George Dion. Dragas, «Ecclesiasticus II. Orthodox Icons, Saints, Feasts and Prayer», Orthodox Research Institute, Rollingsford, NH, 2005, 289 p.
Cet ouvrage de l’Archiprêtre Georges Dragas, professeur de patrologie à l’École supérieure de théologie Holy Cross de Brookline, Massachusetts (USA) est la suite du volume intitulé «Ecclesiasticus I. Introducing Eastern Orthodoxy» dont nous avons rendu compte la semaine passée. Moins directement centré sur l’ecclésiologie que celui-ci et de caractère plus historique et patrologique que lui, il regroupe huit articles sous quatre rubriques.
Sous la rubrique «Icônes orthodoxes», l’auteur traite de la restauration des saintes icônes et du triomphe de l’Orthodoxie au concile de Nicée II, avant de présenter en détail l’argumentation de saint Jean Damascène dans ses trois «Discours pour la défense des icônes». La première étude est suivie d’un bibliographie d’une quinzaine de pages.
Sous la rubrique «Saints orthodoxes», l’auteur nous propose une introduction à l’hagiographie, traitant successivement des saints dans l’espace des églises et des maisons orthodoxes, des saints dans la pratique liturgique, des différents ordres de saints, de la reconnaissance et de la canonisation des saints, de leur intercession, et de leurs reliques. Un appendice est consacré au Grand Synaxaire de l’Église orthodoxe. Il est suivi d’une abondante bibliographie de 23 pages destinée à ceux qui souhaitent développer leurs connaissances dans le domaine de l'hagiologie.
Sous la rubrique «Fêtes orthodoxes», l’auteur étudie successivement : 1) les fêtes en général, les fêtes mobiles et les fêtes fixes ; 2) Le Sabbat dans la tradition orthodoxe ; 3) La date et le caractère de la sainte Cène selon le théologien monophysite Jean Philoppon.
Sous la dernière rubrique, «Prière orthodoxe», figurent un résumé du «Commentaire du Notre Père» de saint Maxime le Confesseur et un résumé du commentaire de la même prière par saint Macaire de Corinthe ; ces deux chapitres sont précédés d’un rappel de la vie et de l’œuvre de ces deux auteurs que séparent dix siècles.
On retrouvera dans ces études les qualités pédagogiques du P. Georges Dragas.
Jean-Claude Larchet