Par la voix du métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, locum tenens du siège patriarcal, l’Église orthodoxe russe a exprimé son soutien au grand-duc Henri de Luxembourg sur la question de l’euthanasie. Le grand-duc avait en effet refusé, le 1er décembre 2008, de signer la loi adoptée au parlement qui dépénalise une forme d’euthanasie. Le 19 décembre, le parlement luxembourgeois s’est prononcé derechef pour l’adoption de cette loi, malgré la position du grand-duc.
Le métropolite Cyrille a adressé le 20 décembre une lettre à Henri de Luxembourg. « Nous soutenons votre décision de ne pas signer cette loi, dit-il. Comme vous le savez, l’Église orthodoxe russe s’exprime pour la préservation partout en Europe des valeurs éthiques traditionnelles. L’année dernière, le patriarche Alexis II, qui vient de nous quitter, avait défendu à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe la fidélité à la morale traditionnelle et son importance pour l’avenir des pays européens. »
Selon Mgr Cyrille, « la légalisation de l’euthanasie porte atteinte au don sacré de la vie… Une telle pratique pervertit le devoir du médecin de préserver la vie et non pas d’y mettre un terme. Les chrétiens savent ce que représentent les souffrances des personnes aux maladies incurables. Ils prient pour le soulagement de leur douleur et s’empressent de les aider et les soutenir. Mettre les malades à mort ou les aider à commettre un suicide est pour nous absolument inadmissible. »
Pour le métropolite Cyrille, le geste du grand-duc Henri est « un exemple de courage, de fidélité aux convictions qui sont celles de la majorité des habitants de l’Europe. »
« Je suis convaincu, conclut le métropolite, que la défense des valeurs traditionnelles des peuples du continent européen nous aidera à préserver les fondements mêmes de notre maison commune ».
A la dernière réunion conjointe des commissions de la Chambre publique de Russie le 25 novembre 2008, l'archevêque Théophane de Stavropol et de Vladikavkaz a appelé les membres de cette institution sociale à une grande prudence dans l'évaluation de la situation interethnique dans le Caucase. En effet, selon l'évêque, le problème du terrorisme et de la vengeance personnelle est extrêmement grave dans cette région. "Nous ne devons pas prendre parti pour tel ou tel côté. Autrement, nous risquons de présenter un tableau peu objectif et de déclencher ainsi de nouveau conflits au lieu d'apaiser ceux qui existent déjà", a déclaré Mgr Théophane.
Le 18 novembre 2008, l'ambassadeur du Royaume uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, Madame Anne Pringle, a rendu visite au métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad au département des relations extérieures du patriarcat de Moscou. Au cours de cette rencontre, l'histoire des rapports entre les autorités civiles et l'Église orthodoxe en Russie au XXe siècle a été abordée. Tout en soulignant la bonne atmosphère qui caractérise ces relations depuis quelques années, le métropolite a attiré l'attention sur plusieurs problèmes qui restent encore non résolus. Il s'agit notamment de la possibilité d'enseigner à titre facultatif la culture orthodoxe à l'école et l'institution des aumôneries religieuses dans l'armée.
Le 14 novembre 2008, le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, a rendu visite à l'ambassade de Turquie à Moscou où il a rencontré l'ambassadeur Halil Akinci et le directeur des affaires religieuses de la République turque Ali Bardakoglu. L'objectif de cette rencontre était de permettre aux pèlerins orthodoxes un meilleur accès aux lieux saints de l'Anatolie.
Depuis plusieurs semaines, des discussions sur la compatibilité entre l'appartenance à l'Eglise et le nationalisme animent les blogs en Russie. Le débat a commencé après la publication par le père Daniel Sysoev, recteur de l'église Saint-Thomas à Moscou, sur son livejournal d'un article qui, à la l'instar de la doctrine sociale de l'Eglise orthodoxe russe, proclamait incompatibles le christianisme et la nationalisme: "Toute forme de nationalisme est contraire au christianisme et, tout simplement, à la raison. Il est évident que la multiplicité des peuples et des nations dans le monde est une conséquence de la malheureuse tour de Babel".
Le 17 juillet 2008, le ministre serbe des affaires étrangères Vuk Jeremic s'est rendu au département des relations extérieures du patriarcat de Moscou où il s'est entretenu avec son président, le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad. La conversation portait sur les relations entre les peuples serbe et russe, sur la proclamation unilatérale de l'indépendance du Kosovo et sur les projets de reconstruction des églises et monastères détruits dans les régions historiques de la Serbie. Des orientations pour la poursuite des contacts et des projets communs entre l'Eglise orthodoxe russe et le gouvernement serbe ont été proposées.
Le 10 juin 2008, dans la cathédrale Christ-Sauveur de Moscou, le patriarche Alexis a reçu M. Koïchiro Matsuura, directeur général de l'UNESCO. Le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad, ainsi que d'autres membres du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, ont participé à cette rencontre.
À l'invitation de l'Église orthodoxe russe, une délégation du ministère de l'intérieur (chargé en France des cultes) et du ministère des affaires étrangères de la République Française s'est rendue du 27 au 29 mai 2008 à Moscou, après avoir visité Saint-Pétersbourg.
À l'invitation de l'Église orthodoxe russe, une délégation du Ministère des Affaires étrangères et du Ministère de l'Intérieur de la République Française s'est rendue le 26 mai à Saint-Pétersbourg. La délégation était composée de M. Alexandre Jevakhoff, Directeur-adjoint du cabinet du Ministre de l'Intérieur (qui, en France, est chargé des Cultes) et de M. Stéphane Chmelewsky, Conseiller pour les affaires religieuses au Ministère des affaires étrangères, accompagnés du hiéromoine Alexandre (Siniakov), responsable des relations avec les Églises et la société du diocèse de Chersonèse.
Le patriarche Elie II, catholicos de Géorgie, considère que l'Eglise orthodoxe géorgienne et l'Eglise orthodoxe russe peuvent mettre leur amitié au profit des relations entre les deux pays qui souffrent d'une crise profonde depuis quelques années. Le primat géorgien est convaincu que les Eglises peuvent jouer un rôle efficace dans la réosultion des conflits diplomatiques. "Les Eglises orthodoxes des deux pays ont préservé les relations fraternelles: elles peuvent donc contribuer à améliorer les rapports politiques", a affirmé le patriarche Elie II.