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Dimanche 14 décembre 2008, 26ème après Pentecôte, quinzième après la Croix, ton 1
Les saints ancêtres du Seigneur selon la Foi
Tropaire de la Résurrection, t. 1 : La pierre scellée par les Juifs, + et ton corps très pur gardé par les soldats, / Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au monde. // C’est pourquoi les vertus célestes te crient : « ô Donateur de vie, gloire à ta résurrection !+ Gloire à ton royaume !/ Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »//
Troparul Învierii, glasul 1: Piatra fiind pecetluită de iudei şi ostaşii străjuind preacurat Trupul Tău, înviat-ai a treia zi, Mântuitorule, dăruind lumii viaţă. Pentru aceasta, Puterile cerurilor strigau Ţie, Dătătorule de viaţă: Slavă învierii Tale, Hristoase! Slavă împărăţiei Tale! Slavă iconomiei Tale, Unule Iubitorule de oameni!
Tropaire des saints ancêtres, t. 2 : Par la Foi Tu as justifié tes ancêtres, Seigneur, + par eux Tu épousas d’avance / l’Eglise des nations. // Ils se trouvent comblés de gloire et de fierté + à cause de l’illustre fruit de leur lignée, / qui sans semence t’enfanta. // Par leurs prières, ô Christ notre Dieu, / fais que nos âmes reçoivent le salut. // Gloire…
Kondakion des saints ancêtres, t. 6 : Jeunes gens trois fois heureux, + vous n’avez pas vénéré l’image faite de main d’homme, + mais, fortifiés par l’ineffable présence de Dieu, / dans la fournaise de feu vous l’avez glorifié. // Au milieu de la flamme irrésistible vous tenant, + vous avez invoqué le vrai Dieu : « Hâte-Toi de venir à notre aide, Seigneur, + en ta miséricorde et ton amour, / car tout ce que Tu veux, Tu le fais ! »// Et maintenant…
Kondakion de l’avant-fête de Noël, t. 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement/ en une grotte le Verbe qui précède les siècles.// Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse !+ Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né, / le Dieu qui précède les siècles !//
Prokimenon des Ancêtres, t. 4 : Béni sois-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !/ A ton Nom louange et gloire éternellement ! V : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.
Epître : Colossiens 1, 12-18 (notre traduction)
Frères, avec joie rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Il nous a, Lui, arrachés à la puissance des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume du Fils de son amour.
En celui-ci nous avons, par son sang, la délivrance, le pardon de nos péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute créature : en lui tout, dans les cieux et sur la terre, fut créé. Les êtres visibles et invisibles, les trônes, les seigneuries, les principautés et les puissances : tout fut créé par lui et pour lui ; Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui. Il est également la Tête du corps, c’est-à-dire de l’Eglise, Lui qui est le principe, le Premier-né d’entre les morts, pour devenir Lui-même prééminent en tout.
Alléluia des Ancêtres, t. 8 : Moïse et Aaron étaient parmi ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquaient son Nom ! V/ : Ils invoquaient le Seigneur, et Il les exauçait.
Evangile : Luc 14, 16-24 (notre traduction)
En ce temps-là, le Seigneur dit cette parabole. Quelqu’un donnait un grand dîner, et il invita beaucoup de gens. A l’heure du dîner, il envoya son esclave dire aux invités : « Venez, car déjà tout est prêt ». Et tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier dit : « J’ai acheté une terre, et je dois aller la voir ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « J’ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « Je viens de me marier et pour cette raison je ne peux pas venir ». A son retour, l’esclave rapporta cela à son maître. Mécontent, le maître de maison dit à son esclave : « Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. – Maître, dit l’esclave, tes ordres sont exécutés, et il y a encore de la place ! » Le maître dit alors à son esclave : « Va sur les chemins et les long des clôtures, et insiste pour faire entrer les gens, pour que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun des hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner ! » En effet, conclut Jésus, il y a beaucoup d’invités, mais peu d’élus.
În vremea aceea Iisus a zis : « Un om oarecare a fàcut cinà mare si a chemat pe multi ; si a trimis la ceasul cinei pe sluga sa ca sà spunà celor chemati : Veniti, cà iatà toate sunt gata. Si au început toti, câte unul, sà-si cearà iertare. Cel dintâi i-a zis : Tarinà am cumpàrat si am nevoie sà ies ca s-o vàd ; te rog iartà-mà. Si altul a zis : Cinci perechi de boi am cumpàrat si mà duc sà-i încerc ; te rog iartà-mà. Al treilea a zis : Femeie mi-am luat si de aceea nu pot veni. Si întorcându-se, sluga a spus stàpânului sàu acestea. Atunci, mâniindu-se, stàpânul casei a zis : Iesi îndatà în pietele si ulitele cetàtii, si pe sàraci, si pe neputinciosi, si pe orbi, si pe schiopi adu-i aici. Si a zis sluga : Doamne, s-a fàcut precum ai poruncit si tot mai este loc. Si a zis stàpânul càtre sluga : Iesi la drumuri si la garduri si sileste sà intre, ca sà mi umple casa. Càci zic vouà : Nici unul din bàrbati aceia care au fost chemati nu va gusta din cina mea. Càci, a zis Domnul, multi sunt poftiti dar putin sunt alesi.
Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et des Ancêtres : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange : Alléluia ! en ton 1.
Catéchèse : unité de l’Histoire universelle en Christ, écoutons bien les textes de ce jour !
- le tropaire de la Résurrection : l’accomplissement (l’ « économie » est la gestion par Dieu de sa propre grâce dans la Création) des temps dans le « Royaume » qui est, non le Paradis, mais davantage : l’accomplissement de toute créature en Dieu « tout en tous » (1 Corinthiens, 15, 28).
- le tropaire et le kondakion des Ancêtres, ainsi que le prokimenon et l’alleluia évoquent ceux qui, en Israël et dans toutes les nations, ont coopéré à l’œuvre divine par leur foi et la pureté de leur vie. Tout ce qui est noble et bon en l’être humain s’accomplit dans le Christ, synthèse et totalité de tout ce qui est divin et de tout ce qui est humain, réponse à l’aspiration universelle à la vérité, à la justice, à la vérité, à la bonté et à la vie éternelle.
- l’évangile de la fin des temps, quand la « maison de Dieu sera remplie ». Nombre de ceux qui ont été conviés par les prophètes se sont récusés (c’est l’ « infidélité » d’Israël) ; finalement les païens (estropiés, etc.), issus des diverses nations, remplissent la salle du Banquet eschatologique. La fin des temps est figurée comme une fête.
- l’épître : le Christ, Principe et Fin de tout, Alpha et Oméga (cf. Hb.1, 6). « En lui » tout est créé (cf. Genèse 1, 1 : « dans le Principe, Dieu crée… », la nature visible et invisible, et l’être humain. Image du Père, Il est le chef de tout, particulièrement de son Eglise, son Corps et son Sang. Ce texte est cité dans la grande prière de l’Offrande de la liturgie selon saint Basile le Grand. Relisons-le avec enthousiasme, soulignant les expressions : « Fils de l’amour du Père », « Premier-né », c’est-à-dire Prototype, dès la Création et à la Résurrection, de tout vivant, appelé par lui du non-être à l’être, puis de la mort à la vie. Jésus-Christ est apparu dans son monde comme un humain parmi d’autres, mais Il est le Seigneur de ce monde, le Créateur de l’être humain avec le Père et l’Esprit : Homme parfait et Dieu parfait. Nous le glorifions comme tel dans l’humilité de la grotte de Bethléem !
Dimanche 30 novembre 2008, 24ème après Pentecôte, 11ème après la Croix, ton 7.
Mémoire du saint apôtre André le Premier Appelé. Troisième dimanche de l’Avent
Tropaire de la Résurrection, t. 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, / ouvert au Larron le Paradis ; // changé en joie les pleurs des myrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher : // « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, / donnant au monde ta grande miséricorde ! » //
Troparul Învierii, glas 7: Stricat-ai cu Crucea Ta moartea, deschis-ai tâlharului raiul; plângerea mironosiţelor o ai schimbat şi Apostolilor a propovădui ai poruncit că ai înviat, Hristoase Dumnezeule, dăruind lumii mare milă.
Tropaire de saint André, t. 4 : Toi qui des apôtres fut le premier appelé et le propre frère de leur coryphée,+ saint André, intercède auprès du Maître de l’univers/ pour qu’au monde Il fasse le don de la paix et qu’à nos âmes Il accorde la grâce du salut !//
Kondakion de la Résurrection, t. 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, / car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. // L’Enfer est enchaîné, / les prophètes tous ensemble se réjouissent.// Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: / venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !//
Condacul Învierii, glasul 7 : Nu va mai putea încà stàpânia mortii cu puterea sà tinà pe oameni, cà Hristos S-a pogorât, sfàrâmând si tricând puterile ei. Legat este iadul. Proorocii cu un glas se bucurà, zicând celor ce erau pin credintà : Sosit-a Mântuitorul ! Iesiti, credinciosilor, la înviere.
Gloire… Kondakion de saint André, t. 2 : L’éponyme de la vaillance, + le premier appelé parmi les disciples du Sauveur, /André, le frère de Pierre, acclamons-le ; // car il nous répète ce que jadis il lui a dit:/ « Nous avons trouvé l’unique objet de nos désirs ! »//
Et maintenant… Kondakion de l’avant-fête de Noël (us. grec), t. 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement/ en une grotte le Verbe qui précède les siècles.// Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse !+ Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né,/ le Dieu qui précède les siècles !//
Prokimenon dominical, t. 7 : Le Seigneur donnera la force à son peuple ; / le Seigneur bénira son peuple dans la paix. - Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !
Et du saint, t. 8 : Leur son a retenti par toute la terre, / et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde V/ : Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’œuvre de ses mains le firmament l’annonce !
Epître dominical : Colossiens 3, 12-16 : Frères, vous qui êtes saints et bien-aimés de Dieu, vous qui êtes ses élus, revêtez vos cœurs de tendresse et de bonté, de patience, de douceur et d’humilité. Soutenez-vous mutuellement et, si quelqu’un en veut à quelqu’un, faites-vous grâce les uns aux autres. Puisque le Seigneur vous a fait grâce, faites de même à votre tour. Par-dessus tout cela, revêtez-vous d’amour, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ soit l’arbitre de vos cœurs, elle à laquelle, en un seul corps, vous avez été appelés. Enfin, soyez reconnaissants.
Qu’en abondance demeure en vous la parole du Christ. En toute sagesse, instruisez-vous, exhortez-vous mutuellement. Et de tout votre cœur, par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, dans la gratitude, chantez à Dieu ! Et du saint : 1 Corinthiens 4, 9-16
Alléluia dominical, t.7 : Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - Pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit ! Et du saint, t. 1 : Les cieux rendent confessent tes merveilles, Seigneur ! V/ : Dieu est glorifié dans le conseil des saints.
Evangile dominical : Luc 18, 18-27 (notre traduction)
En ce temps-là, un responsable interrogea Jésus et lui dit : « Maître bon, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui répondit : « Pourquoi dis-tu que Je suis bon ? Nul n’est bon que Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère. » L’autre répondit : « Tout cela, je l’ai gardé depuis ma jeunesse ! » A ces mots, Jésus lui dit : « Il te manque encore ceci : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis, viens et suis-moi ! » Quand il entendit ces paroles, l’homme devint très triste, car il était extrêmement riche. Jésus, le voyant attristé, déclara : « Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! » Ceux qui écoutaient Jésus lui demandèrent alors : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus répondit : « Ce qui est impossible pour les humains relève de Dieu. » Et du saint : Jean 1, 35-51
În vremea aceea L-a întrebat un dregàtor, zicând : « Bunule, Învàtàtor, ce sà fac ca sà mostenesc viata de veci ? » Iar Iisus i-a zis : « Pentru ce Mà numesti bun ? Nimeni este bun, decât unul Dumnezeu. Stii poruncile : Sà nu sàvârsesti adulter, sà nu ucizi, sà nu furi, sà nu màrturisesti strâmb, cinsteste pe tatàl si pe mama ta. » Iar el a zis : « Toate acestea le-am pàzit din tineretile mele. » Auzind, Iisus i-a zis : « Încà una îti lipseste : Vinde toate câte ai si le împarte sàracilor, si vei avea comoarà în ceruri ; si vino de urmeazà Mie. » Iar el, auzind acestea, s-a întristat, càci era foarte bogat. Si vàzându-l întristat, Iisus a zis : « Cât de greu vor intra cei ce ai averi în împàràtia lui Dumnezeu ! Cà mai lesne este a trece càmila prin urechile acului decât sà intre bogatul în împàràtia lui Dumnezeu. » Zis-au cei ce ascultau : « Si cine poate sà se mântuiascà ? » Iar El a zis : « Cele sînt cu neputintà la oameni sînt cu putintà la Dumnezeu. »
Koinonikon dominical, et du saint : Leur son a retenti par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde en ton occ. : 7
Catéchèse : encore l’argent ! La richesse : bénédiction ou malédiction ? Richesse des Apôtres…
- Bénédiction : Abraham et tous les patriarches avaient de nombreux et grands biens ; c’était le signe de leur justice et de la faveur de Dieu à leur égard. Personne n’a jamais eu honte d’être riche ; au contraire, on en remercie Dieu et on en fait profiter l’entourage. Rendre à Dieu ce qui vient de Dieu : comportement sacerdotal de l’être humain conscient.
- Grande épreuve, autant que la pauvreté : c’est dans l’usage qu’il en fait que le juste témoigne de sa justice et de sa foi. Les tentations existent : avarice, jouissance égoïste et mépris des pauvres. Aussi la richesse, comme la santé et tous les biens pervertis, peut-elle être un obstacle au salut, selon l’exemple du Mauvais Riche de la parabole.
- Le chrétien, qui choisit selon la Tradition la voie moyenne, sent l’appel à s’enrichir des dons charismatiques de Dieu : ceux qu’énumère l’apôtre Paul dans l’épître de ce dimanche.
- Saint André exprime la vraie richesse : « Nous avons trouvé le Christ ! » (Jn.1, 41). Sa primauté est dans le fait qu’il fut le premier que Jésus Christ appela (il est le « Premier-Appelé ») et le premier à reconnaître Jésus comme Messie. D’autres formes de primauté existent : celle de Pierre qui confessa la vraie foi en modèle des évêques qui se succédèrent dans l’Eglise, et reçut la présidence du collège apostolique, comme les primats de nos jours. Autre forme de primauté : celle de la Mère de Dieu, Prototype de l’humanité nouvelle, honorée au-dessus des chérubins et des séraphins ; saint Jean l’Evangéliste, dont l’oreille entendit battre le cœur divino humain de Jésus, etc. Cette primauté est toujours « parmi des égaux », comme l’est par exemple celle de l’époux par rapport à l’épouse et aux enfants dans la famille.
Dimanche 16 novembre 2008, 22ème après Pentecôte, 9ème après la Croix, ton 5.
Saint apôtre et évangéliste Matthieu et saint Eucher de Lyon. Premier dimanche de l’Avent
Tropaire de la Résurrection en ton 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//
Troparul, glasul al 5-lea: Pe Cuvântul Cel împreună fără de început cu Tatăl şi cu Duhul, Carele S-a născut din Fecioara spre mântuirea noastră, să-L lăudăm, credincioşii, şi să I ne închinăm; că bine a voit a Se sui cu trupul pe Cruce şi moarte a răbda şi a scula pe cei morţi, întru slăvită Învierea Sa.
Tropaire(s) et kondakia de l’église. Gloire…
Kondakion de la Résurrection en ton 5 : Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, Tu as brisé les portes, ô Tout-puissant, pour ressusciter les morts, ô Créateur ! Tu brisas l’aiguillon de la mort, Adam fut délivré de la malédiction, et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes ! Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens…
Prokiménon du dimanche en ton 5: C’est Toi, Seigneur, qui nous garderas, / qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes.
Epître du jour : Ephésiens 4, 1-7 et pour saint Matthieu : 1Corinthiens 4, 9-16.
Frères, je vous encourage, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu : en toute humilité, douceur et patience vous supportant les uns les autres avec charité, appliquez-vous à conserver l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Il n’y a qu’un seul Corps et qu’un seul Esprit, comme il n’y a qu’une seule espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous et en tous.
Alléluia du ton 5: Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité.
Evangile du jour : Luc 10, 25-37 (notre traduction) et pour saint Matthieu : Matthieu 9, 9-13
En ce temps-là, voici qu’un légiste se leva et dit à Jésus pour l’éprouver : « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Dans la Loi qu’est-il écrit? Comment lis-tu ? » Celui-ci répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même ». Jésus lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras ». Mais l’autre, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Répondant Jésus dit : « Quelqu’un descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba dans les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Il se trouva qu’un prêtre descendait par cette route : il le vit, changea de côté et passa. De même un lévite, arrivant à cet endroit, l’aperçut, changea de côté et passa. Mais un Samaritain qui faisait la route arriva près de lui : il le vit et son cœur se serra. Il s’approcha, pansa ses plaies et y versa de l’huile et du vin ; puis il le prit sur sa propre monture et le conduisit dans une auberge, où il prit soin de lui. Le lendemain, il prit deux deniers et les donna à l’aubergiste et dit : Prends soin de lui, et si tu dépenses quelque chose en plus, moi je te rembourserai à mon retour. Lequel de ces trois, à ton avis – demanda Jésus – s’est montré le prochain de la personne tombée aux mains des brigands ? » L’autre dit : « C’est celui qui lui a fait miséricorde ». Alors Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même ! »
În vremea aceea iatà, un învàtàtor de lege s-a ridicat, ispitindu-L, si zicând : « Învàtàtorule, ce sà fac ca sà mostenesc viata de veci ? » Iar Iisus a zis càtre el : « Ce este scris în Lege ? Cum citesti ? » Iar el, ràspunzând, a zis : « Sà iubesti pe Domnul Dumnezeul tàu din toatà inima ta si din tot sufletul tàu si din toatà puterea ta si din tot cugetul tàu, iar pe aproapele tàu ca pe tine însuti. » Iar El i-a zis : « Drept ai ràspuns ; fà aceasta si vei trài. » Dar el, voind sà se îndrepteze pe sine, a zis càtre Iisus : « Si cine este aproapele meu ? » Iar Iisus, ràspunzând, a zis : « Un om cobora de la Ierusalim la Ierihon, si a càzut între tâlhari, care, dupà ce l-au dezbràcat si l-au rànit, au plecat, làsându-l aproape mort. Din întâmplare un preot cobora pe calea aceea, si vàzându-l, a trecut pe alàturi. De asemenea si un levit, ajungând în acel loc si vàzând, a trecut pe alàturi. Iar un samarinean, mergând pe cale, a venit la el si, vàzându-l, i s-a fàcut milà. Si, apropiindu-se, i-a legat rànile, turnând pe ele untdelemn si vin, si, punându-l pe dobitocul sàu, l-a dus la o casà de oaspeti si a purtat grijà de el. Iar a doua zi, scotând doi dinari i-a dat gazdei si i-a zis : ‘Ai grijà de el si, ce vei mai cheltui, eu, când mà voi întoarce, îti voi da.’ Care dintre acesti trei ti se pare cà a fost aproapele celui càzut între tilhari ? » Iar el a zis : « Cel care a fàcut milà cu el. » Si Iisus i-a zis : « Mergi si fà si tu asemenea ! »
La tradition du jeûne et de l’abstinence pendant le carême de Noël ou Avent
Par le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « de saint Martin » (à cause de la fête de saint Martin le Miséricordieux le 11 novembre) ou « de saint Philippe » (à cause de la fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), et Avent (« Venue » du Christ), nous nous préparons corps et âme à accueillir et à glorifier le Verbe incarné. Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle, dure quarante jours et a toujours une date fixe : 15 novembre - 25 décembre. On commence le soir du 14 novembre : si c’est un mercredi ou un vendredi, on commence le 13 au soir.
C’est un carême plus léger que les autres. Nous nous abstenons de viande, d’œufs et de fromage. Le lundi, le mercredi et le vendredi on s’abstient de vin et d’huile. Mais, mardi et jeudi, on prend du vin et de l’huile ; le samedi et le dimanche on prend du poisson, de l’huile et du vin. Le poisson est ainsi consommé au moins jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) et même jusqu’au dimanche des saints Ancêtres (14 décembre cette année), dans l’Eglise roumaine.
La veille de Noël on mange seulement le soir des céréales, des fruits et des légumes. Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence.
Le 21 novembre, mémoire de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, on mange du poisson. Il en est de même les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête.
Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage, parce qu’on prépare la fête de la Nativité.
Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu (par exemple le prophète Isaïe). Nous pouvons prier davantage. Nous pouvons nous confesser plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux (à l’image du Bon Samaritain, de saint Martin et de saint Nicolas) envers notre prochain et avec toutes les créatures. Nous préparons ainsi le grand mystère de Noël : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver. La générosité divine et l’aumône, caractéristiques de l’Avent, seront enseignées aux enfants ; elles contribuent à la transfiguration de la société civile.
Dimanche 9 novembre 2008, 21ème après Pentecôte, 8ème après la Croix, ton 4.
Mémoire des saints Onésiphore et Porphyre d’Ephèse et de saint Nectaire d’Egine, le Nouvel Apparu
Tropaire de la Résurrection, t. 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//
Tropar Învierii, glas 4: Propovăduirea Învierii cea luminată înţelegând-o de la înger uceniţele Domnului şi lepădând osândirea cea strămoşească, Apostolilor lăudându-se au zis: Jefuitu-s-a moartea, sculatu-S-a Hristos Dumnezeu, dăruind lumii mare milă.
Tropaire (s) et kondakia de l’église. Gloire au Père…
Kondakion de la Résurrection, t. 4 : Mon Sauveur et mon Libérateur a ressuscité tous les mortels,+ les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau./ Il a brisé les portes de l’enfer et en Maître souverain Il est ressuscité le troisième jour.// Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir, / nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession, + et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, / Secours constant de ceux qui t’honorent ». //
Prokimenon du ton 4 : Que tes œuvres sont admirables, Seigneur !/ Tu as fait toutes choses dans ta sagesse !// V/ : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu, Tu as été grandement magnifié (!
Epître : Ephésiens 2, 14-22.
Frères, le Christ en personne est notre paix, Lui qui a réuni en un seul peuple les Juifs et les Païens, et qui a fait tomber ce mur de haine qui les séparait. En sacrifiant sa propre chair, Il a mis fin à l’antique Loi, avec tous ses règlements et ses prohibitions. Des deux antagonistes de jadis, Il a formé en lui-même un peuple unique et une humanité nouvelle, réalisant la paix entre eux et les réconciliant avec Dieu. Les uns et les autres, Il les a unis en un seul corps, par cette croix sur laquelle Il a mis à mort l’inimitié. Il est donc venu pour annoncer à tous la bonne nouvelle, l’Evangile de la paix, à vous qui étiez loin et à ceux qui étaient proches, de sorte que par lui nous avons, les uns et les autres, libre accès auprès du Père en un seul Esprit saint. Aussi n’êtes-vous plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes la maison de Dieu. Vous faites partie d’un édifice qui a pour fondations les apôtres et les prophètes, et dont la pierre d’angle est en personne Jésus Christ. En lui, toute la construction s’élève harmonieusement, pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous aussi, vous entrez, les uns unis aux autres, comme pierres de cette construction qui deviendra, par l’Esprit saint, la demeure de Dieu.
Alléluia du ton 4: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.
Evangile : Luc 8, 41-56 (notre traduction).
En ce temps-là, voici qu’arriva un homme du nom de Jaïre : il était chef de synagogue. Tombé aux pieds de Jésus, il le suppliait de venir chez lui, parce qu’il avait une fille unique, d’environ douze ans, et elle se mourait. Et tandis que Jésus s’y rendait, les foules manquaient de l’étouffer. Or une femme en hémorragie depuis douze ans et qui n’avait pu être soignée par personne, s’approcha par derrière et toucha la frange du manteau de Jésus : à l’instant son hémorragie cessa. Et Jésus demanda : « Qui m’a touché ? » Comme tous s’en défendaient, Pierre et ses compagnons lui dirent : « C’est Toi qui commandes, mais les foules te pressent à t’écraser ! » Jésus reprit : « Quelqu’un m’a touché : J’ai senti une puissance sortir de moi. » Voyant qu’elle ne pourrait rester cachée, la femme vint toute tremblante et, se jetant aux pieds de Jésus, révéla devant tout le peuple pour quelle raison elle l’avait touché et comment elle avait été guérie à l’instant. Jésus lui dit : « Fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix ! » Jésus parlait encore, quand de chez le chef de la synagogue quelqu’un vint dire à celui-ci : « Ta fille est morte, ne dérange plus le Maître ! » Mais Jésus, qui avait entendu, lui répondit : « N’aie pas peur; crois seulement, et elle sera sauvée ! » Arrivé à la maison, Jésus ne laissa personne entrer avec lui, sauf Pierre, Jean et Jacques, ainsi que le père et la mère de la petite fille. Tous pleuraient et se lamentaient sur elle, mais Jésus leur dit : « Ne pleurez pas, elle n’est pas morte, mais elle dort ! » Et les gens riaient de lui, sachant bien qu’elle était morte. Mais Jésus lui prit souverainement la main et lui dit à haute voix : « Petite enfant, réveille-toi ! » Le souffle lui revint et, à l’instant même, elle ressuscita. Et Jésus ordonna de lui donner à manger. Ceux qui l’avaient engendrée étaient hors d’eux-mêmes, mais Jésus leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.
În vremea aceea iatà a venit un bàrbat, al càrui numele era Iair si care era mai-marele sinagogii. Si càzând la picioarele lui Iisus, Îl ruga sà intre în casa lui. Càci avea numai o fiicà, ca de doisprezece ani, si ea era pe moarte. Si, pe când se ducea El, multimile Îl împresurau. Si o femeie, care de doisprezece ani avea scurgere de sânge si cheltuise cu doctorii toatà averea ei, si de nici unul nu putuse sà fie vindecatà, apropiindu-se pe la spate, s-a atins de poala hainei Lui si îndatà s-a oprit curgerea sângelui ei. Si a zis Iisus : « Cine este cel ce s-a atins de Mine ? » Dar toti tàgàduind, Petru si ceilalti care erau cu El, au zis : « Învàtàtorule, multimile Te îmbulzesc si Te strâmtoreazà si Tu zici : Cine este cel s-a atins de Mine ? » Iar Iisus a zis : « S-a atins de Mine cineva. Càci am simtit o putere care a iesit din Mine. » Si femeia, vàzându-se vàdità, a venit tremurând si, càzând înaintea Lui, a spus de fatà cu tot poporul din ce cauzà s-a atins de El si cum s-a tàmàduit îndatà. Iar El a-zis : « Îndràzneste, fiicà, credinta ta te-a mântuit. Mergi în pace. » Si încà vorbind El, a venit cineva de la mai-marele sinagogii, zicând : « A murit fiica ta. Nu mai supàra pe Învàtàtorul. » Dar Iisus, auzind, i-a ràspuns : « Nu te teme ; crede numai si se va izbàvi ». Si venind în casa, n-a làsat pe nimeni sà intre cu El, decât numai pe Petru si pe Ioan si pe Iacov si pe tatàl copilei si pe mamà. Si totii plângeau si se tânguiau pentru ea. Iar El a zis : « Nu plângeti ; n-a murit, ci doarme ». Si râdeau de El, stiind cà a murit. Iar El, scotând pe toti afarà si apucând-o de mânà, a strigat, zicând : « Copilà, scoalà-te ! » Si duhul ei s-a întors si a înviat îndatà ; si a poruncit El sà i se dea sà mànânce. Si au ràmas uimiti pàrintii ei. Iar El le-a poruncit sà nu spunà nimànui ce s-a întâmplat.
Homélie et catéchèse : le temps après la Pentecôte est une nouvelle page de l’Histoire universelle
1. L’épître annonce la grande dignité des baptisés, condition totalement nouvelle dans l’Histoire.
2. L’évangile du jour atteste la puissance divine de Jésus Christ, Personne divine faite Homme. La nouvelle définition de la mort est donnée : elle est un sommeil (« dormition »), avant le réveil de la Résurrection universelle (cf. Credo). Le commandement de Jésus : « ne pleure pas » a sa source dans la Résurrection. Les chrétiens ne pleurent pas les défunts, sauf si ceux-ci sont morts dans de grands péchés non pardonnés, et qui peuvent mettre en cause leur salut. Ils pleurent plutôt sur leurs propres péchés, en contradiction avec l’Evangile.
3. Tous les textes comportent l’appel pour les chrétiens à vivre en cohérence avec la réalité nouvelle. Le péché des baptisés est souvent d’être très en retard par rapport à la réalité de leur baptême et du statut nouveau de l’humanité. De la modernité de l’Evangile et de la sainte Tradition, nous sommes quelquefois bien loin !
Dimanche 26 octobre 2008, 19ème après Pentecôte, 6ème après la Croix, ton 2.
Saint et victorieux martyr Démètre de Thessalonique, le Myroblyte (306), saint Amand de Strasbourg (346)
Tropaire de la Résurrection, t. 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, / l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; // et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, / tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//
Troparul Învierii, Glas 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!
Tropaire de saint Démètre de Thessalonique, t. 3 : Au milieu des dangers, + le monde entier a trouvé en toi un puissant défenseur/ pour mettre en fuite, victorieux Athlète, les païens.// Tu as abattu l’arrogance de Lyaios+ et sur le stade encouragé saint Nestor ; / prie le Christ notre Dieu d’accorder à nos âmes la grâce du salut ! Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…
Kondakion de saint Démètre, t.2 : Sous les flots de ton sang, Démètre, + le Seigneur qui t’a donné l’invincible pouvoir empourpra son Eglise/ et garde saine et sauve la ville dont tu es le ferme appui. //
Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu, t.6 : Protectrice assurée des chrétiens…
Prokimenon du dimanche, t.2 (Ps 117, 14 et 18) : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut. // V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort. Et du saint, t.7 (Ps 63, 11): Le juste se réjouira dans le Seigneur, / il mettra en lui son espérance.// V. : Exauce ma prière, Seigneur, quand je te supplie !
Epître dominical : (usage roumain) Ephésiens 2, 4-10 et pour saint Démètre : 2 Timothée 2, 4-10.
Frères, dans l’abondance de sa miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous qui étions morts par suite de nos fautes, Dieu nous a donné la vie avec le Christ. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés ! Il nous a ressuscités et nous a fait siéger avec lui aux célestes séjours, dans le Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi : cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu, indépendamment de nos mérites, afin que nul ne puisse se glorifier. Car nous sommes son œuvre, Il nous a créés en Jésus Christ pour la pratique du bien, dont Il nous a d’avance préparé le chemin.
Alléluia du dimanche, t.2 (Ps 19, 1 et 10): Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons ! Et du saint, t.4 (Ps 91, 13): Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban. V. : Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de notre Dieu.
Evangile dominical: (usage roumain) Luc 8, 26-39 (n. trad.) et pour saint Démètre : Jean 15, 17-16, 2
En ce temps-là, Jésus abordait au pays des Gadaréniens qui est en face de la Galilée : comme Il descendait à terre, de la ville vint à sa rencontre un homme qui avait des démons ; depuis longtemps il ne portait pas de vêtements, et demeurait, non pas dans une maison, mais dans les tombeaux.
Voyant Jésus, il se mit à vociférer, tomba à ses pieds et dit d’une voix forte : « Que me veux-Tu, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’en prie, ne me tourmente pas ! » Jésus en effet commandait à l’esprit impur de sortir de cette personne. Car bien des fois il s’était emparé de lui ; et, pour le garder, on le liait avec des chaînes et des entraves, mais il brisait ses liens et le démon l’entraînait vers les déserts.
Jésus l’interrogea : « Quel est ton Nom ? » - « Légion », répondit-il, car beaucoup de démons étaient entrés en lui ; et ils suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner de s’en aller dans l’abîme.
Or il y avait là un troupeau considérable de porcs en train de paître dans la montagne ; les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans les porcs. Et Jésus le leur permit. Ils sortirent donc de la personne, entrèrent dans les porcs et, du haut de l’escarpement, le troupeau se précipita dans le lac et s’y noya. Voyant ce qui était arrivé, les gardiens prirent la fuite et proclamèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.
Et les gens sortirent voir ce qui s’était passé. Ils s’approchèrent de Jésus et trouvèrent la personne dont étaient sortis les démons, assise aux pieds de Jésus, habillée et dans son bon sens : et ils furent saisis de frayeur.
Ceux qui avaient vu comment le possédé avait été sauvé le proclamèrent. Et toute la population du territoire des Gadaréniens demanda à Jésus de s’éloigner d’eux, car une grande frayeur s’était emparée d’eux. Jésus remontait dans la barque et repartait, quand l’homme dont les démons étaient sortis le pria d’être avec lui ; mais Jésus le renvoya en disant : « Retourne chez toi et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi ». Il s’en alla et publia par la ville entière tout ce que Jésus avait fait pour lui.
În vremea aceea, au ajuns cu corabia în tinutul Gherghesenilor, care este în fata Galileii. Si iesind Domnul pe uscat, L-a întâmpinat un bàrbat din cetate, care avea demon si care de multà vreme nu mai punea hainà pe el si în casa nu mai locuia, ci prin morminte. Si vàzând pe Iisus, strigând,a càzut înaintea Lui si cu glas mare a zis : « Ce ai cu mine, Iisuse, Fiul lui Dumnezeu, Celui Preaînalt ? Rogu-Te, nu mà chinui ». Càci Iisus poruncea duhului necurat sà iasà din om, pentru cà de multi ani îl stàpânea, si era legat în lanturi si în obezi, pàzindu-l, dar el, sfàrâmând legàturile, era mânat de demon, în pustie. Si l-a întrebat Iisus, zicând : « Care-ti este numele ? » Iar el a zis : « Legiune ». Càci demoni multi intaserà în el. Si-L rugàu pe El sà nu le porunceascà sà meargà în adînc. Si era acolo o turmà mare de porci, care pàsteau pe munte. Si L-au rugat sà le îngàduie sà intre în ei ; si le-a îngàduit. Si, iesind demonii din om, au intrat în porci, iar turma s-a aruncat de pe tàrm în lac si s-a înecat. Iar pàzitorii vàzând ce s-a întâmplat, au fugit si au vestit în cetate si prin sate. Si au iesit sà vadà ce s-a întâmplat si au venit la Iisus si au gàsit pe omul din care iesiserà demonii, îmbràcat si întreg la minte, sezând jos, la picioarele lui Iisus, si s-au înfricosat. Si cei ce vàzuserà le-au spus cum a fost izbàvit demonizatul. Si L-a rugat pe El toatà multimea din tinutul Gherghesenilor sà plece de la ei, càci erau cuprinsi de fricà mare. Iar El, întrând în corabie, S-a înapoiat.Iar bàrbatul din care iesiserà demonii Îl ruga sà ràmânà cu El. Iisus însà i-a dat drumul, zicând : « Întoarce-te în casa ta si spune cât bine ti-a fàcut tie Dumnezeu. Si a plecat, vestind în toate cetatea câte îi fàcuse Iisus.
Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et du saint, t. 2 (Ps 111) : Le juste sera en mémoire éternelle ; / il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction : Alléluia ! »//, en ton occ. : t.2
Le saint et victorieux martyr Démètre (ou Démétrios, Dimitri, …) était au 4è s. officier de l’empereur Maximien. Dénoncé comme chrétien, il fut jeté dans un cachot malsain. Avec sa bénédiction, le jeune Nestor affronta dans l’amphithéâtre le géant Lyaios et le tua, tel David Goliath, en criant « Dieu de Dimitrios, viens à mon aide ! ». Il fut bientôt exécuté avec Démètre. Lupus, le serviteur de celui-ci, avec sa tunique baignée de sang et sa bague, fit de nombreux miracles, avant d’avoir à son tour la tête tranchée. Du corps de Dimitrios coulait une huile parfumée guérissant les malades de Thessalonique. Aussi est-il appelé « myroblyte » - « donateur de myrrhe ».
Dimanche 30 septembre 2007, 18ème après Pentecôte, 5ème après la Croix, ton 1.
Saint prophète Joël, saint Vrain de Cavaillon, saint Jean de Ryla.
Tropaire de la Résurrection en ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, + et ton corps très pur gardé par les soldats, / Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au monde. // C’est pourquoi les vertus célestes te crient : « ô Donateur de vie, gloire à ta résurrection !+ Gloire à ton royaume !/ Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »//
Troparul Învierii, glasul 1: Piatra fiind pecetluită de iudei şi ostaşii străjuind preacurat Trupul Tău, înviat-ai a treia zi, Mântuitorule, dăruind lumii viaţă. Pentru aceasta, Puterile cerurilor strigau Ţie, Dătătorule de viaţă: Slavă învierii Tale, Hristoase! Slavă împărăţiei Tale! Slavă iconomiei Tale, Unule Iubitorule de oameni!
Tropaire(s) et kondakion (a) de l’église. Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…
Kondakion de la Résurrection en ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, / Tu as ressuscité le monde avec toi ; // la nature humaine te chante comme Dieu, la mort s’évanouit, + Adam jubile, Seigneur, / et Eve, désormais libérée de ses liens, proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !// Et maintenant et toujours…
Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir, / nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession, + et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, / Secours constant de ceux qui t’honorent ». //
Prokimenon du ton 1 : Que ta miséricorde, Seigneur, vienne sur nous, / comme nous avons mis en toi notre espérance !// V/ : Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux hommes droits convient la louange !
Epître : Galates 1, 11-19 – usage roumain, n. trad.
Frères, je vous informe que la bonne Annonce (l’Evangile) annoncée par moi n’est pas humaine. Je ne l’ai pas reçue d’un être humain, elle ne m’a été enseignée par personne, mais révélée par Jésus-Christ.
Vous avez entendu parler de la façon dont je me conduisais quand j’étais attaché à la religion juive. Vous savez comment je persécutais avec violence l’Eglise de Dieu et m’efforçais de la détruire. Je surpassais bien des compatriotes juifs de mon âge dans la pratique de la religion juive ; j’étais extrêmement zélé pour les traditions de mes pères.
Lorsque Celui qui m’a choisi dans les entrailles de ma mère et m’a appelé par sa grâce eut la bienveillance de révéler son Fils en moi pour que j’en fasse la bonne Annonce aux nations, aussitôt, sans consulter ni la chair ni le sang, et sans me rendre à Jérusalem pour voir ceux qui furent apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie, puis je suis retourné à Damas. C’est trois ans plus tard que je me suis rendu à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n’ai vu aucun autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur.
Alléluia du ton 1 : Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples ! - Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles.
Evangile : Luc 7, 11-16 – n. trad.
En ce temps-là, (après la guérison du fils du centurion) Jésus se rendit à une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Comme Il approchait de la porte de la ville, voilà qu’on portait en procession un mort : c’était le fils unique de sa mère, qui était veuve. Une foule sortie de la ville se trouvait avec elle. Quand le Seigneur la vit, Il fut ému pour elle dans ses entrailles et lui dit : « Ne pleure pas ! » Et s’avançant Il toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent. Jésus dit : « Jeune homme, Je te le dis, réveille-toi ! » Le cadavre se dressa sur son séant et se mit à parler. Jésus le donna à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous ! » et aussi : « Dieu a pris en considération son peuple ! »
În vremea aceea, (dupà vindecàri fiului ostasului), Iisus S-a dus într-o cetate numità Nain si cu El împreunà mergeau ucenicii Lui si multà multime. Iar când S-a apropiat de poarta cetàtii, iatà scoteau un mort, singurul copil al mamei sale, si ea era vàduvà, si multime mare din cetate era cu ea. Si, vàzând-o, Domnul, I s-a fàcut milà de ea si le-a zis : « Nu plânge ! » Si apropiindu-Se, S-a atins de sicriu, iar cei ce-l duceau s-au oprit. Si a zis : « Tinere, tie îti zic, scoalà-te ! » Si s-a ridicat mortul si a început sà vorbeascà, si l-a dat mamei lui. Si fricà i-a cuprins pe toti si slàveau pe Dumnezeu, zicând : « Prooroc mare s-a ridicat între noi si Dumnezeu a cercetat pe poporul Sàu ! »
Catéchèse/ homélie : comparer cet évangile avec le miracle du prophète Elie (1 Rois, 17, 17-24).
« Voici ce qui arriva après ces événements (miracle de la farine et de l’huile). Le fils de cette femme (la veuve de Sarepta), la propriétaire de la maison, tomba malade. Sa maladie fut si violente qu’il ne resta plus de souffle en lui. La femme dit à Elie : ‘Qu’y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu ? Tu es venu chez moi pour rappeler ma faute et faire mourir mon fils.’ Il lui répondit : ‘Donne-moi ton fils.’ Il le prit des bras de la femme, le porta dans la chambre haute où il logeait, et le coucha sur son lit. Puis il invoqua le Seigneur en disant : ‘Seigneur, mon Dieu, veux-Tu du mal même à cette veuve chez qui je suis venu en émigré, au point que Tu fasses mourir son fils ?’ Elie s’étendit trois fois sur l’enfant et invoqua le Seigneur en disant : ‘Seigneur, mon Dieu, que le souffle de cet enfant revienne en lui !’ Le Seigneur entendit la voix d’Elie, et le souffle de l’enfant revint en lui, il fut vivant. Elie prit l’enfant, le descendit de la chambre haute dans la maison, et le donna à sa mère ; Elie dit : ‘Regarde ! Ton fils est vivant.’ La femme dit à Elie : ‘Oui, maintenant, je sais que tu es un homme de Dieu et que la parole du Seigneur est vraiment dans ta bouche.’ »
Note i) de la T.O.B., p.679 : les malheurs étaient souvent considérés comme la punition d’une faute ; la veuve pense que la présence d’Elie a rappelé au Seigneur la faute pour laquelle Il lui avait déjà pris son mari et va lui prendre encore son fils (cf. 1 Rois 18, 9 ; Luc 13, 1 ; Jean 9, 2-3).
Pour le verbe « réveille-toi », voir la longue note v) de la T.O.B., p.2471 qui explique notre traduction.
La condition de la veuve en milieu sémitique : « Solitaire (Baruch 4, 12-16), la veuve représente un cas typique de malheur (Isaïe 47, 9). Son costume (Genèse 38, 14 ; Judith 10, 3) manifeste un double deuil : à moins d’un nouveau mariage elle a perdu l’espoir de la fécondité ; elle est sans défense » (V.T.B., p.1343).
Commentaire allégorique : « Cette veuve entourée d’une foule du peuple… a mérité d’obtenir par ses larmes la résurrection de l’adolescent, son fils unique ; c’est que la sainte Eglise rappelle à la vie, du cortège funèbre et des extrémités du tombeau, le peuple le plus jeune, eu égard à ses larmes ; et il lui est interdit de pleurer celui à qui est réservée la résurrection… Quel est ce tombeau, le vôtre, sinon les mauvaises mœurs. Votre tombeau est le manque de foi ; votre sépulcre est cette gorge qui profère des paroles de mort. C’est le sépulcre dont le Christ vous délivre ; de ce tombeau vous ressusciterez si vous écoutez la parole de Dieu. Même s’il y a péché grave, que vous ne puissiez laver vous-même par les larmes de votre repentir, que pour vous pleure cette mère, l’Eglise, qui intervient pour ses fils … car elle compatit par une souffrance spirituelle qui lui est naturelle… alors vous vous mettrez à dire des paroles de vie. » (saint Ambroise de Milan, Sur Saint-Luc, V. 91-93)
Dimanche 12 octobre 2008, 17ème de Pentecôte, les Pères du VIIème concile œcuménique (787), t. 8
Tropaire de la Résurrection en ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, / ô Plein de bonté !// Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, + afin de nous délivrer de nos passions, / ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !//
Tropaire des saints Pères en ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu, + qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux, / et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi. // Dieu de miséricorde, / Seigneur, gloire à toi !//
Kondakion de la Résurrection en ton 8 : Ressuscité du tombeau, / Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ; // Eve danse de joie en ta Résurrection+ et les confins de la terre/ célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !// Gloire…
Kondakion des saints Pères en ton 8 : Le message des Apôtres et l’enseignement des Pères saints/ pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi. // Portant la tunique de vérité tissée par la céleste révélation, / elle dispense fidèlement et glorifie le grand mystère de la foi. // Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens…
Prokimenon du ton 8 : Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ; / vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand ! Et des Pères en ton 8 : Réjouissez-vous dans le Seigneur, + exultez, ô justes, / glorifiez-vous en lui, vous tous qui avez le cœur droit ! // V/ : Bienheureux ceux dont les iniquités ont été remises, et dont les péchés ont été couverts !
Epître du jour et des saints Pères : Galates 2, 16-20 et Tite 3, 8-15
Frères, nous savons que l’être humain est reconnu juste devant Dieu uniquement à cause de sa foi en Jésus-Christ, non parce qu’il accomplit ce qu’ordonne la Loi donnée à Moïse. C’est pourquoi, nous aussi, nous avons cru en Jésus-Christ afin d’être reconnus justes à cause de notre foi au Christ et non pour avoir accompli ce qu’ordonne cette Loi. Car personne ne sera reconnu juste devant Dieu pour avoir accompli ce qu’ordonne la Loi. Mais si, alors que nous cherchons à être reconnus justes grâce au Christ, il se trouve que nous sommes pécheurs autant que les non-Juifs, cela signifie-t-il que le Christ sert la cause du péché ? Certainement pas ! Si je me mets à reconstruire le système de la Loi que j’ai détruit, je refais de moi-même quelqu’un qui désobéit à la loi. Or, en ce qui concerne la Loi, je suis mort, d’une mort provoquée par la Loi elle-même, afin que je puisse vivre pour Dieu. J’ai été mis à mort avec le Christ sur la Croix, de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. La vie humaine qui est la mienne maintenant, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui a donné sa vie pour moi.
Tite, mon enfant, notre doctrine est digne de foi, et sur ce point je veux que tu insistes, afin que ceux qui croient en Dieu s’appliquent à être les premiers dans les œuvres du bien. Car cela est bon et utile aux humains. Evite au contraire les folles questions, généalogies, disputes et polémiques au sujet de la Loi, car elles sont vaines et sans utilité. Celui qui fomente la division, avertis-le jusqu’à deux fois, puis romps avec lui, sachant qu’un tel individu s’est égaré et qu’il se condamne lui-même en continuant à pécher. Lorsque je t’aurai envoyé Artémas ou Tychique, hâte-toi de me rejoindre à Nicopolis. C’est là que j’ai décidé de passer l’hiver. Prends toutes dispositions pour le voyage du juriste Zénas et d’Apollos, afin qu’ils ne manquent de rien. Les nôtres aussi doivent apprendre à exceller dans la pratique du bien, pour faire face à de pressantes nécessités et pour ne pas rester sans produire de fruits. Tu as le salut de tous ceux qui sont avec moi. Salue ceux qui, dans la foi, sont nos amis. La grâce de Dieu soit avec vous tous : Amen !
Alléluia du ton 8 : Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur ! V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes ! Et des saints Pères en ton 1 : Le Dieu des dieux, le Seigneur, a parlé : Il a appelé la terre, de l’Orient à l’Occident. - Rassemblez devant lui ses saints, qui scellèrent son testament par des sacrifices.
Evangile du jour et des saints Pères : Luc 8, 5-15 et Jean 17, 1-13
En ce temps-là Jésus dit la parabole suivante.
« Un homme sortit pour semer du grain. Tandis qu’il répandait la semence dans son champ, une partie des grains tomba le long du chemin : on marcha dessus et les oiseaux les mangèrent. Une autre partie tomba sur un sol pierreux : dès que les plantes poussèrent, elles se desséchèrent parce qu’elles manquaient d’humidité. Une autre partie tomba parmi des plantes épineuses qui poussèrent en même temps que les bonnes plantes et les étouffèrent. Mais une autre partie tomba dans la bonne terre ; les plantes poussèrent et produisirent des épis : chacun portait cent grains. » Et Jésus ajouta : « Ecoutez bien, si vous avez des oreilles pour entendre ! » Les disciples de Jésus lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Jésus leur répondit : « Vous avez reçu, vous, la connaissance des secrets du Royaume de Dieu ; mais aux autres gens, ils sont présentés sous forme de paraboles afin qu’ils puissent regarder, mais sans voir ; qu’ils puissent entendre, mais sans comprendre.
Voici ce que signifie cette parabole. La semence, c’est la Parole de Dieu. Certaines personnes sont semblables au bord du chemin où tombe le grain : elles entendent, mais le diable arrive et arrache la Parole de leur cœur pour les empêcher de croire et d’être sauvés. D’autres ressemblent à un sol pierreux : ils entendent la Parole et la reçoivent avec joie. Mais ils ne la laissent pas s’enraciner, ils ne croient qu’un instant et ils abandonnent la foi au moment où survient l’épreuve. La semence qui tombe parmi les plantes épineuses représente ceux qui entendent ; mais ils se laissent étouffer en chemin par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ils ne donnent pas de fruits mûrs. La semence qui tombe dans la bonne terre représente ceux qui écoutent la Parole et la gardent dans un cœur bon et bien disposé, qui demeurent fidèles et portent ainsi des fruits. »
En ce temps-là (ayant parlé de sa victoire sur le monde), Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir sur toute chair que Tu lui as donné, Il donne la vie éternelle à tous ceux que Tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, Toi, le seul vrai Dieu, et celui que Tu as envoyé, Jésus Christ. Je t’ai glorifié sur la terre, J’ai achevé l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de cette gloire que J’avais auprès de toi avant que le monde ne fût.
J’ai manifesté ton Nom aux humains que Tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi, Tu me les as donnés et ils ont observé ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que Tu m’as donné vient de toi, que les paroles que Je leur ai données sont celles que Tu m’as données. Ils les ont reçues, ils ont véritablement connu que Je suis sorti de toi, et ils ont cru que Tu m’as envoyé. Je prie pour eux ; Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu m’as donnés : ils sont à toi, et tout ce qui est à moi est à toi comme tout ce qui est à toi est à moi, et J’ai été glorifié en eux. Désormais Je ne suis plus dans le monde ; eux restent dans le monde, tandis que Moi Je vais à toi. Père saint, garde-les en ton Nom que Tu m’as donné, pour qu’ils soient un comme nous sommes un. Lorsque J’étais avec eux, Je les gardais en ton Nom que Tu m’as donné ; Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu, hormis le fils de perdition, en sorte que l’Ecriture fût accomplie. Maintenant Je vais à toi et Je dis ces paroles dans le monde pour qu’ils aient en eux ma joie dans sa plénitude ! »
Chant de communion du dimanche : Louez… ! Et des Pères en ton 8 : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! / Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !
Dimanche 5 octobre 2008, 3ème après la Croix, 16ème après Pentecôte, ton 7.
Sainte et victorieuse martyre Charitine et saint Placide
Tropaire de la Résurrection, t. 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, / ouvert au Larron le Paradis ; // changé en joie les pleurs des myrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher : // « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, / donnant au monde ta grande miséricorde ! » //
Troparul Învierii, glas 7: Stricat-ai cu Crucea Ta moartea, deschis-ai tâlharului raiul; plângerea mironosiţelor o ai schimbat şi Apostolilor a propovădui ai poruncit că ai înviat, Hristoase Dumnezeule, dăruind lumii mare milă.
Tropaires et kondakia de l’église. Gloire…
Kondakion de la Résurrection en ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, / car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. // L’Enfer est enchaîné, / les prophètes tous ensemble se réjouissent.// Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: / venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !//
Condacul Învierii, glasul 7 : Nu va mai putea încà stàpânia mortii cu puterea sà tinà pe oameni, cà Hristos S-a pogorât, sfàrâmând si tricând puterile ei. Legat este iadul. Proorocii cu un glas se bucurà, zicând celor ce erau pin credintà : Sosit-a Mântuitorul ! Iesiti, credinciosilor, la înviere. Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir, / nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession, + et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, / Secours constant de ceux qui t’honorent ». //
Prokimenon de la Résurrection, t. 7 : Le Seigneur donnera la force à son peuple ; le Seigneur bénira son peuple dans la paix. - Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !
Epître du jour : 2 Corinthiens 11, 31-12, 9
Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné ; j’ai reçu bien plus de coups ; plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et je me suis si souvent exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains ! Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma fragilité ! Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait. Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas de le savoir, c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au Paradis et qu’elle y entendit des paroles ineffables qu’il est impossible à l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me vanter ; mais pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me vanter, je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la vérité. Mais je m’abstiens, de peur que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour m’empêcher de me surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de Satan, chargé de me souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. Mais Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma fragilité, afin que sur moi repose la puissance du Christ !
Alléluia du jour, t. 7 : Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !
Evangile du jour : Luc 6, 31-36 (n. trad.)
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle grâce y a-t-il pour vous? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment ! Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Les pécheurs également font cela ! Et si vous prêtez seulement à ceux dont vous espérez recevoir, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Des pécheurs également prêtent à des pécheurs pour recevoir d’eux la même somme ! Au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez-leur sans rien espérer. Votre salaire sera grand et vous serez les fils du Dieu Très-haut, car Il gratifie les ingrats et les méchants. Devenez compatissants comme votre Père est compatissant. »
În vremea aceea, Iisus spunea : « Precum voiti sà và facà vouà oamenii, faceti-le si voi asemenea. Si dacà iubiti pe cei ce và iubesc, ce ràsplatà puteti avea ? Càci si pàcàtosii iubesc pe cei ce îi iubesc pe ei. Si dacà faceti bine celor ce và fac vouà bine, ce multumire puteti avea ? Cà si pàcàtosii acelasi lucru fac. Si dacà dati împrumut celor de la care nàdàjduiti sà luati înapoi, ce multumire puteti avea ? Cà si pàcàtosii dau cu împrumut pàcàtosilor, ca sà primeascà înapoi întocmai. Ci iubiti pe vràjmasii vostri si faceti bine si dati cu împrumut, fàrà sà nàdàjduiti nimic în chimb, si ràsplata voastrà va fi multà si veti fi fii Celui Preaînalt, cà El este bun cu cei nemultumitori si rài. Fiti milostivi, precum si Tatàl vostru este milostiv ».
Catéchèse/homélie : l’enseignement de saint Silouane l’Hagiorite sur l’amour des ennemis.
« Le saint Esprit est amour et Il donne à l’âme la force d’aimer même les ennemis. Celui qui n’a pas cet amour n’a pas encore connu Dieu » (Starets Silouane, moine du Mont-Athos, Paris, 1973, p.101). « Le Seigneur est le Créateur miséricordieux et Il a compassion de tous. Le Seigneur a pitié de tous les pécheurs, comme une mère a pitié de ses enfants, même s’ils suivent un mauvais chemin. Là où il n’y a pas d’amour pour les ennemis et les pécheurs, l’Esprit du Seigneur est absent » (p. 101). « Ce commandement du Christ ‘Aimez vos ennemis’ est le reflet, dans le monde, du parfait amour de Dieu Trinité et constitue la pierre angulaire de tout notre enseignement » (P. Sophrony, p.224).
Dimanche 28 septembre 2008, 2ème après la Croix, 15ème après Pentecôte, ton 6.
Saint Chariton le Confesseur et saint Exupère de Toulouse
Tropaire de la Résurrection, t. 6 : Devant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats, / furent frappées d’effroi.// Marie-Madeleine se tenait près du tombeau/ et cherchait ton corps immaculé.// Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ; + Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie:/ Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !//
Tropar Învierii, glasul 6: Puterile îngereşti la mormântul Tău şi străjerii au amorţit şi sta Maria la mormânt, căutând preacurat Trupul Tău. Prădat-ai iadul, nefiind ispitit de dânsul; întâmpinat-ai pe Fecioara, dăruind viaţă. Cela ce ai înviat din morţi, Doamne, slavă Ţie!
Tropaires et kondakia de l’église. Gloire…
Kondakion de la Résurrection, t. 6: De sa main vivifiante, le Seigneur Source-de-vie, le Christ notre Dieu,+ a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’enfer,/ accordant la résurrection à tout le genre humain.// Il est vraiment notre Sauveur, / notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l’univers !//
Condacul Învierii, glasul 6 : Cu palma cea începàtoare de viatà, pe cei morti din adâncurile cele întunecoase înviindu-le pe toti, Dàtàtorul de viatà, Hristos Dumnezeu, înviere a dàruit neamului omenesc ; cà este Mântuitorul tuturor, învierea si viata si Dumnezeu a toate. Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir, / nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession, + et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, / Secours constant de ceux qui t’honorent ». //
Prokimenon du dimanche, t. 6 : Seigneur, Sauve ton peuple, / et bénis ton héritage !// Vers toi, Seigneur, je crie ; mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !
Epître : 2 Corinthiens 9, 6-11
Frères, rappelez-vous ceci : celui qui sème peu récoltera peu ; celui qui sème beaucoup récoltera beaucoup. Il faut donc que chacun donne comme il a décidé de le faire, ni à regret ni par obligation ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu a le pouvoir de vous accorder en abondance toutes sortes de biens, afin que vous ayez toujours tout ce qui vous est nécessaire et qu’il vous reste encore bien assez pour toutes les œuvres bonnes. Comme l’Ecriture le déclare : « Il donne largement aux pauvres ; sa générosité dure pour toujours » (psaume 112, 9). Dieu qui fournit de la semence au semeur et du pain pour se nourrir, vous fournira toute la semence dont vous avez besoin et la fera croître, pour que votre générosité produise beaucoup de fruits. Il vous rendra suffisamment riches en tout temps pour que vous puissiez sans cesse vous montrer généreux, de sorte que beaucoup remercieront Dieu pour les dons que vous nous ferez et que nous leur transmettrons.
Alléluia du dimanche, t. 6 : Celui qui demeure sous le secours du Très Haut repose sous la protection du Dieu du ciel. - Il dit au Seigneur : « Tu es mon soutien et mon refuge : mon Dieu, en qui je mets mon espérance ! »
Evangile : Luc 5, 1-11
En ce temps-là Jésus se tenait au bord du lac de Génésareth et la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Jésus vit deux barques sur la rive : les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans l’une des barques, qui appartenait à Simon, et pria celui-ci de s’éloigner un peu du bord. Jésus s’assit dans la barque et se mit à enseigner la foule. Quand Jésus eut fini de parler, Il dit à Simon : « Avance la barque à un endroit où l’eau est profonde, puis, toi et tes compagnons, jetez vos filets pour pêcher ». Simon lui répondit : « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre. Mais puisque Tu me dis de le faire, je jetterai les filets ».
Simon et ses compagnons jetèrent donc leurs filets et prirent une si grande quantité de poissons que les filets commençaient à se rompre. Ils firent alors signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent et ils remplirent les deux barques de tant de poissons qu’elles enfonçaient dans l’eau. Quand Simon Pierre vit cela, il se mit à genoux devant Jésus et il dit : « Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! »
Simon, ainsi que tous ceux qui étaient avec lui, étaient en effet saisis de stupeur, à cause de la grande quantité de poissons qu’ils avaient prise. Il en était de même des compagnons de Simon, Jacques et Jean, les fils de Zébédée. Mais Jésus dit à Simon : « N’aie pas peur ; dès maintenant, ce sont des êtres humains que tu prendras. » Ils poussèrent alors leurs barques à terre, laissèrent tout et suivirent Jésus.
În vremea aceea, pe când multimea Îi îmbulzea, ca sà asculte cuvântul lui Dumnezeu, si El sedea lângà lacul Ghenizaret, Iisus a vàzut douà coràbii oprite lângà tàrm, iar pescarii, coborând din ele, spàlau mrejele. Si urcându-Se într-una din coràbii care era a lui Simon, l-a rugat s-o depàrteze putin de la uscat. Si, sezând în corabie, învàta, din ea, multimile. Iar când a încetat de a vorbi, i-a zis lui Simon : « Mânà la adânc si làsati în jos mrejele voastre, ca sà pescuiti ». Si, ràspunzând, Simon a zis : « Învàtàtorule, toatà noaptea ne-am trudit si nimic nu am prins, dar, dupà cuvântul Tàu, voi arunca mrejele ». Si fàcând ei aceasta, au prins multime mare de peste, cà îi se rupeau mrejele. Si au fàcut semn celor care erau în cealaltà corabie, sà vinà sà le ajute. Si au venit si au umplut amândouà coràbiile, încât erau gata sà se afunde. Iar Simon Petru, vàzând aceasta, a càzut la genunchii lui Iisus, zicând : « Iesi de la mine, Doamne, cà sînt om pàcàtos ! » Càci spaima îl cuprinsese pe el si pe toti cei ce erau cu el, pentru pescuitul pestilor pe care îi prinseserà. Tot asa si pe Iacov si pe Ioan, fiii lui Zevedeu, care erau împreunà cu Simon. Si a zis Iisus càtre Simon : « Nu te teme ! De acum înainte vei fi pescar de oameni. » Si tràgând coràbiile la tàrm, au làsat totul si au mers dupà Iisus.
Homélie/catéchèse : nous magnifions la générosité de Dieu et la manifestons par l’aumône et toute œuvre de bien.
- la divine liturgie glorifie la générosité divine : « Mon âme bénit le Seigneur et n’oublie aucun de ses bienfaits ! Le Seigneur est compatissant et miséricordieux, longanime et plein de miséricorde ! » (Ps 102) ; « le Seigneur a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qu’elle renferme… Il fait justice aux opprimés, Il donne du pain aux affamés … protège l’étranger… » (Ps 145) ; « Tu nous as appelés du non être à l’être, Tu nous as relevés, nous qui étions tombés, et Tu n’as pas cessé d’agir jusqu’à ce que Tu nous aies élevés au ciel et nous aies fait don de ton Royaume à venir… nous te rendons grâce… pour tous les bienfaits connus ou ignorés de nous,…répandus sur nous… » (Anaphore de saint Jean Chrysostome).
- comment le Seigneur distribue-t-Il ses bienfaits ? Par l’intermédiaire de ses serviteurs, surtout ceux qui sont, par la Foi, unis à son Corps, l’Eglise, mais également par toute personne généreuse qui fait la volonté de Dieu sans même le connaître encore. Dieu agit dans son monde par les anges, par les saints, par les personnes humaines, les artisans de paix, tous ceux qui distribuent aux autres les biens qu’ils ont reçus de lui. Par exemple, l’argent dont nous disposons nous vient de Dieu : et nous le distribuons à notre tour par l’aumône (lire le livre de Tobie dans la Bible) ; ou bien, le Seigneur Père, Fils et saint Esprit soigne et guérit par la main des médecins ; Il fait lever la graine par le travail du laboureur, Il protège l’étranger par le biais des associations caritatives, etc. Le bien, le beau et le bon que l’être humain accomplit ont leur source dans le Père céleste, incompréhensiblement bon et généreux : dans la divine liturgie, les Béatitudes répondent ainsi aux psaumes des antiennes. L’aumône consiste à reconnaître que l’on n’est pas propriétaire des biens, qu’ils appartiennent à Dieu qui nous les a confiés afin que nous les distribuions eucharistiquement autour de nous.
Dimanche 14 sept. 2008, 13ème ap. la Pentecôte, t.4. Exaltation de la sainte et vivifiante Croix.
Dormition de saint Jean Chrysostome. Jour d’abstinence rigoureuse.
Antienne 1 : Seigneur mon Dieu, écoute-moi : pourquoi m’as-Tu abandonné ?
Refrain en ton occurrent : Par les prières de la Mère de Dieu, ô Sauveur, sauve-nous!
Pourquoi t’éloignes-Tu sans me sauver, sans écouter mes gémissements ? Refrain
Et pourtant Tu habites le sanctuaire, ô Gloire d’Israël ! Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Refrain
Antienne 2 : Pourquoi, Seigneur, nous rejeter jusqu’à la fin, t’irriter contre les brebis de ton bercail ?
Refrain en t. occ. : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, nous qui te chantons : Alléluia !
Souviens-Toi de ton peuple que Tu acquis dès l’origine, que Tu rachetas comme la tribu de ton héritage. Refrain
Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut. Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu…
Antienne 3 : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples ! Il siège sur les chérubins, que chancelle la terre !
Refrain : Tropaire de la fête, ton 1
En Sion le Seigneur est grand, exalté par-dessus tous les peuples. Refrain
Que les peuples célèbrent ton Nom de majesté, car il est saint et redoutable ! Refrain
Gloire au Père… et maintenant… Refrain
Isodikon (chant d’entrée) : Exaltez le Seigneur notre Dieu ! Prosternez-vous devant son trône, car il est saint ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, nous qui te chantons : Alléluia !
Tropaire de la fête, ton 1 : Seigneur, sauve ton peuple, et bénis ton héritage ! Accorde à ton Eglise la victoire sur ses adversaires, et par ta Croix sauve les nations qui t’appartiennent ! Gloire et maintenant…
Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui souffris librement d’être exalté sur la Croix, au nouveau peuple appelé de ton Nom accorde ta bienveillance, ô Christ notre Dieu ! Donne force à tes fidèles serviteurs, les protégeant de toute adversité : que ton alliance leur soir une arme de paix, un invincible trophée !
Au lieu du trisagion : Devant ta croix, nous nous prosternons, ô Maître, et ta sainte résurrection, nous la chantons !
Prokimenon en ton 7 : Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son trône, car il est saint ! V : Le Seigneur règne, que tremblent les peuples !
Epître : 1 Co 1, 18-24
Frères, la prédication de la mort du Christ sur la Croix est une folie pour ceux qui se perdent ; mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est la puissance de Dieu. Voici ce que l’Ecriture déclare : Je détruirai la sagesse des sages ; Je rejetterai le savoir des gens intelligents (Ez 29, 14). Alors, que peut encore dire le sage ? ou l’homme instruit ? ou le discuteur de ce monde ? Dieu a démontré que la sagesse de ce monde est folie !
En effet, le monde a été incapable, au moyen de la sagesse humaine, de reconnaître Dieu là où se manifestait la sagesse divine. C’est pourquoi, Dieu a décidé de sauver ceux qui croient en utilisant ce message apparemment fou que nous prêchons. Les Juifs demandent des miracles comme preuve et les Grecs cherchent la sagesse. Quant à nous, nous annonçons le Christ cloué sur la Croix : c’est un message scandaleux pour les Juifs et une folie pour les non-Juifs. Mais, pour ceux que Dieu a appelés, aussi bien Juifs que non-Juifs, le Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu.
Alléluia en ton 1 : Souviens-Toi de ton peuple, que Tu as acquis dès l’origine. V : Dieu est notre roi depuis toujours, au milieu de la terre Il accomplit le salut.
Evangile : Jean 19, 6-11, 13-20, 25-28, 30-35
En ce temps-là, lorsque les chefs des prêtres et les gardes virent Jésus, ils crièrent : « Cloue-le sur une croix ! Cloue-le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Prenez-le et clouez-le vous-mêmes sur une croix, car, moi, je ne trouve pas de raison de le condamner. » Les Judéens lui répondirent : « Nous avons une loi, et selon cette loi il doit mourir, car il a déclaré qu’il était le Fils de Dieu. » Quand Pilate entendit ces mots, il eut encore plus peur. Il rentra dans le palais et demanda à Jésus : « D’où es-tu venu ? »
Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. Pilate lui dit alors : « Tu ne veux pas me parler ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai aussi le pouvoir de te faire clouer sur une croix ? »
Jésus lui répondit : « Tu n’as aucun pouvoir sur moi à part celui que Dieu t’a accordé d’en haut. C’est pourquoi, la personne qui m’a livré à toi est plus coupable que toi. »
Quand Pilate entendit ces mots, il fit amener Jésus dehors ; il s’assit sur le siège du juge à l’endroit appelé « Place pavée » (qu’on nomme Gabbatha en hébreu). C’était le jour qui précédait la fête de Pâque, vers midi. Pilate dit aux Judéens : « Voilà votre roi ! » Mais ils se mirent à crier : « A mort ! A mort ! Cloue-le sur une croix ! » Pilate leur dit : « Faut-il que je cloue votre roi sur une croix ? » Les chefs des prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » Alors Pilate leur livra Jésus, pour qu’on le cloue sur une croix.
Ils se saisirent donc de Jésus. Jésus sortit de la ville, en portant lui-même sa croix, pour aller à un endroit appelé le Lieu du Crâne (qu’on nomme Golgotha en hébreu). Là, les soldats clouèrent Jésus sur la Croix. En même temps, ils mirent aussi deux autres hommes sur des croix, de chaque côté de Jésus qui se trouvait au milieu. Pilate ordonna aussi de faire un écriteau et de le mettre sur la croix ; il portait cette inscription : Jésus de Nazareth, le roi des Judéens. Beaucoup de Judéens lurent cet écriteau, car l’endroit où l’on avait mis Jésus en croix était près de la ville et l’inscription était en hébreu, en latin et en grec.
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Cléopas, et Marie de la ville de Magdala. Jésus vit sa mère et, auprès d’elle, le disciple qu’Il aimait. Il dit à sa mère : « Voici ton fils, femme ! » Puis Il dit au disciple : « Voici ta mère ! » Et dès ce moment le disciple la prit chez lui. Après cela, comme Jésus savait que, maintenant, tout était achevé, Il dit pour accomplir le texte de l’Ecriture : « J’ai soif ! » Quand Il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est achevé ! » Puis Il baissa la tête et rendit l’esprit. C’était un vendredi et les chefs judéens ne voulaient pas que les corps restent sur les croix durant le sabbat, car ce sabbat-là était une journée importante. Ils demandèrent donc à Pilate de faire briser les jambes des crucifiés et de faire enlever les corps. Alors les soldats vinrent et brisèrent les jambes du premier, puis du second de ceux qu’on avait mis en croix en même temps que Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, ils virent qu’Il était déjà mort ; c’est pourquoi ils ne lui brisèrent pas les jambes. Mais un des soldats lui perça le côté avec sa lance, et du sang et de l’eau en sortirent aussitôt. Celui qui rapporte ces faits les a vus, et ce qu’il rapporte est vrai. Il sait, lui, qu’il dit la vérité, afin que vous aussi vous croyiez.
Mégalynaire en ton 8 : Magnifie, ô mon âme, la très-précieuse Croix du Seigneur ! Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre ; et, au jour de son Exaltation, nous nous prosternant devant le Christ, nous te magnifions.
Koinonikon (chant de communion) : Sur nous, Seigneur, a resplendi comme un signe la lumière de ta face ; / Tu nous donnes la joie et nos cœurs débordent d’allégresse : Alléluia !
A la place de : Nous avons vu la lumière véritable, on chante, selon l’usage grec, le tropaire de la fête.
Catéchèse : « la souffrance n’aurait aucune signification si elle ne conduisait pas le monde à son salut en Dieu… Sans la Croix l’homme risquerait de considérer le monde comme la réalité ultime. » (P.D.STÀNILOÆ)
Dimanche 31 août 2008, 11ème de Pentecôte ; ton 2. Saint Paulin de Trèves.
Tropaire de la Résurrection, t. 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, / l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; // et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, / tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//
Tropar Învierii, glas 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!
Tropaire(s) de l’église ou du monastère. Gloire…
Kondakion de la Résurrection, t. 2 : Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie,+ Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !//
Glasul 2: Înviat-ai din mormânt, Mântuitorule Atotputernice, si iadul vàzând minunea, s-a spàimântat, si mortii s-au sculat, si fàptura vàzând, se bucurà de Tine, si Adam împreunà se veseleste, si lumea, Mântuitorul meu, Te laudà pururea. Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//
Ou (usage grec) de la Nativité de la Mère de Dieu (8 septembre), t.4 : Joachim et Anne de l’humiliante stérilité, Adam et Eve de la mort et du tombeau, ensemble furent délivrés par ta naissance, ô Vierge immaculée, et on peuple en ce jour célèbre ta nativité, libéré, lui aussi, de l’esclavage du péché, et chante la Stérile qui enfante la Mère de Dieu, la Nourricière de notre vie.
Prokimenon dominical, t. 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.
Epître : 1 Corinthiens 9, 2-12
Frères, si pour d’autres, je ne suis pas apôtre, je le suis du moins pour vous ; car le sceau de mon apostolat, c’est vous qui l’êtes, dans le Seigneur. Ma défense contre mes accusateurs, la voici. N’aurions-nous pas la liberté de manger et de boire ? N’aurions-nous pas la liberté d’être accompagnés partout d’une femme, d’une sœur, comme les autres apôtres, les frères du Seigneur et Céphas ? Moi seul et Barnabé n’avons-nous pas la liberté de ne pas travailler ? Qui sert jamais dans l’armée à ses propres frais ? Qui plante une vigne sans en manger les fruits ? Ou qui fait paître un troupeau sans se nourrir du lait du troupeau ? Cela n’est-il qu’un usage humain, ou la Loi ne dit-elle pas la même chose ? En effet, il est écrit dans la loi de Moïse : « Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain ». Dieu s’inquiète-t-Il des bœufs ? N’est-ce pas pour nous qu’Il parle ? Oui, c’est pour nous que cela a été écrit ; car il faut de l’espoir chez celui qui laboure, et celui foule le grain doit avoir l’espoir d’en recevoir sa part. Si nous avons semé pour vous les biens spirituels, serait-il excessif de récolter vos biens matériels ? Si d’autres prennent part de cette liberté à votre égard, pourquoi pas nous à plus forte raison ? Mais nous n’avons pas usé de cette liberté. Nous supportons tout, au contraire, pour ne créer aucun obstacle à l’Evangile du Christ.
Alléluia dominical, t. 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !
Evangile : Matthieu 18, 23-25 (n. trad.)
En ce temps-là, (après avoir dit de pardonner soixante-dix-sept fois sept fois), Jésus dit cette parabole.
« Aussi le Royaume des cieux ressemble-t-il à un roi humain qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait ce bilan, quand on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre ainsi que sa femme, ses enfants et tout ce qu’il possédait, et de rembourser sa dette. Se jetant alors à ses pieds, le serviteur, prosterné, lui disait : « Sois patient avec moi, et je te rembourserai tout ! » Pris de miséricorde, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette. En sortant, ce serviteur rencontra un de ses coserviteurs, qui lui devait cent pièces d’argent ; il le saisit et l’étouffait, en lui disant : « Rembourse ce que tu dois ! » Son coserviteur se jeta donc à ses pieds et il le suppliait en disant : « Sois patient envers moi, et je te rembourserai ! » Mais l’autre ne voulut pas : mais il le fit jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût remboursé ce qu’il devait. Voyant ce qui venait de se passer, ses coserviteurs furent profondément attristés et ils allèrent informer leur maître de tout ce qui était arrivé. Alors, le faisant venir, son maître lui dit : « Mauvais serviteur, je t’avais remis toute ta dette, parce que tu m’en avais supplié. Ne devais-tu pas, toi aussi, faire miséricorde à ton compagnon, comme moi-même je t’avais fait miséricorde ? » Et, dans sa colère, son maître le livra aux tortionnaires, en attendant qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi, conclut Jésus, que mon Père céleste fera avec vous, si chacun ne pardonne pas à son frère du fond de son cœur. »
În vremea aceea, a spus Iisus pîldà aceasta : « De aceea, asemànatu-s-a împàràtia cerurilor omului împàrat care a voit sà se socoteascà cu slugile sale. Si, începând sà se socoteascà cu ele, i s-a adus un datornic cu zece mii de talanti. Dar neavând el cu ce sà plateascà, stàpânul sàu a poruncit sà fie vândut el si femeia si copii si pe toate câte are, ca sà se plàteascà. Deci, càzându-i în genunchi, sluga aceea i se închina, zicând : Doamne, îngàduieste-mà si-ti voi plàti tie tot ! Iar stàpânul slugii aceleia, milostivindu-se de el, i-a dat drumul si l-a iertat si datoria. Dar, iesind, sluga aceea a gàsit pe unul dintre cei ce slujeau cu el si care-i datora o sutà de dinari. Si punând mâna pe el, îl sugruma zicând : Plàteste-mi ce esti dator. Deci, càzând cel ce era slugà ca si el, îl ruga zicând : Îngàduieste-mà si îti voi plàti ! Iar el nu voia, ci, mergând, l-a aruncat în închisoare, pânà ce va plàti datoria. Iar celelalte slugi, vàzând deci cele petrecute, s-au întristat foarte si, venind, au spus stàpânului toate cele întâmplate. Atunci, chemându-l stàpânul sàu, îi zise : Slugà vicleanà, toatà datoria aceea ti-am iertat-o, fiindcà m-ai rugat. Nu se càdea, oare, ca si tu sà ai milà de cel împreunà slugà cu tine, precum si eu am avut milà de tine ? Si mâniindu-se stàpânul lui, l-a dat pe mâna chinuitorilor, pânà ce-i va plàti toatà datoria. » Tot asa, a zis Domnul, si Tatàl Meu cel ceresc và va face vouà, dacà nu veti ierta – fiecare fratelui sàu – din inimile voastre.
Catéchèse : cet évangile commente le Notre-Père, actuel pour notre temps qui ne connaît que droits et devoirs.
1. « Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs » : faire pour autrui ce que Dieu fait pour nous…. Chacun exige d’autrui ce qu’il lui doit. Mais, pensons à la dette que nous avons envers Dieu – ces commandements que nous n’appliquons pas encore ! Dieu, non seulement nous a remis notre dette, mais Il a payé Lui-même sur la Croix notre grande dette d’amour et d’obéissance ; Il a accompli Lui-même en son humanité toute la volonté divine.
2. La remise des dettes n’est pas seulement un devoir : elle est surtout un pouvoir charismatique inclus dans la grâce du saint baptême, de l’onction chrismale et de l’eucharistie. Elle est notre capacité, notre liberté royale de Peuple saint.
3. Par ce pouvoir le chrétien apporte à notre société ce qu’elle ne peut produire. Le pardon et la remise des dettes sont prophétiques. Ils sont à l’avant de l’Histoire. Ils anticipent le dernier Jour et le grand Tribunal de l’amour miséricordieux.
Dimanche 29 juin 2008 : 2° ap. Pentecôte. Saints apôtres Pierre et Paul et tous les saints de la terre roumaine, ton 1.
Trop. de la Résurrection en ton 1 : Malgré les scellés posés sur le tombeau et les soldats gardant ton corps immaculé,+ Tu es ressuscité le troisième jour,/ donnant la vie au monde, Dieu sauveur ;// et du haut des cieux les anges te chantèrent : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ,+ gloire à ta royauté,/ gloire à ton œuvre de salut, Seigneur, Ami des hommes ! »//
Trop. des apôtres, t. 4 : Princes des apôtres divins et docteurs de l’univers,+ intercédez auprès du Maître universel pour qu’au monde Il fasse don de la paix/ et qu’à nos âmes Il accorde la grâce du salut !//
Trop. des saints de Roumanie, t. 8 : Comme le bon fruit de tes salutaires semailles,+ la terre de Roumanie t’offre, Seigneur,/ tous les saints qui sur elle ont resplendi.// A leur prière et par celle qui t’enfanta,/ garde les fidèles de son Eglise dans la paix, Dieu de miséricorde !//
Kondakion des saints de Roumanie, t. 3 : En ce jour, le chœur des saints qui sur la terre de Roumanie furent agréables à Dieu/ se tient parmi nous invisiblement, et prie pour nous.// Avec eux, les anges glorifient le Seigneur ;+ et pour cette fête exultent les autres saints de l’Eglise du Christ,/ intercédant tous ensemble auprès du Dieu antérieur aux siècles.//
Kond. des Apôtres, t. 2 : Les infaillibles prédicateurs de la parole de Dieu,+ les coryphées de tes apôtres, Seigneur,/ auprès de toi ont trouvé le lieu de leur repos, dans la jouissance de tes biens ;// car Tu as accueilli leurs souffrances et leur mort+ mieux que toute offrande des prémices de la terre,/ Toi qui seul peux lire dans le coeur des humains.// Gloire…
Kond. de la Résurrection, t. 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine,/ Tu as ressuscité le monde avec toi.// La nature humaine te chante comme Dieu,+ la mort s’évanouit, Adam jubile, Seigneur,+ et Eve, désormais libérée de ses liens,/ proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !// Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens…
Prokimenon dominical, t. 1 : Vienne sur nous ta miséricorde, Seigneur,/ comme sur toi repose notre espoir ! V : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange. Et des Apôtres, t. 8 : Par toute la terre a retenti leur message,/ leur parole jusqu’aux limites du monde.// V : Les cieux racontent la gloire de Dieu ; l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce.
Epître dominical: Romains 2, 10-16
Frères, gloire, honneur et paix pour toute personne qui fait le bien, pour le Juif d’abord, ensuite pour le Grec. Car les considérations de personnes n’existent par auprès de Dieu. En effet, quiconque aura péché sous la Loi, par la Loi sera jugé. Ce ne sont pas les auditeurs de la Loi qui seront justes devant Dieu, mais les observateurs de la Loi qui seront justifiés. Car si les païens, qui n’ont pas la Loi de Moïse, en accomplissent par nature les prescriptions, cela veut dire que, sans la posséder, ils l’incarnent pour eux-mêmes, eux qui montrent la réalité de cette loi inscrite en leur cœur, comme il résulte du témoignage de leur conscience, ainsi que des jugements de blâme ou d’éloge qui s’affrontent en eux tour à tour. C’est ce qui apparaîtra au jour où, selon l’Evangile que je vous annonce, Dieu jugera tous les secrets des êtres humains, par le Christ Jésus. Et des Apôtres: 2 Co. 11,21-33 ; 12, 1-9 Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné, j’ai reçu bien plus de coups, plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et si souvent je me suis exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains. Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma fragilité. Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ. Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait. Et cette personne, (physiquement ou seu