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C’est pour cette raison que nous invitons tous les fidèles orthodoxes de France et particulièrement les fidèles de notre paroisse sus indiquée, de s’abstenir de participer aux célébrations et aux offices au sein de cette communauté. En même temps, la Métropole orthodoxe grecque de France prend toutes les mesures nécessaires, selon la loi française et le droit canonique orthodoxe, pour rétablir la situation canonique au sein de sa paroisse et garantir son bon fonctionnement canonique pour l’avenir.
Métropole orthodoxe grecque de France, 7 rue Georges Bizet – 75116 Paris
† Bartholomée - par la grâce de Dieu archevêque de Constantinople - Nouvelle Rome et patriarche œcuménique
Que la grâce et la paix de notre Seigneur et sauveur Jésus Christ, ainsi que notre prière, bénédiction et absolution soient avec tout le plérôme de l'Église ! Notre très sainte Église orthodoxe fête aujourd’hui sa journée homonyme et l’Église mère de Constantinople, depuis son centre historique et martyr, notre Patriarcat œcuménique, adresse sa bénédiction, son affection et son amour à ses enfants fidèles à travers le monde, les invitant à fêter spirituellement avec elle.
Que le nom du Seigneur soit béni ! Ceux qui, à travers les siècles, ont tenté de faire disparaître l’Église moyennant diverses persécutions déclarées et larvées ; ceux qui ont tenté de l’altérer par leurs doctrines hérétiques ; ceux qui ont cherché à la museler, la priver de sa voix et de son témoignage au monde ; ont tous échoué. Les nuées des martyrs, les larmes des pénitents et les prières des saints lui servent d’abri spirituel et la protègent, alors que le Paraclet, l’Esprit de vérité, la fait accéder à la vérité tout entière.Dimanche de l’orthodoxie 2010
† Bartholomée de Constantinople, fervent intercesseur pour vous tous
† Constantin de Derka
† Évangélos de Pergè
† Callinique de Lystra
† Michel d’Autriche
† Alexis d’Atlanta
† Joseph de Proikonissos
† Démètre de Sébaste
† Irénée de Myriofyton et Péristasis
† Chrysostome de Myra
† Emmanuel de France
† Macaire de Gortyne et Arcadie
† Amphiloque de Nouvelle-Zélande
N° de protocole 213
Source : Site officiel du Patriarcat œcuménique de Constantinople
A la suite de sa réunion du 23 septembre, le conseil de l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale a publié un communiqué. Il informe notamment que "L’évêque Basile d'Amphipolis, auxiliaire en charge du vicariat de Grande-Bretagne et d’Irlande, a fait part à Mgr l’archevêque Gabriel de son souhait d’être admis à la retraite, en raison de son âge et de son état de santé. Mgr Gabriel a accepté cette demande qui sera effective à compter du 12 octobre 2009. A partir de cette date, Mgr Basile n’aura plus de missions pastorale, liturgique et administrative dans le vicariat."
Le communiqué précise aussi que "Mgr Gabriel a informé les membres du conseil de l’Archevêché de la visite qu’il a effectuée, au début du mois de septembre au séminaire russe, d’Epinay-sous-Sénart, à l’invitation de la direction du séminaire, ainsi que de la rencontre qu’il devrait avoir prochainement avec S. Em. l’archevêque Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou."
Suite à la rencontre du patriarche Daniel de Roumanie et des évêques de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), le 10 juillet, un communiqué commun Patriarcat de Roumanie - AEOF a été diffusé. Pour le lire, cliquez sur ce lien.
L'Assemblée des évêques orthodoxes de France vient de publier un communiqué sur la visite du patriarche Daniel de Roumanie en France. Pour le lire, cliquez ici.
Parmi les autres questions abordées: le projet de Fondation Saint-Serge, la conférence annuelle du vicariat de Grande-Bretagne et d'Irlande, la prochaine assemblée pastorale qui se tiendra les 10 et 11 novembre à l'Institut Saint-Serge.
La Métropole roumaine vient de publier un communiqué - cliquez ici pour le lire - sur la visite en France du patriarche Daniel de Roumanie du 9 au 13 juillet.
Suite à sa réunion de travail du 26 mai, l'Assemblée des évêques orthodoxes de France a publié ce communiqué. Sont notamment abordés: les visites de primats d'Eglises orthodoxes en France (celles des patriarches Bartholomée et Elie II et celle, à venir, du patriarche Daniel); la prochaine consultation préconciliaire panorthodoxe qui se tiendra à Genève du 6 au 13 juin 2009 portant sur l'organisation de la présence ecclésiale orthodoxe en Occident; sujets divers inter orthodoxes et d'actualité.
Dans le compte rendu du 13e congrès orthodoxe en Europe occidentale, à Amiens du 30 avril au 3 mai, que nous avons publié, des extraits du message final adressé au patriarche œcuménique ont été mentionnés, pour lire cette lettre en entier cliquez ici.
Suite à sa réunion du 29 avril, le conseil de l'Archevêché des églises russes en Europe occidentale a publié un communiqué, au sommaire: la visite du patriarche œcuménique, le patrimoine du diocèse de Souroge (Iles britanniques), une visite à Barcelone de Mgr Gabriel, l'affaire de Nice, la mise en place d'une communauté ecclésiale à Rome, les nouvelles ordinations, une annonce pour la formation chorale et liturgique.
Pour lire le message du patriarche œcuménique Bartholomée adressé aux participants du congrès orthodoxe d'Amiens (30 avril au 3 mai 2009), cliquez sur ce lien.
Chers frères et sœurs, en ces journées printanières, c'est dans une joie immuable que nous célébrons la plus grande fête de l'Église de Dieu, la résurrection du Christ sauveur. Chaque année, à cette époque, quand une force de vie mystérieuse éveille la nature engourdie, une vie plus lumineuse, plus sainte et plus joyeuse s'éveille également en nous. Aujourd'hui affluent des pensées élevées, apparaissent des sentiments sublimes et notre esprit est envahi par des réflexions spirituelles qui dépassent notre horizon quotidien. Avec le Seigneur ressuscité, nous nous élevons vers une vie plus élevée et plus substantielle. Notre cœur est illuminé par l'éclat triomphant de la vie éternelle qui nous a été offerte par notre Rédempteur et Sauveur ressuscité. De même que dans la Genèse mystérieuse, le Verbe de Dieu a fait naître le monde et insufflé la vie dans le monde, de même la puissance divine a fait ressusciter des morts le Fils de Dieu Jésus Christ. Ce grand évènement est mystérieux comme la création du monde, prodigieux et sublime comme le véritable chant de joie qui a éclaté au dessus de toute la création divine.
Nombre de siècles nous séparent de l'aube claire de Jérusalem où les saintes femmes myrrophores ont vu le tombeau vide. Elles étaient venues afin d'oindre de parfums le corps de leur Maître, I’arroser de leurs larmes et réchauffer la froide plaque tombale avec leur amour, leur fidélité et leur attachement. Elles se trouvaient également à côté de la Croix du Sauveur crucifié à l'heure où tous l'avaient abandonné, à l'exception de Sa Mère et d'un disciple. Même en suivant de loin les derniers moments du plus grand Maître, elles ne l'avaient pas oublié à l'heure de Sa mort. Aussi ont-elles été jugées dignes d'être les premières à témoigner et à répandre la nouvelle de la Résurrection, les premières à exprimer la joie de la vie nouvelle dans le Seigneur ressuscité. Aujourd'hui dans nos oreilles continuent à résonner les douces remontrances que l'ange de Dieu leur adressa, assis sur la pierre tombale. Pourquoi cherchez vous le vivant parmi les morts ? Il n'est pas ici, mais il est ressuscité. (Lc 24, 5 6). Ces femmes apeurées ont été les premières, dans ce jardin où se trouvait le tombeau, à connaître un contact joyeux avec le Seigneur ressuscité. Il leur dit de se rendre en Galilée afin d'informer les disciples et leur transmettre la nouvelle joyeuse qu'Il les y rencontrerait (Mc 16, 7).
Chers enfants de Dieu, notre joie pascale d'aujourd'hui découle de cette rencontre avec le Seigneur ressuscité, Qui est ressuscité pour nous et a insufflé la joie de la vie nouvelle parmi tous Ses disciples et tous ceux qui professent Son enseignement divin.
Des siècles nous séparent également du crépuscule d'une journée à Jérusalem où le Seigneur ressuscité est apparu à Ses disciples, Cléophas et un autre. Effrayés, ils se hâtaient de rejoindre Emmaüs, afin de se mettre à l'abri des Israélites. Quoique moins courageux que les saintes femmes myrrophores, ils furent jugés dignes de rencontrer le Seigneur ressuscité. Il leur dissimula Son apparence précédente, de sorte qu'ils ne Le reconnurent pas. Mais après qu'ils eurent discuté de ce qui venait de se passer à Jérusalem et qu'Il eut rompu le pain, Il les quitta ; alors ils se dirent l'un à l'autre que « notre cœur était tout brûlant au dedans de nous » (Lc 24,13 32), quand il leur parlait en chemin.
Ce même feu sacré qui brûlait dans le cœur des deux disciples du Christ allant vers Emmaüs, brûle aussi aujourd'hui en nous lorsque nous célébrons cette fête au dessus des fêtes et que nous connaissons cette rencontre spirituelle avec le vainqueur invisible de la mort. Ce même feu sacré n'a cessé de réchauffer l'Église de Dieu tout au long des siècles de son histoire. Le Sauveur Lui même nous a d'ailleurs dit : « Je suis venu jeter un feu sur la terre » (Lc 12, 49). Ce feu sacré a réchauffé nos ancêtres et éclairé leur existence dans les prisons subies au cours des siècles. Nos ancêtres ont vécu longtemps sans toit, sans foyer, sans liberté, dans une insécurité totale, privés de domicile et de biens, à l'instar des nombreuses personnes qui sont chassées de nos jours de leurs foyers, mais qui ont toujours conservé leur foi dans le Christ ressuscité, foi dans la victoire de la justice et de la vérité, foi dans la résurrection.
De longs siècles nous séparent aussi du premier soir de Pâques, quand le Seigneur ressuscité est apparu pour la première fois à Ses disciples effrayés et désespérés, les saluant avec ces paroles d'encouragement : « Paix à vous ! » (Jn 20, 19)
En un instant, Il leur avait ramené la paix, ressuscité leur foi en Lui et Sa mission divine. Si Lui, le Fils de Dieu, n'était pas ressuscité, l'histoire du christianisme se serait terminée par Ses dernières paroles sur la Croix : « C’est achevé » (Jn 19, 30). Mais Il est ressuscité et au nom de cette vérité Ses disciples ont offert joyeusement leur vie pour Lui. Porteuse de cette grande vérité, Son Église a entrepris une campagne victorieuse à travers le monde, afin de vaincre sans effusion de sang Ses innombrables adversaires armés jusqu'aux dents.
« Pourquoi cherchez vous le vivant parmi les morts ? » (Lc 24, 5), a fait remarquer l'ange de Dieu aux femmes myrrophores penchées sur le saint tombeau. Or elles étaient venues sur Son tombeau, en quête de la vérité et de la vie éternelle. De nos jours, des millions d'hommes appauvris spirituellement et moralement ravagés, éblouis par l'éclat des choses éphémères, vivent dans ce monde comme dans le froid du tombeau. Le monde ne se transforme t il pas en un centre de production et de commercialisation de l'éclat artificiel et de valeurs éphémères ? Ne dit on pas aujourd'hui que, même en l'absence de ciel, l'homme peut circuler paisiblement sur cette terre ? Comme si l'homme contemporain s'était hissé au sommet de sa tour de Babel, pleinement confiant dans son savoir, mais souvent mesquin, égoïste, agressif et plein de mauvais penchants qui menacent sa tour et sa survie. Il est à craindre que notre civilisation se souvienne trop tard des paroles du Christ : « Hors de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5).
Notre Sauveur est devenu homme afin de nous élever vers Lui. Il a accepté d'être crucifié sur la Croix afin de racheter les péchés du genre humain. Il est ressuscité des morts afin de nous faire le don de la vie éternelle. Il a fait de la mort un moment particulier de la vie, la vie qui ne s'arrête pas. Lorsque Pilate était en train de juger le Sauveur, il n'avait ni la force spirituelle ni la hauteur d'esprit pour reconnaître en Lui le Fils de Dieu. Cependant, ses yeux ne pouvaient que remarquer la beauté du visage humain du Sauveur supplicié. « Voici l'homme ! » (Jn 19, 5), annonce Pilate devant les accusateurs de Jésus. Il s'efforçait d'exercer une certaine influence sur les consciences endurcies de ceux qui voulaient mettre à mort le Christ. Il croyait que l'éclat humain de Sa personne en ébranlerait peut être quelques uns.
Nous prions le Seigneur ressuscité pour que ressuscite en nous la figure de la nature humaine originelle qui est aujourd'hui si souvent biaisée, masquée et défigurée par des vices innombrables. Nous prions pour que en nous chacun reconnaisse un homme illuminé par Sa vie éternelle, que cet homme soit riche ou pauvre, que sa position sociale soit grande ou petite. Notre époque est confrontée actuellement à une crise matérielle, mais la crise morale est encore plus visible. Nous nous réjouirons si quiconque, en regardant n'importe lequel d'entre nous, est en mesure de dire : « Voici l'homme ! » de sorte que chaque personne, ami ou ennemi, juge ou procureur, puisse reconnaître en chacun de nous un homme authentique et véritable. Frères et sœurs, il nous faut préserver notre dignité d'hommes, que le Fils de Dieu a élevée si haut par Sa résurrection. Gardons la foi dans le Seigneur ressuscité, ainsi que l'amour envers nos proches, la vérité et la justice ; gardons foi dans le bien que les hommes recherchent en dépit de tout, mais qu'on ne peut pas réaliser sans l'aide du Seigneur ressuscité et de Son Évangile.
Prions le Seigneur ressuscité et supplions Le, comme Ses deux disciples en route vers Emmaüs, de rester avec nous ; afin que nous nous réjouissions grâce à Lui, que nous retrouvions des forces auprès de Lui, que nous nous élevions spirituellement et que les eaux troubles de notre temps ne nous rattrapent et ne nous emportent.
En adressant ce message à tous nos frères et sœurs, nous songeons tout particulièrement aux fidèles du Kosovo et de Métochie, ainsi qu'à nos fidèles à travers le monde, sur tous les continents où les orthodoxes serbes et tous les chrétiens orthodoxes célèbrent aujourd'hui la résurrection du Christ. Votre patriarche et tous les évêques de l'Église serbe vous saluent avec la salutation de la joie et de la vie nouvelle.
CHRIST EST RESSUSCITÉ ! EN VÉRITÉ, IL EST RESSUSCITÉ !
À Belgrade, Pâques 2009.
Le patriarche serbe Paul et tous les évêques orthodoxes serbes.
La vidéo du message pascal du métropolite Jérémie de Suisse (Patriarcat œcuménique de Constantinople) est en ligne ici (texte).
La traduction française du message pascal du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie est proposée ici. Pour d'autres messages de Pâques, voir cette note.
Plusieurs messages de Pâques, en français, ont été mis en ligne: celui du patriarche oecuménique Bartholomée (photographies des célébrations), de Mgr Gabriel de Comane, du métropolite Jean (Yazigi), de Mgr Innocent de Chersonèse, du métropolite Joseph. Cette dépêche propose des extraits de la missive pascale du patriarche Paul de Serbie.
Dans une lettre adressée au métropolite Emmanuel, président de l'AEOF, en date du 15 avril, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, chargée des cultes, a adressé aux orthodoxes en France, « un message très sincère et chaleureux », « au moment où ils s'apprêtent à célébrer Pâques et la résurrection du Christ ».
Considérant la fête de Pâques également comme « une occasion privilégiée de réjouissance au sein des familles et des communautés religieuses », elle a demandé à Mgr Emmanuel d'être « [son] très fidèle interprète auprès de tous », indiquant qu'elle s'associe « de tout cœur à la joie que tous ressentent et partagent en cette occasion »
Mme Alliot-Marie a exprimé ses remerciements au président de l'AEOF pour la qualité des relations entretenues avec les pouvoirs publics « qui permettent, a-t-elle précisé, de donner à l'orthodoxie la place qu'elle mérite aux côtés des autres cultes présents dans notre pays ».
Elle a de même évoqué le rôle de « représentation de l'orthodoxie en France, qu'assure l'AEOF auprès des pouvoirs publics, en exprimant la diversité des sensibilités et des traditions qui en sont la richesse ». Mme Alliot-Marie a considéré que la présence de l'AEOF, en la personne de son président et de « celle des différents évêques qui la composent, lors de l'audience avec Sa Sainteté le patriarche Bartholomée 1er (le 9 avril, au ministère de l'Intérieur) a été l'occasion de marquer l'importance que revêt cette institution au sein de l'État, dans un cadre de laïcité ouverte, au terme duquel il entend développer des relations étroites et confiantes avec les différents cultes et les institutions qu'ils choisissent librement de se donner ».
Avant de remercier le métropolite Emmanuel « pour son investissement dans le dialogue interreligieux » en France, Mme Alliot-Marie a fait référence aux travaux qui visent à assurer la pérennité et le développement de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, « qui participe depuis longtemps au rayonnement de la culture orthodoxe dans le monde et en France ». « Je vois dans ces travaux, a-t-elle indiqué, « une manifestation concrète de la relation de confiance entre l'État et une grande religion, mais aussi le moyen d'assurer la pérennité et le développement d'une institution et de répondre à des inquiétudes que certains peuvent éprouver ».
Contact presse AEOF
Carol Saba - responsable de la communication
Email : carol.saba@wanadoo.fr
Tel (portable) : 










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Pour lire le communiqué de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France sur la visite du patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée en France, et plus précisément à Paris, cliquez sur ce lien.
Le Saint Synode de l’Eglise orthodoxe serbe a publié le 16 mars dernier un communiqué à l'occasion du dixième anniversaire des bombardements de la Serbie et du Monténégro et du cinquième anniversaire des pogroms contres les Serbes du Kosovo et de la Métochie. Voici la traduction intégrale de ce communiqué.
Communiqué sur le pogrom du 17 mars 2004 au Kosovo et Métochie et sur le dixième anniversaire des bombardements par les forces de l’OTAN
Il y a cinq ans, un 17 mars, un pogrom a été pratiqué sur la population serbe orthodoxe ainsi que sur ses reliques et ses lieux saints au Kosovo et Métochie. Ce pogrom exécuté par les terroristes albanais a fait fuir plus de quatre mille Serbes de leurs foyers ancestraux, détruit des centaines de maisons et plus de trente églises – les nouvelles victimes innocentes sont tombées. Tout ceci a eu lieu en présence des forces internationales civiles et militaires, MINUK et KFOR. Aucune responsabilité pour ces violences et crimes n’a été recherchée jusqu’à présent. Ces faits sont le prolongement des bombardements commis par l’OTAN, de l’exode sans égal, des violences, des assassinats et des destructions de centaines de lieux saints en 1999 au Kosovo et Métochie. Les dix dernières années seule une part négligeable des réfugiés et des expulsés a pu revenir et retrouver ses biens et ses foyers brûlés ; la plupart des églises et monastères détruits restent en ruines ou disparaissent sans laisser de trace.
Voilà à quoi ressemble la protection des droits de l’homme et le rétablissement des standards avant la solution définitive de la question du Kosovo promise par la communauté internationale. En attendant et contrairement aux résolutions des Nations unies (résolution 1244 du conseil de sécurité), un certain nombre d’États a accepté « l’indépendance » proclamée unilatéralement par les Albanais. Ainsi, non seulement les crimes et les violences commis restent impunis, mais ils sont récompensés aux frais d’un État reconnu internationalement, membre de l’ONU – ce qui est contraire à toutes les conventions internationales et à tous les droits garantis des États et des peuples. Incontestablement, ce fait vient confirmer l’exactitude de la déclaration de l’ancien ambassadeur des États-Unis selon laquelle le bombardement de la Serbie et du Monténégro par l’OTAN et les États-Unis en 1999 avait pour but d’aboutir à l’indépendance de Kosovo. De toute évidence, la « défense des droits de l’homme » assortie d’un nouveau nettoyage ethnique et de la pulvérisation du patrimoine culturel du peuple serbe, n’était que le prétexte pour la réalisation des objectifs géopolitiques des puissants Etats d’aujourd’hui. Ce qui est confirmé par les verdicts draconiens à La Haye vis-à-vis des hommes qui n’ont fait que défendre leur patrie et son intégrité, alors que parallèlement les terroristes ont été libérés. Il est difficile, voire impossible, d’accorder rationnellement le droit à la lutte contre le terrorisme et à la préservation des « intérêts nationaux » des États-Unis, ainsi que des autres Etats lointains comme l’Afghanistan ou l’Iraq, en assassinant des centaines de milliers d’innocents, en détruisant le patrimoine culturel de ces peuples anciens et non seulement en interdisant à ces peuples de se défendre, mais surtout en les jugeant comme des criminels.
Profondément persuadés cependant que le cours de l’histoire, comme de nombreuses fois dans le passé de l’espèce humaine, démontrera que « Dieu n’est pas dans la puissance, mais dans la justice », nous invitons les fidèles à participer à la commémoration des victimes du pogrom terroriste du Kosovo et Métochie. La commémoration aura lieu mardi à 12 heures à la cathédrale de Belgrade. Pour évoquer les dix ans depuis le bombardement de notre pays par l’OTAN, nous allons commémorer dans toutes nos églises, dans le monde entier, et les cloches vont sonner le 24 mars à 18h45, l’heure de la première bombe reçue sur notre sol. À Belgrade une commémoration aura lieu à 17h à l’église Sveti-Marko, suivi d’une commémoration académique au centre de congrès Sava à 20h.
Du bureau du Saint Synode de l'Eglise orthodoxe serbe
Suite à sa réunion du 11 mars, le conseil de l'Archevêché des églises russes en Europe occidentale a publié un communiqué. Celui-ci évoque notamment des questions liées au vicariat de Grande Bretagne et d'Irlande, le projet de fondation pour l'Institut Saint-Serge, les nouvelles ordinations et la date de la prochaine assemblée générale ordinaire.
La commission interorthodoxe réunie les 11 et 12 mars à Sofia, en Bulgarie, suite à la décision de la Cour européenne des droits de l'homme, a publié un communiqué dont nous vous proposons cette traduction. Des comptes rendus de cette réunion ont été publiés ici et là.
Le président de l’AEOF reçu par le président du Sénat
Paris le 13 mars 2009 – Dans le cadre d'une série de rencontres avec les représentants des cultes en France, le président du Sénat, Monsieur Gérard Larcher, a reçu le jeudi 5 mars dernier au Petit Luxembourg, le métropolite Emmanuel, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), accompagné de Carol Saba, responsable de la communication de l'AEOF.
Cet entretien a été l'occasion d'un tour d'horizon sur l'histoire de la présence de l'Eglise orthodoxe en France et de ses caractéristiques. Les discussions ont porté également sur diverses questions de société et l'apport des religions à cet égard, plus particulièrement celui des chrétiens orthodoxes de France.
Le métropolite Emmanuel s'est félicité de ce temps d'échange, constructif et ouvert, avec le président du Sénat. Il a réaffirmé l'engagement des orthodoxes de France, riches de leur unité dans la même foi mais aussi de leurs traditions d'origine plurielle (grecque, russe, arabe, roumaine, serbe, française ...), de poursuivre leur coopération, bénéfique et utile, avec les autorités publiques, les autres Eglises chrétiennes de France (au sein d'instances telles que le CECEF et les commissions bilatérales de dialogue) ainsi qu’avec les autres religions et composantes de la société française. Le président de l'AEOF a fait valoir la conception des orthodoxes de France et leur volonté de continuer à agir, comme citoyens français, en faveur d'une expression religieuse qui soit au sein de la société française, une expression irénique, ouverte et éclairante tout en étant respectueuse du cadre républicain et laïc de notre pays, la France.
Messages pour le grand carême, en français: du patriarche œcuménique, celui de Mgr Gabriel de Comane.
Suite ?? sa r??union du 4 f??vrier, le conseil de l'Archev??ch?? des paroisses russes en Europe occidentale a publi?? un communiqu??. Parmi les questions abord??es: l'??lection du patriarche russe Cyrille, ?? ce propos "Le conseil de l???Archev??ch?? regrette que, malgr?? l???unit?? eucharistique et spirituelle qui nous rassemble dans la foi et la communion, perdurent aujourd???hui encore certains points d???achoppement entre l???Archev??ch?? et le Patriarcat de Moscou." Le conseil esp??re que la reprise du travail pr??paratoire pour le grand concile orthodoxe "permettra de trouver une solution conforme ?? l???eccl??siologie orthodoxe ?? la question de l???organisation canonique de la ?? diaspora ??."
Dans les autres questions ??voqu??es: les droits de propri??t?? de la cath??drale d???Ennismore Gardens ?? Londres; la situation ?? Nice, l'??tat du projet de la fondation Saint-Serge, l'annonce de la prochaine conf??rence dioc??saine, le 11 novembre 2009, sur la vie et l'??uvre du m??tropolite Vladimir (1873-1959), laquelle sera pr??c??d??e, le 10 novembre dans la soir??e et le 11 novembre dans la matin??e, par une assembl??e pastorale sur le th??me "Le recrutement et la formation des pr??tres et des diacres".
Source: Exarchat.eu
Sur le site du diocèse de Chersonèse (Patriarcat de Moscou): la mise en ligne de la traduction d'une déclaration faite lors du dernier concile épiscopal (25 au 29 juin 2008 à Moscou) sur l'unité de l'Église.
A l'occasion des vœux pour la nouvelle année, le doyen de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, l'archiprêtre Nicolas Cernokrak, a lancé un appel aux anciens élèves et amis de l'Institut pour l'aider financièrement. Il fait également le point sur les nouveaux enseignements mis en place récemment et sur d'importants projets qui se concrétisent actuellement. Pour soutenir ou adhérer à l'association pour le maintien et l'entretien de l'Institut de théologie orthodoxe (AMEITO), l'association qui soutient financièrement l'Institut, cliquez ici.
Chers enfants spirituels, chaque année et cette année encore, nous accueillons Noël, l’anniversaire du Fils de Dieu, avec joie, foi, espérance et amour. Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que c’est dans cet évènement que s’est accomplie « la plénitude des temps », « car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils, l’Unique-Engendré, afin que quiconque croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jn 3,16). Cet évènement correspond aussi à la plénitude des évènements cosmiques et historiques ; tout ce qui s’est passé au cours de la création divine et de l’histoire des hommes a reçu, en cette journée « qui est l’œuvre de Dieu », toute sa plénitude et son accomplissement. L’entrée de Dieu dans la matrice de la vie représente également l’accomplissement de toutes les aspirations humaines les plus profondes dont les manifestations ont été attestées dans l’ensemble des peuples de la terre avant la naissance du Christ. Sa nativité a fait resplendir à travers le monde la lumière de la connaissance divine. Cette lumière divine nous a révélé le sens véritable du monde et de la nature, ainsi que le but ultime de l’existence des hommes et de toutes les créatures, de tous les univers visibles et invisibles.
Dans le Seigneur Jésus Christ, Que nous confessons dans le Symbole de la Foi comme « Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles, Lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père et par qui tout a été fait, Qui pour nous, les hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux et a pris chair du Saint Esprit et de la Vierge Marie et S’est fait homme… » - s’est accomplie une fois pour toutes la victoire sur l’imperfection, le péché et la mort. Avec l’annonce de la plénitude de Sa Divinité et de Son union avec la nature humaine, a été accomplie la plénitude de l’être humain et sa perfection. L’unité immuable, indivisible et indestructible et la communion dans le Dieu-Homme Jésus Christ de la nature divine et de la nature humaine, ont doté le monde et l’humanité d’une communauté divino-humaine indestructible, véritable et éternelle, l’Eglise de Dieu.
Depuis le jour de la nativité du Christ, le monde n’est plus et ne peut être ce qu’il a été. La nature humaine et le monde, emplis du levain de la Vie éternelle, ont acquis la possibilité d’aboutir à un homme nouveau, un ciel nouveau et une terre nouvelle, une nouvelle humanité éternelle. C’est pourquoi le Christ a pu dire : « Voici, je fais l’univers nouveau » (Ap 21,5). Lui-même, « seule nouveauté sous le soleil », renouvelle éternellement tout ce qui existe ; Sa Lumière éclaire tous et tout, « éclairant tout homme venant dans le monde » (Jn 1,9).
Le Christ est « la plénitude de la Loi et des Prophètes », comme Il le dit Lui-même : « N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5,17). L’expression « accomplir » revêt une signification double : accomplir la Loi d’une part, apporter au monde la plénitude, la perfection, d’autre part. Ainsi nous, les hommes, « nous nous accomplissons », conformément aux commandements, nous imprégnant de Lui et nous élevant au point, selon les paroles pleines de sagesse divine de l’apôtre Paul, de « ne faire plus qu’un dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu, et constituer cet homme parfait dans la force de l’âge, qui réalise la plénitude du Christ » (Ep 4,13).
C’est dans une telle conception authentique et globale de la personne du Christ, qui fut à l’origine de tout ce qui existe et dont le pouvoir est sans fin, que se trouvent les fondements de la vie quotidienne des hommes et que réside la lumière qui éclaire leur manière de vivre et de se comporter. Aussi nous faut-il toujours revenir à la nativité de l’Enfant Divin et à Son activité divino-humaine, qui sert à éclairer nos actions et nos rapports les uns avec les autres ainsi qu’envers Dieu et la création divine.
Ainsi Sa naissance en tant qu’homme confirme-t-elle le caractère sacré de chaque naissance et celui de l’existence humaine. Aussi est-il terrifiant d’envisager – et a fortiori de l’accepter et de lui donner un caractère légal – l’avortement, c’est-à-dire la profanation du caractère sacré de la naissance, comme quelque chose de normal ; or, c’est ce qui se produit, malheureusement, au sein de nombreux couples contemporains, qui tuent leurs enfants. Ces couples deviennent ainsi non seulement des infanticides mais aussi des déicides, car chaque être humain est par essence de nature divine et de nature christique. Citons à ce propos le cas terriblement triste d’une mère qui, après avoir donné naissance à plusieurs filles, souhaitait vivement avec son mari donner le jour à un fils. Quand elle fut enceinte à nouveau, le médecin diagnostiqua à tort qu’elle allait enfanter une nouvelle petite fille ; elle décida alors, en dépit des supplications de tous, y compris de son époux, de procéder à un avortement. Il s’avéra, hélas, qu’elle avait été enceinte de deux garçons jumeaux ! Qu’est-ce qui pourrait réconforter et guérir la blessure profonde de cette malheureuse mère ? Que le Seigneur ait pitié d’elle, comme de toutes les mères infanticides qui, par égoïsme ou toute autre raison similaire, sacrifient le don le plus sacré qui leur a été offert par Dieu. En agissant ainsi, les parents ne transforment-ils pas le ventre maternel, cet atelier de la vie, en un atelier de la mort et du néant ?
L’égoïsme de l’homme et son égocentrisme, à l’instar de l’exemple cité ci-dessus, amènent l’espèce humaine à mettre en danger et porter atteinte à la nature elle-même, au sein de laquelle nous sommes nés et où nous vivons. De même que l’homme vit et respire dans l’amour, de même toutes les créatures et les forces de la nature ont-elles besoin de compassion, d’amour et de bonté ; l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, les fleurs et les arbres dans les champs, les poissons dans les mers, les bêtes sauvages dans les montagnes, les animaux familiers – tous aspirent à la miséricorde, à l’amour et à la bonté. S’il nous arrive d’abuser d’un de ces éléments ou d’en faire un mauvais usage, de l’empoisonner ou de le polluer, cet élément naturel se trouve aliéné, il se désintègre, il se désagrège, il prend sa revanche sur celui qui a abusé de lui. Ainsi se trouve bouleversé l’ordre des choses qui nous a été accordé par Dieu : l’eau perd son goût, la terre et, par conséquent, les produits de la terre sont contaminés, contaminant ainsi ceux qui les consomment : les hommes et les autres créatures. Le climat se modifie, la glace fond au pôle Nord, l’ordre naturel des saisons disparaît ; la température qui s’élève prépare – Dieu nous en garde ! – le globe terrestre à se consumer un jour dans le feu.
En outre, l’homme contemporain, en prenant, grâce à sa technologie, le contrôle de l’environnement extérieur, met en danger l’espace vital de nombreuses autres créatures. Au lieu de se consacrer aux domaines illimités de l’esprit et à leur conquête, donc à des secteurs d’activité qui ne menacent personne et qui confèrent de surcroît leur plénitude à toutes choses et ouvrent des horizons indicibles de développement et de perfectionnement – l’homme se tourne vers ce qui par nature est limité et éphémère, devenant ainsi lui-même limité et handicapé. La véritable plénitude de tout se trouve précisément dans la personne divino-humaine du Christ, ce qui permet « de mettre en pleine lumière la dispensation du Mystère : il a été tenu caché depuis les siècles en Dieu, le Créateur de toutes choses » (Ep 3,9). Ce n’est que quand « le Christ habite en nos cœurs par la foi » que l’on peut, «enracinés et fondés dans l’amour, (…) comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur et connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance » (Ep,17-19).
Par ailleurs, l’humanité est aujourd’hui très préoccupée par les débuts d’une crise économique brutale. On estime généralement que cette crise n’est pas seulement économique, mais bien plus profonde et complexe. N’est-il pas surprenant, à ce propos, que cette crise se manifeste principalement parmi les plus riches ? Ceux qui semblent s’en effrayer le plus sont précisément les plus puissants. Leur soif insatiable de l’argent et des plaisirs et la consommation exagérée des ressources naturelles et matérielles aboutissent à déséquilibrer les rapports humains ainsi que le comportement à l’égard du plus grand mystère de la vie et envers la création dans son ensemble. Cela signifie que derrière la crise économique se dissimule une crise spirituelle et morale, donc une crise de l’humanité elle-même. C’est à juste titre que l’on a pu dire que cette crise économique est liée à une crise politique, tout comme le non-respect du droit international et la volonté d’ignorer la Charte des Nations Unies sur les droits de l’homme – comme d’ailleurs le viol du droit en général – conduisent à une crise politique, menant elle-même à une crise économique et à un chaos financier. Par amour du pouvoir et au nom d’intérêts économiques, on viole le droit et la justice, celle de Dieu et celle des hommes. Les conséquences de la priorité donnée aux intérêts économiques et aux égoïsmes des puissants de ce monde par rapport à la justice et aux droits de l’homme, peuvent être observées dans le cas tragique de notre pays et du peuple serbe, comme dans celui d’autres pays et peuples du monde contemporain.
De nouveaux mythes d’inspiration hédoniste et utilitaire, qui ont été déposés sur le piédestal réservé aux divinités et propagés par tous les moyens modernes de diffusion, menacent aujourd’hui les plus innocents et les plus fragiles : les enfants et les adolescents. La drogue et la débauche, la volonté de réduire la vie aux satisfactions instinctives « de la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la richesse » (1, Jn 2,16) sont le fruit de mythes très anciens revêtus de parures nouvelles et alléchantes.
Face à cela, les chrétiens que nous sommes, aujourd’hui comme jadis et comme toujours, « nous attendons le Christ, non des temps meilleurs » (saint évêque Nicolas) ; nous attendons Celui qui « est le même, hier, aujourd’hui et demain ». Nous revenons toujours à Lui, « petit enfant, Dieu pré-éternel », critère suprême de ce qui s’est passé et de ce qui se passe dans l’ensemble de l’histoire des hommes. En Lui, Fils de Dieu et Fils de l’homme, Dieu parfait et homme parfait, « nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru » (1 Jn 4,16). Depuis que Dieu nous est apparu lors de Sa naissance, et qu’Il a vécu parmi nous, nous savons en vérité que « Dieu est amour » et que « celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. En cela consiste la perfection de l’amour en nous… » (1 Jn 4,16-17). « Oui, voilà le commandement que nous avons reçu de Lui : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère » (1 Jn 4,21).
C’est au nom de ce Dieu Qui est amour et au nom de cet amour auquel nous sommes tous appelés, comme hommes et comme peuples, que nous vous adressons nos salutations, chers enfants spirituels – en particulier vous qui vivez sur les terres souffrantes du Kosovo et de la Métochie et partout dans le monde – avec ces paroles de vérité divine, de justice et d’amour éternel :
La paix de Dieu – Christ est né !Au Patriarcat serbe, à Belgrade, Noël 2008.
Le patriarche serbe Paul et l’ensemble des évêques de l’Eglise orthodoxe serbe.
Pour lire le message pour la f??te de la Nativit?? du patriarche Alexis II, voir cette page, pour celui de Mgr Cyrille de Smolensk, locum tenens du tr??ne patriarcal russe, cliquez ici. Pour d'autres messages (signal??s pr??c??demment), voir ici et l??.
Le Conseil d'Eglises chrétiennes en France (CECEF), à l'occasion du nouvel an, a publié un communiqué sur la situation actuelle en Terre sainte. Pour le lire, cliquez ici.
Sur cette page du site de l'Archidioc??se orthodoxe antiochien d'Europe occidentale et centrale: les derniers communiqu??s qui rendent compte des visites du m??tropolite Jean (Yazigi).
Le message du patriarche œcuménique Bartholomée pour la Nativité, en français, est en ligne ici.
Le conseil de l'Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale a publié un communiqué à la suite de sa réunion du 10 décembre. Il comprend trois points: la visite d'une délégation au siège du Patriarcat œcuménique de Constantinople, les initiatives prises par Mgr Gabriel à l'occasion du décès du patriarche Alexis II, les relations avec l'Église russe hors frontières.
Suite à sa réunion du 15 décembre, l'Assemblée des évêques orthodoxes de France a publié un communiqué. Celui-ci évoque notamment le décès du patriarche Alexis II de Russie, les questions pastorales, les évènements tragiques en Grèce, le travail dominical. Pour le lire, cliquez sur ce lien.
L'Assemblée des évêques orthodoxes de France a publié hier un communiqué à la suite du rappel au Seigneur du patriarche russe Alexis. Pour le lire, cliquez sur ce lien.
A la suite de sa réunion du 20 novembre dernier, l'Assemblée des évêques orthodoxes de France a publié ce communiqué.
Dans celui-ci, il est notamment annoncé que "(...), l’AEOF a fixé pour l’année 2009 les dates de trois des principales fêtes propres à l’Eglise orthodoxe pour lesquelles des autorisations d’absence seraient accordées aux agents (de confession chrétienne orthodoxe) de l’Etat. Ces dates sont le 7 janvier pour la Nativité ancien calendrier (Epiphanie nouveau calendrier), le 17 avril 2009 pour le grand vendredi saint et le 28 mai 2009 pour la fête de l’Ascension."
D'autre part, "L'AEOF rappelle, à toute fin utile, que les Églises orthodoxes canoniques sont représentées en France par les évêques qui sont membres de l'AEOF. L’assemblée est seule habilitée à manifester l'unité et la canonicité de l'Église orthodoxe dans ce pays attestant ainsi de la canonicité des paroisses et/ou communautés qui se trouvent en communion avec l’un des évêques orthodoxes siégeant au sein de cette assemblée."
Le bureau du m??tropolite Jean (Yazigi), de l'Archev??ch?? orthodoxe d'Antioche en Europe occidentale et centrale, a publi?? ce communiqu?? sur la visite de Mgr Jean en Suisse, laquelle s'est d??roul??e du 8 au 11 novembre.
L’assemblée des évêques de l'Église orthodoxe serbe, réunie depuis hier à Belgrade, en session ordinaire d’automne, a publié ce communiqué :
" L’assemblée des évêques de l'Église orthodoxe serbe informe l’opinion publique au sujet de la demande du patriarche serbe Paul :
Elle prend acte de la demande de sa sainteté le patriarche Paul de l'Église orthodoxe serbe du 8 dernier, d’obtenir retraite du service actif en raison de son incapacité physique. En même temps, l’assemblée des évêques demande à sa sainteté le patriarche de rester encore à la tête de l'Église orthodoxe serbe."
L’assemblée des évêques poursuit ses travaux selon l'ordre du jour.
Source : Eglise orthodoxe serbe (in english)
L'Archevêché grec-orthodoxe d'Antioche d'Europe occidentale et centrale a diffusé un communiqué sur la tournée pastorale européenne de Mgr Jean (Yazigi) en Grande-Bretagne et en Allemagne. Pour le lire, cliquez sur ce lien.
Le conseil de l'Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale s'est réuni le 15 octobre et a publié un communiqué à la suite de cette réunion. Dans celui-ci, il est question du projet de Fondation Institut Saint-Serge, du colloque "L'héritage du père Alexandre Schmemann" et de la conférence diocésaine, de l'affaire judiciaire à Nice, d'informations sur les paroisses et les communautés et de la formation des prêtres.
Paris le 21 octobre 2008 – L'Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) a tenu sa réunion périodique de travail ce jour en son siège sous la présidence du métropolite Emmanuel.
1. L'AEOF s'est longuement arrêtée sur la rencontre des primats des Églises orthodoxes autocéphales qui s'est déroulée du 10 au 12 octobre à Istanbul au siège du Patriarcat œcuménique de Constantinople à l'initiative du Patriarche Bartholomée 1er. Les évêques membres de l'AEOF rendent grâce au Seigneur pour la tenue, pendant la période critique que connaît notre monde d'aujourd'hui, d'une réunion d'une telle importance qui regroupe les primats, patriarches, archevêques et autres évêques, de toutes les Églises locales qui constituent le plérôme orthodoxe. Les Églises orthodoxes, plurielles dans l'expression mais unies par la même foi, témoignent ainsi de leur capacité à dépasser les contingences et les tensions conjoncturelles pour se retrouver, prier ensemble et délivrer au monde un témoignage d'unité et d'harmonie, un témoignage essentiel sur des questions fondamentales de notre époque. Les évêques se réjouissent des décisions prises et rapportées par la déclaration finale signée par les primats et leurs représentants.
Ces décisions témoignent non seulement d'une volonté de coopération étroite entre les orthodoxes pour faire face à tous les défis communs, mais aussi d'une volonté d'inscrire ce travail dans une méthodologie de concertation. Plus particulièrement, l'AEOF se félicite de la décision de reprise, en 2009, des consultations panorthodoxes notamment en ce qui concerne le règlement canonique des situations ecclésiales issues de l'émigration orthodoxe de part le monde. Les évêques membres de l'AEOF invitent tous les orthodoxes de France à lire cette déclaration et à méditer ses termes. Ils ont un rôle important à jouer dans les mois et années à venir puisque l'Église orthodoxe en France, par l'action notamment du Comité inter épiscopal orthodoxe puis de l'AEOF, a toujours été citée dans les travaux préconciliaires comme un modèle « pilote » à suivre, le modèle le plus avancé des pays de la soi-disant « diaspora ».
2. Les évêques orthodoxes de France expriment leur inquiétude face aux crises à répétition des systèmes financiers et économiques qui menacent non seulement les ressources des citoyens et leurs économies mais la stabilité et la sécurité de nos sociétés. Ils regrettent les dérapages et les tensions qui en résultent et déplorent les conséquences néfastes notamment sur le plan social qui pourraient en être la conséquence. L'action des gouvernants est certes à saluer pour tenter de faire face à ces crises et d'en maîtriser les conséquences. Il n'en demeure pas moins qu'il apparaît capital voir urgent d'inviter tous les acteurs de la société en France, en Europe et dans le monde à une réflexion profonde sur l'essence et la finalité du système économique, système qui doit constamment placer la personne humaine, sa liberté, sa dignité et son bonheur au cœur de ses préoccupations afin que nos sociétés soient des lieux de partage, de solidarité et de communion.
3. Les évêques orthodoxes membres de l'AEOF présentent leurs condoléances à l'Eglise catholique de France pour le décès de sœur Emmanuelle et s'associent à son deuil. Ils tiennent, au nom de tous les orthodoxes de France, à rendre hommage à ce grand témoin du Christ qui a consacré toute sa vie et son énergie au service des plus démunis et des plus pauvres, œuvrant sans cesse auprès d'eux dans la joie et en respectant leur dignité. « Vivre, c'est partager », elle ne cessait de répéter. Sa parole, toujours joyeuse, faisait d'elle une vraie communicante capable de faire vibrer les petits et les grands. Son combat pour une société juste, digne, solidaire, une société de partage et de communion n'a pas baissé d'intensité ni connu des rides malgré son âge avancé. C'est dans l'authenticité, la simplicité et le dépouillement qu'elle a vécu. C'est dans la sérénité et l'humilité qu'elle s'est endormie dans le Seigneur. Mémoire éternelle !
4. La prochaine réunion de l'AEOF aura lieu le jeudi 20 novembre 2008 à 10h. Elle se tiendra avec la participation des responsables des commissions travaillant auprès de l'AEOF à savoir, la commission théologique (père Nicolas Cernokrak), la commission liturgique (père Nicolas Lossky), la commission inter Églises (Mgr Marc), la commission Église et société (Michel Sollogoub), la commission pastorale (père Alexis Struve) et la commission médias et information (Carol Saba).
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Contact presse AEOF
Carol Saba - Responsable de la communication
Email : carol.saba@wanadoo.fr
Tel (portable) : + 33 (0) 6 20 18 46 77 --- Tel/Fax : + 33 (0) 1 45 33 43 13
Du 10 au 12 octobre, à Istanbul, une synaxe, assemblée, des primats des Églises orthodoxes s'est tenue à l'invitation du patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée. Deux évêques de chaque Église ont également été invités. Cinq primats n'ont pu s'y rendre en raison de leur santé (Serbie, Bulgarie) ou pour des contraintes de calendrier (Géorgie, Roumanie, Pologne). Ils furent représentés par une délégation. le 12 octobre la liturgie a été célébrée par tous les participants dans la cathédrale patriarcale Saint-Georges. Ce même jour, une déclaration finale a été rendue publique. Celle-ci, formulée en 13 points, annonce notamment la reprise de la préparation du concile panorthodoxe par le biais de consultations interorthodoxes. Nous vous la proposons ci-dessous, dans son intégralité, traduite en français par nos soins :
« Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
1. Par la grâce de Dieu, les primats et les représentants des Eglises orthodoxes locales se sont réunis du 10 au 12 octobre, 2008, au Phanar, à l'invitation et sous la présidence du premier parmi nous, le patriarche œcuménique Bartholomée, à l'occasion de la proclamation de cette année comme l'année de saint Paul, apôtre des Nations. Nous avons délibéré dans l'amour fraternel sur les sujets de préoccupation de l'Église orthodoxe, et en participant aux festivités de cette occasion, nous avons célébré ensemble la sainte eucharistie dans la très sainte église patriarcale du Trône œcuménique, aujourd'hui, le 12 octobre 2008, dimanche des saints Pères du 7e concile œcuménique de Nicée. Au cours de ces jours, nous avons été renforcés par la vérité des dons de la Providence divine reçus par l'apôtre des Nations, qui l’ont rendu « instrument choisi » (Actes 9, 15) de Dieu et un modèle. L'Église orthodoxe entière, honorant l’apôtre durant toute cette année de grâce du Seigneur, le propose à ses fidèles comme modèle de témoignage contemporain de notre foi à « tous ceux qui sont loin ou près » (Éphésiens 2, 17).
2. L'Église orthodoxe, ayant interprété de manière authentique l'enseignement de l'apôtre des Nations, durant les moments difficiles ou pacifiques de sa voie historique de deux mille ans, peut et doit promouvoir dans le monde contemporain l'enseignement non seulement de la restauration de l'unité de la race humaine tout entière dans le Christ, mais également de l'universalité de son œuvre de rédemption, par l'intermédiaire de laquelle toutes les divisions du monde sont surmontées et la nature commune de tous les êtres humains est affirmée. Toutefois, un fidèle témoignage de Son message de rédemption suppose également le dépassement des conflits internes de l'Église orthodoxe par l’apaisement des tensions nationalistes, ethniques et idéologiques du passé, car c’est seulement de cette manière que la parole orthodoxe aura un impact efficace sur le monde contemporain.
3. Inspirés par l'enseignement et l’œuvre de l'apôtre Paul, nous soulignons, d'abord et avant tout, l'importance de la mission pour la vie de l'Eglise et en particulier pour la diaconie de nous tous, conformément au dernier commandement du Seigneur: « vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la Terre » (Actes 1, 8). L'évangélisation du peuple de Dieu, mais aussi de ceux qui ne croient pas en Jésus-Christ, constitue le devoir suprême de l'Eglise. Ce devoir ne doit pas être rempli de manière agressive, ou par diverses formes de prosélytisme, mais avec amour, humilité et respect de l'identité de chaque individu et de la particularité culturelle de chaque peuple. Toutes les Églises orthodoxes doivent contribuer à cet effort missionnaire, tout en respectant l'ordre canonique.
4. L'Église du Christ aujourd'hui accomplit son ministère dans un monde en évolution rapide, qui est maintenant devenu interconnecté par des moyens de communication et le développement des moyens de transport et de la technologie. Parallèlement, l'étendue de l'aliénation, des divisions et des conflits est également en augmentation. Les chrétiens soulignent que la source de cet état est l’aliénation de l'homme de Dieu. Aucune transformation des structures sociales ou des règles de comportement ne suffit pour guérir de cette situation. L'Église rappelle constamment que le combat contre le péché n’est possible que dans la coopération de Dieu et de l'homme.
5. Dans de telles circonstances, le témoignage contemporain de l'orthodoxie pour les problèmes croissants de l'humanité et du monde devient impératif, non seulement pour constater leurs causes, mais aussi pour confronter directement les conséquences tragiques qui s’ensuivent. Les multiples différends nationalistes, ethniques, idéologiques et religieux nourrissent continuellement les désordres dangereux, non seulement en ce qui concerne l'unité ontologique incontestable du genre humain, mais aussi en ce qui concerne la relation de l'homme à la création de Dieu. La dignité sacrée de la personne humaine est réduite à des manifestations particulières de l’« individu » et sa relation avec le reste de la création divine est subordonnée à l’usage arbitraire ou l’abus de celle-ci. Ces divisions introduisent dans le monde des inégalités dans l’accès des individus et des peuples aux biens de la création, elles privent des milliards de personnes des produits de base et mènent à l’appauvrissement de la personne humaine ; elles provoquent des migrations massives de population, aggravent les différences et les conflits nationalistes, religieux et sociaux, et menacent la cohésion interne traditionnelle des sociétés. Les conséquences de ces divisions sont encore plus odieuses, car elles sont inextricablement liées à la destruction de l'environnement naturel et de l'ensemble de l'écosystème.
6. Les chrétiens orthodoxes partagent la responsabilité de la crise contemporaine de cette planète avec d'autres personnes, qu’elles soient religieuses ou non, parce qu'ils ont toléré sans discernement l’abus de la liberté humaine et en ont fait des compromis, sans s’y opposer avec la parole de la foi. Par conséquent, leur devoir le plus grand est de contribuer à surmonter les divisions du monde. La doctrine chrétienne sur l'unité ontologique entre l'homme et la création divine, exprimé par tout le mystère de l'œuvre rédemptrice de Christ, constitue le fondement pour l'interprétation de la relation de l'homme avec Dieu et avec la création.
7. Les efforts visant à évincer la religion de la vie de la société constituent la tendance commune de nombreux états modernes. Le principe d’un état laïc peut être conservé, mais il est inacceptable d'interpréter ce principe comme une exclusion radicale de la religion de toutes les sphères de la vie du peuple.
8. L'écart entre les riches et les pauvres s’agrandit de plus en plus de façon spectaculaire en raison de la crise financière, provoquée par l’activité économique dénaturée, privée de toute dimension humaine et ne servant pas à des besoins réels de l’homme, et par la chasse au profit des financiers prenant souvent des dimensions maniaques. Une économie viable est celle qui combine l'efficacité avec la justice et la solidarité sociale.
9. En ce qui concerne la question de la relation entre la foi chrétienne et les sciences naturelles, l'Eglise orthodoxe a réussi à éviter la tendance de mettre sous sa tutelle le développement de la recherche scientifique et de se prononcer pour chaque problématique scientifique. Du point de vue orthodoxe, la liberté de la recherche constitue un don de Dieu à l'humanité. En même temps, tout en affirmant cela, l'orthodoxie souligne les dangers dissimulés dans certaines réalisations scientifiques, les limites des connaissances scientifiques et l'existence d'une autre « connaissance » qui n’entre pas directement dans la sphère de la science. Cette autre « connaissance » se révèle, à bien des égards, nécessaire pour poser des limites convenables à la liberté et pour une bonne utilisation des fruits de la science basée sur le respect de la dignité humaine et le renoncement à l'égocentrisme.
10. L'Église orthodoxe estime que le progrès technologique et le progrès économique ne devraient pas conduire à la destruction de l'environnement et à l'épuisement des ressources naturelles. L’ambition illimitée de satisfaire les désirs matériels conduit à l'appauvrissement de l'âme humaine et de l'environnement. Nous ne devons pas oublier que les richesses naturelles de la terre ne sont pas seulement la propriété de l'homme, mais surtout une création de Dieu: « A l'Éternel la terre et ce qu'elle renferme, le monde et ceux qui l'habitent ! » (Psaume 23, 1). Nous devons nous rappeler que non seulement la génération actuelle, mais aussi les générations futures ont le droit d'avoir un droit aux ressources de la nature que le Créateur nous a accordées.
11. Soutenant fermement tous les efforts pacifiques pour des solutions justes aux conflits qui surgissent, nous saluons les positions des Eglises de la Russie et de la Géorgie et leur coopération fraternelle au cours de la période du récent conflit militaire. De cette manière, les deux Églises accomplissent le devoir de la diaconie de la réconciliation. Nous espérons que les efforts conjoints des deux Églises contribueront à surmonter les conséquences tragiques des opérations militaires et à la prompte réconciliation des peuples.
12. Dans la confusion grandissante de notre époque, l'institution du mariage et de la famille est confrontée à une crise. L’Église, dans un esprit de compréhension des nouvelles et complexes relations sociales, doit trouver les moyens de soutenir spirituellement et d’encourager la jeunesse et les familles nombreuses. Nous tournons nos pensées en particulier vers les jeunes, afin de les appeler à participer activement aussi bien à la vie sacramentelle qu’aux activités missionnaires et sociales de l'Eglise, déposant ainsi dans l’Eglise leurs problèmes et leurs attentes, car ils constituent non seulement son avenir, mais aussi son présent.
13. Comme primats et représentants de la très sainte Église orthodoxe, pleinement conscients de la gravité des problèmes mentionnés ci-dessus, travaillant à les affronter sans tarder en tant que « serviteurs du Christ et intendants des mystères de Dieu » (1 Cor. 4. 1), nous proclamons, du siège de l’Eglise du premier trône et nous réaffirmons :
a) notre position indéfectible et notre obligation de préserver l'unité de l'Église orthodoxe, « transmise aux saints une fois pour toutes » (Jude 1, 3), la foi de nos pères, dans la divine eucharistie, dans l’observation fidèle du système canonique de la gouvernance de l'Eglise tout en réglant les problèmes qui surgissent dans nos relations mutuelles avec un esprit d'amour et de paix.
b) notre désir d’une guérison rapide de toutes les anomalies canoniques qui ont surgi à causes des circonstances historiques et des besoins pastoraux, comme dans la soi-disant diaspora orthodoxe, afin de surmonter toute les influences qui sont étrangères à l'ecclésiologie orthodoxe. À cet égard, nous nous félicitons de la proposition du Patriarcat œcuménique de convoquer en 2009 des consultations panorthodoxes sur ce sujet, ainsi que sur la question de la poursuite des préparatifs du saint et grand concile, auxquelles seront invitées toutes les Églises autocéphales conformément à l'ordre permanent et à la pratique des consultations panorthodoxes précédant celle de Rhodes.
c) notre désir de poursuivre, malgré toutes les difficultés, les dialogues théologiques avec les autres chrétiens, ainsi que les dialogues interreligieux, en particulier avec le judaïsme et l'islam, étant donné que le dialogue constitue la seule manière de résoudre les différences entre les personnes, en particulier dans une époque comme la nôtre, où toutes les divisions, y compris celles au nom de la religion, présentent une menace pour la paix et l'unité des hommes.
d) Notre soutien aux initiatives lancées pour la protection de l'environnement, aussi bien par le Patriarcat œcuménique, que par les autres Églises orthodoxes. La crise écologique d'aujourd'hui, qui est due à la fois à des raisons spirituelles et éthiques, rend impérative la contribution de l'Eglise par les moyens spirituels qui sont à sa disposition, afin de protéger la création de Dieu contre les conséquences de la cupidité humaine. À cet égard, nous réaffirmons la désignation du 1er septembre, le premier jour de l'année ecclésiastique, comme jour singulier de prières pour la protection de la Création de Dieu et nous soutenons l'introduction du sujet de la protection de l'environnement dans l'activité pastorale catéchétique, homélitique, et générale de nos Églises, comme tel est déjà le cas dans certaines d’entre elles.
e) La décision de procéder aux actions nécessaires, afin de former un comité inter-orthodoxe pour étudier les questions de la bioéthique, sur lesquelles le monde attend également la position de l'orthodoxie. S’adressant ainsi aux fidèles orthodoxes et au monde dans sa plénitude, nous prions « encore et sans cesse » afin que la paix, la justice, et l'amour de Dieu prévalent et règnent sur la vie des hommes.
« Gloire à celui qui peut tout faire bien au-delà de nos demandes et de nos pensées, par sa puissance agissant en nous, à Lui soit la gloire dans l’Eglise et dans le Christ Jésus, Amen. » (Eph. 3, 20-21).
+ Bartholomée de Constantinople
+ Théodore d’Alexandrie
+ Ignace d’Antioche
+ Théophile de Jérusalem
+ Alexis de Moscou
+ Amphiloque de Monténégro (représentant l’Église de Serbie)
+ Laurentiu de Transylvanie (représentant l’Église de Roumanie)
+ Dométien de Vidin (représentant l’Église de Bulgarie)
+ Gérasime de Zugdidi (représentant l’Église de Géorgie)
+ Chrysostome de Chypre
+ Jérôme d’Athènes
+ Jérémie de Wroclaw (représentant l’ Église de Pologne)
+ Anastase de Tirana
+ Christophe de la Tchèquie et de la Slovaquie »
Les primats des Églises locales sont réunis du 9 au 12 octobre à Istanbul. A cette occasion, le secrétariat du Patriarcat œcuménique a publié un communiqué dont nous vous proposons la traduction française.
"Communiqué à l’occasion de l’assemblée des primats des Églises orthodoxes de par le monde
Dans le cadre des festivités de l’an 2008 qui a été consacrée à l’apôtre Paul par le Patriarcat œcuménique, ce dernier a convoqué à Constantinople à une assemblée (synaxe) des primats des Églises orthodoxes de par le monde, du 9 au 12 octobre.
Participeront personnellement à cette manifestation d’importance majeure les patriarches Théodore d’Alexandrie (Egypte), Ignace d’Antioche (Damas, Syrie), Théophile de Jérusalem, Alexis de Moscou (Russie), les archevêques Chrysostome de Chypre, Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce, Anastase de Tirana et de toute l’Albanie, Christophore de Tchéquie et Slovaquie, Léon de Finlande, ainsi que le métropolite Stéphane de Tallin et de toute l’Estonie. Les Églises de Serbie, Roumanie, Bulgarie, Géorgie et Pologne seront représentées par des délégations épiscopales.
Les travaux de l’assemblée débuteront le 10 octobre en l’église
patriarcale saint-Georges au Phanar et prendront fin le 11 octobre.
Après la conclusion des travaux, les primats des Églises orthodoxes
adresseront un message qui sera lu le dimanche 12 octobre lors de la
divine liturgie qu’ils célèbreront tous ensemble en l’église
patriarcale et qui sera présidée par sa sainteté le patriarche
œcuménique Bartholomée.
Dans le cadre de ces festivités à l’occasion de l’année de l’apôtre Paul, un symposium international sera organisé au même moment au
Phanar. Y prendront part les primats et délégations des Églises
orthodoxes ; des communications scientifiques seront présentées par des
spécialistes, biblistes, théologiens et professeurs venus du monde
entier.
Dans la soirée du 12 octobre, débutera un pèlerinage – avec un avion
des lignes aériennes turques spécialement affrété - dans plusieurs
villes que l’apôtre Paul a visitées et relevant de la juridiction
canonique du Patriarcat œcuménique : Ephèse, Attaleia, Pergé, Lindos
(Rhodes) et Kalous Limenas (Crète). Le 16 octobre, la séance de clôture
du symposium international se tiendra à Heraklion (Crète) et le retour
à Constantinople sera assuré par le même avion.
Les assemblées des primats des Églises orthodoxes sont une institution
qui a été inaugurée par sa sainteté le patriarche œcuménique
Bartholomée dès son élection afin qu’ainsi l’occasion soit donnée de
manifester l’unité de l’Eglise orthodoxe mais aussi afin d’obtenir le
consensus des Églises orthodoxes locales sur des sujets liés à
l’actualité immédiate. Des réunions analogues se sont tenues en 1992
(Phanar), 1995 (Patmos), 1998 (Sofia), 2000 (Jérusalem, Constantinople
et Nicée en Bithynie), 2005 (Phanar).
Fait au Patriarcat le 7 octobre 2008.
Secrétariat du saint et sacré Synode."
L'Archevêché grec-orthodoxe d'Antioche d'Europe occidentale et centrale vient de publier un communiqué sur la visite pastorale de Mgr Jean (Yazigi) dans le sud de la France. Pour le lire, cliquez ici. Des photographies de la visite à Nice sont en ligne sur cette page et cette autre.
Suite à sa réunion du 17 septembre, le conseil de l'Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale a publié un communiqué. Celui-ci évoque deux voyages récents de Mgr Gabriel de Comane: l'un, du 25 au 27 juillet, en Ukraine, à l'occasion du 1020e anniversaire de la Rus, l'autre du 30 août au 3 septembre à Constantinople. Il est également question du projet de Fondation Saint-Serge, de la poursuite d'actions judiciaires à Biarritz, de la catéchèse des nouveaux immigrants de Russie et d'Europe orientale, des dernières ordinations, de la conférence diocésaine, le dimanche 14 décembre, à l'Institut Saint-Serge, à la suite du colloque consacré au père Alexandre Schmemann.
A la suite de l'intronisation, le samedi 20 septembre à Paris, de Mgr Jean (Yazigi), à la tête de l'archidiocèse du Patriarcat d'Antioche en Europe occidentale et centrale, par le patriarche Ignace IV, un communiqué de presse a été diffusé. Nous vous proposons également le discours d'intronisation de Mgr Jean.
Le monastère de Bose, en Italie, vient de publier un communiqué de presse concernant le colloque, organisé avec le Patriarcat œcuménique de Constantinople et le Patriarcat de Moscou, sur le thème "La paternité spirituelle dans la tradition orthodoxe". Le colloque se tiendra du 18 au 21 septembre. Il est en ligne sur cette page en français (in english).
Suite ?? la d??cision du Patriarcat de Moscou de suspendre sa participation au forum inter orthodoxe de Rhodes, un communiqu?? a ??t?? publi?? dont nous vous proposons la traduction fran??aise :
?? Communiqu??
Nous, les repr??sentants des Eglises orthodoxes qui participons aux travaux de la rencontre inter orthodoxe pour la pr??paration de la synaxe des primats des Eglises territoriales qui aura lieu ?? Constantinople en octobre prochain, nous tenons ?? exprimer notre ??tonnement pour les inexactitudes de la d??claration du d??partement des relations ext??rieures du Patriarcat de Moscou, concernant la d??cision de la d??l??gation de l???Eglise de Russie de quitter les travaux de cette rencontre.
Les ??v??nements ne se sont pas pass??s de la fa??on dont ils ont ??t?? d??crits dans la d??claration en question. Tous les d??l??gu??s ont exprim?? leur d??sappointement devant la d??cision de la d??l??gation russe de quitter la rencontre, et l???ont exhort?? ?? rester, en expliquant que la question estonienne ne pouvait pas ??tre r??solue ?? Rhodes, mais gr??ce ?? des n??gociations entre les deux patriarcats, le Patriarcat ??cum??nique et le Patriarcat de Moscou.
Par ailleurs, le pr??sident (Mgr Emmanuel Adamakis, ndr) a demand?? ?? la d??l??gation du Patriarcat de Moscou d???indiquer si leur pr??sence ?? la r??union pr??paratoire ?? Rhodes signifiait que le Patriarcat de Moscou a chang?? sa position et qu???il participera ?? la synaxe des primats qui aura lieu en octobre prochain et que, si ce n'est pas le cas, ils peuvent rester comme observateurs. Nonobstant, ils ont d??cid?? qu'il valait mieux pour eux de se retirer. Nous sommes attrist??s de constater cette tentative de distorsion des faits.
Rhodes, 20 juin 2008 ??