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Publié: 30 juin 2008, 4:35pm PDT
Présenter la personnalité du plus grand des théologiens du judaïsme médiéval n'est sans doute pas nécessaire. Moïse
Maïmonide est l'icône du théologien de confession juive pour cette période si féconde.
Son nom est associé aux plus grands théologiens musulmans ou chrétiens des trois premiers siècles du deuxième millénaire : Avicenne (980-1037), Averroès (1126-1198), saint Albert le Grand
(1200-1280) et saint Thomas d'Aquin (1225-1274). Moïse Maïmonide est originaire de Cordoue (en
Andalousie) où il naît en 1138. Il meurt à Fustat (en Egypte) en 1204. Une vie intellectuelle intense pour ce philosophe et théologien qui, pour gagner sa vie, pratiquera l'art
médical.
Entrer en dialogue avec Maïmonide présente un intérêt de premier plan. Il est un des commentateurs les plus importants de la Tora de Moïse. Il est également un des plus fins connaisseurs de
la pensée du philosophe Aristote et des grands penseurs de l'Islam médiéval comme Farabi.
Cette époque est une véritable révolution dans l'histoire de la pensée philosophique et théologique. Elle est marquée par la rencontre de la tradition rabbinique la plus profonde (et également
des grandes pensées religieuses de ce temps) avec l'approfondissement de la sagesse philosophique aristotélicienne tant au plan spéculatif que pratique. Saint Grégoire Palamas (le
grand Docteur de l'Orthodoxie) lui-même, qui est si méfiant à l'égard de la philosophie platonicienne, considèrera la pensée philosophique d'Aristote comme un exercice utile et légitime.
Cette sagesse aristotélicienne, interprétée de manière diverse, reconnaissons-le, va permettre un développement théologique et philosophique extrêmement puissant.
Maïmonide a développé sa pensée dans un axe double : la théoria (l'axe spéculatif) et la praxis (l'axe de l'activité humaine). Il est à la source d'une pensée d'éthique religieuse dans laquelle
se rencontrent, de manière féconde, l'éthique aristotélicienne (Ethique à Nicomaque) et la Tora de Moïse.
Il est également l'auteur d'une oeuvre majeure : "Le Guide des égarés", oeuvre spéculative dans laquelle Maïmonide exploite toutes les possibilités que lui offre la pensée analogique du
philosophe Aristote pour éclairer le sens des expressions théologiques employées dans le langage biblique au sujet de Dieu. L'oeuvre se poursuit dans une grande vision de sagesse sur la
connaissance spéculative de Dieu, le regard sur la Création, sur l'homme, sur la Loi, sur la prophétie, sur les commandements... C'est une oeuvre monumentale qui n'a, comme équivalent
(à ma connaissance), que la "Somme contre les Gentils" de Thomas d'Aquin.
A cette époque, la capacité de l'intelligence humaine de découvrir un Etre Premier, qui n'est autre que le Dieu unique des grandes traditions religieuses monothéistes, ne fait aucun doute. La
catastrophe intellectuelle de l'ontologisme cartésien et du primat de la critique de Kant, qui ont enfermé l'intelligence dans la seule sphère des idées et de la raison, ne s'est pas
encore produite : une connaissance contemplative est encore possible.
Cette connaissance contemplative repose sur la capacité de l'intelligence humaine de parvenir à la Sagesse : découverte d'un Etre Premier, par la voie de la causalité (la causalité finale), grâce
à la philosophie première mise en lumière par Aristote.
Cette découverte de l'Etre Premier repose sur la saisie scientifique préalable de l'antériorité de "l'être-en-acte" (energeia) sur l'être-en-puissance (dynamis), comme l'a montré
de manière magistrale Marie-Dominique Philippe dans ses ouvrages de philosophie première à notre époque.
Nous essaierons dans cette nouvelle catégorie de notre blog, que nous inaugurons aujourd'hui, d'entrer en dialogue avec ce grand Maître du Judaïsme. Certes, nous ne sommes pas des
spécialistes de Maïmonide, ni de l'hébreux ou encore de la langue arabe... Nous n'avons accès à ses textes qu'à travers les ouvrages disponibles dans notre langue. Mais nous sommes sûrs que cette
rencontre sera riche au plan de la réflexion philosophique et théologique et qu'elle nous permettra de découvrir beaucoup de vérités passionnantes !
Petite bibliographie :
Maïmonide, épîtres, trad. Jean de Hulster, Verdier 1983, coll. tel Gallimard.
Moïse Maïmonide, Le Guide des égarés, trad. Salomon Munk, Verdier 1979.
Maïmonide, Traité d'éthique (Huit chapitres) trad. Rémi Brague, DDB 2001.
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Publié: 25 juin 2008, 8:29am PDT
"Voici l'Epoux qui vient, au milieux de la nuit ! Bienheureux le serviteur qu'Il
trouvera éveillé, malheureux celui qu'il trouvera plongé dans l'indolence. Tiens-toi en éveil, ô mon âme, ne te laisse pas gagner par le sommeil afin de n'être pas livrée à la mort et que les
portes du Royaume ne se referment pas devant toi. Au contraire, redouble ton attention pour chanter : "Saint, Saint, Saint es-tu mon Dieu, par les prières de la Mère de Dieu, Seigneur fais-nous
miséricorde"."
C'est avec ce magnifique tropaire que s'ouvre l'Orthros (l'office des Matines) du Lundi saint. La Grande et Sainte Semaine s'ouvre en nous mettant face au mystère du Christ Epoux, face au mystère
des Noces de l'Agneau Immolé puisque ces noces seront des noces de Sang.
C'est le début des Saintes Passions. N'est-ce pas admirable que la liturgie lie immédiatement tout le mystère de la souffrance du Christ à son amour nuptial ? L'Exapostilaire du même office,
juste avant l'entrée dans les Laudes, conclura dans la même veine :
"Ta chambre nuptiale, ô mon Sauveur, je la vois, emplie de la Lumière, mais je n'ai pas l'habit des noces pour y entrer et jouir de ta clarté. Rends lumineux le vêtement de mon âme et sauve-moi,
Seigneur, sauve-moi".
Tel est le grand mystère dans lequel nous devons entrer pour comprendre le sens et l'enjeu des Saintes Passions du Christ. Que nous comprenions de l'intérieur le mystère de la Croix du Christ,
sans nous arrêter à l'horreur humaine qu'elle représente, au scandale et à la folie qui s'en dégagent, mais que nous entrions dans la contemplation de l'Amour qui est à la source de
ce grand mystère qui se réalise dans ces Noces de Sang.
Voici la Nouvelle Alliance dans le Corps et le Sang du Christ, voici la Nouvelle Tora qui accomplit l'Ancienne, une fois pour toutes, dans le sacrifice éternel du Fils Bien-Aimé du
Père. Voici l'Epoux qui vient.
Entrer dans ce mystère du Christ Epoux ne peut se faire que dans une théologie mystique. C'est même le secret le plus profond de la théologie mystique. C'est le grand mystique byzantin saint
Syméon le Nouveau Théologien qui a mis en lumière ce mystère avec le plus d'insistance et de force. Ces Noces qui sont notre vocation sont vécues sur la terre comme des fiançailles. Le gage de ce
contrat entre le Christ et chacun d'entre nous c'est le don de l'Esprit-Saint. La véracité de ce gage, l'acquisition du Saint-Esprit, selon l'expression de saint Séraphim de Sarov, est la
pratique des commandements et des vertus. C'est par elle que nous vérifions que nous sommes véritablement ancrés dans la vérité, que nous sommes sur le chemin des Noces qui seront
pleinement réalisées dans le Royaume.
Nous attendons l'accomplissement de ce contrat déjà scellé dans la pratique des commandements, déjà signé par la pratique des vertus. Ces vertus sont évidemment principalement la foi, l'espérance
et l'amour.
Aujourd'hui nous vivons de ce gage comme dans un miroir, mais nous demeurons fermement ancrés dans l'espérance car la promesse du Seigneur n'est pas mensongère, nous savons
qu'elle sera tenue par l'Epoux qui nous demande de demeurer dans la patience et sa présence entretenue en nous par le gage de l'Esprit-Saint.
Toutefois, si la fiancée perd patience, si son amour se tourne vers un autre, elle se rend odieuse aux yeux de son Fiancé. Elle rompt le contrat qu'elle avait signé pour l'éternité. Mais si nous
sommes infidèles, Lui demeure fidèle. La grâce du repentir nous permettra de recevoir son Pardon, de revenir dans l'intimité de sa présence, d'être rénovés dans notre contrat nuptial. C'est le
sens de la Grande et Sainte Semaine et de toute la période du Triode du Carême qui nous engage à la repentance, au retour vers l'Epoux.
Il y a là un regard contemplatif sur le mystère de l'Amour divin, qui éclaire également le mystère de l'amour humain. Nous savons que l'apôtre des nations, le grand saint Paul, a fait
cette analogie entre les noces du Christ et de l'Eglise et le mariage humain. Il voulait principalement mettre en lumière l'unité profonde que réalise l'amour. Dans le mariage, l'homme et la
femme ne font plus qu'une seule chair. Dans l'Esprit-Saint, nous ne faisons plus qu'un avec le Christ, Un, dans l'Amour divin. Cette unité est ineffable. Cette unité d'amour ne diminue en rien
notre distinction personnelle, notre distinction substantielle. L'Esprit-Saint ne nous absorbe pas, nous ne disparaissons pas. Au contraire, l'épouse illuminée par la beauté divine de l'Epoux
devient resplendissante. Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce mystère du Christ Epoux, il faudrait regarder le mystère de Marie, la Femme par excellence, celle qui est revêtue du
Soleil, celle qui est semblable à une mer de cristal qui réfracte la Lumière du Soleil sans l'assombrir... Mais nous y reviendrons pour ne pas trop allonger cet
article.
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Publié: 21 juin 2008, 10:12pm PDT
La personne de Jésus est bien mystérieuse. Beaucoup peinent à la comprendre et même à
l'approcher tout simplement, tant sa double nature humano-divine nous met face à un homme qui semble souvent échapper au comportement habituel de tous ses semblables.
Pensez à la controverse de Jésus et de ses frères, qui ne croyaient pas en lui, qui lui conseillent de monter à la grande fête de Jérusalem, s'il veut en profiter pour se faire mieux
connaître...
Lorsqu'il y a un grand rassemblement, c'est une opportunité pour faire connaître ce que l'on veut dire, vendre ou pour se faire connaître soi-même... Parfois, on loue un stand dans la fête, ou le
salon, au prix fort ! On espère ainsi qu'il y aura des retombées, en terme de notoriété ou de commandes, si l'on est commerçant.
Ce jour-là, Jésus montera à cette fête en secret. Pour faire des affaires, il faut savoir saisir toutes les opportunités, chaque moment est le bon, mais pour rendre l'ultime témoignage du
Don de toute sa vie au Père, Jésus a une heure bien déterminée un moment choisi dans le secret du Conseil éternel de la Très Sainte Trinité.
Jésus, à plusieurs reprises, subira les pressions de la foule enthousiaste à la vue des signes qu'Il opérait. Ils voudront qu'il devienne leur roi, le Roi des juifs.
La première manifestation de cette royauté de Jésus nous la découvrons à sa naissance. Ce petit homme qui naît dans cette obscure grotte de Bethléem et que des bergers et des mages viennent
adorer. Les mages lui apporteront même des présents royaux : l'encens, la myrrhe et l'or.
Hérode, qui était roi d'Israël à cette époque là, ne s'y trompera pas. La Prophétie avait annoncé la venue de ce Fils de David qui règnerait éternellement sur la maison d'Israël... Le danger
de voir son trône, sa lignée, passer à un autre est tellement insupportable pour lui, qu'il entrera dans une jalousie semblable à celle de Saül à l'égard de David. Il cherchera à mettre à mort
l'enfant et, pour cela, n'hésitera pas à réaliser un véritable carnage : le massacre de tous les enfants mâles de moins de deux ans.
Le vieillard Syméon, cet homme pieux qui vivait dans le Temple et attendait la rédemption et la délivrance d'Israël témoigna, à son tour. Mais dans sa prophétie, un nouvel aspect de la royauté de
Jésus apparaît : Il est un roi dont la seule présence provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, il sera un signe en bute à la contradiction. Il sera source de souffrance pour
tous ceux qui l'aimeront et particulièrement pour sa mère dont le coeur sera transpercé par un glaive. Puis l'enfance du Christ, une vie si simple et cachée aux yeux des hommes, laisse
finalement la place à sa vie apostolique. Jésus commencera cette vie apostolique en choisissant des collaborateurs, des amis intimes : les apôtres.
Le premier des apôtres à rendre hommage à cette majesté du Christ est Nathanael, cet homme en qui il n'y avait pas détours. "Un homme vrai qui ne sait pas mentir" dira Jésus de lui.
Après avoir exprimé ses doutes sur Jésus : "De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ?", Nathanael sera désarçonné dès sa première rencontre avec le Christ.
Celui-ci lui dit : "tout-à-l'heure, je t'ai vu, alors que tu priais sous le figuier". Bien sûr, Jésus n'était pas là, physiquement. Il ne pouvait donc pas le voir. Nathanael avait bien pris soin
de prier en secret. Il savait qu'il n'y avait personne autour de lui. Si Jésus a été témoin de cette prière fervente qu'il adressait à Dieu dans le secret, c'est que Jésus est bien le Messie qui
doit venir, le Roi d'Israël.
Jésus lui répondit : "parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois ? Tu verras des choses plus grandes encore. Amin, Amin, je vous le dis, vous verrez les cieux ouverts et les
anges de Dieu monter et descendre au dessus du Fils de l'Homme".
Un autre grand passage est explicitement orienté vers ce mystère de la royauté de Jésus. C'est le chapitre six de l'évangile de saint Jean le Théologien. Après la multiplication des pains, la
foule veut faire de Jésus son roi. Mais lui s'en va seul dans la montagne pour prier. Il fuit cette foule qui croit le glorifier mais qui n'a pas compris qui Il est, et ce que signifie
pour Jésus être roi.
C'est juste avant d'entrer dans les Saintes Passions, que Jésus va accepter d'être acclamé par la foule comme un roi. mais ce roi biblique, ce Fils de David, accomplira son entrée triomphale à
Jérusalem dans cette attitude d'humilité annoncée par la prophétie : "Sois sans crainte fille de Sion : voici venir ton roi, monté sur le petit d'une ânesse".
La foule l'acclame en criant : "Hosanna, bénit soit-il celui qui vient au Nom du Seigneur, le roi d'Israël"
Cette royauté que Jésus semble enfin accepter de reconnaître le jour des Palmes (fête
des rameaux en Occident) deviendra le motif principal de sa condamnation par les grands prêtres. C'est le motif qu'ils invoqueront face à Pilate pour le lui livrer. La rencontre de Jésus et de
Pilate viendra encore davantage éclairer et obscurcir à la fois le mystère de Jésus-Roi. Lorsque Pilate l'interroge : "ainsi tu es roi ?" Jésus fera cette réponse divine qui troublera son
interlocuteur au plus profond de lui-même. "Tu le dis, je suis roi. Je suis venu en ce monde pour rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité entend ma voix". Jésus est
roi, un roi de vérité face au royaume du mensonge, face aux puissances qui font le mal. Pilate voudra faire libérer Jésus en qui il ne trouve aucun motif de condamnation. Mais les grands prêtres
vont aller encore plus loin. Non seulement Jésus se prétend le roi des juifs, mais encore il se prétend Fils de Dieu. Cela signifie de même nature que Dieu et donc, il se fait l'égal de Dieu
lui-même. A ce moment là, la royauté de Jésus prend une toute autre dimension et Pilate commence à être envahi par la peur : D'où es-tu, dira-t-il. Devant le silence de Jésus, Pilate se ressaisit
et invoque son pouvoir sur Jésus : "ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te faire mettre à mort et le pouvoir de te libérer ?" Jésus se servira de cette phrase pour lui donner une leçon sur la
distinction du pouvoir et de l'autorité. Toute autorité vient de Dieu et doit être rapportée à Dieu. Si Dieu ne le permettait pas, Pilate n'aurait aucune autorité sur Jésus.
Le péché des grands prêtres qui ont livré Jésus à Pilate est donc d'autant plus grand que l'autorité qui est la leur est une autorité religieuse qu'ils utilisent non pour coopérer à l'oeuvre de
Dieu mais pour livrer un innocent par jalousie.
La royauté du Christ a donc sa source dans l'Autorité suprême du Père qui lui a tout donné. La royauté du Christ est une autorité paternelle dont la fin est le témoignage rendu à la Vérité.
Cette Vérité, c'est le Père, source de toute lumière et de tout amour. Il y a là un enseignement sur l'autorité dans une vision de sagesse divine qui éclaire pour nous l'exercice de l'autorité
sur la terre, qui éclaire le mystère du Christ Roi.
C'est sur la croix de Jésus que nous retrouverons l'ultime témoignage de la royauté du Christ avant sa mort et sa résurrection. Sur la croix de Jésus est inscrit en hébreux, en grec et en latin :
le Roi des Juifs. Cette inscription les grands prêtres et les scribes la dénonceront auprès de Pilate. Il ne fallait pas écrire : le Roi des juifs... mais cet homme a dit je suis le Roi des
juifs... Pilate ne voudra pas aller plus loin, il sait qu'il a été entraîné par les grands prêtres dans un acte que peut-être il regrette déjà. Les grands-prêtres l'ont poussé à faire condamner
un innocent et Pilate le sait. Il leur répondra simplement : ce que j'ai écrit, je l'ai écrit...
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Publié: 21 juin 2008, 7:34pm PDT
Translation from the greek by the author of the Blog
In the First Source (the principle) remained (was) the Logos
And the Logos stood (was) face
to God
And the Logos was God
This one remained (was) in the First Source (the principle) toward God.
All things have been made by him (came to existence by Him)
And without Him nothing has begun to exist
In Him was
the life and life was the light of men
And the light shines in darkness
And the darkness could not understand (that light).
Happened a man sent from God whose name is John
He
came for a testimony, to make testimony in the light,
that all come to the faith through him.
Himself, he was not the light
but one who makes testimony in the light
Logos was the light, the true light
Him who
illuminates every man entering in the world
He was in the world
this world who happened by Him
and this world didn't
known Him.
He came in his own family
his family have not received Him.
But those who have
received Him, to those people,
He gave power to become children of God.
to those who believe in his Name
These are not born,
nor of blood or a wanting carnal,
nor a human wishes, but they are born of God.
And the Logos became flesh,
He has planted his tent
in the middle of we
and we have contemplated his glory
this glory that belongs to him as only Son of Father
full of grace and truth
John testifies about Him and
says strongly
It's of Him that I said : him who came after me,
He went before me, because before me He was.
From his
fullness, all of us, we have received grace after grace.
Because the law has been given by
Moses
grace and truth are advenues by Jesus Christ
God, no one ever has seen Him
The Son, Unique, He who
is and remain in the bosom of the Father
He has been for us the interpreter
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Publié: 19 juin 2008, 1:15pm PDT
Voici un doxastikon à la
Vierge que l'on chante le samedi soir à Vêpres dans la semaine du Plagal du premier mode, il a été enregistré au cours d'une audition de fin de stage à Moissac en 2006, ce sont les stagiaires qui
tiennent l'ison :
Ἐν τῇ ἐρυθρὰ θαλάσση τῆς ἀπειραγάμου Νύμφης εἰκὼν διεγράφη ποτέ. Ἐκεῖ Μωϋσῆς διαιρέτης τοῦ ὕδατος, ἐνθάδε Γαβριὴλ ὑπηρέτης τοῦ θαύματος, τότε τὸν βυθόν ἐπέζευσεν ἀβρόχως, Ἰσραήλ, νὺν δὲ τὸν Χριστὸν ἐγέννησεν ἀσπόρως ἡ Παρθένος,
ἡ θάλασσα μετὰ τὴν πάροδον τοῦ Ἰσραήλ, ἔμεινεν ἄβατος, ἡ ἄμεμπτος μετὰ τὴν
κύησιν τοῦ Ἐμμανουήλ, ἔμεινεν ἄφθορος, ὁ
ὧν καὶ προῶν, καὶ φανεῖς ὡς
ἄνθρωπος, Θεὸς ἐλέησον ἡμᾶς
Dans la Mer Rouge, autrefois, fut esquissée l'icône de l'Epouse inépousée. Là Moïse divisa l'eau de la mer ; ici
Gabriel est le serviteur du Miracle ; alors Israël traversa l'abîme à pieds secs ; maintenant, la Vierge a enfanté le Christ sans semence ; la mer est restée infranchissable après le
passage d'Israël ; après avoir enfanté l'Emmanuel, la Toute-Pure est demeurée intacte.
Aie pitié de nous, Ô Dieu qui es, qui fus et qui nous es apparu en tant qu'homme.
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Publié: 18 juin 2008, 2:45pm PDT
Des émissions autour du grand musicien, compositeur et musicologue Marcel Pérès, spécialiste des musiques sacrées et
des répertoires de la chrétienté médiévale.
Dans la rubrique liens, vous pouvez aller sur le site du CIRMA-ORGANUM.
Marcel Pérès sur France Musique
le mercredi 25 juin 2008
de 8 h à 9 h en direct
dans l'émission de Lionel Esparza
Deux sets à neuf
Marcel Pérès sur France Culture
tous les jours du 7 au 11 juillet 2008
de 20h50 à 21h
dans l'émission de Cécile Gilly
Miniatures
Interview de Marcel Pérès
Classica - Répertoire
Juillet 2008
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Publié: 18 juin 2008, 9:10am PDT
Vladimir Lossky (1903-1958) est unanimement - et justement - reconnu comme l'un des plus grands théologiens de l'Eglise
Orthodoxe au XXe siècle. Son ouvrage majeur porte un titre révélateur de l'orientation profondément contemplative de son regard de théologien : "essai sur la théologie mystique de l'Eglise
d'Orient".
Son oeuvre, me semble-t-il, est d'égale importance, en notre temps, par rapport à ce qu'a été l'oeuvre de saint Denys l'Aréopagyte pendant des siècles. Nous y trouvons dans une grande synthèse
mystique tous les éléments qui structurent une approche contemplative des mystères pour le théologien.
Après un premier chapitre d'introduction sur la : "Théologie et mystique dans la tradition de l'Eglise d'Orient" l'ouvrage s'ouvre sur la dimension apophatique de la théologie.
Dans son deuxième chapitre sur les "Ténèbres Divines", il nous montre l'importance de la doctrine de saint Denys pour qui la théologie mystique est une ascension vers la prière pure, la
contemplation, sous le souffle de l'Esprit-Saint, au-delà de toute connaissance rationnelle (conceptuelle), au-delà de toute image, au-delà de toute sensation.
Cette prière pure est le fruit de l'Amour divin et partant de la sainteté et de la charité. L'icône de cette ascension est la montée de Moïse sur le mont Sinaï à la rencontre de Dieu.C'est donc une
conversion, une purification de l'intelligence et du coeur, et l'emprise de l'Esprit-Saint qui guideront le croyant, le théologien - qui est d'abord un croyant avant d'être théologien - sur le
chemin de la rencontre des mystères, des contemplations mystiques, dans le silence de la présence intime de la Très Sainte Trinité dans l'âme.
Le troisième grand chapitre du livre est consacré à l'approche du mystère de la Sainte Trinité : "Dieu-Trinité". La contemplation de ce mystère, qui remplissait d'une joie intense et pure
saint Grégoire le Théologien, est à la fois le point de départ et le terme de la vie contemplative. Ce mystère des mystères, saint Grégoire le Théologien (saint Grégoire de Nazianze) en est devenu
le chantre inspiré. Il s'agit de la Révélation chrétienne par excellence. Puisque le Fils est venu pour nous faire connaître son Père et nous donner d'avoir part à son Esprit-Saint.
Pour en parler, les Pères ont employé deux termes empruntés à la philosophie grecque : Ousia (traduit en latin par substantia) qui exprime l'unité d'Etre de Dieu, et sa simplicité, et
Ypostasis (hypostases) afin d'exprimer la distinction réelle des Trois Personnes divines.
La mystique chrétienne n'est donc pas une mystique de l'Essence divine, mais une mystique ancrée dans la participation à la vie Trinitaire, une mystique personnelle où communion, unité, et
distinction personnelle sont pleinement réalisées dans la participation à la Vie du Dieu Un et Trine.
L'Etre de Dieu est Amour, l'Etre de Dieu est Lumière, l'Etre de Dieu est communion du Père, du Fils et de l'Esprit-Saint : Une Ousia, trois Hypostases. Cette participation à la Vie divine réclame
la communication de cette Vie à la Créature. C'est pourquoi le chapitre quatre du livre de Vladimir Lossky s'ouvre sur la théologie des Energies divines.
Les énergies divines de la grâce nous rendent participants de la nature divine, selon l'expression de saint Pierre dans sa deuxième épître : divinae consortes naturae. Comme le rappelle saint
Maxime le Confesseur, Dieu est participable dans ce qu'Il nous communique, mais il reste non-participé selon son Essence.
Le chapitre suivant regarde tout naturellement "L'être créé". La prise de conscience des limites inhérentes à toute chose créée et, en même temps, de son ouverture, de son appel, à se dépasser dans
un plus grand qu'elle, est caractéristique de la vie contemplative. L'homme prend conscience de sa petitesse, de sa finitude, et de l'aspiration par laquelle il tend vers Celui qui donne son sens
plein à sa vie humaine. Cela suppose l'accord, la synergie de sa volonté humaine avec la Volonté divine, le plan de la sagesse de Dieu (les idées-volontés divines) pour sa créature.
Il y a donc un chemin parcouru, chemin qui impliquera des purifications, des épreuves mais surtout un don incessant de la grâce divine de l'Esprit-Saint. Ce chemin est la passage de l'état de
créature, faite à l'image de Dieu, à l'état de ressemblance (créature re-créée dans la Lumière et dans l'Amour). C'est pourquoi le cinquième chapitre du livre est consacré à : "Image et
Ressemblance".
Le chemin de cette voie étroite est le Christ qui a dit : "Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie". Le chapitre sept sera donc consacré à l'économie du Fils. Nous y voyons le rôle de Jésus
comme le Médiateur éternel, le Grand-Prêtre par excellence, qui en assumant notre nature humaine, sans changer dans sa nature divine, est devenu pour nous le chemin par excellence, et l'unique
chemin, pour aller vers le Père.
L'économie du Fils nous met également en présence de Celle sans qui l'oeuvre de la Rédemption n'aurait pu se réaliser de cette manière pour nous : le mystère de Marie la Mère de Dieu.
L'oeuvre de Jésus, retourné vers le Père pour aller nous "préparer un place" dans sa Demeure divine, est accomplie pour nous par le don de l'Esprit-Saint qui nous donne la Vie et nous instruit en
illuminant nos coeurs et nos intelligences pour que nous parvenions à la vérité tout entière. Le chapitre huit du livre de Vladimir Lossky sera donc consacré à l'économie de l'Esprit-Saint.
Le don de l'Esprit-Saint en nous (que nous fêtons à la Pentecôte) n'est donc pas seulement la naissance de l'Eglise et la fondation de son activité missionnaire mais le don même de la vie
trinitaire dans nos âmes. En recevant l'Esprit-Saint, nous recevons le Père et le Fils qui sont inséparables de Lui. L'Esprit-Saint peut alors former en nous le Christ et faire de nous des enfants
bien-aimés du Père.
Toutefois ce don de l'Esprit-Saint, don personnel, est également un don fait à la communauté des apôtres, à la communauté des croyants. C'est pourquoi le chapitre suivant est consacré au mystère de
l'Eglise.
Enfin, l'Eglise existe pour que Dieu réalise en nous l'oeuvre de la re-création dans la Lumière et dans l'Amour. Cette oeuvre est celle de la divinisation. Cette divinisation est l'union de chacun
d'entre nous et de toute l'Eglise au Christ comme Principe et Fin de toute notre vie.
Cette voie de l'Union est le chef d'oeuvre réalisé par la très Sainte Trinité. La nouvelle Jérusalem telle qu'elle est décrite dans l'Apocalypse de saint Jean le Théologien.
Cette Jérusalem est recrée dans la Beauté et enveloppée éternellement de la Gloire de Celui qui siège sur le Trône. L'ultime chapitre du livre est donc consacré à la Lumière divine.
Il est difficile de présenter un tel ouvrage en si peu de mots. J'espère ne pas avoir trahi la pensée du grand théologien et vous avoir donné envie d'aller lire et étudier son livre...
Pour se le procurer :
Vladimir Lossky, essai sur la théologie mystique de l'Eglise d'Orient, éd. Cerf, collection Patrimoines Orthodoxie, Paris 2005.
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Publié: 16 juin 2008, 8:28am PDT
L'évènement de la Résurrection de Lazare
aura pour conséquence la réunion du Sanhédrin. Cette réunion se présente comme un conseil de crise. En effet, la résurrection de Lazare a suscité de multiples conversions dans le peuple. Beaucoup
se mirent à croire en Jésus, à partir de ce moment-là.
Saint Jean le Théologien nous rapporte que Caïphe, le grand-prêtre de cette année-là, va, sans le savoir, donner à ses pairs une prophétie qui résume le point de départ et le terme des Saintes
Passions du Christ.
Alors que ceux qui sont réunis autour de lui s'interrogent sur ce qu'il convient de faire face au succès grandissant de Jésus, il prend la parole et dit : "Vous, vous n'y comprenez rien ? Vous êtes
incapables de réfléchir ? Vous ne comprenez pas que votre intérêt est qu'un seul homme meure pour notre peuple, et qu'ainsi la nation tout entière ne soit pas perdue
?"
Nous avons, nous aussi, bien de la peine à comprendre ce que représente Jésus pour ces
hommes religieux, ces hommes pour qui Moïse est le grand Maître par excellence, celui qui a reçu la grande révélation du Sinaï.
La lecture de l'épître au Yémen du très grand philosophe et théologien juif, Moïse Maïmonide (1135-1204), pourrait nous aider à mieux comprendre la problématique face à laquelle les hommes qui
composent le Sanhédrin sont confrontés.
La Loi, la Tora, donnée au peuple par Moïse, et reçue par lui directement de Dieu, garde pour eux un caractère non seulement actuel mais permanent. Elle est
l'Alliance indestructible de Dieu et de son peuple.
Pour Maïmonide, tout homme qui prétendrait que la Loi de Moïse est limitée dans le temps, s'oppose à la Révélation et à la Tradition. Il ne peut être qu'un faux prophète. Pour lui, la mise en
garde, reçue par le peuple juif, est de ne rien ajouter, ni rien retrancher à cette Tora.
On retrouve ici l'avertissement donné par saint Jean le Théologien dans l'Apocalypse : "Je rends témoignage face à tout homme qui écoute les paroles de la prophétie transmise dans ce livre : si
quelqu'un ajoute quelque chose à ce message, Dieu lui infligera les fléaux décrits dans ce livre. Et si quelqu'un retranche des paroles à cette prophétie Dieu lui retirera sa part des fruits de
l'Arbre de Vie et sa place dans la Sainte Cité dont parle ce livre."
Cela fait écho à la parole du Christ lui-même : "Avant que ne passent le ciel et la terre, pas un iota, pas un trait de la loi ne passeront d'aucune manière, que tout ne soit accompli. Quiconque
enfreindra l'un de ces plus petits commandements, et enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le moindre dans le royaume des cieux, mais quiconque les pratiquera et les
enseignera, sera appelé grand dans le royaume des cieux."
Toutefois, les grands-prêtres étaient plus sensibles à un autre pan du discours de Jésus et de ses disciples qui regardaient la Loi et les prophètes comme s'achevant en saint Jean Prodromos et
faisant place à la Loi nouvelle, à la grâce divine, apportée par Jésus. Comprendre comment la Loi à la fois demeure éternellement en Jésus mais, en même temps, connaît une nouvelle plénitude
et donc un véritable dépassement, tel était l'obstacle insurmontable pour ces hommes réunis pour défendre leur foi, leur peuple et leurs traditions.
La prophétie du
grand-prêtre Caïphe est déjà une sentence. A partir de ce moment-là, Jésus est condamné à mort. Mais, s'il s'agit d'une prophétie, sortie de la bouche de Caïphe, et non d'une simple condamnation
prononcée par des hommes qui ont refusé l'enseignement du Christ, c'est que la portée de cette prophétie donne l'ultime raison, la cause finale des Saintes Passions du Christ. Il est de notre
intérêt que Jésus soit mort pour que nous vivions par Lui : "par sa mort, il a vaincu la mort", chante la Liturgie Byzantine. C'est pour que nous vivions que Jésus va entrer dans ce mystère de
kénose, de souffrance inouïe, d'offrande de toute sa vie pour glorifier le Père et nous sauver. De ce Sacrifice jailliront les sources de la Nouvelle Loi, les sources de la Vie
Eternelle.
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Publié: 13 juin 2008, 5:11pm PDT
L'Hymne des Chérubins, Cherouvikon, est chanté pendant la Sainte et Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome
pour l'offertoire.
Le Chérouvikon présenté ici est composé par Petrou Lambadariou, et chanté ici en roumain dans la version proposée par le "Buchet Musical Athonit", oeuvre du Iéromoine Ierotei Filoteitul.
The Hymn of the cherubim, Cherouvikon, is sung during the Holy Liturgy of St. Jean Chrysostome for
the oblation. The Cherouvikon presented here is composed by Petrou Lambadariou, and sang here in Romanian, in the adaptation proposed by the "Buchet Musical Athonit" (Iéromoine Ierotei
Filoteitul).
"Nous qui, mystiquement, sommes l'icône des chérubins, et qui en
l'honneur de la Trinité vivifiante chantons l'hymne trois fois sainte, déposons tout souci du monde afin d'accueillir le Roi de toutes choses escorté par les ordres angéliques, Allilouïa"
"We which, mystically, are the icons of cherubs, and who in honor of the Trinity sing the anthem three times holy, table all concern of the world to receive the King of all things escorted
by the orders angelic, Allilouïa »
Cherouvikon première partie
Cherouvikon deuxième partie
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Publié: 13 juin 2008, 10:18am PDT
Dans la continuité de notre précédent article sur l'Anastasimatarion de Petrou Lambadariou,
voici les Kekragaria, stichères de la résurrection et doxastikon à la Vierge dans le deuxième mode. Ce mode appartient au genre chromatique doux.
Il est inutile de vous rappeler que ces enregistrements sont destinés à l'étude et non à l'écoute dans son fauteuil...
In the continuity of our previous article on the Anastasimatarion of Petrou Lambadariou, here are the Kekragaria, stichères of the resurrection and doxastikon to the Virgin in the second mode. This
mode belongs to the kind chromatic sweet. It is useless to remind you that these recordings are intended to study and not to listen in his chair...
Kyrie ekekraxa
Katefthinthito
Thou Kyrie
Exagage Ton proaionon
Eme ypomenousi Hristos o Sotir
Ek vatheon ekekraxa
Genithito Se ton stavrothenda
Ean anomias En to stavro sou
Eneken Inigisan si Kyrie
Apo fylakis Ton Sotirion
Doxa Parilthen
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Publié: 11 juin 2008, 8:57am PDT
The mystical theology, as we said, has its deep source in the Tradition, which is to say in the mystery of the
divine filiation which Jesus gives us to participate.
He is the Son Of-Liked of the Father, the Only-One Born from Him, as we sing in the second antienne of the Holy Liturgy of St. John Chrysostome, each Sunday :
"Ô Son Unique and Verb (Word) of God, Thee the immortal, wich for our salvation has deigned take flesh of the Holy Mother of God and always Virgin Mary, Thee who without change became a man,
Thee Christ God, Thee who have been crucified and by the death has wrestled death, Thee the One of the Holy Trinity, glorified with Father and the Holy Spirit, saves us"
The mystical theology consists in the deep
knowledge of the Verb (Logos, Word of God) made flesh.This knowledge cannot be realized without a personal meeting with Him. It is here that we find the foundation of mystical theology,
experience radical to which the theologien must continually return if he does not want to become a cymbal resounding which, certainly, can do a lot of noise but not good spiritual fruit.
The mystical experience begins with the personal meeting of Christ, the discovery of his Holy Face and the desire to enter in a real friendship with Him. This man-God, Jesus, begins to
capture our eyes, to attract our attention, and our heart : "He is". Here, it must insist on this "He is". That is the discovery, the "touch" of the humanity fantastically perfect of Christ
and by this way the feeling of his divinity.
Jesus himself will tell us : "If you do not believe me that I Am, you will die in your sins ". The discovery (or rather the Revelation) of the " I Am " of Christ, in our hearts and our
intelligence, evokes the contemplative dimension of our "Noûs" ( our contemplative intelligence in greek) and plunging us into a sense of awe and adoration.
Consequently, our relationship with Christ exchange in depth. He is not only an exceptional man. He is not only a sublime man. He is my God and He is my brother in humanity
as He became a man, a man like me. He is the Verb of God(Logos in greek) became flesh.
When the Philosopher Aristotle talks about the First Being, he shows that there are between the man and the God such a distance that friendship is impossible. The friendship calls for a
certain equality. Certainly the God is not indifferent to men, and Aristotle is convinced that He has a small preference for men the most contemplatifs... There is a natural love of contemplative
for this First Being, whose smaller knowledge is better than the knowledge the richest and most perfect of another reality. But this love cannot be achieved in a friendship.
The Christ transforms the relationship to God in a radical, prodigious! Now the Verb made flesh, without cease to be God becomes man and friendship divine is proposed to men. This friendship
experienced of each of us with Jesus is itself the christian mystical experience. You understand that I am not speaking of mystical phenomena, charisms individuals... The mystical experience is
fundamentally, radically, the mystery of friendship with divine Jesus lived fully under the breath of the Holy Spirit.
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Publié: 11 juin 2008, 4:28pm PDT

Frédéric Tavernier Vellas has a doctorate in philosophy and graduate in Byzantine music. He has done his training at the Conservatory
Phlippos Nakas in Athens under the direction of Lycourgos Angelopoulos.
For many years, he directs his work, in particular way, toward the universe theological and liturgical of the Byzantine Orthodox tradition. He is head of chorus to the Romanian Orthodox parish in
Toulouse, where he has given regular conferences on mystical theology of the Orthodox Church.
The purpose of this blog, in the result of these conferences, is to provide a teaching accessible for a more large audience.
The opening to the liturgy and music Byzantine would of course, since the liturgical art is ordered to prayer. The text of the blog does not include quotes from spiritual authors or theologians for
obvious reasons rights management of authors that we are not able to control for the moment.
We advise simply sometimes books that can be consulted by our lecteurs.The quotations of the Old and New Testaments have been translated by the author.
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Publié: 10 juin 2008, 3:43pm PDT
Many are wondering about the nature of the Mystical Theology, his place in the Wisdom Theological, its content, its
development, its internal order. We will spend hundred articles on this subject that will be developed in the corresponding category "Centuries on Mystical Theology".
This introduction will allow us to locate the place of Theology Mystical in the framework, more extensive, of the Orthodox Theology and, hopefully, to clarify a little what represents this
"summit" of the Christian Theology for those who are interested.
The Christian Theology whose Source is the Tradition (Teaching of God the Father forwarded to his Son Of-liked, Jesus Christ, and received first by the Mother of God, the apostles, the saints and
the Church) is both a science and wisdom.
The knowledge of the mysteries received in the faith has a radical unit. That is the Father who teaches us. When Pierre proclaims his faith in Jesus, the Christ replied: "Blessed art thou Simon Son
of Jonah, because this is not the flesh and blood thee revealed that, but it is my Father in Heaven ".
On many occasions, Jesus teaching recalls that his doctrine does not come from Him, but from the Father who sent him.
The Theology owns its unity of this unity of the Source of Revelation, the Source of the Tradition, the mystery of the Father.
This Revelation's sole purpose of making us participants of the Blessed Life of Three divine Persons, the Father, the Son and the Holy Spirit. Any Christian Theology must therefore be moving toward
the Mystery of this trinitarian communion, the mystery of our divinisation for which the Christ became flesh, died for us, is resurrected the third day.
However, the Revelation as education or doctrine has been done in a human language. The Christ preached, taught in the synagogues and the Temple of Jerusalem or even on the assembly... He spoke
with the human words, employee of symbolism borrowed from the world that we know, spoke in parables or in a more didactic way.
He often commented on the texts of the Old Testament in giving them a new light. The Christ is therefore addressed to the intelligence of his listeners an appeal to their ability to
understand, to their desire to know, and he has chosen evangelists, the apostles to pass his education to all nations.
The Revelation is the meeting between an education (doctrine, teaching, which is not from the flesh and blood) and the intelligence of the auditors. This teaching exceeds what human
persons have in their intelligence. It is superior to the human intellectual light. This human intelligence, certainly, is able to go very far and even to be open to the contemplation of a First
Being, we see this among Aristotle. It can reach a certain human wisdom, and contemplative practice. But what the Christ a taught, no human intelligence could have discovered by itself
and no one cannot by its own forces the check.
That is why the Christian Theology is essentially a negative theology. The mistake the more serious in Western theology after the great period of the Fathers of the Church is to imagine
that there are two forms of theology : cataphatique and apophatique. The first one could be considered as scientific (developped in a rationnal way), the second one more
affective... reserved for mystic persons...The first express a "positive speech" on God, the second would be more mystical and eventually deny everything that has been said to finally enter into a
contemplative dimension! It is a serious mistake, and we must denounce because it introduces a kind of division in the Theology and breaks his unit radical.
Any theology is negative, and also for philosophical approach as we can see in the approach of the natural wisdom of Aristotle in contemplation of the First Being wich is "Ousia" and
"Energeia" pure (Substance and Act pure) because the contemplation of this First Being discovered by the path of philosophy first provides no experience and no seizure quidditative of what He
is.
This way apophatic remains yet in the teaching of Thomas Aquinas, that his followers have often betrayed by reducing its effort contemplative in an effort to build a rational system. In
Thomas Aquinas, the way to the contemplation of the Eminence of the First Being is only the fruit of the negative way.
We just can draw near to God with our intelligence in the negative perspective : " how It is not ". It is to say in the approaching of back and not to face!
The Ousia of God we remains hidden, inaccessible. Let it for the moment.
The Christian Theology is therefore a Theology negative. The teaching doctrinal of Christ dont brings to us new concepts, he not give us a new rational system, philosophical again. It
gives us to put ourselves in the school of Father who gives us his Son and send us the Holy Spirit.
But if the Source of Theology is One, its development and its contents are such that they will involve a great diversity of gaze.
Let us understand that the Simplicity of the Uni-Trinity is a simplicity that eludes us radically. Just think that God, also knows all his Made (the Creation Visible and Invisible) in one eye !
Consider that eternity envelope the Time and that what we see unfold before us is embraced in a only review by the Most Holy Trinity.If you do not understand, is that you start to enter an attitude
apophatique! Who knows what the Eternity?
The Evangelists have given us the Theology in its Source and the Fathers have continued to develop the content of this divine teaching for us. We see that our knowledge of God is based on
the analogic knowledge. But faith is more than an analogic knowledge. The faith is the communion in the Wisdom of Christ.
Matthew, Mark, Luke and John, the Epîtres of Paul and James show us the mystery of Christ in different perspectives etc. We see this diversity of gaze on the Christ by the Four Live
: the Lion, the Bull, the Face of Man and the Eagle. It is not so easy to understand the Christ. It is already not easy to understand a man, but the divino-humanity of Jesus made him even more
difficult to discover . To enter in this communion of faith, we need the action of the Holy Spirit.
The theology will use a diversity of gaze : The biblical theology look at the development of the Revelation through the sacred texts. The dogmatic theology or "scientific" highlights
everything that the intelligence can bring in terms of the Intelligibility, of dogma, we use the more intellectual analogies. Theology of the Economy divine look at the Plan of God, his conduct on
the Humanity, on the Church. The theology mystical considers the mystery of our Christo-conformation. That is the Summit of the entire Theology because Christ in his Person (human and divin
together) becomes the Light of our whole life. That is the Knowledge-Communion of Father and Son talking about St. John in his First Epître. Here we use all the analogies and especially
the more sensibles.
With the theology of the liturgy we enter in the mysteries of faith through education by the Liturgy (especially the Holy Liturgy) that gives us the Church. It involves strongly the elements
of the mystical theology. The theology called fundamental (especially developed in the West) is a kind of reflection "critical" of Theology on itself. The exegesis can be develop without the
faith and cannot claim the status of Theology. It is an element philologico-historical, a tool that can gives to the theologian interesting elements but does not belong to the Theology as
such.
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Publié: 10 juin 2008, 10:06am PDT

The Byzantine music has its origins in a musical system well prior to Christianity. This greek musical system has dominated
since the highest antiquity in all the south of Europe around Mediterranean sea, and central Europe.
The Orthodox Christianity has increased this kind of music at the top of its opportunities interpretative gifts (and they rhythm) and for two millennia the history of the Hellenic music found
itself linked to the great production poetic about the origins of the church in the construction of its Byzantine liturgy.
The history of the Byzantine music and its composers is little known in the West. Our stories of music go, the more often, very quickly in the direction of
middle-age latin (all together under the generic name of Gregorian) and finally are beginning to become a little more verbose for the period of Renaissance and Baroque music, to flourish in the
Classical period, romantic or contemporary...
The Byzantine music knows a history quite different. Her last official reform is the one of the Three Masters : Chrysanthos, Hourmouzios and Grigorios of which we have already talked
about in our blog. This reform lies in the 1800s, while Western Europe is in full romanticism.
The reform of the Three Masters is not
a transformation of the earlier musical system. It is more a return to the deap source of manuscripts and a big effort to theoretical accuracy (theoretical explanation of musical system)
accompanied by a large educational effort to help the begginners in the difficult learning of this music poly-modal and finally an effort to develop a more analytical writing which
allows for better keep the treasures of expressions of the oral tradition.
There is therefore a
continuing source and a constant of nesting written tradition and the oral tradition aimed at a transmission optimal "know how" of the psaltique : a music at the time of "oral tradition and
clever".
The last major work of renewal of this music was accomplished in the 20 th century by Simon Karas, a work in both genius and huge by its size.
He knew and both mastered all the directory of the Byzantine music when he was still young. However, the master of the Byzantine music was always in a research verging on qualms, not wanting to
teach anything wrong in its method of teaching. He waited for very many years before agreeing to publish and encor still continued and he always to make corrections, clarifications. Simon Karas
has loved and served this music with a zeal and an intelligence that we leave in a sense of admiration rare! Simon Karas has loved and served this music with a zeal and an intelligence that we
leave in a sense of admiration rare! Yet, he did not invent anything. There is not among Karas of novelty that would detract from the major source of the art of psaltique as it has been
practiced since the origins or even as it has developed in the period meta-Byzantine, after the fall of Constantinople.He allowed simply to better understand that on the trunk of the Octoèque
Byzantine flourished poly-modality (branches of modes) making a greater wealth of coloration in melos (vocals) Byzantine. Karas has highlighted all the wealth of the musical expression Byzantine
through knowledge Union' decoration rich and specifies that he has recueillie en écoutant et in comparing the interpretations of the greatest psaltes (including those of the Great
Church of Christ).
To this end, Simon Karas has re-introduced some signs of the sémiographie Byzantine which were abandoned at the time of Three Masters because of the passage of the manuscript to editing. His goal
was to attract the attention of young people on this expertise that was threatened, all teachers in his time had not the same requirement or view height.
We can find all the ornamentation taught by Simon Karas in listening to the Great Psaltes of the Patriarchate of Constantinople, a appears in one another in another. Of course there is a great
freedom in the execution of energy but there are also many (most likely many) of poorly run, the worse course being ignored.
The method of Karas is really trainer-it is undoubtedly the most formative-but it requires to enter into a similar attitude to his own: nothing is left to the roughly, everything is analyzed with
a constant concern of rectitude and artistic truth. Karas was a master very demanding, a personality without doubt a bit severe but with a spirit of servant of God.
His voice is a reflection of his personality. When I discovered I had some 20 years. It is a man-who is dead now-who worked in the Shop FNAC in Paris and which I saw burrow into the
music albums sacred in search of Byzantine music recordings. It was called Gabriel. He said: "that thou tapping these two disks". Gabriel was not only formed in the sales force, he knew what he
was speaking. He subsequently given the personal details of Simon Karas and of Lycourgos Angelopoulos. He knew them personally, he would regularly listen. The two disks that he has
proposed to me, you understand, was one of Karas and the other of Lycourgos Angelopoulos who became my master subsequently.
I was very surprised by this voice subtle, a lightness and agility of a extraordinary, a precision in the execution of musical intervals incredible: The excerpt from the song
"Rodhon to Amarandon " that we have placed with Lycourgos Angelopoulos in the disk accompanying the book The Voice of Byzantium evidenced.
Certainly, Karas did not have the voice ample and warm of psaltes as Tsanitsas, or even the subtlety full of sweetness of Emmanouelidis, he did not have that grain of father Firfiris,
full of a "joyful sadness" contemplative. But he executed this music with a voice devoid of unnecessary effects with a perfection extreme.
Another pan the work of Simon Karas look at the traditional songs. He began reinterpreting these songs with the Byzantine sémiographie when he had just 15 years. The work he has done in this area
is also considerable. It was a forerunner. Today, it is not uncommon to see musicians in Greece reinterpreting of popular songs, but Karas has worked for all of Greece, systematically.
It is difficult to publish all the work of Karas, much of sheetmusics remain pending publication because of lack of financial resources. The books of months have been published recently, a
monumental task.
I want to thank Madam Karas for the photo she gave me recently to your intention and for the work that continues in the school of Karas on the small hill of Stréphi in Athens. I also want to
thank Lycourgos Angelopoulos for the tireless he performs at the service of the Byzantine music as a result of Simon Karas and the Byzantine Choir of Greece which gives to hear this music in a
quality that delights the soul and door to prayer. For information: the Byzantine Choir of Greece pulled out "the Acathiste Anthem" among Jade recently. It is a magnificent double CD.
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Publié: 5 juin 2008, 11:37pm PDT
L'Anastasimatarion est le livre des Vêpres et Matines de la
Résurrection. On l'appelle également Octoèque (Octoïchos) parce qu'il est basé sur un cycle de huit semaines durant lesquelles on chante selon les huit modes principaux de la musique
byzantine.
Dans chaque mode le texte des stichères est différent. La partie enregistrée ici, sans ison, correspond à la première partie chantée des Vêpres dans le premier mode "eso" (sur le Ré). Parfois,
elle est précédée par le chant solennel des derniers versets du psaume 103 les "Anixantaria".
The Anastasimatarion is the book of Vespers and Matines of the Resurrection. It is also called Octoèque in
French (Octoïchos) because it is based on a round of eight weeks during which we sings according to the eight main modes of Byzantine music.
In each mode the text of stichères is different. The hymns recorded here, without ison, correspond to the first part of Vespers, sung in the first mode "eso" (on the Ré).
Cet enregistrement sans prétention a pour seul but d'aider ceux qui veulent s'approcher
de la notation byzantine et sont encore inexpérimentés, spécialement mes stagiaires et tous ceux qui y trouveront un intérêt pour leurs recherches.
Le livre de l'Anastasimatarion de Petrou Lambadariou et Ioannou Protopsaltou correspond à l'édition du Patriarcat de Constantinople (1890), cette même édition a
été reprise avec quelques petites variantes dans l'Anastasimatarion de la confrérie Zoï.
This recording is only intended to help those who want to get the Byzantine rating and are still inexperienced, especially my students and
all those who will find in it an interest in their research. The book of the Anastasimatarion of Petros Lambadarios and Ioannis Protopsaltis corresponds to the edition of the Patriarchate of
Constantinople (1890), this same edition has been resumed with some small variations in the Anastasimatarion of the brotherhood Zoï.
Je vous rappelle qu'une édition de l'Anastasimatarion de Konstandinou Priggou
vient de paraître sous la responsabilité du grand musicologue Giorgos Konstandinou. Cette édition qui porte la marque du génie et de la foi profonde de Priggou, présente l'immense avantage
d'offrir pour l'interprétation musicale des repères rythmiques très fiables et convaincants, et également une indication précise des isons. Comme nous le savons, le placement des isons n'est pas
une chose simple ! Cette édition a été réalisée par Apostoliki Diakonia (Athènes) et propose également deux CDs avec le livre avec des extraits originaux de Konstandinou Priggou.
I remind you that a new and complete edition of the Anastasimatarion of Konstandinou Priggou has just been published under the responsibility of the great
musicologist Giorgos Konstandinou. This edition which bears the mark of the genius and the deep faith in Priggou, presents the great advantage to provide for the interpretation of Repères musical
rhythm very reliable and convincing, and also a clear indication of isons. As we know, the placement of isons is not a simple thing! (editor,
Apostoliki Diakonia, Athens)
1. Kyrie ekekraxa
2. Katefthynthito
3. Thou Kyrie
4. Exagage ek fylakis, Tas
esperinas
5. Eme ypomenousi dikaiï, Kyklosate
6. Ek vatheon ekekraxa, Defte laï
7. Genithito ta ota sou, effranthite
8. Ean anomias, Ton sarki
9. Eneken tou onomatos, To zoodoho sou tafo
10. Apo fylakis, Ton to Patri
11. Doxa kai nyn, Tin pagkosmion doxan
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Publié: 1 juin 2008, 7:14pm PDT
Nous entrons dans le cycle préparatoire à la Grande et Sainte Passion du Christ. Avant d'y entrer,
il nous faut, comme pour les disciples de Jésus, une pédagogie divine qui nous permettra de supporter l'épreuve du Sacrifice par excellence auquel Jésus veut nous associer : la
manifestation et la réalisation de l'oeuvre pour laquelle Jésus est venu en ce monde : l'offrande totale, absolument plénière, de toute sa vie et de sa personne sur la Croix.
Lorsque nous devons traverser une épreuve extraordinaire, il faut une préparation adaptée. Les athlètes le savent. L'épreuve de la Croix de Jésus est l'épreuve de la foi par excellence.
Il nous faudra avec saint Jean le Théologien, contempler la victoire, la glorification, du Fils de l'Homme à travers le désastre apparent le plus absolu, à travers également l'humiliation la plus
vile : le Fils de Dieu est condamné au supplice réservé aux criminels, aux brigands, aux agitateurs les plus violents.
Le Fils de David, le Roi des Juifs qui doit régner sur Israël pour les siècles est condamné à une mort infâme, une mort qu'il pourrait éviter mais qu'Il choisit d'accueillir librement et même de
devancer, comme nous le verrons plus tard.
Nous sommes, nous aussi, confrontés à cette épreuve. C'est la grande épreuve dont nous parle saint Jean le Théologien dans l'Apocalypse. La victoire apparente du Mal, de la mort, de la
souffrance, de la maladie, de la trahison, de l'abandon et de tous les échecs qui peuvent nous survenir risquent toujours de masquer à nos yeux intérieurs la victoire réelle de la grâce
divine capable de transformer ces brisures en Amour et en Vie éternelle.
C'est une épreuve pour notre foi car beaucoup, autour de nous, lorsque vient l'heure de la grande douleur, nous interrogent ainsi : où est-il ton Dieu ? C'est également une épreuve pour notre
espérance car nous n'expérimentons pas toujours immédiatement les fruits de la victoire. Ici, la patience est le creuset qui vérifie la qualité de notre attachement au Christ. C'est dans cette
perspective qu'il nous faut entrer pour recevoir du Christ ce mystère de la Transfiguration.
Nous trouvons le récit de la Transfiguration du Seigneur dans les évangiles synoptiques de Luc et de Matthieu. Je regarderai ici, plus particulièrement, celui de saint Luc. Jésus a pris avec
lui l'apôtre Pierre et les deux fils du Tonnerre : Jacques et Jean. Parmi les apôtres, ces trois disciples de Jésus tiennent une place particulière, centrale, pour de multiples raisons.
L'une d'entre elles est le rôle qu'ils vont bientôt jouer dans la construction de l'Ecclesia : celle-ci repose sur douze colonnes dont trois piliers au centre, auxquels s'ajoutera celui
de l'apôtre des Nations, saint Paul...
Jésus entraîne donc Pierre, Jacques et Jean au sommet de la montagne (le Thabor) pour prier. Ceux-ci ont souvent prié avec Jésus. Mais cette fois-ci, alors qu'ils prient, va se produire un
évènement inhabituel, unique, une révélation à laquelle les disciples de Jésus ne pouvaient pas s'attendre : Jésus étant en prière sur la montagne, son visage soudain se transforme et son
vêtement devient d'une blancheur que rien sur la terre ne peut égaler.
L'icône byzantine de la Transfiguration manifeste la stupeur des trois amis de Jésus. Ils sont terrassés, saisis de frayeur, comme le sera saint Paul sur le chemin de Damas ! Ils sont éblouis par
la lumière divine qui rayonne soudain du Visage de Jésus, de tout son corps et qui s'empare même de ses vêtements.
Ils font
l'expérience de la lumière divine d'une manière extatique, ils sont enveloppés par la nuée lumineuse de l'Esprit-Saint qui rayonne de la divino-humanité de Jésus. Jésus, lui, converse
paisiblement avec Moïse et Elie de son départ prochain ! Cette expérience mystique de la lumière divine, cette vision des apôtres, a fait couler beaucoup d'encre chez les théologiens :
s'agissait-il d'une lumière sensible, d'une lumière imaginative ou encore d'une lumière intellectuelle ? Sans doute les apôtres ne se sont pas posé une telle question. Ils ont été saisis, ravis
en esprit et ne pouvaient que balbutier des paroles presque incohérentes. Saint Pierre, dira : "Il est heureux Seigneur que nous soyons ici, dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et
une pour Elie". L'évangéliste précise qu'il ne savait pas ce qu'il disait ! Saint Grégoire Palamas n'hésite pas à dire que cette lumière est la Lumière Incréée, tout en ajoutant qu'il ne s'agit
évidemment pas d'une vision de l'Essence divine.
On peut difficilement comprendre cette distinction sans la grande vision de la théologie mystique de l'Orient qui met au grand jour la distinction réelle de l'Essence divine et des énergies divines. Comme le rappelle Vladimir Lossky cette distinction est un mystère, comme le mystère de la Trinité des Personnes dans la
simplicité de l'Être de Dieu. La Transfiguration est la révélation d'un Mystère et non un simple spectacle extérieur. Il s'agit réellement d'une vision extatique qui est l'oeuvre de
l'Esprit-Saint. L'Occident a toujours craint que cette distinction de l'Essence et des énergies n'introduise une certaine composition en Dieu, ou qu'elle soit comprise dans une perspective
néo-platonicienne, ce qui serait le cas s'il s'agissait d'une diffusion nécessaire et impersonnelle. Ici, Dieu communique sa grâce à qui Il veut, librement. Cette distinction de l'Essence et des
énergies divines nous introduit dans le mystère de la communication de la grâce et de la vie divine à la créature restant sauf le caractère incommunicable de l'Essence divine et l'être propre de
la créature dans sa singularité et son autonomie substantielle. Cette distinction nous fait entrer dans le mystère de la Communion voulue par le Créateur avec sa créature : communion dans
l'Amour, communion dans la Lumière, communion de vie.
Cette communication de la grâce est l'oeuvre de l'Esprit-Saint. C'est Lui, le Souffle divin, qui illumine les yeux intérieurs des apôtres, pour leur révéler la Gloire du Fils Bien-Aimé
du Père. Il leur fait contempler ce que l'oeil n'avait pas vu, ce que les oreilles n'avaient pas entendu auparavant, ce qui n'était pas monté au coeur de l'homme. Il leur fait anticiper
d'une manière adaptée à leur condition terrestre la grande vision du Fils de l'Homme dans la Béatitude céleste. Il ne s'agit pas d'une simple expérience "charismatique" au sens où nous
l'entendons fréquemment aujourd'hui.
Pensez plutôt à la grande vision de Jean dans l"Apocalypse qui voit "comme un Fils d'homme", vêtu d'une longue tunique, ceint au niveau de la poitrine d'une ceinture d'or, des cheveux
d'une blancheur éclatante comme la laine blanche, dira-t-il, et des yeux brûlants comme une flamme ardente etc. C'est déjà cette vision qui est anticipée dans le mystère de la Transfiguration.
Pourquoi cette vision donnée aux apôtres Pierre, Jacques et Jean alors que s'approche l'avènement de l'Heure du Christ ? Pour que ceux-ci puissent vivre le mystère de la Croix et soutenir leur
vision contemplative du mystère de Jésus à l'heure où humainement tout va basculer. Il faut que les disciples puissent contempler dans le Crucifié le Grand Prêtre éternel, offrant le Sacrifice à
son Père pour tous les hommes. Il faut qu'ils puissent découvrir en Jésus crucifié l'Agneau Pascal qui ouvre enfin la Porte du Ciel : désormais les cieux sont ouverts et tous contempleront le
Fils de l'Homme assis à la droite du Père. Il faut qu'en Jésus crucifié tous puissent contempler la victoire du Christ sur l'ennemi historique de toute l'humanité, le diable et tous ses anges
avec lui.
Le mystère de la Transfiguration est le mystère de la victoire définitive de la Lumière divine sur les ténèbres du péché et de la mort, révélé aux disciples avant sa réalisation sur le
Golgotha.