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Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, appelle les étudiants des séminaires et des académies de théologie à accorder plus d'attention à l'apprentissage des langues étrangères.
Chers Frères dans l’épiscopat, très honorables prêtres, diacres qui aimez Dieu, moines et moniales pleins de piété, chers frères et sœurs !
Bien-aimés dans le Seigneur, chers pères, frères et sœurs !
C’est pour cette raison que nous invitons tous les fidèles orthodoxes de France et particulièrement les fidèles de notre paroisse sus indiquée, de s’abstenir de participer aux célébrations et aux offices au sein de cette communauté. En même temps, la Métropole orthodoxe grecque de France prend toutes les mesures nécessaires, selon la loi française et le droit canonique orthodoxe, pour rétablir la situation canonique au sein de sa paroisse et garantir son bon fonctionnement canonique pour l’avenir.
Métropole orthodoxe grecque de France, 7 rue Georges Bizet – 75116 Paris
† Bartholomée - par la grâce de Dieu archevêque de Constantinople - Nouvelle Rome et patriarche œcuménique
Que la grâce et la paix de notre Seigneur et sauveur Jésus Christ, ainsi que notre prière, bénédiction et absolution soient avec tout le plérôme de l'Église ! Notre très sainte Église orthodoxe fête aujourd’hui sa journée homonyme et l’Église mère de Constantinople, depuis son centre historique et martyr, notre Patriarcat œcuménique, adresse sa bénédiction, son affection et son amour à ses enfants fidèles à travers le monde, les invitant à fêter spirituellement avec elle.
Que le nom du Seigneur soit béni ! Ceux qui, à travers les siècles, ont tenté de faire disparaître l’Église moyennant diverses persécutions déclarées et larvées ; ceux qui ont tenté de l’altérer par leurs doctrines hérétiques ; ceux qui ont cherché à la museler, la priver de sa voix et de son témoignage au monde ; ont tous échoué. Les nuées des martyrs, les larmes des pénitents et les prières des saints lui servent d’abri spirituel et la protègent, alors que le Paraclet, l’Esprit de vérité, la fait accéder à la vérité tout entière.Dimanche de l’orthodoxie 2010
† Bartholomée de Constantinople, fervent intercesseur pour vous tous
† Constantin de Derka
† Évangélos de Pergè
† Callinique de Lystra
† Michel d’Autriche
† Alexis d’Atlanta
† Joseph de Proikonissos
† Démètre de Sébaste
† Irénée de Myriofyton et Péristasis
† Chrysostome de Myra
† Emmanuel de France
† Macaire de Gortyne et Arcadie
† Amphiloque de Nouvelle-Zélande
N° de protocole 213
Source : Site officiel du Patriarcat œcuménique de Constantinople
Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !
Tropaire(s) de l’église… Gloire … Kondakion (a) de l’église… Et maintenant …
Lorsque Tu viendras, dans la gloire, sur la terre, ô notre Dieu, la création entière tremblera, un fleuve de feu coulera devant ton tribunal, les livres seront ouverts et les secrets manifestés. En ce jour délivre-moi du feu qui ne s’éteint pas et rends-moi digne de me tenir à ta droite, ô Juge infiniment juste !
Il est grand, notre Seigneur, grande est sa puissance ! Il n’y a pas de mesure à son intelligence.
Louez le Seigneur, car il est doux de chanter un psaume ; que la louange soit agréable à notre Dieu !
Frères, ce n’est pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu : si nous n’en mangeons pas, nous n’aurons rien de moins, et si nous en mangeons, nous n’aurons rien de plus. Mais prenez bien garde que cette liberté dont vous usez ne devienne pour les faibles une occasion de chute. Car si quelqu’un te voit, toi qui as la connaissance, attablé dans un temple d’idoles, ce spectacle ne poussera-t-il pas celui dont la conscience est faible à manger des mets offerts aux idoles ? Et ainsi, à cause de ta connaissance, ce faible périt, ce frère pour qui le Christ est mort. En péchant ainsi contre vos frères, en blessant leur conscience qui est faible, c’est contre le Christ que vous péchez. C’est pourquoi, si un aliment doit causer la chute de mon frère, je me passerai de viande à tout jamais, plutôt que de scandaliser mon frère. Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus, notre Seigneur ? N’êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur ? Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, pour vous du moins je le suis ; car c’est vous qui, dans le Seigneur, êtes le sceau de mon apostolat.
Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur !
Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !
En ce temps-là Jésus dit : « Lorsque le Fils de l’Homme viendra dans sa gloire, et avec lui tous les anges, alors Il siégera sur le trône de sa gloire. Et seront rassemblées devant lui toutes les nations, et Il mettra à part les uns des autres, comme le pasteur met à part les agneaux et les chevreaux ; et Il placera les agneaux à sa droite et les chevreaux à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car J’ai eu faim et vous m’avez nourri ; J’ai eu soif et vous m’avez désaltéré ; J’étais étranger et vous m’avez recueilli ; nu et vous m’avez vêtu ; J’étais malade et vous m’avez rendu visite ; J’étais en prison et vous êtes venus me voir.’ Alors les justes lui répondront et lui diront : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim et t’avons-nous nourri ou avoir soif et t’avons-nous désaltéré ? Quand t’avons-nous vu étranger et recueilli, ou nu et t’avons-nous vêtu ? Quand t’avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous venus te voir ?’ Le roi leur dira en réponse : ‘Amen, Je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un des plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ Alors Il dira à ceux qui sont à gauche : ‘Allez loin de moi, maudits, au feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car J’ai eu faim et vous ne m’avez pas nourri ; J’ai eu soif et vous ne m’avez pas désaltéré ; J’étais étranger et vous ne m’avez pas recueilli ; nu et vous ne m’avez pas vêtu ; malade et en prison et vous ne m’avez pas rendu visite.’ Et eux aussi répondront : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim ou soif, être étranger, ou nu, ou malade, ou en prison et ne t’avons-nous pas assisté ?’ Alors Il leur dira en réponse : ‘Amen, Je vous le dis, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, eux vers le châtiment éternel, mais les justes vers la vie éternelle. »
Gloire à toi : l’exultation et la louange constituent l’enjeu véritable du grand Carême dans lequel nous entrons. Il s’agit pour l’être humain de devenir apte à jouir de la joie pascale. Si nous nous affligeons pour notre péché, c’est précisément parce que celui-ci nous rend incapables de nous réjouir en Dieu, de nous émerveiller de lui et de nous réjouir les uns pour les autres ; incapables de consoler ceux qui souffrent, « les plus petits d’entre nous », en reconnaissant en eux d’un coeur brisé la présence du Christ vivant. Le jugement s’annonce sévère pour ceux qui n’auront vu que l’homme en l’homme. La compassion est la joie de communier à ce que vit autrui, dans l’amour que le Christ a Lui-même pour cette personne.
Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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Selon une dépêche de l'Agence France Presse, la justice française a attribué mercredi à la Fédération de Russie la propriété de la prestigieuse église Saint-Nicolas de Nice.
Du Ciel Tu descendis, ô Dieu de miséricorde ; trois jours dans le tombeau Tu souffris de demeurer pour nous délivrer de nos péchés ; notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
Tropaires et kondakia de l’église.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…
Du Pharisien fuyons la jactance ! du Publicain apprenons l’humilité et gémissons sur nos péchés, en disant au Sauveur : « Pardonne-nous, Seigneur, qui seul es indulgent ! »
Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !
Seigneur qui par ta naissance as sanctifié le sein de la Vierge, par ta présentation Tu as béni les mains de Siméon. En venant à notre rencontre Tu nous as sauvés, ô Christ notre Dieu. Donne en notre temps la paix à ton Eglise, affermis nos pasteurs dans ton amour, Toi le seul Ami des hommes.
Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;
vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents !
V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand !
Toi, Timothée, mon enfant dans la Foi, tu m’as suivi dans mon enseignement, dans ma conduite et mes projets, dans la foi, la patience, dans l’amour du prochain et la constance, dans les persécutions et les souffrances qui me furent infligées à Antioche, à Iconium et à Lystres. Quelles persécutions n’ai-je pas eu à subir ! Et de toutes le Seigneur m’a délivré. D’ailleurs, tous ceux qui veulent vivre avec piété dans le Christ Jésus seront persécutés ; tandis que les méchants et les imposteurs feront toujours plus de progrès dans le mal, égarant les autres et s’égarant eux-mêmes. Mais toi, demeure ferme dans ce que tu as appris et en quoi tu as mis ta foi, sachant de quelles personnes tu l’a appris : car depuis l’enfance tu connais les saintes Ecritures qui peuvent te procurer la sagesse en vue du Salut par la foi dans le Christ Jésus.
Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur !
V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !
En ce temps-là, Jésus dit la parabole suivante.
Deux personnes montèrent au temple pour prier, l’un pharisien et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : « Ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres gens, avides, injustes, adultères, ou bien comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et j’acquitte la dîme de tout ce que j’ai gagné. » Or le publicain, se tenant à l’écart, ne voulait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « Ô, Dieu, sois propice à moi, pécheur ! » Je vous le dis, ajouta Jésus, celui-ci descendit chez lui justifié, au contraire de celui-là, car toute personne qui s’élève sera abaissé, mais qui s’abaisse sera élevé.
Ciel : au sens matériel, la Bible en souligne l’harmonie et la stabilité (Gen.1, 1, 18 ; 7, 11 ; 15, 5). Ce ciel, ou « cieux », symbolise le monde de l’inaccessibilité et du mystère ; à la fois le monde intelligible des pensées ou raisons divines, et celui de l’incompréhensibilité de Dieu, icône cosmique de la sagesse miséricordieuse su Seigneur. Il signifie la réalité de la présence invisible de la Divinité, mais que des anges et des saints. C’est vers lui que l’orant tend les mains. Il est, selon la Bible, la demeure de Dieu et de ses amis, les « justes ». Jésus est « descendu des cieux » et « monté aux cieux », parce que, étant Dieu, Il habite cette demeure inaccessible, tout en étant chez soi sur la terre, dans le visible et le sensible, s’étant « fait chair » et « fait Homme », accessible et connu.
Pharisiens : « Secte juive (héb.persusim : « les séparés ») comprenant au temps de Jésus environ six mille membres ; comme celle des Esséniens, elle est ordinairement rattachée aux Hassidéens (héb.hasidim : « les pieux ») qui au temps des Maccabées luttèrent avec acharnement contre l’influence païenne (1 Macc.2, 42). Elle comptait l’ensemble des scribes et des docteurs de la Loi, mais aussi un certain nombre de prêtres. Organisant ses membres en confréries religieuses, elle visait à les maintenir dans la fidélité à la Loi et dans la ferveur » (Vocabulaire de Théologie Biblique, p. 992)
Salut : être sauvé, c’est être protégé d’un péril. C’est aussi participer à la béatitude des saints. Le Christ sauve parce qu’Il arrache l’Homme à la mort et à la souffrance, et le fait participer à sa vie éternelle et impassible. « Jésus » veut dire « Dieu sauve » ou « Salut de Dieu » : Il sauve en offrant la participation à lui-même et à sa divinité, par la communion dans la Foi à son Corps et à son Sang précieux.
Justifié : non une conformité légaliste (juive, chrétienne ou même sociale), mais être reconnu dans l’attitude juste, qui s’offre à la miséricorde de Dieu. Le but du Carême est l’acquisition de cette « justice » : elle s’accomplit dans l’amour de Dieu et du prochain et dans la connaissance suprême de la Divinité par la joie et l’exultation pascale. La « justice » conduit ainsi à la Joie, ou libération définitive du péché et de la mort, non seulement du corps, mais de l’âme. Le Christ s’est manifesté le Juste par excellence, non seulement comme Innocent, mais comme Saint et irradiant la Lumière.
Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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Voir aussi:
Chers Pères, frères et sœurs, bienaimés dans le Seigneur,
Chers Pères, frères et sœurs, bienaimés dans le Seigneur,
Le 23 décembre, le patriarche Cyrille a reçu à la cathédrale Christ-Sauveur de Moscou le nouveau secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjørn Jagland, en visite officielle en Russie et accompagné d'une importante délégation de cette institution. L'hégoumène Philarète Boulekov, représentant du patriarcat de Moscou à Strasbourg, a participé à la rencontre.
Le 23 décembre, le patriarche Cyrille a reçu à la cathédrale Christ-Sauveur de Moscou le nouveau secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjørn Jagland, en visite officielle en Russie et accompagné d'une importante délégation de cette institution. L'hégoumène Philarète Boulekov, représentant du patriarcat de Moscou à Strasbourg, a participé à la rencontre.
Tu as détruit la mort par ta croix, ouvert au Larron le Paradis ; changé en joie les pleurs des myrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher : « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, donnant au monde ta grande miséricorde ! »
Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu et l’annonce du salut des hommes. Dans le temple de Dieu la Vierge se montre à tous et d’avance elle annonce le Christ. Et nous, nous lui crions de toutes nos voix : « Réjouis-toi, Accomplissement de l’économie du Créateur ! »
Tropaires et kondakia de l’église ou du monastère.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…
Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. L’Enfer est enchaîné, les prophètes tous ensemble se réjouissent. Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !
Et maintenant…
Le très saint Temple du Sauveur, sa Chambre nuptiale de grand prix, la Vierge, Trésor sacré de la gloire de Dieu, en ce jour est présentée au temple du Seigneur. Elle y apporte la grâce du saint Esprit et devant elle les anges de Dieu chantent : « Voici le Tabernacle des cieux ! »
Le Seigneur donnera la force à son peuple ; le Seigneur bénira son peuple dans la paix. - Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !
Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur !
V/ : Il s’est penché sur son humble servante : désormais tous les âges me diront bienheureuse !
Ephésiens 5, 8-19
Frères, conduisez-vous en fils de la Lumière, car le fruit de l’Esprit, c’est tout ce qui est bonté, justice et vérité. Sachez reconnaître ce qui plaît au Seigneur, et ne prenez aucune part aux œuvres stériles des ténèbres ; démasquez-les plutôt. Ce qui s’y fait en cachette, on rougit même d’en parler. Mais, quand ces choses-là sont démasquées, leur réalité se révèle au grand jour, car ce qui révèle tout, c’est la Lumière. C’est pourquoi l’on chante : « Toi qui dors, éveille-toi, d’entre les morts relève-toi, et le Christ t’illuminera ! » Prenez donc bien garde à votre conduite : ne vivez pas comme des insensés, mais comme des sages ; tirez parti du temps présent, car nous traversons des jours mauvais. Ne soyez donc pas irréfléchis, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur. Ne buvez pas jusqu’à l’ivresse, car le vin porte à la débauche ; laissez-vous plutôt remplir par l’Esprit saint. Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantez pour le Seigneur et psalmodiez de tout cœur.
Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit ! Et de la Fête, t. 8 : Ecoute, ma fille, regarde et incline l’oreille ! – Les plus riches du Peuple imploreront ta face.
Luc 12, 16-21 (notre traduction)
En ce temps-là, le Seigneur dit cette parabole. Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté ; et il se demandait en lui-même : « Que vais-je faire ? Car je n’ai pas où loger ma récolte. » Puis il se dit : « Voici ce que je vais faire. Je vais abattre mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y serrerai tout mon blé et mes biens, et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour beaucoup d’années ; repose-toi, mange, bois, réjouis-toi ! » Mais Dieu lui dit : « Insensé ! Cette nuit même on va te redemander ton âme ; et ce que tu auras amassé, qui l’aura ? » Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s’enrichir en vue de Dieu.
Devant l’entrée de la Vierge au Temple, les anges s’émerveillèrent, s’étonnant de voir comme elle avançait jusqu’au Saint des saints. Que de l’Arche vivante de Dieu aucune main profane n’ose approcher ! Mais que nos lèvres fidèlement redisent sans cesse à la Mère de Dieu le salut de l’ange Gabriel et dans l’allégresse lui chantent : « Vierge pure, Dieu t’a élevée plus haut que toute créature ! »
Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et Koinonikon de la Fête : Je prendrai le calice du salut, et j’invoquerai le Nom du Seigneur : Alléluia !
- « s’enrichir en vue de Dieu » = développer les dons charismatiques (innombrables !) qui sont en nous par le saint baptême, st Paul les nomme dans l’épître: « tout ce qui est bonté, justice et vérité » (lisez encore dans Galates 5, 22). Saint Séraphin parlait d’« acquérir les dons du saint Esprit » ; en fait, c’est hériter des richesses qu’on possède, les actualiser, les faire fructifier, et les recevoir encore et encore en surabondance, par la vie de prière liturgique et solitaire. Les baptisés sont des surdoués de Dieu, il est très agréable au Père que cela soit manifeste dans l’Église et dans le monde !
Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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Devant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats, furent frappées d’effroi. Marie-Madeleine se tenait près du tombeau/ et cherchait ton corps immaculé. Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ; Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie:/ Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !
Tropaire(s) et kondakia de l’église ou du monastère.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…
De sa main vivifiante, le Seigneur Source-de-vie, le Christ notre Dieu, a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’enfer, accordant la résurrection à tout le genre humain. Il est vraiment notre Sauveur, notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l’univers !
Et maintenant…
Protectrice assurée des chrétiens, Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs ! Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi: « Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, Secours constant de ceux qui t’honorent !»
Seigneur, Sauve ton peuple,
et bénis ton héritage !
Vers toi, Seigneur, je crie ; mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !
Ephésiens 4, 1-7.
Frères, je vous encourage, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu : en toute humilité, douceur et patience vous supportant les uns les autres avec charité, appliquez-vous à conserver l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Il n’y a qu’un seul Corps et qu’un seul Esprit, comme il n’y a qu’une seule espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous et en tous.
Celui qui demeure sous le secours du Très Haut repose sous la protection du Dieu du ciel. - Il dit au Seigneur : « Tu es mon soutien et mon refuge : mon Dieu, en qui je mets mon espérance ! »
Luc 10, 25-37 (notre traduction)
En ce temps-là, voici qu’un légiste se leva et dit à Jésus pour l’éprouver : « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Dans la Loi qu’est-il écrit? Comment lis-tu ? » Celui-ci répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même ». Jésus lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras ». Mais l’autre, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Répondant Jésus dit : « Quelqu’un descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba dans les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Il se trouva qu’un prêtre descendait par cette route : il le vit, changea de côté et passa. De même un lévite, arrivant à cet endroit, l’aperçut, changea de côté et passa. Mais un Samaritain qui faisait la route arriva près de lui : il le vit et son cœur se serra. Il s’approcha, pansa ses plaies et y versa de l’huile et du vin ; puis il le prit sur sa propre monture et le conduisit dans une auberge, où il prit soin de lui. Le lendemain, il prit deux deniers et les donna à l’aubergiste et dit : Prends soin de lui, et si tu dépenses quelque chose en plus, moi je te rembourserai à mon retour. Lequel de ces trois, à ton avis – demanda Jésus – s’est montré le prochain de la personne tombée aux mains des brigands ? » L’autre dit : « C’est celui qui lui a fait miséricorde ». Alors Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même ! »
Par le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « de saint Martin » (fête de saint Martin le Miséricordieux le 11 novembre) ou « de saint Philippe » (fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), et Avent (« Venue » du Christ), nous nous préparons corps et âme à accueillir et à glorifier le Verbe incarné. Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle, dure quarante jours et a toujours une date fixe : 15 novembre - 25 décembre. On commence le soir du 14 novembre : si c’est un mercredi ou un vendredi, on commence le 13 au soir.
C’est un carême plus léger que les autres. Nous nous abstenons de viande, d’œufs et de fromage. Le lundi, le mercredi et le vendredi on s’abstient de vin et d’huile. Mais, mardi et jeudi, on prend du vin et de l’huile ; le samedi et le dimanche on prend du poisson, de l’huile et du vin. Le poisson est ainsi consommé au moins jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) et même jusqu’au dimanche des saints Ancêtres (13 décembre cette année), dans l’Eglise roumaine.
La veille de Noël on mange seulement le soir des céréales, des fruits et des légumes. Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence.
Le 21 novembre, mémoire de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, on mange du poisson. Il en est de même les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête.
Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage, parce qu’on prépare la fête de la Nativité.
Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu (par exemple le prophète Isaïe). Nous pouvons prier davantage. Nous pouvons nous confesser plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux (à l’image du Bon Samaritain, de saint Martin et de saint Nicolas) envers notre prochain et avec toutes les créatures. Nous préparons ainsi le grand mystère de Noël : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son propre monde de l’intérieur et le sauver. La générosité divine et l’aumône, caractéristiques de l’Avent, seront enseignées aux enfants ; elles contribuent à la transfiguration de la société civile.
Du point de vue œcuménique, les chrétiens des diverses Eglises (les familles interconfessionnelles ou « mixtes », p. ex.) peuvent faire une commune démarche, au moins à partir du 4ème dimanche, tous étant alors entrés dans l’Avent.
Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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A la suite de sa réunion du 23 septembre, le conseil de l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale a publié un communiqué. Il informe notamment que "L’évêque Basile d'Amphipolis, auxiliaire en charge du vicariat de Grande-Bretagne et d’Irlande, a fait part à Mgr l’archevêque Gabriel de son souhait d’être admis à la retraite, en raison de son âge et de son état de santé. Mgr Gabriel a accepté cette demande qui sera effective à compter du 12 octobre 2009. A partir de cette date, Mgr Basile n’aura plus de missions pastorale, liturgique et administrative dans le vicariat."
Le communiqué précise aussi que "Mgr Gabriel a informé les membres du conseil de l’Archevêché de la visite qu’il a effectuée, au début du mois de septembre au séminaire russe, d’Epinay-sous-Sénart, à l’invitation de la direction du séminaire, ainsi que de la rencontre qu’il devrait avoir prochainement avec S. Em. l’archevêque Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou."
Le 22 juillet, Koïchiro Matsuura, directeur général de l'UNESCO, a rencontré au monastère Saint-Daniel à Moscou un certain nombre de hauts représentants des religions mondiales - christianisme (orthodoxes, catholiques, protestants), islam, judaïsme. Le patriarche Cyrille de Moscou y a pris part. Un communiqué a été adopté à l'issue de cette rencontre, dont voici la traduction française:
Suite à la rencontre du patriarche Daniel de Roumanie et des évêques de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), le 10 juillet, un communiqué commun Patriarcat de Roumanie - AEOF a été diffusé. Pour le lire, cliquez sur ce lien.
L'Assemblée des évêques orthodoxes de France vient de publier un communiqué sur la visite du patriarche Daniel de Roumanie en France. Pour le lire, cliquez ici.
Parmi les autres questions abordées: le projet de Fondation Saint-Serge, la conférence annuelle du vicariat de Grande-Bretagne et d'Irlande, la prochaine assemblée pastorale qui se tiendra les 10 et 11 novembre à l'Institut Saint-Serge.
Le premier forum helléno-russe est organisé à Saint-Pétersbourg du 15 au 16 juin 2009. Il réunit des hommes politiques, des scientifiques, des hommes d'affaires des deux pays, ainsi que des représentants du patriarcat de Moscou et de l'Église orthodoxe de Grèce. L'archevêque Jérôme d'Athènes y participe, aux côtés de l'archevêque Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou.
La Métropole roumaine vient de publier un communiqué - cliquez ici pour le lire - sur la visite en France du patriarche Daniel de Roumanie du 9 au 13 juillet.
Suite à sa réunion de travail du 26 mai, l'Assemblée des évêques orthodoxes de France a publié ce communiqué. Sont notamment abordés: les visites de primats d'Eglises orthodoxes en France (celles des patriarches Bartholomée et Elie II et celle, à venir, du patriarche Daniel); la prochaine consultation préconciliaire panorthodoxe qui se tiendra à Genève du 6 au 13 juin 2009 portant sur l'organisation de la présence ecclésiale orthodoxe en Occident; sujets divers inter orthodoxes et d'actualité.
La XIIIe assemblée conciliaire mondiale du peuple russe s'est ouverte à Moscou le 22 mai à la cathédrale Christ-Sauveur, sous la présidence du patriarche Cyrille. Cette année, l'assemblée a pour thème: "L'écologie spirituelle et la jeunesse. Les causes spirituelles et morales des crises et les moyens de les dépasser".
Dans le compte rendu du 13e congrès orthodoxe en Europe occidentale, à Amiens du 30 avril au 3 mai, que nous avons publié, des extraits du message final adressé au patriarche œcuménique ont été mentionnés, pour lire cette lettre en entier cliquez ici.
Suite à sa réunion du 29 avril, le conseil de l'Archevêché des églises russes en Europe occidentale a publié un communiqué, au sommaire: la visite du patriarche œcuménique, le patrimoine du diocèse de Souroge (Iles britanniques), une visite à Barcelone de Mgr Gabriel, l'affaire de Nice, la mise en place d'une communauté ecclésiale à Rome, les nouvelles ordinations, une annonce pour la formation chorale et liturgique.
Pour lire le message du patriarche œcuménique Bartholomée adressé aux participants du congrès orthodoxe d'Amiens (30 avril au 3 mai 2009), cliquez sur ce lien.
Lors de sa visite à Moscou, le métropolite Jonas (Paffhausen), primat de l'Église orthodoxe autocéphale en Amérique, a accepté le 28 avril dernier à répondre à quelques questions du correspondant de Blagovest-Info. L'intégralité de l'interview est publiée en russe à cette page. Nous en proposons quelques extraits traduits en français:
Chers frères et sœurs, en ces journées printanières, c'est dans une joie immuable que nous célébrons la plus grande fête de l'Église de Dieu, la résurrection du Christ sauveur. Chaque année, à cette époque, quand une force de vie mystérieuse éveille la nature engourdie, une vie plus lumineuse, plus sainte et plus joyeuse s'éveille également en nous. Aujourd'hui affluent des pensées élevées, apparaissent des sentiments sublimes et notre esprit est envahi par des réflexions spirituelles qui dépassent notre horizon quotidien. Avec le Seigneur ressuscité, nous nous élevons vers une vie plus élevée et plus substantielle. Notre cœur est illuminé par l'éclat triomphant de la vie éternelle qui nous a été offerte par notre Rédempteur et Sauveur ressuscité. De même que dans la Genèse mystérieuse, le Verbe de Dieu a fait naître le monde et insufflé la vie dans le monde, de même la puissance divine a fait ressusciter des morts le Fils de Dieu Jésus Christ. Ce grand évènement est mystérieux comme la création du monde, prodigieux et sublime comme le véritable chant de joie qui a éclaté au dessus de toute la création divine.
Nombre de siècles nous séparent de l'aube claire de Jérusalem où les saintes femmes myrrophores ont vu le tombeau vide. Elles étaient venues afin d'oindre de parfums le corps de leur Maître, I’arroser de leurs larmes et réchauffer la froide plaque tombale avec leur amour, leur fidélité et leur attachement. Elles se trouvaient également à côté de la Croix du Sauveur crucifié à l'heure où tous l'avaient abandonné, à l'exception de Sa Mère et d'un disciple. Même en suivant de loin les derniers moments du plus grand Maître, elles ne l'avaient pas oublié à l'heure de Sa mort. Aussi ont-elles été jugées dignes d'être les premières à témoigner et à répandre la nouvelle de la Résurrection, les premières à exprimer la joie de la vie nouvelle dans le Seigneur ressuscité. Aujourd'hui dans nos oreilles continuent à résonner les douces remontrances que l'ange de Dieu leur adressa, assis sur la pierre tombale. Pourquoi cherchez vous le vivant parmi les morts ? Il n'est pas ici, mais il est ressuscité. (Lc 24, 5 6). Ces femmes apeurées ont été les premières, dans ce jardin où se trouvait le tombeau, à connaître un contact joyeux avec le Seigneur ressuscité. Il leur dit de se rendre en Galilée afin d'informer les disciples et leur transmettre la nouvelle joyeuse qu'Il les y rencontrerait (Mc 16, 7).
Chers enfants de Dieu, notre joie pascale d'aujourd'hui découle de cette rencontre avec le Seigneur ressuscité, Qui est ressuscité pour nous et a insufflé la joie de la vie nouvelle parmi tous Ses disciples et tous ceux qui professent Son enseignement divin.
Des siècles nous séparent également du crépuscule d'une journée à Jérusalem où le Seigneur ressuscité est apparu à Ses disciples, Cléophas et un autre. Effrayés, ils se hâtaient de rejoindre Emmaüs, afin de se mettre à l'abri des Israélites. Quoique moins courageux que les saintes femmes myrrophores, ils furent jugés dignes de rencontrer le Seigneur ressuscité. Il leur dissimula Son apparence précédente, de sorte qu'ils ne Le reconnurent pas. Mais après qu'ils eurent discuté de ce qui venait de se passer à Jérusalem et qu'Il eut rompu le pain, Il les quitta ; alors ils se dirent l'un à l'autre que « notre cœur était tout brûlant au dedans de nous » (Lc 24,13 32), quand il leur parlait en chemin.
Ce même feu sacré qui brûlait dans le cœur des deux disciples du Christ allant vers Emmaüs, brûle aussi aujourd'hui en nous lorsque nous célébrons cette fête au dessus des fêtes et que nous connaissons cette rencontre spirituelle avec le vainqueur invisible de la mort. Ce même feu sacré n'a cessé de réchauffer l'Église de Dieu tout au long des siècles de son histoire. Le Sauveur Lui même nous a d'ailleurs dit : « Je suis venu jeter un feu sur la terre » (Lc 12, 49). Ce feu sacré a réchauffé nos ancêtres et éclairé leur existence dans les prisons subies au cours des siècles. Nos ancêtres ont vécu longtemps sans toit, sans foyer, sans liberté, dans une insécurité totale, privés de domicile et de biens, à l'instar des nombreuses personnes qui sont chassées de nos jours de leurs foyers, mais qui ont toujours conservé leur foi dans le Christ ressuscité, foi dans la victoire de la justice et de la vérité, foi dans la résurrection.
De longs siècles nous séparent aussi du premier soir de Pâques, quand le Seigneur ressuscité est apparu pour la première fois à Ses disciples effrayés et désespérés, les saluant avec ces paroles d'encouragement : « Paix à vous ! » (Jn 20, 19)
En un instant, Il leur avait ramené la paix, ressuscité leur foi en Lui et Sa mission divine. Si Lui, le Fils de Dieu, n'était pas ressuscité, l'histoire du christianisme se serait terminée par Ses dernières paroles sur la Croix : « C’est achevé » (Jn 19, 30). Mais Il est ressuscité et au nom de cette vérité Ses disciples ont offert joyeusement leur vie pour Lui. Porteuse de cette grande vérité, Son Église a entrepris une campagne victorieuse à travers le monde, afin de vaincre sans effusion de sang Ses innombrables adversaires armés jusqu'aux dents.
« Pourquoi cherchez vous le vivant parmi les morts ? » (Lc 24, 5), a fait remarquer l'ange de Dieu aux femmes myrrophores penchées sur le saint tombeau. Or elles étaient venues sur Son tombeau, en quête de la vérité et de la vie éternelle. De nos jours, des millions d'hommes appauvris spirituellement et moralement ravagés, éblouis par l'éclat des choses éphémères, vivent dans ce monde comme dans le froid du tombeau. Le monde ne se transforme t il pas en un centre de production et de commercialisation de l'éclat artificiel et de valeurs éphémères ? Ne dit on pas aujourd'hui que, même en l'absence de ciel, l'homme peut circuler paisiblement sur cette terre ? Comme si l'homme contemporain s'était hissé au sommet de sa tour de Babel, pleinement confiant dans son savoir, mais souvent mesquin, égoïste, agressif et plein de mauvais penchants qui menacent sa tour et sa survie. Il est à craindre que notre civilisation se souvienne trop tard des paroles du Christ : « Hors de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5).
Notre Sauveur est devenu homme afin de nous élever vers Lui. Il a accepté d'être crucifié sur la Croix afin de racheter les péchés du genre humain. Il est ressuscité des morts afin de nous faire le don de la vie éternelle. Il a fait de la mort un moment particulier de la vie, la vie qui ne s'arrête pas. Lorsque Pilate était en train de juger le Sauveur, il n'avait ni la force spirituelle ni la hauteur d'esprit pour reconnaître en Lui le Fils de Dieu. Cependant, ses yeux ne pouvaient que remarquer la beauté du visage humain du Sauveur supplicié. « Voici l'homme ! » (Jn 19, 5), annonce Pilate devant les accusateurs de Jésus. Il s'efforçait d'exercer une certaine influence sur les consciences endurcies de ceux qui voulaient mettre à mort le Christ. Il croyait que l'éclat humain de Sa personne en ébranlerait peut être quelques uns.
Nous prions le Seigneur ressuscité pour que ressuscite en nous la figure de la nature humaine originelle qui est aujourd'hui si souvent biaisée, masquée et défigurée par des vices innombrables. Nous prions pour que en nous chacun reconnaisse un homme illuminé par Sa vie éternelle, que cet homme soit riche ou pauvre, que sa position sociale soit grande ou petite. Notre époque est confrontée actuellement à une crise matérielle, mais la crise morale est encore plus visible. Nous nous réjouirons si quiconque, en regardant n'importe lequel d'entre nous, est en mesure de dire : « Voici l'homme ! » de sorte que chaque personne, ami ou ennemi, juge ou procureur, puisse reconnaître en chacun de nous un homme authentique et véritable. Frères et sœurs, il nous faut préserver notre dignité d'hommes, que le Fils de Dieu a élevée si haut par Sa résurrection. Gardons la foi dans le Seigneur ressuscité, ainsi que l'amour envers nos proches, la vérité et la justice ; gardons foi dans le bien que les hommes recherchent en dépit de tout, mais qu'on ne peut pas réaliser sans l'aide du Seigneur ressuscité et de Son Évangile.
Prions le Seigneur ressuscité et supplions Le, comme Ses deux disciples en route vers Emmaüs, de rester avec nous ; afin que nous nous réjouissions grâce à Lui, que nous retrouvions des forces auprès de Lui, que nous nous élevions spirituellement et que les eaux troubles de notre temps ne nous rattrapent et ne nous emportent.
En adressant ce message à tous nos frères et sœurs, nous songeons tout particulièrement aux fidèles du Kosovo et de Métochie, ainsi qu'à nos fidèles à travers le monde, sur tous les continents où les orthodoxes serbes et tous les chrétiens orthodoxes célèbrent aujourd'hui la résurrection du Christ. Votre patriarche et tous les évêques de l'Église serbe vous saluent avec la salutation de la joie et de la vie nouvelle.
CHRIST EST RESSUSCITÉ ! EN VÉRITÉ, IL EST RESSUSCITÉ !
À Belgrade, Pâques 2009.
Le patriarche serbe Paul et tous les évêques orthodoxes serbes.
La vidéo du message pascal du métropolite Jérémie de Suisse (Patriarcat œcuménique de Constantinople) est en ligne ici (texte).
La traduction française du message pascal du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie est proposée ici. Pour d'autres messages de Pâques, voir cette note.
Plusieurs messages de Pâques, en français, ont été mis en ligne: celui du patriarche oecuménique Bartholomée (photographies des célébrations), de Mgr Gabriel de Comane, du métropolite Jean (Yazigi), de Mgr Innocent de Chersonèse, du métropolite Joseph. Cette dépêche propose des extraits de la missive pascale du patriarche Paul de Serbie.
Bienaimés dans le Seigneur, pères, frères et sœurs,
Dans une lettre adressée au métropolite Emmanuel, président de l'AEOF, en date du 15 avril, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, chargée des cultes, a adressé aux orthodoxes en France, « un message très sincère et chaleureux », « au moment où ils s'apprêtent à célébrer Pâques et la résurrection du Christ ».
Considérant la fête de Pâques également comme « une occasion privilégiée de réjouissance au sein des familles et des communautés religieuses », elle a demandé à Mgr Emmanuel d'être « [son] très fidèle interprète auprès de tous », indiquant qu'elle s'associe « de tout cœur à la joie que tous ressentent et partagent en cette occasion »
Mme Alliot-Marie a exprimé ses remerciements au président de l'AEOF pour la qualité des relations entretenues avec les pouvoirs publics « qui permettent, a-t-elle précisé, de donner à l'orthodoxie la place qu'elle mérite aux côtés des autres cultes présents dans notre pays ».
Elle a de même évoqué le rôle de « représentation de l'orthodoxie en France, qu'assure l'AEOF auprès des pouvoirs publics, en exprimant la diversité des sensibilités et des traditions qui en sont la richesse ». Mme Alliot-Marie a considéré que la présence de l'AEOF, en la personne de son président et de « celle des différents évêques qui la composent, lors de l'audience avec Sa Sainteté le patriarche Bartholomée 1er (le 9 avril, au ministère de l'Intérieur) a été l'occasion de marquer l'importance que revêt cette institution au sein de l'État, dans un cadre de laïcité ouverte, au terme duquel il entend développer des relations étroites et confiantes avec les différents cultes et les institutions qu'ils choisissent librement de se donner ».
Avant de remercier le métropolite Emmanuel « pour son investissement dans le dialogue interreligieux » en France, Mme Alliot-Marie a fait référence aux travaux qui visent à assurer la pérennité et le développement de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, « qui participe depuis longtemps au rayonnement de la culture orthodoxe dans le monde et en France ». « Je vois dans ces travaux, a-t-elle indiqué, « une manifestation concrète de la relation de confiance entre l'État et une grande religion, mais aussi le moyen d'assurer la pérennité et le développement d'une institution et de répondre à des inquiétudes que certains peuvent éprouver ».
Contact presse AEOF
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Pour lire le communiqué de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France sur la visite du patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée en France, et plus précisément à Paris, cliquez sur ce lien.
Réuni au monastère Saint-Daniel de Moscou le 31 mars 2009, pour la première fois depuis l'élection du patriarche Cyrille, le Saint-Synode de l'Église orthodoxe russe a pris plusieurs décisions importantes. Un nouveau département synodal, chargé des rapports entre l'Église et la société, a été créé:
A la rencontre avec les étudiants des universités et des écoles militaires de Kaliningrad, le patriarche Cyrille, répondant à la question d'une étudiante de l'institut de la marine, a déclaré: "Je souhaite que dans l'armée russe il y ait des aumôneries, comme dans tous les autres pays". Le patriarche a cité notamment l'exemple de la Pologne qui compte dans son armée non seulement des aumôniers catholiques, mais aussi des aumôniers orthodoxes. Le primat de l'Église russe s'est référé également à l'expérience dans ce domaine des États-Unis, de l'Allemagne et de la France.
L'archevêque Innocent de Chersonèse, représentant du patriarcat de Moscou en France, a accepté de répondre à plusieurs questions de la rédaction du Messager de l'Église orthodoxe russe en France et du site officiel du diocèse de Chersonèse. Ci-dessous le texte de l'interview est publié intégralement. Il paraîtra également dans le quatorzième numéro du Messager.
Le Saint Synode de l’Eglise orthodoxe serbe a publié le 16 mars dernier un communiqué à l'occasion du dixième anniversaire des bombardements de la Serbie et du Monténégro et du cinquième anniversaire des pogroms contres les Serbes du Kosovo et de la Métochie. Voici la traduction intégrale de ce communiqué.
Communiqué sur le pogrom du 17 mars 2004 au Kosovo et Métochie et sur le dixième anniversaire des bombardements par les forces de l’OTAN
Il y a cinq ans, un 17 mars, un pogrom a été pratiqué sur la population serbe orthodoxe ainsi que sur ses reliques et ses lieux saints au Kosovo et Métochie. Ce pogrom exécuté par les terroristes albanais a fait fuir plus de quatre mille Serbes de leurs foyers ancestraux, détruit des centaines de maisons et plus de trente églises – les nouvelles victimes innocentes sont tombées. Tout ceci a eu lieu en présence des forces internationales civiles et militaires, MINUK et KFOR. Aucune responsabilité pour ces violences et crimes n’a été recherchée jusqu’à présent. Ces faits sont le prolongement des bombardements commis par l’OTAN, de l’exode sans égal, des violences, des assassinats et des destructions de centaines de lieux saints en 1999 au Kosovo et Métochie. Les dix dernières années seule une part négligeable des réfugiés et des expulsés a pu revenir et retrouver ses biens et ses foyers brûlés ; la plupart des églises et monastères détruits restent en ruines ou disparaissent sans laisser de trace.
Voilà à quoi ressemble la protection des droits de l’homme et le rétablissement des standards avant la solution définitive de la question du Kosovo promise par la communauté internationale. En attendant et contrairement aux résolutions des Nations unies (résolution 1244 du conseil de sécurité), un certain nombre d’États a accepté « l’indépendance » proclamée unilatéralement par les Albanais. Ainsi, non seulement les crimes et les violences commis restent impunis, mais ils sont récompensés aux frais d’un État reconnu internationalement, membre de l’ONU – ce qui est contraire à toutes les conventions internationales et à tous les droits garantis des États et des peuples. Incontestablement, ce fait vient confirmer l’exactitude de la déclaration de l’ancien ambassadeur des États-Unis selon laquelle le bombardement de la Serbie et du Monténégro par l’OTAN et les États-Unis en 1999 avait pour but d’aboutir à l’indépendance de Kosovo. De toute évidence, la « défense des droits de l’homme » assortie d’un nouveau nettoyage ethnique et de la pulvérisation du patrimoine culturel du peuple serbe, n’était que le prétexte pour la réalisation des objectifs géopolitiques des puissants Etats d’aujourd’hui. Ce qui est confirmé par les verdicts draconiens à La Haye vis-à-vis des hommes qui n’ont fait que défendre leur patrie et son intégrité, alors que parallèlement les terroristes ont été libérés. Il est difficile, voire impossible, d’accorder rationnellement le droit à la lutte contre le terrorisme et à la préservation des « intérêts nationaux » des États-Unis, ainsi que des autres Etats lointains comme l’Afghanistan ou l’Iraq, en assassinant des centaines de milliers d’innocents, en détruisant le patrimoine culturel de ces peuples anciens et non seulement en interdisant à ces peuples de se défendre, mais surtout en les jugeant comme des criminels.
Profondément persuadés cependant que le cours de l’histoire, comme de nombreuses fois dans le passé de l’espèce humaine, démontrera que « Dieu n’est pas dans la puissance, mais dans la justice », nous invitons les fidèles à participer à la commémoration des victimes du pogrom terroriste du Kosovo et Métochie. La commémoration aura lieu mardi à 12 heures à la cathédrale de Belgrade. Pour évoquer les dix ans depuis le bombardement de notre pays par l’OTAN, nous allons commémorer dans toutes nos églises, dans le monde entier, et les cloches vont sonner le 24 mars à 18h45, l’heure de la première bombe reçue sur notre sol. À Belgrade une commémoration aura lieu à 17h à l’église Sveti-Marko, suivi d’une commémoration académique au centre de congrès Sava à 20h.
Du bureau du Saint Synode de l'Eglise orthodoxe serbe
Suite à sa réunion du 11 mars, le conseil de l'Archevêché des églises russes en Europe occidentale a publié un communiqué. Celui-ci évoque notamment des questions liées au vicariat de Grande Bretagne et d'Irlande, le projet de fondation pour l'Institut Saint-Serge, les nouvelles ordinations et la date de la prochaine assemblée générale ordinaire.
La commission interorthodoxe réunie les 11 et 12 mars à Sofia, en Bulgarie, suite à la décision de la Cour européenne des droits de l'homme, a publié un communiqué dont nous vous proposons cette traduction. Des comptes rendus de cette réunion ont été publiés ici et là.
Le président de l’AEOF reçu par le président du Sénat
Paris le 13 mars 2009 – Dans le cadre d'une série de rencontres avec les représentants des cultes en France, le président du Sénat, Monsieur Gérard Larcher, a reçu le jeudi 5 mars dernier au Petit Luxembourg, le métropolite Emmanuel, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), accompagné de Carol Saba, responsable de la communication de l'AEOF.
Cet entretien a été l'occasion d'un tour d'horizon sur l'histoire de la présence de l'Eglise orthodoxe en France et de ses caractéristiques. Les discussions ont porté également sur diverses questions de société et l'apport des religions à cet égard, plus particulièrement celui des chrétiens orthodoxes de France.
Le métropolite Emmanuel s'est félicité de ce temps d'échange, constructif et ouvert, avec le président du Sénat. Il a réaffirmé l'engagement des orthodoxes de France, riches de leur unité dans la même foi mais aussi de leurs traditions d'origine plurielle (grecque, russe, arabe, roumaine, serbe, française ...), de poursuivre leur coopération, bénéfique et utile, avec les autorités publiques, les autres Eglises chrétiennes de France (au sein d'instances telles que le CECEF et les commissions bilatérales de dialogue) ainsi qu’avec les autres religions et composantes de la société française. Le président de l'AEOF a fait valoir la conception des orthodoxes de France et leur volonté de continuer à agir, comme citoyens français, en faveur d'une expression religieuse qui soit au sein de la société française, une expression irénique, ouverte et éclairante tout en étant respectueuse du cadre républicain et laïc de notre pays, la France.
Les représentants des douze Églises orthodoxes locales (sur les quinze que le monde orthodoxe compte aujourd'hui), réunis à Sofia en consultation interorthodoxe, ont exprimé leur soutien à l'Église orthodoxe de Bulgarie et donné une évaluation critique à la décision de la Cour européenne des droits de l'homme condamnant l'État bulgare pour le "non respect" des droits de l'Église dissidente du pays.
Le Conseil à la coopération avec les organisations religieuses auprès du président de la Fédération de Russie s'est réuni, pour la première fois cette année, le 11 mars 2009 à Toula, sous la présidence de Dimitri Medvedev. ll s'agissait cette fois-ci de la réunion conjointe du Conseil et de la présidence du Conseil d'État.C'est la première fois que le patriarche Cyrille participait au travail du Conseil interreligieux en sa nouvelle qualité du primat de l'Église orthodoxe russe.
Messages pour le grand carême, en français: du patriarche œcuménique, celui de Mgr Gabriel de Comane.
Le samedi précédent la semaine du carnaval est consacré, dans la tradition orthodoxe, à la commémoration de tous les chrétiens défunts. De tels samedis des défunts ponctuent à plusieurs reprises l’année liturgique orientale.
Le ministère de l'éducation de la Fédération de Russie n'est pas prêt à reconnaître la théologie ou les sciences religieuses comme discipline universitaire. "Je dirai d'emblée: il n'est pas prévu de créer une discipline scientifique qui s'appellerait 'théologie'. L'académie russe s'y oppose", a déclaré cette semaine dans une interview écrite Tatiana Petrova, chef du département de la politique d'État en matière de l'éducation. Ainsi, les universités russes ne pourront délivrer de diplômes en théologie ou en sciences religieuses.
Nous publions ci-dessous le texte de la conférence que Mgr Hilarion (Alfeyev), représentant du patriarcat de Moscou près les institutions européennes et ordinaire des diocèses russes en Autriche et en Hongrie, a donnée le 13 février 2009 à Paris à la VIe table ronde du Mouvement pour l'orthodoxie locale de tradition russe.
La nouvelle représentante permanente de la Fédération de Russie auprès de l'UNESCO, E. Mitrofanova, a rendu visite le 13 février 2009 au patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, avant de regagner Paris où se trouve le siège de l'Organisation.
Suite ?? sa r??union du 4 f??vrier, le conseil de l'Archev??ch?? des paroisses russes en Europe occidentale a publi?? un communiqu??. Parmi les questions abord??es: l'??lection du patriarche russe Cyrille, ?? ce propos "Le conseil de l???Archev??ch?? regrette que, malgr?? l???unit?? eucharistique et spirituelle qui nous rassemble dans la foi et la communion, perdurent aujourd???hui encore certains points d???achoppement entre l???Archev??ch?? et le Patriarcat de Moscou." Le conseil esp??re que la reprise du travail pr??paratoire pour le grand concile orthodoxe "permettra de trouver une solution conforme ?? l???eccl??siologie orthodoxe ?? la question de l???organisation canonique de la ?? diaspora ??."
Dans les autres questions ??voqu??es: les droits de propri??t?? de la cath??drale d???Ennismore Gardens ?? Londres; la situation ?? Nice, l'??tat du projet de la fondation Saint-Serge, l'annonce de la prochaine conf??rence dioc??saine, le 11 novembre 2009, sur la vie et l'??uvre du m??tropolite Vladimir (1873-1959), laquelle sera pr??c??d??e, le 10 novembre dans la soir??e et le 11 novembre dans la matin??e, par une assembl??e pastorale sur le th??me "Le recrutement et la formation des pr??tres et des diacres".
Source: Exarchat.eu
Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, afin de nous délivrer de nos passions, ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
Du haut du ciel se penchant vers la terre, le céleste chœur voit porter au Temple comme un enfant nouveau-né par une Mère virginale le Premier-né de toute la création, et dans l’allégresse les anges chantent l’hymne d’avant-fête avec nous.
Tropaires(s) de l’église ou du monastère
Toi qui dès l’enfance recherchais la jouissance qui jamais ne tarira, tu supportas les tourments par amour pour le Christ notre Dieu ; excellent fut ton combat et, puisque des miracles tu as reçu le pouvoir, délivre donc de tout malheur et de toute sorte de péril, saint Martyr, ceux qui te disent bienheureux !
Ressuscité du tombeau, Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ; Eve danse de joie en ta Résurrection et les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !
Fortifié par la Trinité, tu fis disparaître le culte des multiples dieux, glorieux Tryphon, vénérable dans le Seigneur ; ayant vaincu les tyrans grâce au Christ Sauveur, tu as reçu la couronne des Témoins et le pouvoir des guérisons, comme invincible martyr.
Et maintenant…
Celui qui dans le sein du Père est invisible, le Verbe divin, maintenant se laisse voir dans la chair, né d’une vierge ineffablement et porté par un vieillard ; prosternons-nous devant lui, car Il est en vérité notre Dieu.
Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;
vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents !
V : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand !
Frères, comment le temple de Dieu pourrait-il s’accorder avec des idoles païennes ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu Lui-même l’a dit : Je demeurerai et Je marcherai parmi eux. Je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, dit le Seigneur, sortez du milieu d’entre eux et séparez-vous d’eux. Ne touchez à rien d’impur, et Moi Je vous accueillerai. Je serai pour vous comme un père et vous serez pour moi comme des fils et des filles, dit le Seigneur souverain. Dépositaires de ces promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair ou de l’esprit, tendons à accomplir la sainteté dans la crainte de Dieu.
Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur !
V : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !
En ce temps-là Jésus partit de la région de Génésareth et s’en alla dans la région de Tyr et de Sidon. Et voici qu’une femme cananéenne de cette contrée vint à lui et s’écria : « Miséricorde, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est tourmentée par un esprit mauvais ! » Mais Jésus ne répondit pas un mot. Ses disciples s’approchèrent de lui et lui demandèrent : « Renvoie-la, car elle ne cesse de nous suivre en criant. » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » Mais la femme vint se prosterner devant lui et dit : « Seigneur, aide-moi ! » Jésus répondit : « Il n’est pas bien de prendre la nourriture des enfants et de la jeter aux chiens. – C’est vrai, Seigneur, dit-elle, et même les chiens mangent les miettes de ce qui est tombé de la table de leurs seigneurs. » Alors Jésus lui répondit : « Oh ! Grande est ta foi ! Qu’il t’advienne selon ce que tu veux. » Et sa fille fut guérie dès cette heure-là.
- Il purifie la Cananéenne (symboles des nations païennes, cf.TOB, n. pour Mt. 15, 21-22) et la sanctifie par la vraie foi : « Seigneur, aide-moi ! » (nul n’appelle Jésus Seigneur – Adonaï – si ce n’est par le saint Esprit).
- Il purifie la Loi (prise comme justice absolue) et sanctifie son propre Temple par sa présence (Parousie). Voir la célébration liturgique : les rites d’« entrée » (l’Evangile, icône et présence du Christ en son Eglise) : l’Entrée glorifie le Christ comme Seigneur et Roi.
- Il purifie les croyants : par leur immersion en lui au saint baptême, par son immersion en eux et sa présence en son Nom dans leur cœur, en son Corps et son Sang très purs par la sainte communion qui les transforme en lui-même et les déifie
- Il purifie et sanctifie la souffrance et la mort par sa Passion, son Ensevelissement de trois jours – qui sanctifie la terre après son baptême qui sanctifia les eaux universelles dans le Jourdain - et par sa Résurrection, purification de la zone infra cosmique, et de celle des esprits désespérés.
- Il purifie et sanctifie les croyants qui, par le service des souffrants et des démunis, accomplissent l’œuvre de ses mains. La charité active des baptisés n’est pas de caractère moral : elle est de caractère sacerdotal ; c’est l’œuvre divino humaine du Verbe présent en son monde par les membres de son Corps, l’Eglise, afin de le transfigurer. La mission des laïcs dans la Société civile et dans le monde coopère à l’œuvre de Salut – purification et sanctification - dont le Chef est le Fils de Dieu.
Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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Sur le site du diocèse de Chersonèse (Patriarcat de Moscou): la mise en ligne de la traduction d'une déclaration faite lors du dernier concile épiscopal (25 au 29 juin 2008 à Moscou) sur l'unité de l'Église.
A l'occasion des vœux pour la nouvelle année, le doyen de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, l'archiprêtre Nicolas Cernokrak, a lancé un appel aux anciens élèves et amis de l'Institut pour l'aider financièrement. Il fait également le point sur les nouveaux enseignements mis en place récemment et sur d'importants projets qui se concrétisent actuellement. Pour soutenir ou adhérer à l'association pour le maintien et l'entretien de l'Institut de théologie orthodoxe (AMEITO), l'association qui soutient financièrement l'Institut, cliquez ici.
Chers enfants spirituels, chaque année et cette année encore, nous accueillons Noël, l’anniversaire du Fils de Dieu, avec joie, foi, espérance et amour. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que c’est dans cet évènement que s’est accomplie « la plénitude des temps », « car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils, l’Unique-Engendré, afin que quiconque croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jn 3,16). Cet évènement correspond aussi à la plénitude des évènements cosmiques et historiques ; tout ce qui s’est passé au cours de la création divine et de l’histoire des hommes a reçu, en cette journée « qui est l’œuvre de Dieu », toute sa plénitude et son accomplissement. L’entrée de Dieu dans la matrice de la vie représente également l’accomplissement de toutes les aspirations humaines les plus profondes dont les manifestations ont été attestées dans l’ensemble des peuples de la terre avant la naissance du Christ. Sa nativité a fait resplendir à travers le monde la lumière de la connaissance divine. Cette lumière divine nous a révélé le sens véritable du monde et de la nature, ainsi que le but ultime de l’existence des hommes et de toutes les créatures, de tous les univers visibles et invisibles.
Dans le Seigneur Jésus Christ, Que nous confessons dans le Symbole de la Foi comme « Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles, Lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père et par qui tout a été fait, Qui pour nous, les hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux et a pris chair du Saint Esprit et de la Vierge Marie et S’est fait homme… » - s’est accomplie une fois pour toutes la victoire sur l’imperfection, le péché et la mort. Avec l’annonce de la plénitude de Sa Divinité et de Son union avec la nature humaine, a été accomplie la plénitude de l’être humain et sa perfection. L’unité immuable, indivisible et indestructible et la communion dans le Dieu-Homme Jésus Christ de la nature divine et de la nature humaine, ont doté le monde et l’humanité d’une communauté divino-humaine indestructible, véritable et éternelle, l’Eglise de Dieu.
Depuis le jour de la nativité du Christ, le monde n’est plus et ne peut être ce qu’il a été. La nature humaine et le monde, emplis du levain de la Vie éternelle, ont acquis la possibilité d’aboutir à un homme nouveau, un ciel nouveau et une terre nouvelle, une nouvelle humanité éternelle. C’est pourquoi le Christ a pu dire : « Voici, je fais l’univers nouveau » (Ap 21,5). Lui-même, « seule nouveauté sous le soleil », renouvelle éternellement tout ce qui existe ; Sa Lumière éclaire tous et tout, « éclairant tout homme venant dans le monde » (Jn 1,9).
Le Christ est « la plénitude de la Loi et des Prophètes », comme Il le dit Lui-même : « N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5,17). L’expression « accomplir » revêt une signification double : accomplir la Loi d’une part, apporter au monde la plénitude, la perfection, d’autre part. Ainsi nous, les hommes, « nous nous accomplissons », conformément aux commandements, nous imprégnant de Lui et nous élevant au point, selon les paroles pleines de sagesse divine de l’apôtre Paul, de « ne faire plus qu’un dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu, et constituer cet homme parfait dans la force de l’âge, qui réalise la plénitude du Christ » (Ep 4,13).
C’est dans une telle conception authentique et globale de la personne du Christ, qui fut à l’origine de tout ce qui existe et dont le pouvoir est sans fin, que se trouvent les fondements de la vie quotidienne des hommes et que réside la lumière qui éclaire leur manière de vivre et de se comporter. Aussi nous faut-il toujours revenir à la nativité de l’Enfant Divin et à Son activité divino-humaine, qui sert à éclairer nos actions et nos rapports les uns avec les autres ainsi qu’envers Dieu et la création divine.
Ainsi Sa naissance en tant qu’homme confirme-t-elle le caractère sacré de chaque naissance et celui de l’existence humaine. Aussi est-il terrifiant d’envisager – et a fortiori de l’accepter et de lui donner un caractère légal – l’avortement, c’est-à-dire la profanation du caractère sacré de la naissance, comme quelque chose de normal ; or, c’est ce qui se produit, malheureusement, au sein de nombreux couples contemporains, qui tuent leurs enfants. Ces couples deviennent ainsi non seulement des infanticides mais aussi des déicides, car chaque être humain est par essence de nature divine et de nature christique. Citons à ce propos le cas terriblement triste d’une mère qui, après avoir donné naissance à plusieurs filles, souhaitait vivement avec son mari donner le jour à un fils. Quand elle fut enceinte à nouveau, le médecin diagnostiqua à tort qu’elle allait enfanter une nouvelle petite fille ; elle décida alors, en dépit des supplications de tous, y compris de son époux, de procéder à un avortement. Il s’avéra, hélas, qu’elle avait été enceinte de deux garçons jumeaux ! Qu’est-ce qui pourrait réconforter et guérir la blessure profonde de cette malheureuse mère ? Que le Seigneur ait pitié d’elle, comme de toutes les mères infanticides qui, par égoïsme ou toute autre raison similaire, sacrifient le don le plus sacré qui leur a été offert par Dieu. En agissant ainsi, les parents ne transforment-ils pas le ventre maternel, cet atelier de la vie, en un atelier de la mort et du néant ?
L’égoïsme de l’homme et son égocentrisme, à l’instar de l’exemple cité ci-dessus, amènent l’espèce humaine à mettre en danger et porter atteinte à la nature elle-même, au sein de laquelle nous sommes nés et où nous vivons. De même que l’homme vit et respire dans l’amour, de même toutes les créatures et les forces de la nature ont-elles besoin de compassion, d’amour et de bonté ; l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, les fleurs et les arbres dans les champs, les poissons dans les mers, les bêtes sauvages dans les montagnes, les animaux familiers – tous aspirent à la miséricorde, à l’amour et à la bonté. S’il nous arrive d’abuser d’un de ces éléments ou d’en faire un mauvais usage, de l’empoisonner ou de le polluer, cet élément naturel se trouve aliéné, il se désintègre, il se désagrège, il prend sa revanche sur celui qui a abusé de lui. Ainsi se trouve bouleversé l’ordre des choses qui nous a été accordé par Dieu : l’eau perd son goût, la terre et, par conséquent, les produits de la terre sont contaminés, contaminant ainsi ceux qui les consomment : les hommes et les autres créatures. Le climat se modifie, la glace fond au pôle Nord, l’ordre naturel des saisons disparaît ; la température qui s’élève prépare – Dieu nous en garde ! – le globe terrestre à se consumer un jour dans le feu.
En outre, l’homme contemporain, en prenant, grâce à sa technologie, le contrôle de l’environnement extérieur, met en danger l’espace vital de nombreuses autres créatures. Au lieu de se consacrer aux domaines illimités de l’esprit et à leur conquête, donc à des secteurs d’activité qui ne menacent personne et qui confèrent de surcroît leur plénitude à toutes choses et ouvrent des horizons indicibles de développement et de perfectionnement – l’homme se tourne vers ce qui par nature est limité et éphémère, devenant ainsi lui-même limité et handicapé. La véritable plénitude de tout se trouve précisément dans la personne divino-humaine du Christ, ce qui permet « de mettre en pleine lumière la dispensation du Mystère : il a été tenu caché depuis les siècles en Dieu, le Créateur de toutes choses » (Ep 3,9). Ce n’est que quand « le Christ habite en nos cœurs par la foi » que l’on peut, «enracinés et fondés dans l’amour, (…) comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur et connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance » (Ep,17-19).
Par ailleurs, l’humanité est aujourd’hui très préoccupée par les débuts d’une crise économique brutale. On estime généralement que cette crise n’est pas seulement économique, mais bien plus profonde et complexe. N’est-il pas surprenant, à ce propos, que cette crise se manifeste principalement parmi les plus riches ? Ceux qui semblent s’en effrayer le plus sont précisément les plus puissants. Leur soif insatiable de l’argent et des plaisirs et la consommation exagérée des ressources naturelles et matérielles aboutissent à déséquilibrer les rapports humains ainsi que le comportement à l’égard du plus grand mystère de la vie et envers la création dans son ensemble. Cela signifie que derrière la crise économique se dissimule une crise spirituelle et morale, donc une crise de l’humanité elle-même. C’est à juste titre que l’on a pu dire que cette crise économique est liée à une crise politique, tout comme le non-respect du droit international et la volonté d’ignorer la Charte des Nations Unies sur les droits de l’homme – comme d’ailleurs le viol du droit en général – conduisent à une crise politique, menant elle-même à une crise économique et à un chaos financier. Par amour du pouvoir et au nom d’intérêts économiques, on viole le droit et la justice, celle de Dieu et celle des hommes. Les conséquences de la priorité donnée aux intérêts économiques et aux égoïsmes des puissants de ce monde par rapport à la justice et aux droits de l’homme, peuvent être observées dans le cas tragique de notre pays et du peuple serbe, comme dans celui d’autres pays et peuples du monde contemporain.
De nouveaux mythes d’inspiration hédoniste et utilitaire, qui ont été déposés sur le piédestal réservé aux divinités et propagés par tous les moyens modernes de diffusion, menacent aujourd’hui les plus innocents et les plus fragiles : les enfants et les adolescents. La drogue et la débauche, la volonté de réduire la vie aux satisfactions instinctives « de la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la richesse » (1, Jn 2,16) sont le fruit de mythes très anciens revêtus de parures nouvelles et alléchantes.
Face à cela, les chrétiens que nous sommes, aujourd’hui comme jadis et comme toujours, « nous attendons le Christ, non des temps meilleurs » (saint évêque Nicolas) ; nous attendons Celui qui « est le même, hier, aujourd’hui et demain ». Nous revenons toujours à Lui, « petit enfant, Dieu pré-éternel », critère suprême de ce qui s’est passé et de ce qui se passe dans l’ensemble de l’histoire des hommes. En Lui, Fils de Dieu et Fils de l’homme, Dieu parfait et homme parfait, « nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru » (1 Jn 4,16). Depuis que Dieu nous est apparu lors de Sa naissance, et qu’Il a vécu parmi nous, nous savons en vérité que « Dieu est amour » et que « celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. En cela consiste la perfection de l’amour en nous… » (1 Jn 4,16-17). « Oui, voilà le commandement que nous avons reçu de Lui : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère » (1 Jn 4,21).
C’est au nom de ce Dieu Qui est amour et au nom de cet amour auquel nous sommes tous appelés, comme hommes et comme peuples, que nous vous adressons nos salutations, chers enfants spirituels – en particulier vous qui vivez sur les terres souffrantes du Kosovo et de la Métochie et partout dans le monde – avec ces paroles de vérité divine, de justice et d’amour éternel :
La paix de Dieu – Christ est né !Au Patriarcat serbe, à Belgrade, Noël 2008.
Le patriarche serbe Paul et l’ensemble des évêques de l’Eglise orthodoxe serbe.
Pour lire le message pour la f??te de la Nativit?? du patriarche Alexis II, voir cette page, pour celui de Mgr Cyrille de Smolensk, locum tenens du tr??ne patriarcal russe, cliquez ici. Pour d'autres messages (signal??s pr??c??demment), voir ici et l??.
Le Conseil d'Eglises chrétiennes en France (CECEF), à l'occasion du nouvel an, a publié un communiqué sur la situation actuelle en Terre sainte. Pour le lire, cliquez ici.
Sur cette page du site de l'Archidioc??se orthodoxe antiochien d'Europe occidentale et centrale: les derniers communiqu??s qui rendent compte des visites du m??tropolite Jean (Yazigi).
Le message du patriarche œcuménique Bartholomée pour la Nativité, en français, est en ligne ici.
Par la voix du métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, locum tenens du siège patriarcal, l’Église orthodoxe russe a exprimé son soutien au grand-duc Henri de Luxembourg sur la question de l’euthanasie. Le grand-duc avait en effet refusé, le 1er décembre 2008, de signer la loi adoptée au parlement qui dépénalise une forme d’euthanasie. Le 19 décembre, le parlement luxembourgeois s’est prononcé derechef pour l’adoption de cette loi, malgré la position du grand-duc.
Seigneur, je te rends grâce de tout mon cœur, dans le cercle des justes et dans l’assemblée !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Grandes sont les œuvres du Seigneur : elles sont dignes d’étude et d’amour !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Faste et splendeur, son ouvrage ! Sa justice demeure pour toujours !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Il déclare pour toujours son alliance, saint et redoutable est son Nom ! R.
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Gloire… et maintenant…
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !
Bienheureux qui craint le Seigneur, qui se plaît à ses préceptes !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es né de la Vierge ! Nous te chantons : Alléluia !
Opulence et bien-être en sa maison, sa justice demeure à jamais.
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es né de la Vierge ! Nous te chantons : Alléluia !
Il se lève en la ténèbre, Lumière des cœurs droits !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es né de la Vierge ! Nous te chantons : Alléluia !
Gloire… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu, Toi qui es immortel…
Oracle du Seigneur mon Maître : Siège à ma droite, de tes ennemis Je ferai l’escabeau de tes pieds.
Refrain : le tropaire en ton 4 (cf. plus bas)
De Sion le Seigneur étendra ton sceptre de puissance : domine au cœur de l’ennemi !
Refrain.
A toi la royauté au jour de ta naissance, dans la splendeur, la sainteté !
Refrain.
Gloire… et maintenant…
Refrain.
Avant l’aurore, Je t’ai fait naître de mon sein. Le Seigneur l’a juré et Il ne se dédiera pas : Tu es pontife à jamais selon l’ordre de Melchisédech ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es né de la Vierge ! Nous te chantons : Alléluia !
Ta naissance, ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l’intelligence. Ceux qui servaient les astres sont instruis par l’astre de t’adorer Soleil de justice, et te contempler, Orient venant des hauteurs : Seigneur, gloire à toi ! (3 fois)
Gloire… et maintenant…
La Vierge aujourd’hui met au monde l’Eternel, et la terre offre une grotte à l’Inaccessible! Les anges et les pasteurs le louent, et les mages avec l’étoile s’avancent. Car Tu es né pour nous, Enfant nouvelet, Dieu pré éternel !
Au lieu du trisagion : Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ : Alléluia !
Toute la terre se prosternera devant toi : elle te chantera des psaumes ! Elle chantera des psaumes pour ton Nom, Très-Haut !
V : Acclamez le Seigneur, toute la terre ! Chantez un psaume pour son Nom ! Célébrez la louange de sa gloire !
Frères, lorsque vint la plénitude du temps, Dieu envoya en mission son Fils, venu d’une femme, venu sous la Loi, afin de racheter ceux qui étaient sous la Loi, et pour que nous recevions la filiation divine. Vous êtes donc des fils : Dieu a envoyé en mission dans nos cœurs l’Esprit de son Fils ; Il crie : Abba ! Père ! Aussi es-tu, non plus esclave, mais fils ; et, si tu es fils, tu es également héritier par l’œuvre de Dieu.
Les cieux racontent la gloire de Dieu et le firmament annonce l’œuvre de ses mains !
V : Le jour au jour proclame la Parole, et la nuit à la nuit en transmet la connaissance.
En ce temps-là, comme Jésus était né à Bethléem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient d’être mis au monde ? Car nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus l’adorer ». A cette nouvelle, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et s’enquit auprès d’eux du lieu où le Christ, le Messie, devait naître. « A Bethléem de Judée, lui dirent-ils, car ainsi est-il écrit par le prophète : ‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le plus petit des chefs-lieux de Juda : car c’est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël, mon peuple’ ». Alors Hérode fit appeler secrètement les mages, se fit préciser par eux l’époque à laquelle l’étoile apparaissait, et les envoya à Bethléem en disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant ; et, quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que, moi aussi, j’aille l’adorer ». Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l’étoile, qu’ils avaient vue à l’Orient, avançait devant eux jusqu’à ce qu’elle vînt s’arrêter au-dessus de l’endroit où était l’enfant. A la vue de l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison et virent l’enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils l’adorèrent ; ils ouvrirent leurs trésors et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Puis, avertis en songe de ne pas retourner auprès d’Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin.
Magnifie, ô mon âme, celle qui est plus glorieuse et plus vénérable que toutes les puissances des cieux ! Je vois un mystère étonnant qui dépasse l’entendement : une grotte est devenue le ciel et la Vierge remplace le trône des chérubins ; la crèche est la demeure où repose le Christ, notre Dieu infini que nous chantons et magnifions !
Il a envoyé la rédemption à son peuple ; Il a établi pour l’éternité son testament : Alléluia !
Au lieu de Nous avons vu la vraie lumière, on chante le tropaire de la Fête.
1) le témoignage de la création (antienne 1, prokimenon, alléluia) ; la nature manifeste la Sagesse de Dieu (qui est en personne le Christ, le Logos). La rationalité du réel révèle l’intelligence divine.
2) le témoignage de la Parole (avant d’être Ecriture…), l’accomplissement des prophéties
3) le témoignage des saints approfondit la connaissance de Dieu par la glorification et la louange : Dieu n’est pas seulement intelligent et intelligible ; en sa transcendance, Il est également « inexprimable, incompréhensible, invisible, inaccessible » (saint Jean Chrysostome). Les croyants s’approchent de lui par la célébration, l’adoration, la bénédiction, la louange et la glorification d’un cœur pur, organe ultime de la connaissance de Dieu. L’exemple en est donné par la création elle-même (versets de l’alléluia), les bergers, les mages, la Vierge elle-même, et nous, les chrétiens ! La connaissance adoratrice du Seigneur s’exprime par le gestuel (prosternation, signe de la Croix, station debout, agenouillement), le chant, la proclamation de la Parole, les offrandes (encens, lumière, argent, fruits, aliments, et surtout le pain et le vin transfigurés par le saint Esprit en Corps et Sang de l’Adoré). Le Christ Lui-même a enseigné que « les vrais adorateurs adorent en Esprit et en Vérité » (Jean 4, 23) : rendre hommage avec inspiration au Seigneur selon ce qu’Il a révélé de lui-même. C’est l’adoration où l’intelligence est unie au cœur. La glorification est ainsi au-dessus de la compréhension, en elle est transfigurée la raison.
Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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Post Scriptum:
Le kondakion (ton 3) de la Nativité du Christ (Noël) en roumain, interpreté par le moine Marian Moise du Mont Athos.
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En Christ,
p.iulian
Le conseil de l'Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale a publié un communiqué à la suite de sa réunion du 10 décembre. Il comprend trois points: la visite d'une délégation au siège du Patriarcat œcuménique de Constantinople, les initiatives prises par Mgr Gabriel à l'occasion du décès du patriarche Alexis II, les relations avec l'Église russe hors frontières.
Suite à sa réunion du 15 décembre, l'Assemblée des évêques orthodoxes de France a publié un communiqué. Celui-ci évoque notamment le décès du patriarche Alexis II de Russie, les questions pastorales, les évènements tragiques en Grèce, le travail dominical. Pour le lire, cliquez sur ce lien.
Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, afin de nous délivrer de nos passions, ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
Tropaires et kondakia de l’église ou du monastère
En sage maître et pontife divin, tu as initié les fidèles aux justes enseignements, saint Ambroise, et par tes paroles dissipas les ténèbres des hérésies. De la Foi tu as fait briller la grâce donnée par le Seigneur: en elle garde sains et saufs les fidèles te glorifiant.
Possédant les paroles de vie, tu abreuves la foi des croyants, sage Père, et dans la grâce constamment tu leur fais produire du fruit. Tu submerges les hérésies et fais jaillir la grâce des guérisons ; des flots tu purifies la souillure des passions, saint pontife Ambroise, Initiateur des mystères sacrés.
Gloire…
Ressuscité du tombeau, Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ; Eve danse de joie en ta Résurrection et les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !
La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement en une grotte le Verbe qui précède les siècles. Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse ! Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né, le Dieu qui précède les siècles !
Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;
vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents !
V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand !
Les saints se réjouiront dans la gloire,
ils exulteront dans leur repos !
V/ : Chantez au Seigneur un cantique nouveau, sa louange en l’assemblée des saints.
Frères, trouvez votre puissance dans le Seigneur et dans la souveraineté de sa force ! Revêtez la panoplie de Dieu, pour pouvoir tenir devant les méthodes du Diable ; car nous n’avons pas à lutter contre le sang et la chair, mais contre les principautés, les puissances, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits de malignité répandus dans les lieux célestes. Endossez donc la panoplie de Dieu, afin que, au jour de malignité, vous puissiez résister, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme, ayant pour ceinture la vérité, pour cuirasse la justice, pour chaussures le zèle à propager l’Evangile de la paix ; par-dessus tout, saisissez le bouclier de la foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin ; prenez enfin le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire le parler de Dieu.
Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l'Esprit et par la foi en la vérité. C'est à quoi il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus Christ. Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre. Que notre Seigneur Jésus Christ lui-même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, consolent vos coeurs, et vous affermissent en toute bonne oeuvre et en toute bonne parole!
Au reste, frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur se répande et soit glorifiée comme elle l'est chez-vous, et afin que nous soyons délivrés des hommes méchants et pervers; car tous n'ont pas la foi. Le Seigneur est fidèle, il vous affermira et vous préservera du malin. Nous avons à votre égard cette confiance dans le Seigneur que vous faites et que vous ferez les choses que nous recommandons. Que le Seigneur dirige vos coeurs vers l'amour de Dieu et vers la patience de Christ!
Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur !
V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !
Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur !
V/ : Sa justice demeure dans les siècles des siècles.
En ce temps-là, Jésus enseignait dans une des synagogues le jour du sabbat. Or il y avait là une femme qui avait depuis dix-huit ans un esprit d’infirmité : elle était toute penchée vers le bas et ne pouvait pas se tourner complètement vers le haut. Jésus, la voyant, l’interpella et lui dit : « Femme, sois déliée de ton infirmité ! » Puis Il lui imposa les mains, et à l’instant même elle se redressa et rendit gloire à Dieu. Mais le chef de la synagogue, indigné parce que Jésus avait soigné un jour de sabbat, répondit à cela en disant à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire soigner ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. - Hypocrite, lui dit Jésus ; est-ce que chacun d’entre vous ne délie pas de la crèche son bœuf ou son âne le jour du sabbat pour le mener à l’abreuvoir ? Et cette fille d’Abraham que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délier de ce lien le jour du sabbat ? » Comme Jésus disait cela, tous ses adversaires étaient remplis de confusion, et la foule entière se réjouit de toutes les merveilles accomplies par lui.
Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.
« Louez… »
« Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux hommes droits convient la louange»
« Cette femme infirme, c’est comme la figure de l’Eglise qui se présente : lorsqu’elle aura rempli la mesure de la Loi et de la résurrection, dans ce repos sans fin, élevée au sommet de la grandeur, elle ne pourra plus éprouver la courbure de notre infirmité. Et cette femme ne pouvait être guérie que moyennant la Loi et la grâce : la Loi par ses préceptes, dans le baptême la grâce par laquelle, morts au monde, nous ressuscitons pour le Christ ; car dans les dix paroles se trouve l’achèvement de la Loi, dans le nombre huit la plénitude de la résurrection. Donc cette œuvre d’un sabbat signifie ce qui va passer : quiconque aura accompli la Loi et la grâce sera, par la miséricorde du Christ, débarrassé des misères de ce corps infirme. C’est pourquoi la sanctification a d’abord été donnée en figure par Moïse, parce que la pratique de la sanctification à venir et de l’observance spirituelle devait consister à s’abstenir des œuvres du siècle. Aussi bien Dieu même s’est reposé des ouvrages du monde : non pas de tous, puisque son activité est perpétuelle et continuelle, comme le dit son Fils : « Mon Père agit maintenant encore, et Moi aussi J’agis » (Jn.5, 17) – afin qu’à l’exemple de Dieu cessent pour nous les œuvres du monde, non celles de la religion. »
Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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L'Assemblée des évêques orthodoxes de France a publié hier un communiqué à la suite du rappel au Seigneur du patriarche russe Alexis. Pour le lire, cliquez sur ce lien.
Tu as détruit la mort par ta croix, ouvert au Larron le Paradis ; changé en joie les pleurs des myrophores et ordonné aux apôtres de prêcher : « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, donnant au monde ta grande miséricorde ! »
Toi qui des apôtres fut le premier appelé et le propre frère de leur coryphée, saint André, intercède auprès du Maître de l’univers pour qu’au monde Il fasse le don de la paix et qu’à nos âmes Il accorde la grâce du salut !
Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. L’Enfer est enchaîné, les prophètes tous ensemble se réjouissent. Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !
Gloire…
L’éponyme de la vaillance, le premier appelé parmi les disciples du Sauveur, André, le frère de Pierre, acclamons-le ; car il nous répète ce que jadis il lui a dit : « Nous avons trouvé l’unique objet de nos désirs ! »
Et maintenant…
La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement en une grotte le Verbe qui précède les siècles. Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse ! Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né, le Dieu qui précède les siècles !
Le Seigneur donnera la force à son peuple ;
le Seigneur bénira son peuple dans la paix.
V/ : Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !
Leur son a retenti par toute la terre,
et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde
V/ : Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’œuvre de ses mains le firmament l’annonce !
Frères, vous qui êtes saints et bien-aimés de Dieu, vous qui êtes ses élus, revêtez vos cœurs de tendresse et de bonté, de patience, de douceur et d’humilité. Soutenez-vous mutuellement et, si quelqu’un en veut à quelqu’un, faites-vous grâce les uns aux autres. Puisque le Seigneur vous a fait grâce, faites de même à votre tour. Par-dessus tout cela, revêtez-vous d’amour, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ soit l’arbitre de vos cœurs, elle à laquelle, en un seul corps, vous avez été appelés. Enfin, soyez reconnaissants.
Qu’en abondance demeure en vous la parole du Christ. En toute sagesse, instruisez-vous, exhortez-vous mutuellement. Et de tout votre cœur, par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, dans la gratitude, chantez à Dieu !
Frères, je pense que Dieu nous a produits les derniers sur la scène, nous les apôtres, comme des gens voués à la mort; car nous avons été faits un spectacle pour le monde, et pour les anges et pour les hommes. Nous, nous sommes fous pour l'amour de Christ, mais vous, vous êtes sages en Christ; nous sommes faibles, mais vous forts; vous en honneur, mais nous dans le mépris. Jusqu'à cette heure nous souffrons et la faim et la soif, et nous sommes nus, et nous sommes souffletés, et nous sommes sans demeure fixe, et nous prenons de la peine, travaillant de nos propres mains; injuriés, nous bénissons; persécutés, nous le supportons; calomniés, nous supplions: nous sommes devenus comme les balayures du monde et le rebut de tous jusqu'à maintenant. Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses, mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés. Car quand vous auriez dix mille maîtres dans le Christ, vous n'avez cependant pas beaucoup de pères, car moi je vous ai engendrés dans le Christ Jésus par l'évangile. Je vous supplie donc d'être mes imitateurs.
Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut !
V/ : Pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !
Les cieux rendent confessent tes merveilles, Seigneur !
V/ : Dieu est glorifié dans le conseil des saints.
En ce temps-là, un responsable interrogea Jésus et lui dit : « Maître bon, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui répondit : « Pourquoi dis-tu que Je suis bon ? Nul n’est bon que Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère. » L’autre répondit : « Tout cela, je l’ai gardé depuis ma jeunesse ! » A ces mots, Jésus lui dit : « Il te manque encore ceci : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis, viens et suis-moi ! » Quand il entendit ces paroles, l’homme devint très triste, car il était extrêmement riche. Jésus, le voyant attristé, déclara : « Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! » Ceux qui écoutaient Jésus lui demandèrent alors : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus répondit : « Ce qui est impossible pour les humains relève de Dieu. »
Evangile du saint :
Jean 1, 35-51
En ce temps-là, le lendemain encore, Jean se tint là, et deux de ses disciples; et regardant Jésus qui marchait, il dit: Voilà l'agneau de Dieu! Et les deux disciples l'entendirent parler, et ils suivirent Jésus. Et Jésus se retournant, et voyant qu'ils le suivaient, (1-39) leur dit: Que cherchez-vous? Et il lui dirent: Rabbi (ce qui, interprété, signifie maître), où demeures-tu? Il leur dit: Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là: c'était environ la dixième heure. André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient ouï parler de lui à Jean, et qui l'avaient suivi. Celui-ci trouve d'abord son propre frère Simon, et lui dit: Nous avons trouvé le Messie (ce qui, interprété, est Christ).Et il le mena à Jésus. Jésus, l'ayant regardé, dit: Tu es Simon, le fils de Jonas; tu seras appelé Céphas (qui est interprété Pierre).Le lendemain, il voulut s'en aller en Galilée. Et Jésus trouve Philippe, et lui dit: Suis-moi.Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d'André et de Pierre.Philippe trouve Nathanaël et lui dit: Nous avons trouvé celui duquel Moïse a écrit dans la loi et duquel les prophètes ont écrit, Jésus, le fils de Joseph, qui est de Nazareth.Et Nathanaël lui dit: Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth? Philippe lui dit: Viens et vois.Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui: Voici un vrai Israélite, en qui il n'y a pas de fraude.Nathanaël lui dit: D'où me connais-tu? Jésus répondit et lui dit: Avant que Philippe t'eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais.Nathanaël répondit et lui dit: Rabbi, tu es le Fils de Dieu; tu es le roi d'Israël.Jésus répondit et lui dit: Parce que je t'ai dit que je te voyais sous le figuier, tu crois? tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Et il lui dit: En vérité, en vérité, je vous dis: Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l'homme.
Koinonikon dominical, et du saint : Leur son a retenti par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde en ton occ. : 7
- Bénédiction : Abraham et tous les patriarches avaient de nombreux et grands biens ; c’était le signe de leur justice et de la faveur de Dieu à leur égard. Personne n’a jamais eu honte d’être riche ; au contraire, on en remercie Dieu et on en fait profiter l’entourage. Rendre à Dieu ce qui vient de Dieu : comportement sacerdotal de l’être humain conscient.
- Grande épreuve, autant que la pauvreté : c’est dans l’usage qu’il en fait que le juste témoigne de sa justice et de sa foi. Les tentations existent : avarice, jouissance égoïste et mépris des pauvres. Aussi la richesse, comme la santé et tous les biens pervertis, peut-elle être un obstacle au salut, selon l’exemple du Mauvais Riche de la parabole.
- Le chrétien, qui choisit selon la Tradition la voie moyenne, sent l’appel à s’enrichir des dons charismatiques de Dieu : ceux qu’énumère l’apôtre Paul dans l’épître de ce dimanche.
- Saint André exprime la vraie richesse : « Nous avons trouvé le Christ ! » (Jn.1, 41). Sa primauté est dans le fait qu’il fut le premier que Jésus Christ appela (il est le « Premier-Appelé ») et le premier à reconnaître Jésus comme Messie. D’autres formes de primauté existent : celle de Pierre qui confessa la vraie foi en modèle des évêques qui se succédèrent dans l’Eglise, et reçut la présidence du collège apostolique, comme les primats de nos jours. Autre forme de primauté : celle de la Mère de Dieu, Prototype de l’humanité nouvelle, honorée au-dessus des chérubins et des séraphins ; saint Jean l’Evangéliste, dont l’oreille entendit battre le cœur divino humain de Jésus, etc. Cette primauté est toujours « parmi des égaux », comme l’est par exemple celle de l’époux par rapport à l’épouse et aux enfants dans la famille.
Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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A la dernière réunion conjointe des commissions de la Chambre publique de Russie le 25 novembre 2008, l'archevêque Théophane de Stavropol et de Vladikavkaz a appelé les membres de cette institution sociale à une grande prudence dans l'évaluation de la situation interethnique dans le Caucase. En effet, selon l'évêque, le problème du terrorisme et de la vengeance personnelle est extrêmement grave dans cette région. "Nous ne devons pas prendre parti pour tel ou tel côté. Autrement, nous risquons de présenter un tableau peu objectif et de déclencher ainsi de nouveau conflits au lieu d'apaiser ceux qui existent déjà", a déclaré Mgr Théophane.
A la suite de sa réunion du 20 novembre dernier, l'Assemblée des évêques orthodoxes de France a publié ce communiqué.
Dans celui-ci, il est notamment annoncé que "(...), l’AEOF a fixé pour l’année 2009 les dates de trois des principales fêtes propres à l’Eglise orthodoxe pour lesquelles des autorisations d’absence seraient accordées aux agents (de confession chrétienne orthodoxe) de l’Etat. Ces dates sont le 7 janvier pour la Nativité ancien calendrier (Epiphanie nouveau calendrier), le 17 avril 2009 pour le grand vendredi saint et le 28 mai 2009 pour la fête de l’Ascension."
D'autre part, "L'AEOF rappelle, à toute fin utile, que les Églises orthodoxes canoniques sont représentées en France par les évêques qui sont membres de l'AEOF. L’assemblée est seule habilitée à manifester l'unité et la canonicité de l'Église orthodoxe dans ce pays attestant ainsi de la canonicité des paroisses et/ou communautés qui se trouvent en communion avec l’un des évêques orthodoxes siégeant au sein de cette assemblée."
Devant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats, furent frappées d’effroi. Marie-Madeleine se tenait près du tombeau et cherchait ton corps immaculé. Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ; Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie: Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !
Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu et l’annonce du salut des hommes. Dans le temple de Dieu la Vierge se montre à tous et d’avance elle annonce le Christ. Et nous, nous lui crions de toutes nos voix : « Réjouis-toi, Accomplissement de l’économie du Créateur ! »
Tropaire(s) et kondakion (a) de l’église.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…
De sa main vivifiante, le Seigneur Source-de-vie, le Christ notre Dieu, a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’enfer, accordant la résurrection à tout le genre humain. Il est vraiment notre Sauveur, notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l’univers !
Et maintenant…
Le très saint Temple du Sauveur, sa Chambre nuptiale de grand prix, la Vierge, Trésor sacré de la gloire de Dieu, en ce jour est présentée au temple du Seigneur. Elle y apporte la grâce du saint Esprit et devant elle les anges de Dieu chantent : « Voici le Tabernacle des cieux ! »
Devant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats, furent frappées d’effroi. Marie-Madeleine se tenait près du tombeau et cherchait ton corps immaculé. Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ; Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie: Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !
Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu et l’annonce du salut des hommes. Dans le temple de Dieu la Vierge se montre à tous et d’avance elle annonce le Christ. Et nous, nous lui crions de toutes nos voix : « Réjouis-toi, Accomplissement de l’économie du Créateur ! »
Tropaire(s) et kondakion (a) de l’église.
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…
De sa main vivifiante, le Seigneur Source-de-vie, le Christ notre Dieu, a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’enfer, accordant la résurrection à tout le genre humain. Il est vraiment notre Sauveur, notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l’univers !
Et maintenant…
Le très saint Temple du Sauveur, sa Chambre nuptiale de grand prix, la Vierge, Trésor sacré de la gloire de Dieu, en ce jour est présentée au temple du Seigneur. Elle y apporte la grâce du saint Esprit et devant elle les anges de Dieu chantent : « Voici le Tabernacle des cieux ! »
Seigneur, Sauve ton peuple,
et bénis ton héritage !
Vers toi, Seigneur, je crie ; mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !
Frères, conduisez-vous en fils de la Lumière, car le fruit de l’Esprit, c’est tout ce qui est bonté, justice et vérité. Sachez reconnaître ce qui plaît au Seigneur, et ne prenez aucune part aux œuvres stériles des ténèbres ; démasquez-les plutôt. Ce qui s’y fait en cachette, on rougit même d’en parler. Mais, quand ces choses-là sont démasquées, leur réalité se révèle au grand jour, car ce qui révèle tout, c’est la Lumière. C’est pourquoi l’on chante : « Toi qui dors, éveille-toi, d’entre les morts relève-toi, et le Christ t’illuminera ! » Prenez donc bien garde à votre conduite : ne vivez pas comme des insensés, mais comme des sages ; tirez parti du temps présent, car nous traversons des jours mauvais. Ne soyez donc pas irréfléchis, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur. Ne buvez pas jusqu’à l’ivresse, car le vin porte à la débauche ; laissez-vous plutôt remplir par l’Esprit saint. Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantez pour le Seigneur et psalmodiez de tout cœur.
Celui qui demeure sous le secours du Très Haut repose sous la protection du Dieu du ciel.
Il dit au Seigneur : « Tu es mon soutien et mon refuge : mon Dieu, en qui je mets mon espérance ! »
En ce temps-là, le Seigneur dit cette parabole. Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté ; et il se demandait en lui-même : « Que vais-je faire ? Car je n’ai pas où loger ma récolte. » Puis il se dit : « Voici ce que je vais faire. Je vais abattre mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y serrerai tout mon blé et mes biens, et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour beaucoup d’années ; repose-toi, mange, bois, réjouis-toi ! » Mais Dieu lui dit : « Insensé ! Cette nuit même on va te redemander ton âme ; et ce que tu auras amassé, qui l’aura ? » Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s’enrichir en vue de Dieu.
L’invitation à la miséricorde active est dans l’Evangile des dimanches 2 et le 16/11 ; on la retrouve implicitement aujourd’hui avec l’expression « s’enrichir en vue de Dieu ». A l’un de nos Pères en Dieu, l’Esprit saint a inspiré ceci:
« L’aumône est proposée au chrétien, non seulement pour améliorer la condition matérielle des pauvres, mais encore pour la transfiguration de la Société et du monde par l’amour divin, car Dieu seul est miséricordieux par nature. Par l’aumône, le chrétien se dépouille et s’appauvrit pour Dieu ; et Dieu l’enrichit, en lui accordant la grâce d’aimer le prochain. Par l’aumône, Dieu purifie l’argent de l’avarice et de l’égoïsme, et le transfigure en sacrement de sa propre miséricorde. Par l’aumône, le pauvre est regardé et pris en considération en tant que personne créée par Dieu. Par la grâce du saint Esprit, celui qui pratique l’aumône verra resplendir dans le visage du pauvre l’icône du Christ, Dieu incarné, qui se montre comme le Pauvre par excellence, Lui qui se dépouille de toute gloire en assumant la condition humaine, comme le Mendiant par excellence, Lui qui se met à la merci des humains et quête leur amour, Lui qui frappe à la porte de leur cœur. L’aumône est libération du péché, assimilation au Christ, qui fait le don de lui-même en aumône précieuse et inappréciable, et assimilation aux saints qui ont été agréables à Dieu depuis la nuit des temps. Toutefois, l’aumône n’est pas seulement l’offrande aux pauvres de Dieu de l’argent qui nous est confié par lui : elle est encore le sacrifice que nous faisons au prochain de notre temps, de notre disponibilité – la place que nous ouvrons dans notre cœur à ceux qui sont nus, affamés et assoiffés des biens de la terre et du ciel. Car le pauvre est également celui qui a faim et soif de la parole de Dieu, qui est dépouillé de la chaleur de sa grâce ».
Tous les jours, nous pouvons avoir sur nous « l’argent des pauvres » que nous rencontrerons. C’est l’argent du Seigneur, que nous lui rendrons en l’offrant à celui dont nous demanderons la prière pour nous et pour notre famille.
Le 18 novembre 2008, l'ambassadeur du Royaume uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, Madame Anne Pringle, a rendu visite au métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad au département des relations extérieures du patriarcat de Moscou. Au cours de cette rencontre, l'histoire des rapports entre les autorités civiles et l'Église orthodoxe en Russie au XXe siècle a été abordée. Tout en soulignant la bonne atmosphère qui caractérise ces relations depuis quelques années, le métropolite a attiré l'attention sur plusieurs problèmes qui restent encore non résolus. Il s'agit notamment de la possibilité d'enseigner à titre facultatif la culture orthodoxe à l'école et l'institution des aumôneries religieuses dans l'armée.
Le bureau du m??tropolite Jean (Yazigi), de l'Archev??ch?? orthodoxe d'Antioche en Europe occidentale et centrale, a publi?? ce communiqu?? sur la visite de Mgr Jean en Suisse, laquelle s'est d??roul??e du 8 au 11 novembre.
Le 14 novembre 2008, le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, a rendu visite à l'ambassade de Turquie à Moscou où il a rencontré l'ambassadeur Halil Akinci et le directeur des affaires religieuses de la République turque Ali Bardakoglu. L'objectif de cette rencontre était de permettre aux pèlerins orthodoxes un meilleur accès aux lieux saints de l'Anatolie.
L’assemblée des évêques de l'Église orthodoxe serbe, réunie depuis hier à Belgrade, en session ordinaire d’automne, a publié ce communiqué :
" L’assemblée des évêques de l'Église orthodoxe serbe informe l’opinion publique au sujet de la demande du patriarche serbe Paul :
Elle prend acte de la demande de sa sainteté le patriarche Paul de l'Église orthodoxe serbe du 8 dernier, d’obtenir retraite du service actif en raison de son incapacité physique. En même temps, l’assemblée des évêques demande à sa sainteté le patriarche de rester encore à la tête de l'Église orthodoxe serbe."
L’assemblée des évêques poursuit ses travaux selon l'ordre du jour.
Source : Eglise orthodoxe serbe (in english)
L'Archevêché grec-orthodoxe d'Antioche d'Europe occidentale et centrale a diffusé un communiqué sur la tournée pastorale européenne de Mgr Jean (Yazigi) en Grande-Bretagne et en Allemagne. Pour le lire, cliquez sur ce lien.
Tropaire de la Résurrection, t. 2Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !
Au milieu des dangers, le monde entier a trouvé en toi un puissant défenseur pour mettre en fuite, victorieux Athlète, les païens. Tu as abattu l’arrogance de Lyaios et sur le stade encouragé saint Nestor ; prie le Christ notre Dieu d’accorder à nos âmes la grâce du salut !
Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…
Sous les flots de ton sang, Démètre, le Seigneur qui t’a donné l’invincible pouvoir empourpra son Eglise et garde saine et sauve la ville dont tu es le ferme appui.
Et maintenant…
Protectrice assurée des chrétiens, Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs ! Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi: « Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, Secours constant de ceux qui t’honorent ».
Le Seigneur est ma force et mon chant et Il s’est fait mon salut.
V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.
Le juste se réjouira dans le Seigneur, il mettra en lui son espérance.
V. : Exauce ma prière, Seigneur, quand je te supplie !
Frères, dans l’abondance de sa miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous qui étions morts par suite de nos fautes, Dieu nous a donné la vie avec le Christ. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés ! Il nous a ressuscités et nous a fait siéger avec lui aux célestes séjours, dans le Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi : cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu, indépendamment de nos mérites, afin que nul ne puisse se glorifier. Car nous sommes son œuvre, Il nous a créés en Jésus Christ pour la pratique du bien, dont Il nous a d’avance préparé le chemin.
Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège !
V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !
Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban.
V : Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de notre Dieu.
En ce temps-là, Jésus abordait au pays des Gadaréniens qui est en face de la Galilée : comme Il descendait à terre, de la ville vint à sa rencontre un homme qui avait des démons ; depuis longtemps il ne portait pas de vêtements, et demeurait, non pas dans une maison, mais dans les tombeaux.
Voyant Jésus, il se mit à vociférer, tomba à ses pieds et dit d’une voix forte : « Que me veux-Tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’en prie, ne me tourmente pas ! » Jésus en effet commandait à l’esprit impur de sortir de cette personne. Car bien des fois il s’était emparé de lui ; et, pour le garder, on le liait avec des chaînes et des entraves, mais il brisait ses liens et le démon l’entraînait vers les déserts.
Jésus l’interrogea : « Quel est ton Nom ? » - « Légion », répondit-il, car beaucoup de démons étaient entrés en lui ; et ils suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner de s’en aller dans l’abîme.
Or il y avait là un troupeau considérable de porcs en train de paître dans la montagne ; les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans les porcs. Et Jésus le leur permit. Ils sortirent donc de la personne, entrèrent dans les porcs et, du haut de l’escarpement, le troupeau se précipita dans le lac et s’y noya. Voyant ce qui était arrivé, les gardiens prirent la fuite et proclamèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.
Et les gens sortirent voir ce qui s’était passé. Ils s’approchèrent de Jésus et trouvèrent la personne dont étaient sortis les démons, assise aux pieds de Jésus, habillée et dans son bon sens : et ils furent saisis de frayeur.
Ceux qui avaient vu comment le possédé avait été sauvé le proclamèrent. Et toute la population du territoire des Gadaréniens demanda à Jésus de s’éloigner d’eux, car une grande frayeur s’était emparée d’eux. Jésus remontait dans la barque et repartait, quand l’homme dont les démons étaient sortis le pria d’être avec lui ; mais Jésus le renvoya en disant : « Retourne chez toi et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi ». Il s’en alla et publia par la ville entière tout ce que Jésus avait fait pour lui.
Louez le Seigneur des cieux !
Louez-le dans les lieux très hauts !
Alléluia !
Le juste sera en mémoire éternelle ;
il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction :
Alléluia !
Le saint et victorieux martyr Démètre (ou Démétrios, Dimitri, Dimitrios) était au 4è s. officier de l’empereur Maximien. Dénoncé comme chrétien, il fut jeté dans un cachot malsain. Avec sa bénédiction, le jeune Nestor affronta dans l’amphithéâtre le géant Lyaios et le tua, tel David Goliath, en criant « Dieu de Dimitrios, viens à mon aide ! ». Il fut bientôt exécuté avec Démètre. Lupus, le serviteur de celui-ci, avec sa tunique baignée de sang et sa bague, fit de nombreux miracles, avant d’avoir à son tour la tête tranchée. Du corps de Dimitrios coulait une huile parfumée guérissant les malades de Thessalonique. Aussi est-il appelé « myroblyte » - « donateur de myrrhe ».
Le conseil de l'Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale s'est réuni le 15 octobre et a publié un communiqué à la suite de cette réunion. Dans celui-ci, il est question du projet de Fondation Institut Saint-Serge, du colloque "L'héritage du père Alexandre Schmemann" et de la conférence diocésaine, de l'affaire judiciaire à Nice, d'informations sur les paroisses et les communautés et de la formation des prêtres.
Paris le 21 octobre 2008 – L'Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) a tenu sa réunion périodique de travail ce jour en son siège sous la présidence du métropolite Emmanuel.
1. L'AEOF s'est longuement arrêtée sur la rencontre des primats des Églises orthodoxes autocéphales qui s'est déroulée du 10 au 12 octobre à Istanbul au siège du Patriarcat œcuménique de Constantinople à l'initiative du Patriarche Bartholomée 1er. Les évêques membres de l'AEOF rendent grâce au Seigneur pour la tenue, pendant la période critique que connaît notre monde d'aujourd'hui, d'une réunion d'une telle importance qui regroupe les primats, patriarches, archevêques et autres évêques, de toutes les Églises locales qui constituent le plérôme orthodoxe. Les Églises orthodoxes, plurielles dans l'expression mais unies par la même foi, témoignent ainsi de leur capacité à dépasser les contingences et les tensions conjoncturelles pour se retrouver, prier ensemble et délivrer au monde un témoignage d'unité et d'harmonie, un témoignage essentiel sur des questions fondamentales de notre époque. Les évêques se réjouissent des décisions prises et rapportées par la déclaration finale signée par les primats et leurs représentants.
Ces décisions témoignent non seulement d'une volonté de coopération étroite entre les orthodoxes pour faire face à tous les défis communs, mais aussi d'une volonté d'inscrire ce travail dans une méthodologie de concertation. Plus particulièrement, l'AEOF se félicite de la décision de reprise, en 2009, des consultations panorthodoxes notamment en ce qui concerne le règlement canonique des situations ecclésiales issues de l'émigration orthodoxe de part le monde. Les évêques membres de l'AEOF invitent tous les orthodoxes de France à lire cette déclaration et à méditer ses termes. Ils ont un rôle important à jouer dans les mois et années à venir puisque l'Église orthodoxe en France, par l'action notamment du Comité inter épiscopal orthodoxe puis de l'AEOF, a toujours été citée dans les travaux préconciliaires comme un modèle « pilote » à suivre, le modèle le plus avancé des pays de la soi-disant « diaspora ».
2. Les évêques orthodoxes de France expriment leur inquiétude face aux crises à répétition des systèmes financiers et économiques qui menacent non seulement les ressources des citoyens et leurs économies mais la stabilité et la sécurité de nos sociétés. Ils regrettent les dérapages et les tensions qui en résultent et déplorent les conséquences néfastes notamment sur le plan social qui pourraient en être la conséquence. L'action des gouvernants est certes à saluer pour tenter de faire face à ces crises et d'en maîtriser les conséquences. Il n'en demeure pas moins qu'il apparaît capital voir urgent d'inviter tous les acteurs de la société en France, en Europe et dans le monde à une réflexion profonde sur l'essence et la finalité du système économique, système qui doit constamment placer la personne humaine, sa liberté, sa dignité et son bonheur au cœur de ses préoccupations afin que nos sociétés soient des lieux de partage, de solidarité et de communion.
3. Les évêques orthodoxes membres de l'AEOF présentent leurs condoléances à l'Eglise catholique de France pour le décès de sœur Emmanuelle et s'associent à son deuil. Ils tiennent, au nom de tous les orthodoxes de France, à rendre hommage à ce grand témoin du Christ qui a consacré toute sa vie et son énergie au service des plus démunis et des plus pauvres, œuvrant sans cesse auprès d'eux dans la joie et en respectant leur dignité. « Vivre, c'est partager », elle ne cessait de répéter. Sa parole, toujours joyeuse, faisait d'elle une vraie communicante capable de faire vibrer les petits et les grands. Son combat pour une société juste, digne, solidaire, une société de partage et de communion n'a pas baissé d'intensité ni connu des rides malgré son âge avancé. C'est dans l'authenticité, la simplicité et le dépouillement qu'elle a vécu. C'est dans la sérénité et l'humilité qu'elle s'est endormie dans le Seigneur. Mémoire éternelle !
4. La prochaine réunion de l'AEOF aura lieu le jeudi 20 novembre 2008 à 10h. Elle se tiendra avec la participation des responsables des commissions travaillant auprès de l'AEOF à savoir, la commission théologique (père Nicolas Cernokrak), la commission liturgique (père Nicolas Lossky), la commission inter Églises (Mgr Marc), la commission Église et société (Michel Sollogoub), la commission pastorale (père Alexis Struve) et la commission médias et information (Carol Saba).
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Contact presse AEOF
Carol Saba - Responsable de la communication
Email : carol.saba@wanadoo.fr
Tel (portable) : + 33 (0) 6 20 18 46 77 --- Tel/Fax : + 33 (0) 1 45 33 43 13
Du 10 au 12 octobre, à Istanbul, une synaxe, assemblée, des primats des Églises orthodoxes s'est tenue à l'invitation du patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée. Deux évêques de chaque Église ont également été invités. Cinq primats n'ont pu s'y rendre en raison de leur santé (Serbie, Bulgarie) ou pour des contraintes de calendrier (Géorgie, Roumanie, Pologne). Ils furent représentés par une délégation. le 12 octobre la liturgie a été célébrée par tous les participants dans la cathédrale patriarcale Saint-Georges. Ce même jour, une déclaration finale a été rendue publique. Celle-ci, formulée en 13 points, annonce notamment la reprise de la préparation du concile panorthodoxe par le biais de consultations interorthodoxes. Nous vous la proposons ci-dessous, dans son intégralité, traduite en français par nos soins :
« Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
1. Par la grâce de Dieu, les primats et les représentants des Eglises orthodoxes locales se sont réunis du 10 au 12 octobre, 2008, au Phanar, à l'invitation et sous la présidence du premier parmi nous, le patriarche œcuménique Bartholomée, à l'occasion de la proclamation de cette année comme l'année de saint Paul, apôtre des Nations. Nous avons délibéré dans l'amour fraternel sur les sujets de préoccupation de l'Église orthodoxe, et en participant aux festivités de cette occasion, nous avons célébré ensemble la sainte eucharistie dans la très sainte église patriarcale du Trône œcuménique, aujourd'hui, le 12 octobre 2008, dimanche des saints Pères du 7e concile œcuménique de Nicée. Au cours de ces jours, nous avons été renforcés par la vérité des dons de la Providence divine reçus par l'apôtre des Nations, qui l’ont rendu « instrument choisi » (Actes 9, 15) de Dieu et un modèle. L'Église orthodoxe entière, honorant l’apôtre durant toute cette année de grâce du Seigneur, le propose à ses fidèles comme modèle de témoignage contemporain de notre foi à « tous ceux qui sont loin ou près » (Éphésiens 2, 17).
2. L'Église orthodoxe, ayant interprété de manière authentique l'enseignement de l'apôtre des Nations, durant les moments difficiles ou pacifiques de sa voie historique de deux mille ans, peut et doit promouvoir dans le monde contemporain l'enseignement non seulement de la restauration de l'unité de la race humaine tout entière dans le Christ, mais également de l'universalité de son œuvre de rédemption, par l'intermédiaire de laquelle toutes les divisions du monde sont surmontées et la nature commune de tous les êtres humains est affirmée. Toutefois, un fidèle témoignage de Son message de rédemption suppose également le dépassement des conflits internes de l'Église orthodoxe par l’apaisement des tensions nationalistes, ethniques et idéologiques du passé, car c’est seulement de cette manière que la parole orthodoxe aura un impact efficace sur le monde contemporain.
3. Inspirés par l'enseignement et l’œuvre de l'apôtre Paul, nous soulignons, d'abord et avant tout, l'importance de la mission pour la vie de l'Eglise et en particulier pour la diaconie de nous tous, conformément au dernier commandement du Seigneur: « vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la Terre » (Actes 1, 8). L'évangélisation du peuple de Dieu, mais aussi de ceux qui ne croient pas en Jésus-Christ, constitue le devoir suprême de l'Eglise. Ce devoir ne doit pas être rempli de manière agressive, ou par diverses formes de prosélytisme, mais avec amour, humilité et respect de l'identité de chaque individu et de la particularité culturelle de chaque peuple. Toutes les Églises orthodoxes doivent contribuer à cet effort missionnaire, tout en respectant l'ordre canonique.
4. L'Église du Christ aujourd'hui accomplit son ministère dans un monde en évolution rapide, qui est maintenant devenu interconnecté par des moyens de communication et le développement des moyens de transport et de la technologie. Parallèlement, l'étendue de l'aliénation, des divisions et des conflits est également en augmentation. Les chrétiens soulignent que la source de cet état est l’aliénation de l'homme de Dieu. Aucune transformation des structures sociales ou des règles de comportement ne suffit pour guérir de cette situation. L'Église rappelle constamment que le combat contre le péché n’est possible que dans la coopération de Dieu et de l'homme.
5. Dans de telles circonstances, le témoignage contemporain de l'orthodoxie pour les problèmes croissants de l'humanité et du monde devient impératif, non seulement pour constater leurs causes, mais aussi pour confronter directement les conséquences tragiques qui s’ensuivent. Les multiples différends nationalistes, ethniques, idéologiques et religieux nourrissent continuellement les désordres dangereux, non seulement en ce qui concerne l'unité ontologique incontestable du genre humain, mais aussi en ce qui concerne la relation de l'homme à la création de Dieu. La dignité sacrée de la personne humaine est réduite à des manifestations particulières de l’« individu » et sa relation avec le reste de la création divine est subordonnée à l’usage arbitraire ou l’abus de celle-ci. Ces divisions introduisent dans le monde des inégalités dans l’accès des individus et des peuples aux biens de la création, elles privent des milliards de personnes des produits de base et mènent à l’appauvrissement de la personne humaine ; elles provoquent des migrations massives de population, aggravent les différences et les conflits nationalistes, religieux et sociaux, et menacent la cohésion interne traditionnelle des sociétés. Les conséquences de ces divisions sont encore plus odieuses, car elles sont inextricablement liées à la destruction de l'environnement naturel et de l'ensemble de l'écosystème.
6. Les chrétiens orthodoxes partagent la responsabilité de la crise contemporaine de cette planète avec d'autres personnes, qu’elles soient religieuses ou non, parce qu'ils ont toléré sans discernement l’abus de la liberté humaine et en ont fait des compromis, sans s’y opposer avec la parole de la foi. Par conséquent, leur devoir le plus grand est de contribuer à surmonter les divisions du monde. La doctrine chrétienne sur l'unité ontologique entre l'homme et la création divine, exprimé par tout le mystère de l'œuvre rédemptrice de Christ, constitue le fondement pour l'interprétation de la relation de l'homme avec Dieu et avec la création.
7. Les efforts visant à évincer la religion de la vie de la société constituent la tendance commune de nombreux états modernes. Le principe d’un état laïc peut être conservé, mais il est inacceptable d'interpréter ce principe comme une exclusion radicale de la religion de toutes les sphères de la vie du peuple.
8. L'écart entre les riches et les pauvres s’agrandit de plus en plus de façon spectaculaire en raison de la crise financière, provoquée par l’activité économique dénaturée, privée de toute dimension humaine et ne servant pas à des besoins réels de l’homme, et par la chasse au profit des financiers prenant souvent des dimensions maniaques. Une économie viable est celle qui combine l'efficacité avec la justice et la solidarité sociale.
9. En ce qui concerne la question de la relation entre la foi chrétienne et les sciences naturelles, l'Eglise orthodoxe a réussi à éviter la tendance de mettre sous sa tutelle le développement de la recherche scientifique et de se prononcer pour chaque problématique scientifique. Du point de vue orthodoxe, la liberté de la recherche constitue un don de Dieu à l'humanité. En même temps, tout en affirmant cela, l'orthodoxie souligne les dangers dissimulés dans certaines réalisations scientifiques, les limites des connaissances scientifiques et l'existence d'une autre « connaissance » qui n’entre pas directement dans la sphère de la science. Cette autre « connaissance » se révèle, à bien des égards, nécessaire pour poser des limites convenables à la liberté et pour une bonne utilisation des fruits de la science basée sur le respect de la dignité humaine et le renoncement à l'égocentrisme.
10. L'Église orthodoxe estime que le progrès technologique et le progrès économique ne devraient pas conduire à la destruction de l'environnement et à l'épuisement des ressources naturelles. L’ambition illimitée de satisfaire les désirs matériels conduit à l'appauvrissement de l'âme humaine et de l'environnement. Nous ne devons pas oublier que les richesses naturelles de la terre ne sont pas seulement la propriété de l'homme, mais surtout une création de Dieu: « A l'Éternel la terre et ce qu'elle renferme, le monde et ceux qui l'habitent ! » (Psaume 23, 1). Nous devons nous rappeler que non seulement la génération actuelle, mais aussi les générations futures ont le droit d'avoir un droit aux ressources de la nature que le Créateur nous a accordées.
11. Soutenant fermement tous les efforts pacifiques pour des solutions justes aux conflits qui surgissent, nous saluons les positions des Eglises de la Russie et de la Géorgie et leur coopération fraternelle au cours de la période du récent conflit militaire. De cette manière, les deux Églises accomplissent le devoir de la diaconie de la réconciliation. Nous espérons que les efforts conjoints des deux Églises contribueront à surmonter les conséquences tragiques des opérations militaires et à la prompte réconciliation des peuples.
12. Dans la confusion grandissante de notre époque, l'institution du mariage et de la famille est confrontée à une crise. L’Église, dans un esprit de compréhension des nouvelles et complexes relations sociales, doit trouver les moyens de soutenir spirituellement et d’encourager la jeunesse et les familles nombreuses. Nous tournons nos pensées en particulier vers les jeunes, afin de les appeler à participer activement aussi bien à la vie sacramentelle qu’aux activités missionnaires et sociales de l'Eglise, déposant ainsi dans l’Eglise leurs problèmes et leurs attentes, car ils constituent non seulement son avenir, mais aussi son présent.
13. Comme primats et représentants de la très sainte Église orthodoxe, pleinement conscients de la gravité des problèmes mentionnés ci-dessus, travaillant à les affronter sans tarder en tant que « serviteurs du Christ et intendants des mystères de Dieu » (1 Cor. 4. 1), nous proclamons, du siège de l’Eglise du premier trône et nous réaffirmons :
a) notre position indéfectible et notre obligation de préserver l'unité de l'Église orthodoxe, « transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 1, 3), la foi de nos pères, dans la divine eucharistie, dans l’observation fidèle du système canonique de la gouvernance de l'Eglise tout en réglant les problèmes qui surgissent dans nos relations mutuelles avec un esprit d'amour et de paix.
b) notre désir d’une guérison rapide de toutes les anomalies canoniques qui ont surgi à causes des circonstances historiques et des besoins pastoraux, comme dans la soi-disant diaspora orthodoxe, afin de surmonter toute les influences qui sont étrangères à l'ecclésiologie orthodoxe. À cet égard, nous nous félicitons de la proposition du Patriarcat œcuménique de convoquer en 2009 des consultations panorthodoxes sur ce sujet, ainsi que sur la question de la poursuite des préparatifs du saint et grand concile, auxquelles seront invitées toutes les Églises autocéphales conformément à l'ordre permanent et à la pratique des consultations panorthodoxes précédant celle de Rhodes.
c) notre désir de poursuivre, malgré toutes les difficultés, les dialogues théologiques avec les autres chrétiens, ainsi que les dialogues interreligieux, en particulier avec le judaïsme et l'islam, étant donné que le dialogue constitue la seule manière de résoudre les différences entre les personnes, en particulier dans une époque comme la nôtre, où toutes les divisions, y compris celles au nom de la religion, présentent une menace pour la paix et l'unité des hommes.
d) Notre soutien aux initiatives lancées pour la protection de l'environnement, aussi bien par le Patriarcat œcuménique, que par les autres Églises orthodoxes. La crise écologique d'aujourd'hui, qui est due à la fois à des raisons spirituelles et éthiques, rend impérative la contribution de l'Eglise par les moyens spirituels qui sont à sa disposition, afin de protéger la création de Dieu contre les conséquences de la cupidité humaine. À cet égard, nous réaffirmons la désignation du 1er septembre, le premier jour de l'année ecclésiastique, comme jour singulier de prières pour la protection de la Création de Dieu et nous soutenons l'introduction du sujet de la protection de l'environnement dans l'activité pastorale catéchétique, homélitique, et générale de nos Églises, comme tel est déjà le cas dans certaines d’entre elles.
e) La décision de procéder aux actions nécessaires, afin de former un comité inter-orthodoxe pour étudier les questions de la bioéthique, sur lesquelles le monde attend également la position de l'orthodoxie. S’adressant ainsi aux fidèles orthodoxes et au monde dans sa plénitude, nous prions « encore et sans cesse » afin que la paix, la justice, et l'amour de Dieu prévalent et règnent sur la vie des hommes.
« Gloire à celui qui peut tout faire bien au-delà de nos demandes et de nos pensées, par sa puissance agissant en nous, à Lui soit la gloire dans l’Eglise et dans le Christ Jésus, Amen. » (Eph. 3, 20-21).
+ Bartholomée de Constantinople
+ Théodore d’Alexandrie
+ Ignace d’Antioche
+ Théophile de Jérusalem
+ Alexis de Moscou
+ Amphiloque de Monténégro (représentant l’Église de Serbie)
+ Laurentiu de Transylvanie (représentant l’Église de Roumanie)
+ Dométien de Vidin (représentant l’Église de Bulgarie)
+ Gérasime de Zugdidi (représentant l’Église de Géorgie)
+ Chrysostome de Chypre
+ Jérôme d’Athènes
+ Jérémie de Wroclaw (représentant l’ Église de Pologne)
+ Anastase de Tirana
+ Christophe de la Tchèquie et de la Slovaquie »
Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, afin de nous délivrer de nos passions, ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu, qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux, et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi. Dieu de miséricorde, Seigneur, gloire à toi !
Ressuscité du tombeau, Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ; Eve danse de joie en ta Résurrection et les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !
Gloire…
Le message des Apôtres et l’enseignement des Pères saints pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi. Portant la tunique de vérité tissée par la céleste révélation, elle dispense fidèlement et glorifie le grand mystère de la foi.
Et maintenant…
Protectrice assurée des chrétiens, Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs ! Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi: « Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, Secours constant de ceux qui t’honorent ».
Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;
vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents !
V : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand !
Réjouissez-vous dans le Seigneur, exultez, ô justes,
glorifiez-vous en lui, vous tous qui avez le cœur droit !
V : Bienheureux ceux dont les iniquités ont été remises, et dont les péchés ont été couverts !
Frères, nous savons que l’être humain est reconnu juste devant Dieu uniquement à cause de sa foi en Jésus-Christ, non parce qu’il accomplit ce qu’ordonne la Loi donnée à Moïse. C’est pourquoi, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ afin d’être reconnus justes à cause de notre foi au Christ et non pour avoir accompli ce qu’ordonne cette Loi. Car personne ne sera reconnu juste devant Dieu pour avoir accompli ce qu’ordonne la Loi. Mais si, alors que nous cherchons à être reconnus justes grâce au Christ, il se trouve que nous sommes pécheurs autant que les non-Juifs, cela signifie-t-il que le Christ sert la cause du péché ? Certainement pas ! Si je me mets à reconstruire le système de la Loi que j’ai détruit, je refais de moi-même quelqu’un qui désobéit à la loi. Or, en ce qui concerne la Loi, je suis mort, d’une mort provoquée par la Loi elle-même, afin que je puisse vivre pour Dieu. J’ai été mis à mort avec le Christ sur la Croix, de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. La vie humaine qui est la mienne maintenant, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui a donné sa vie pour moi.
Tite, mon enfant, notre doctrine est digne de foi, et sur ce point je veux que tu insistes, afin que ceux qui croient en Dieu s’appliquent à être les premiers dans les œuvres du bien. Car cela est bon et utile aux humains. Evite au contraire les folles questions, généalogies, disputes et polémiques au sujet de la Loi, car elles sont vaines et sans utilité. Celui qui fomente la division, avertis-le jusqu’à deux fois, puis romps avec lui, sachant qu’un tel individu s’est égaré et qu’il se condamne lui-même en continuant à pécher. Lorsque je t’aurai envoyé Artémas ou Tychique, hâte-toi de me rejoindre à Nicopolis. C’est là que j’ai décidé de passer l’hiver. Prends toutes dispositions pour le voyage du juriste Zénas et d’Apollos, afin qu’ils ne manquent de rien. Les nôtres aussi doivent apprendre à exceller dans la pratique du bien, pour faire face à de pressantes nécessités et pour ne pas rester sans produire de fruits. Tu as le salut de tous ceux qui sont avec moi. Salue ceux qui, dans la foi, sont nos amis. La grâce de Dieu soit avec vous tous : Amen !
Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur !
V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !
Le Dieu des dieux, le Seigneur, a parlé : Il a appelé la terre, de l’Orient à l’Occident.
V/ : Rassemblez devant lui ses saints, qui scellèrent son testament par des sacrifices.
En ce temps-là Jésus dit la parabole suivante.
« Un homme sortit pour semer du grain. Tandis qu’il répandait la semence dans son champ, une partie des grains tomba le long du chemin : on marcha dessus et les oiseaux les mangèrent. Une autre partie tomba sur un sol pierreux : dès que les plantes poussèrent, elles se desséchèrent parce qu’elles manquaient d’humidité. Une autre partie tomba parmi des plantes épineuses qui poussèrent en même temps que les bonnes plantes et les étouffèrent. Mais une autre partie tomba dans la bonne terre ; les plantes poussèrent et produisirent des épis : chacun portait cent grains. » Et Jésus ajouta : « Ecoutez bien, si vous avez des oreilles pour entendre ! » Les disciples de Jésus lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Jésus leur répondit : « Vous avez reçu, vous, la connaissance des secrets du Royaume de Dieu ; mais aux autres gens, ils sont présentés sous forme de paraboles afin qu’ils puissent regarder, mais sans voir ; qu’ils puissent entendre, mais sans comprendre.
Voici ce que signifie cette parabole. La semence, c’est la Parole de Dieu. Certaines personnes sont semblables au bord du chemin où tombe le grain : elles entendent, mais le diable arrive et arrache la Parole de leur cœur pour les empêcher de croire et d’être sauvés. D’autres ressemblent à un sol pierreux : ils entendent la Parole et la reçoivent avec joie. Mais ils ne la laissent pas s’enraciner, ils ne croient qu’un instant et ils abandonnent la foi au moment où survient l’épreuve. La semence qui tombe parmi les plantes épineuses représente ceux qui entendent ; mais ils se laissent étouffer en chemin par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ils ne donnent pas de fruits mûrs. La semence qui tombe dans la bonne terre représente ceux qui écoutent la Parole et la gardent dans un cœur bon et bien disposé, qui demeurent fidèles et portent ainsi des fruits. »
En ce temps-là (ayant parlé de sa victoire sur le monde), Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir sur toute chair que Tu lui as donné, Il donne la vie éternelle à tous ceux que Tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu, et celui que Tu as envoyé, Jésus Christ. Je t’ai glorifié sur la terre, J’ai achevé l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de cette gloire que J’avais auprès de toi avant que le monde ne fût.
J’ai manifesté ton Nom aux humains que Tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi, Tu me les as donnés et ils ont observé ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que Tu m’as donné vient de toi, que les paroles que Je leur ai données sont celles que Tu m’as données. Ils les ont reçues, ils ont véritablement connu que Je suis sorti de toi, et ils ont cru que Tu m’as envoyé. Je prie pour eux ; Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu m’as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi comme tout ce qui est à toi est à moi, et J’ai été glorifié en eux. Désormais Je ne suis plus dans le monde ; eux restent dans le monde, tandis que Moi Je vais à toi. Père saint, garde-les en ton Nom que Tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous sommes un. Lorsque J’étais avec eux, Je les gardais en ton Nom que Tu m’as donné ; Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu, hormis le fils de perdition, en sorte que l’Ecriture fût accomplie. Maintenant Je vais à toi et Je dis ces paroles dans le monde pour qu’ils aient en eux ma joie dans sa plénitude ! »
Louez le Seigneur des cieux !
Louez-le dans les lieux très hauts !
Alléluia !
Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur !
Aux cœurs droits convient la louange :
Alléluia !
Les primats des Églises locales sont réunis du 9 au 12 octobre à Istanbul. A cette occasion, le secrétariat du Patriarcat œcuménique a publié un communiqué dont nous vous proposons la traduction française.
"Communiqué à l’occasion de l’assemblée des primats des Églises orthodoxes de par le monde
Dans le cadre des festivités de l’an 2008 qui a été consacrée à l’apôtre Paul par le Patriarcat œcuménique, ce dernier a convoqué à Constantinople à une assemblée (synaxe) des primats des Églises orthodoxes de par le monde, du 9 au 12 octobre.
Participeront personnellement à cette manifestation d’importance majeure les patriarches Théodore d’Alexandrie (Egypte), Ignace d’Antioche (Damas, Syrie), Théophile de Jérusalem, Alexis de Moscou (Russie), les archevêques Chrysostome de Chypre, Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce, Anastase de Tirana et de toute l’Albanie, Christophore de Tchéquie et Slovaquie, Léon de Finlande, ainsi que le métropolite Stéphane de Tallin et de toute l’Estonie. Les Églises de Serbie, Roumanie, Bulgarie, Géorgie et Pologne seront représentées par des délégations épiscopales.
Les travaux de l’assemblée débuteront le 10 octobre en l’église
patriarcale saint-Georges au Phanar et prendront fin le 11 octobre.
Après la conclusion des travaux, les primats des Églises orthodoxes
adresseront un message qui sera lu le dimanche 12 octobre lors de la
divine liturgie qu’ils célèbreront tous ensemble en l’église
patriarcale et qui sera présidée par sa sainteté le patriarche
œcuménique Bartholomée.
Dans le cadre de ces festivités à l’occasion de l’année de l’apôtre Paul, un symposium international sera organisé au même moment au
Phanar. Y prendront part les primats et délégations des Églises
orthodoxes ; des communications scientifiques seront présentées par des
spécialistes, biblistes, théologiens et professeurs venus du monde
entier.
Dans la soirée du 12 octobre, débutera un pèlerinage – avec un avion
des lignes aériennes turques spécialement affrété - dans plusieurs
villes que l’apôtre Paul a visitées et relevant de la juridiction
canonique du Patriarcat œcuménique : Ephèse, Attaleia, Pergé, Lindos
(Rhodes) et Kalous Limenas (Crète). Le 16 octobre, la séance de clôture
du symposium international se tiendra à Heraklion (Crète) et le retour
à Constantinople sera assuré par le même avion.
Les assemblées des primats des Églises orthodoxes sont une institution
qui a été inaugurée par sa sainteté le patriarche œcuménique
Bartholomée dès son élection afin qu’ainsi l’occasion soit donnée de
manifester l’unité de l’Eglise orthodoxe mais aussi afin d’obtenir le
consensus des Églises orthodoxes locales sur des sujets liés à
l’actualité immédiate. Des réunions analogues se sont tenues en 1992
(Phanar), 1995 (Patmos), 1998 (Sofia), 2000 (Jérusalem, Constantinople
et Nicée en Bithynie), 2005 (Phanar).
Fait au Patriarcat le 7 octobre 2008.
Secrétariat du saint et sacré Synode."
L'Archevêché grec-orthodoxe d'Antioche d'Europe occidentale et centrale vient de publier un communiqué sur la visite pastorale de Mgr Jean (Yazigi) dans le sud de la France. Pour le lire, cliquez ici. Des photographies de la visite à Nice sont en ligne sur cette page et cette autre.
Tu as détruit la mort par ta croix, ouvert au Larron le Paradis ; changé en joie les pleurs des myrophores et ordonné aux apôtres de prêcher : « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, donnant au monde ta grande miséricorde ! »
Tropaires et kondakia de l’église.
Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit...
Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. L’Enfer est enchaîné, les prophètes tous ensemble se réjouissent. Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !
Et maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.
Protectrice assurée des chrétiens, Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs ! Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi: « Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, Secours constant de ceux qui t’honorent ».
Le Seigneur donnera la force à son peuple ; le Seigneur bénira son peuple dans la paix. - Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !
Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné ; j’ai reçu bien plus de coups ; plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et je me suis si souvent exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains ! Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma fragilité ! Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait. Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas de le savoir, c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au Paradis et qu’elle y entendit des paroles ineffables qu’il est impossible à l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me vanter ; mais pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me vanter, je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la vérité. Mais je m’abstiens, de peur que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour m’empêcher de me surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de Satan, chargé de me souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. Mais Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma fragilité, afin que sur moi repose la puissance du Christ !
Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle grâce y a-t-il pour vous? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment ! Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Les pécheurs également font cela ! Et si vous prêtez seulement à ceux dont vous espérez recevoir, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Des pécheurs également prêtent à des pécheurs pour recevoir d’eux la même somme ! Au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez-leur sans rien espérer. Votre salaire sera grand et vous serez les fils du Dieu Très-haut, car Il gratifie les ingrats et les méchants. Devenez compatissants comme votre Père est compatissant. »
« Le saint Esprit est amour et Il donne à l’âme la force d’aimer même les ennemis. Celui qui n’a pas cet amour n’a pas encore connu Dieu » (Starets Silouane, moine du Mont-Athos, Paris, 1973, p.101). « Le Seigneur est le Créateur miséricordieux et Il a compassion de tous. Le Seigneur a pitié de tous les pécheurs, comme une mère a pitié de ses enfants, même s’ils suivent un mauvais chemin. Là où il n’y a pas d’amour pour les ennemis et les pécheurs, l’Esprit du Seigneur est absent » (p. 101). « Ce commandement du Christ ‘Aimez vos ennemis’ est le reflet, dans le monde, du parfait amour de Dieu Trinité et constitue la pierre angulaire de tout notre enseignement » (P. Sophrony, p.224).
Depuis plusieurs semaines, des discussions sur la compatibilité entre l'appartenance à l'Eglise et le nationalisme animent les blogs en Russie. Le débat a commencé après la publication par le père Daniel Sysoev, recteur de l'église Saint-Thomas à Moscou, sur son livejournal d'un article qui, à la l'instar de la doctrine sociale de l'Eglise orthodoxe russe, proclamait incompatibles le christianisme et la nationalisme: "Toute forme de nationalisme est contraire au christianisme et, tout simplement, à la raison. Il est évident que la multiplicité des peuples et des nations dans le monde est une conséquence de la malheureuse tour de Babel".
Suite à sa réunion du 17 septembre, le conseil de l'Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale a publié un communiqué. Celui-ci évoque deux voyages récents de Mgr Gabriel de Comane: l'un, du 25 au 27 juillet, en Ukraine, à l'occasion du 1020e anniversaire de la Rus, l'autre du 30 août au 3 septembre à Constantinople. Il est également question du projet de Fondation Saint-Serge, de la poursuite d'actions judiciaires à Biarritz, de la catéchèse des nouveaux immigrants de Russie et d'Europe orientale, des dernières ordinations, de la conférence diocésaine, le dimanche 14 décembre, à l'Institut Saint-Serge, à la suite du colloque consacré au père Alexandre Schmemann.
A la suite de l'intronisation, le samedi 20 septembre à Paris, de Mgr Jean (Yazigi), à la tête de l'archidiocèse du Patriarcat d'Antioche en Europe occidentale et centrale, par le patriarche Ignace IV, un communiqué de presse a été diffusé. Nous vous proposons également le discours d'intronisation de Mgr Jean.
Le monastère de Bose, en Italie, vient de publier un communiqué de presse concernant le colloque, organisé avec le Patriarcat œcuménique de Constantinople et le Patriarcat de Moscou, sur le thème "La paternité spirituelle dans la tradition orthodoxe". Le colloque se tiendra du 18 au 21 septembre. Il est en ligne sur cette page en français (in english).
Le 17 juillet 2008, le ministre serbe des affaires étrangères Vuk Jeremic s'est rendu au département des relations extérieures du patriarcat de Moscou où il s'est entretenu avec son président, le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad. La conversation portait sur les relations entre les peuples serbe et russe, sur la proclamation unilatérale de l'indépendance du Kosovo et sur les projets de reconstruction des églises et monastères détruits dans les régions historiques de la Serbie. Des orientations pour la poursuite des contacts et des projets communs entre l'Eglise orthodoxe russe et le gouvernement serbe ont été proposées.
Suite ?? la d??cision du Patriarcat de Moscou de suspendre sa participation au forum inter orthodoxe de Rhodes, un communiqu?? a ??t?? publi?? dont nous vous proposons la traduction fran??aise :
?? Communiqu??
Nous, les repr??sentants des Eglises orthodoxes qui participons aux travaux de la rencontre inter orthodoxe pour la pr??paration de la synaxe des primats des Eglises territoriales qui aura lieu ?? Constantinople en octobre prochain, nous tenons ?? exprimer notre ??tonnement pour les inexactitudes de la d??claration du d??partement des relations ext??rieures du Patriarcat de Moscou, concernant la d??cision de la d??l??gation de l???Eglise de Russie de quitter les travaux de cette rencontre.
Les ??v??nements ne se sont pas pass??s de la fa??on dont ils ont ??t?? d??crits dans la d??claration en question. Tous les d??l??gu??s ont exprim?? leur d??sappointement devant la d??cision de la d??l??gation russe de quitter la rencontre, et l???ont exhort?? ?? rester, en expliquant que la question estonienne ne pouvait pas ??tre r??solue ?? Rhodes, mais gr??ce ?? des n??gociations entre les deux patriarcats, le Patriarcat ??cum??nique et le Patriarcat de Moscou.
Par ailleurs, le pr??sident (Mgr Emmanuel Adamakis, ndr) a demand?? ?? la d??l??gation du Patriarcat de Moscou d???indiquer si leur pr??sence ?? la r??union pr??paratoire ?? Rhodes signifiait que le Patriarcat de Moscou a chang?? sa position et qu???il participera ?? la synaxe des primats qui aura lieu en octobre prochain et que, si ce n'est pas le cas, ils peuvent rester comme observateurs. Nonobstant, ils ont d??cid?? qu'il valait mieux pour eux de se retirer. Nous sommes attrist??s de constater cette tentative de distorsion des faits.
Rhodes, 20 juin 2008 ??
Mardi 11 mars 2008 : Jean-François Colosimo, professeur à lInstitut Saint-Serge de Paris, directeur de CNRS Editions a donné une conférence intitulée « lexpérience de lenfer dans la sainteté contemporaine »
Le colloque « Bible et vie » se tient annuellement à Nice au centre universitaire méditerranéen (CUM) avait pour sujet général cette année : “lespérance biblique face aux menaces de ce monde”.
Nous vous proposons découter la conférence donnée par le professeur Colosimo.
Le 10 juin 2008, dans la cathédrale Christ-Sauveur de Moscou, le patriarche Alexis a reçu M. Koïchiro Matsuura, directeur général de l'UNESCO. Le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, ainsi que d'autres membres du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, ont participé à cette rencontre.
À l'invitation de l'Église orthodoxe russe, une délégation du ministère de l'intérieur (chargé en France des cultes) et du ministère des affaires étrangères de la République Française s'est rendue du 27 au 29 mai 2008 à Moscou, après avoir visité Saint-Pétersbourg.
À l'invitation de l'Église orthodoxe russe, une délégation du Ministère des Affaires étrangères et du Ministère de l'Intérieur de la République Française s'est rendue le 26 mai à Saint-Pétersbourg. La délégation était composée de M. Alexandre Jevakhoff, Directeur-adjoint du cabinet du Ministre de l'Intérieur (qui, en France, est chargé des Cultes) et de M. Stéphane Chmelewsky, Conseiller pour les affaires religieuses au Ministère des affaires étrangères, accompagnés du hiéromoine Alexandre (Siniakov), responsable des relations avec les Églises et la société du diocèse de Chersonèse.
Le patriarche Elie II, catholicos de Géorgie, considère que l'Eglise orthodoxe géorgienne et l'Eglise orthodoxe russe peuvent mettre leur amitié au profit des relations entre les deux pays qui souffrent d'une crise profonde depuis quelques années. Le primat géorgien est convaincu que les Eglises peuvent jouer un rôle efficace dans la réosultion des conflits diplomatiques. "Les Eglises orthodoxes des deux pays ont préservé les relations fraternelles: elles peuvent donc contribuer à améliorer les rapports politiques", a affirmé le patriarche Elie II.
Le colloque « Bible et vie » qui se tient annuellement à Nice au centre universitaire méditerranéen (CUM) avait pour sujet général cette année : « lespérance biblique face aux menaces de ce monde ». Un résumé des cinq conférences qui ont figuré au programme (voir ci-après) a été réalisé en deux parties dune demi-heure environ.
Ce résumé a été réalisé par le Pasteur Marc Goertz, organisateur du colloque, et le Père Michel Philippenko pour ceux dentre vous qui nont pas eu la possibilité d’aller au Centre Universitaire Méditerranéen (CUM) pour assister aux conférences.
Conférences « Bible et vie » 2008 :
Jeudi 28 février : Jean Delumeau, professeur au Collège de France, Membre de lInstitut : « mille ans de bonheur »
Mardi 4 mars : Bernard Rordorf, professeur émérite de théologie systématique, faculté de théologie protestante de Genève : « réinventer le christianisme »
Jeudi 6 mars : Léo Guez, créateur de lespace « Sephria » à Nice : « du chaos de la création à la rédemption finale »
Mardi 11 mars : Jean-François Colosimo, professeur à lInstitut Saint-Serge de Paris, directeur de CNRS Editions ; « lexpérience de lenfer dans la sainteté contemporaine »
Mercredi 12 mars : Frédéric Baudin, écrivain et conférencier, association Culture Environnement Média :
« dun jardin à lautre ».