Après le moleben, Mgr Gabriel invita Mgr Michel à prononcer quelques mots. Mgr Michel, remercia chaleureusement Mgr Gabriel d’avoir rendu possible cette concélébration. Il rappela que le fondateur de l’ermitage, l’archimandrite Alexis (Kireevski), avait choisi ce lieu auprès des tombes des soldats russes, car ce témoignage du passé étant un gage d’avenir.
Ce fut un moment profondément émouvant pour toute l’assemblée ; cette concélébration étant la première entre deux hiérarques de ces deux juridictions depuis de longues décennies. Il fut souligné durant cette journée, que le père Job (Nikitine) avait toujours fait de son ermitage un lieu de rencontre entre tous les enfants de l’Eglise russe, quelque fût leur juridiction.
Lors des agapes qui eurent lieu dans la salle des fêtes de Saint-Hilaire le Grand, Mgr Michel rappela que la Champagne fut un théâtre de guerre mais paradoxalement un lieu de paix et de réconciliation, et que la notion de réconciliation est une notion de résurrection à laquelle nous sommes appelés dans notre vie.
Après les agapes, Mme Agnès Person, conseiller général de la Marne et Maire de Saint-Hilaire le Grand, remercia l’ermitage pour la poursuite de l’action du père Job et le miracle d’avoir pu exaucer le vœu le plus cher du père Job en important et en construisant la nouvelle chapelle.
Après son discours, Liisa Munstonen, venue de Finlande pour l’occasion, raconta en détails comment elle, finlandaise, en vint à construire une église en Finlande pour l’offrir au père Job en Champagne.
Ensuite Nicolas Ross replaça la fondation de l’ermitage dans l’histoire de l’archevêché et Ivan Drobot fit une intervention sur le chant liturgique.
Mgr Gabriel conclut officiellement les conférences en soulignant en particuliers « qu’aujourd’hui nous avions un peu écrit l’histoire » et remercia Dieu d’être intervenu dans cette affaire, car en principe il ne devait pas être là, et se félicita d’avoir pu entamer avec Mgr Michel un dialogue sans intermédiaire et basé sur la confiance.
A l’issu des conférences, une panikhide fut célébrée par le père André Drobot (desservant de l’ermitage et président de l’association des amis de l’ermitage) en présence de Mgr Gabriel et de Mme le maire, Mgr Michel ayant dû partir après le banquet. Mgr Gabriel regagna Paris après la panikhide.
Pour nous tous, cette journée bénie a été marquée par la providence, et sans doutes aussi les prières du père Job. Que le Seigneur continue à guider nos pas !"
Photographie: Mgr Gabriel (à gauche) et Mgr Michel (source)
Un colloque international de patristique ayant pour thème : « Patristique et œcuménisme. Thèmes, contextes, personnages. », s’est tenu du 17 au 19 octobre à la Faculté de théologie orthodoxe de Constantsa (Roumanie), sur les bords de la Mer Noire. Organisé par le patrologue roumain Christian Badilita, et le professeur Razvan Ionescu (Université de Constantsa), le colloque était placé sous le patronage de Mgr Théodose archevêque de Tomis (ancienne Constantsa) et doyen de la Faculté de théologie orthodoxe. Les participants étaient 16 professeurs ou chercheurs chrétiens provenant d’Occident et de Roumanie (Canada, France, Grande-Bretagne, Italie, Roumanie).
Dans son allocution d’ouverture, l’archevêque a rappelé l’importance des études patristiques dans le dialogue entre Orient et Occident. À ses souhaits de bienvenue a succédé un message du patriarche Daniel de Roumanie, encourageant les travaux du colloque pour faire grandir la compréhension mutuelle entre les Églises par un retour aux sources des Pères. « À la lumière des saints Pères de l’Eglise, a souligné le patriarche, le père Stăniloae nous a appris comment dépasser toute idolâtrie d’un langage théologique de répétition, montrant que les dogmes ne prétendent pas, par leur formulation, épuiser la vérité divine mais la protègent contre la déformation et la rationalisation hérétique. […] l’appel lancé par le père Georges Florovsky au congrès des facultés de théologie d’Athènes, en 1936, est bien valable de nos jours encore : “Revenons aux saints Pères !” »
Le p. Andrew Louth, prêtre orthodoxe et professeur émérite de patristique (Université de Durham, Grande-Bretagne) a introduit le thème « Études patristiques et œcuménisme » en rappelant que les Pères de l’Église peuvent être une base d’unité à condition de les aborder de façon contextuelle. Il a illustré son propos par différents exemples, notamment la redécouverte de l’ecclésiologie eucharistique pour retrouver le sens de la communauté. Le p. jésuite Dominique Gonnet (Institut des Sources chrétiennes, Lyon) a ensuite évoqué « La portée œcuménique de la collection Sources chrétiennes », rappelant les grandes étapes de cette collection scientifique de textes patristiques ainsi que son orientation théologique. Le débat a ensuite porté sur la connaissance des Pères latins dans l’Église d’Orient et la nécessité de les recevoir dans leur contexte propre.
Lorenzo Perrone, professeur de philologie classique (Université de Bologne, Italie), s’est intéressé à la figure de Louis Massignon, dans sa pratique d’un œcuménisme interreligieux par le biais de la prière de compassion. Le pasteur Marius Cruceru, professeur de patrologie (Faculté de théologie baptiste de l’Université Emmanuel d’Oradea, Roumanie) a présenté la vision de saint Augustin concernant les groupes chrétiens hétérodoxes de son époque. Michel Stavrou, professeur de dogmatique (Institut de Théologie orthodoxe Saint-Serge, Paris) a ensuite exposé la manière dont le théologien byzantin du 13e siècle Nicéphore Blemmydès donnait une approche patristique de la pneumatologie susceptible de dépasser la querelle du Filioque, en affirmant que l’Esprit procède du Père par le Fils, exprimant ainsi la relation spécifique éternelle qui unit le Fils à l’Esprit sans contrevenir à la reconnaissance du Père comme unique principe en Dieu.
Lucian Turcescu, professeur orthodoxe de patristique (Université Concordia, Montréal, Canada) a évoqué l’antagonisme possible entre dévotion et théologie, dans le cas particulier de la dévotion mariale et du rôle « co-salvateur » de la Vierge Marie, qui sur le plan théologique renvoie à son intercession auprès du Christ. Ysabel de Andia, spécialiste de littérature chrétienne antique et chercheuse au CNRS (Paris), a présenté des « Regards croisés sur la Sagesse », évoquant l’évolution de la notion de Sophia, depuis les Écritures jusqu’aux Pères d’Orient et d’Occident, et à la sophiologie du père Serge Boulgakov.
Le deuxième jour, le p. Angelo di Berardino (Institut des Études augustiniennes, Rome), a retracé l’histoire du dogme de l’Immaculée Conception, ses racines augustiniennes et sa portée christologique. Christian Badilita, patristicien et philologue roumain, a ensuite présenté une analyse de la pensée de saint Jean Cassien concernant la controverse avec Augustin au sujet de la grâce et du libre-arbitre. Il a notamment démontré que l’accusation de semi-pélagianisme touchant les Pères provençaux est la conséquence d’une mauvaise compréhension de leur pensée.
Petre Guran, chercheur à l’Institut d’études sud-est européennes de Bucarest (Roumanie), a évoqué le rôle de l’empereur byzantin dans la vie ecclésiale de son époque et son impact sur les décisions conciliaires. Marie-Hélène Congourdeau, chercheuse au CNRS en histoire byzantine (Paris), s’est penchée sur l’histoire des traductions des Pères latins en grec au 14° siècle, et sur les conséquences théologiques de ce mouvement de traductions. Théodore Paléologu, titulaire d’une thèse de doctorat en théologie politique, a proposé une étude comparée de la démarche œcuménique de Joseph de Maistre et de Vladimir Soloviev. Davide Zordan, professeur à l’Institut culturel de Trente (Italie) et auteur d’une thèse sur le père Louis Bouyer, a présenté la lecture de Newman dans l’œuvre du père Bouyer. Monique Alexandre, professeur émérite en littérature chrétienne (Université de Paris IV – Sorbonne), a évoqué la figure du père dominicain Yves Congar et son ouverture à la théologie des Pères d’Orient. Olga Lossky, auteur d’une biographie sur la théologienne orthodoxe Élisabeth Behr-Sigel, a présenté l’ancrage patristique de la démarche œcuménique d’Élisabeth Behr-Sigel.
L’archevêque Théodose a conclu ces deux riches journées de réflexion en soulignant que de telles rencontres étaient un réel ferment d’unité par leur richesse, déclarant notamment : « Votre activité me paraît providentielle, parce que nous sommes à la recherche des saints Pères, dont nous voulons suivre l’exemple, nous revêtir de leur spiritualité, de leur pensée, de leur manière de vivre, qui sont actuelles et nécessaires. […] Nous devons être tous conscients que nous recherchons l’unité de l’Église : celle-ci ne constitue pas l’objet d’une négociation, d’une lutte mais bien d’une découverte. Notre message doit être celui-ci : rechercher et découvrir. »
Après la liturgie pontificale qui eut lieu à Mangalia, ville proche de Constantsa, le dimanche fut consacré à la visite des sites de la région de Dobroudja, sur les traces de saint Jean Cassien, originaire de cette région roumaine selon une tradition bien assurée localement. Les participants se rendirent notamment dans le monastère récemment construit près du village où serait né Jean Cassien et visitèrent des grottes, anciens lieux d’ermitages.
Ce colloque très dense a permis, lors des riches débats qui ont suivi les interventions, d’approfondir la pensée des Pères d’Orient et d’Occident et leur réception aujourd’hui, dans la perspective d’un rapprochement entre les chrétiens. La rencontre fut marquée par l’accueil extrêmement chaleureux et bienveillant de l’archevêque Théodose. Un volume publié aux éditions Beauchesne devrait prochainement rassembler les différentes communications.
Pour voir l'album de photographies de l'évènement cliquez ICI !
Du 25 au 27 septembre dernier, à Montpellier, s'est tenu un colloque consacré à "Port-Royal et la tradition chrétienne d'Orient". Pour lire le compte rendu de celui-ci, par l'un des participants, Jean-Marie Gourvil, cliquez sur ce lien.
La 41e rencontre des aumôniers d'aéroports civils s'est déroulée à Nice du 21 au 26 septembre dernier. L'Église orthodoxe y fut représentée par Mgr Athénagoras de Sinope et par le père Michel Seliniotakis. Un compte rendu, avec des photographies et différents documents attenants, est en ligne ici.
Du 26 au 28 juillet dernier, à Trondheim, en Norvège, s'est tenue une conférence internationale, à l'invitation du "Centre d'Oslo pour la paix et les droits de l'homme" et de l'organisation "Un monde en dialogue" sur le thème "Les lieux saints - espaces de conflits ou de dialogue ?" Cette réunion a rassemblé universitaires, hommes politiques, représentants religieux et d'ONG. Le patriarche œcuménique Bartholomée a été représenté par l'évêque belge Athénagoras de Sinope et le Patriarcat de Serbie par l'évêque Théodose. Un album de photographies est proposé ici. Voir aussi: le compte rendu (en anglais) et différents documents attenants.
Un album de photographies du festival de ch??urs orthodoxes, qui a eu lieu ?? Paris le 18 mai, est consultable ?? partir de cette page.