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lundi 28 juillet 2008
Saint Côme d'Etolie
VIE
DE NOTRE PERE PARMI LES SAINTS
COME D'ETOLIE
(1714-1779).
Saint Côme naquit à Mega Dendron en Etolie, il alla étudier à l'école de Vatopédi au Mont Athos et
déja laïc pratiquait l'ascèse monastique. Il fut tonsuré à Philothéou et cédant aux injonctions et aux prières de ses frères, accepta le sacerdoce. Dans son coeur il gardait le désir
d'enseigner à ses frères restés au pays sous le joug des Turcs et vint le jour où, après une révélation du Ciel et muni de la bénédiction des Anciens, il partit tout d'abord afin de
voir son frère qui enseignait à Constantinople, y apprit de lui la rhétorique et puis il commença à prêcher le Royaume de Dieu dans tous les villages près de la Ville. Il alla ensuite
partout, dans le Dodécanèse, à Corfou, à Zanthe, à Thessalonique, il lui arriva même de retourner prêcher à la Sainte Montagne!
Partout les foules se pressaient pour l'entendre, son langage était simple et direct comme celui des
apôtres du Christ et ses paroles étaient confirmées par des miracles: les malades étaient guéris, les ennemis réconciliés, le Christ retrouvait sa place dans le coeur des hommes...Partout
il établit des écoles gratuites pour l'enseignement de la langue et de la culture grecque afin que par l'éradication de l'ignorance, la piété refleurisse.
Les églises étant trop exigues, il prêchait dehors, près d'une croix qu'il plantait devant un
tabouret sur lequel il dominait la foule. Ces croix elles-mêmes accomplirent des miracles après son passage, (à Argostoli, une source miraculeuse en jaillit). Il persuadait les riches de
lui donner de l'argent qu'il redistribuait ensuite sous formes de livres, de chapelets, de peignes - il exhortait les hommes à porter la barbe- ou de croix. Il convertissait les coeurs et
les âmes d'une manière définitive tellement grande et sainte était l'impression qu'il laissait à ses auditeurs. De quarante à cinquante prêtres le suivaient (!); avant qu'il ne prêche, les
gens se confessaient, jeûnaient, célébraient des vigiles...et les miracles s'ajoutaient aux miracles. Même les Turcs le vénéraient en certains lieux!
La jalousie et la colère des marchands juifs et chrétiens impies et l'hostilité de certains Turcs -
le saint s'opposait au travail le dimanche dans les bazars- causèrent la mort du saint. Il fut accusé d'être un agent des Russes prêt à fomenter des troubles contre les Ottomans. Un premier
complot échoua, un second appuyé par l'argent réussit et le saint fut secrètement arrêté, pendu puis jeté dans une rivière près du village de Kolikontasi ( 20 Août 1779 ). Il y fut retrouvé
par le prêtre Marc qui l'enterra derrière le sanctuaire de son église.
Il convient de noter que la première église dédiée à St Côme fut construite par le Gouverneur
musulman d'Albanie, Ali Pacha qui estimait beaucoup le saint. Ce fut aussi ce même Pacha Ali qui fit faire sur ses propres deniers un reliquaire d'argent pour conserver le précieux chef du
saint et qui veilla à ce qu'un office soit composé en son honneur!
Saint Côme d'Etolie égal aux apôtres, fut glorifié le 20 Avril 1961.
TROPAIRE ton 3
En enseignant la divine foi, tu as richement orné l'Eglise* Et tu es devenu l'émule zélé des
Apôtres* Car sur les ailes de l'Amour Divin* Tu as proclamé haut et fort le message de l'Evangile* O glorieux Côme, supplie Dieu qu'il nous accorde Sa grande
miséricorde.
Saint Côme a laissé de nombreux textes: lettres, sermons, enseignements, et un certain nombres de
prophéties ( il avait prévu l'invention du téléphone, de l'avion, de la télévision - un diable dont les cornes serait sur le toit des maisons! ) dont certaines furent vérifiées lors de la
guerre de libération.
Version française C. L.-G. d'après diverses sources
Publié par Claude Lopez-Ginisty à l'adresse 05:05 0 commentaires Liens vers ce message
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Libellés : Vie des Saints
dimanche 27 juillet 2008
Saint Archevêque Luc ( Voino-Yasenetsky)de Simféropol
Saint Archevêque Luc (
Voino-Yasenetsky)
Un jour d’Avril 1957, un vieil homme monta en chaire et prêcha le sermon qui suit... Ses ouailles
burent ses paroles. Ce n’était pas un clerc ordinaire, c’était le grand archevêque Luc Voino-Yasenetsky, moine, savant célèbre et chirurgien renommé, et il était dans sa huitantième
année.
L’idée-même qu’un scientifique et un érudit puisse avoir la foi apparaissait totalement ridicule à la
plupart des gens de l’URSS, pourtant pendant plus de quarante ans sous le régime soviétique, l’archevêque Luc fit vigoureusement état de sa foi.
Ce fut au tournant du siècle qu’il décida de devenir médecin de campagne. Pendant quinze ans, il se
dévoua à sa tâche pratiquant quelquefois près de mille opérations par an.
Puis vint la révolution. En 1917 alors qu’il était chirurgien en chef à Tachkent, il fut emmené pour
être fusillé avec d’autres membres de la “ bourgeoisie”. Il échappa à la mort seulement parce que ses bourreaux se trouvèrent être d’anciens patients qu’il avait guéris et qui se souvenaient
de sa compassion. Sa jeune épouse contracta la tuberculose et mourut de froid et de faim. Le cœur brisé, le jeune veuf se mit à travailler sans cesse pour faire face à cette séparation
cruelle. Il fit des conférences, écrivit, et opéra sans discontinuer. Il ne prenait nul repos et souvent ne mangeait pas car il n’acceptait nul rétribution de ses patients
miséreux.
Après être devenu prêtre en 1921, il portait deux chapeaux: il donna des conférences sur la
pathologie, mais il portait toujours sa soutane et une grande croix pectorale- pratique qui devait irriter les autorités.
Il devint évêque, fut arrêté et exilé deux fois en Sibérie orientale et une fois aux rives de l’Océan
Arctique. Mais partout où il se trouvait, il commençait à soigner les malades et à prêcher. Si les églises étaient fermées, il les ouvrait illégalement! Il opérait aussi des patients atteints
du cancer, redonnait la vue et il sauva un jour un patient atteint de défaillance rénale en lui greffant un rein de veau.
Les soldats, ses compagnons de captivité, les professeurs, les paysans, les pêcheurs, les évêques,
tous avaient quelque histoire édifiante à raconter sur lui.
En tous temps il enjoignit à ses fidèles d’être sans crainte face à la propagande religieuse et à la
persécution. Il poursuivit son combat jusqu’à sa mort en 1961... Il a été glorifié par le Patriarcat de Moscou.
"J’espère que ce que je vais vous dire ne vous semblera pas être un discours d’autosatisfaction. Je
dois vous dire que je ne cherche pas ma propre gloire, mais celle de Celui qui m’a envoyé... Je sais que de nombreuses personnes ne comprennent pas comment, ayant obtenu une certaine
reconnaissance comme scientifique et quelque renom comme chirurgien, j’ai pu abandonner la chirurgie et la science pour prêcher l’évangile du Christ.
Ces gens qui pensent que la science et la religion sont incompatibles, se trompent lourdement. Ce
n’est pas vrai, nous savons en effet par nos livres d’histoire que beaucoup de grands savants comme Newton, Pasteur et notre grand physiologiste Pavlov étaient des hommes profondément
religieux. Il y a parmi nos propres savants modernes de nombreux savants qui m’ont demandé de les bénir.
...Mais je dois vous dire que je trouve l’œuvre de Dieu en moi merveilleuse au-delà de toute logique.
Je vois maintenant clairement que depuis mes jeunes années le Seigneur me conduisait à la prêtrise.
Bien sûr, je n’en étais pas conscient. Je ne pensais jamais que j’allais devenir prêtre. Ce qui me
plaisait surtout, c’était la chirurgie. Je m’y consacrais totalement. Elle remplissait ce besoin que j’avais de servir les pauvres et les malades et de parer à leurs difficultés pas tous les
moyens en mon pouvoir.
Je me souviens avec étonnement de quelque chose qui advint il y a soixante ans. J’avais fini mes
études secondaires et reçu un certificat d’études secondaires. Mon proviseur me tendit le certificat à la cérémonie de remise des diplômes: il était inséré dans un Nouveau
Testament.
J’avais déjà lu le Nouveau Testament, mais alors je le lus à nouveau, du début à la fin cette fois. Et
je notais tout ce qui m’y avait frappé.
Rien ne me fit plus grande impression que ce que Jésus disait à ses apôtres à la vue d’un champ de blé
mûr: “La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson...”
Je fus terriblement ébranlé par ces paroles. En moi-même je m’écriais: “ Seigneur, pourquoi as-Tu si
peu d’ouvriers pour Ta moisson?”
Je me souvins de ces paroles toute ma vie.
...Plusieurs années passèrent. Je reçus le diplôme de Docteur en médecine pour ma dissertation sur
l’anesthésie locale. Je devins ensuite médecin de province, traitant les malades et les ouvriers, travail qui me donna entière satisfaction.
Le temps passa et je décidais d’écrire un livre sur la chirurgie septique. Ce fut alors que j’en
écrivais l’introduction que cette étrange pensée me vint à l’esprit: Quand ce livre sera terminé, il portera le nom d’un évêque sur sa première page.” Cette pensée ne me quittait pas. Mais
d’où venait cette idée? Que signifiait-elle? De quel évêque était-il question?
Je n’avais jamais pensé à devenir prêtre, alors évêque? Pourtant, quelques années plus tard cette
pensée était devenue réalité. Quand je finis le livre, j’étais évêque. Sur la page de titre, j’écrivis : Evêque Luc, Essais de Chirurgie Septique.
Tout ceci arriva tout à fait sans que je m’y attende. Néanmoins, cela arriva en réponse à un appel
très clair de Dieu.
J’étais médecin en chef à l’hôpital de Tachkent, à cette époque. Le conseil diocésain se réunit à la
Cathédrale et j’y assistais. J’y fis une intervention longue et enflammée sur un sujet d’importance. A la fin de la réunion, l’évêque Innocent prit mon bras et me conduisit à l’extérieur. Il
parla de la profonde impression que mon discours avait fait sur lui et soudain, s’arrêtant, il me dit:” Docteur, vous devriez devenir prêtre...”
Je pris cet appel à la prêtrise de l’Archevêque comme un appel de Dieu, et sans plus réfléchir je
répondis: “ D’accord, Monseigneur, j’accepte.”
Le dimanche suivant je fus ordonné diacre et une semaine plus tard prêtre. Je développai une grande
vocation pour prêcher et j’organisai des discussions en dehors des temps de services à l’église. Quand les athées argumentaient, j’étais impitoyable dans mes réponses.
Deux ans plus tard , je devins évêque. Ce fut alors que le Seigneur me conduisit à la ville lointaine
de Yeniseisk.
Tous les prêtres de cette ville, ainsi que ceux de la capitale régionale étaient membres d’un
mouvement qui soutenait le pouvoir soviétique: je célébrais donc les offices dans mon appartement avec les trois prêtres qui m’accompagnaient.
Un jour, alors que j’allais commencer un office, je vis un vieux moine qui se tenait à la porte
d’entrée. Il me regarda fixement, comme si était frappé de stupeur, oubliant même de s’incliner devant moi.
Il finit par me dire la raison de sa surprise. Apparemment les croyants orthodoxes de sa région, ne
voulant pas prier avec leurs prêtres infidèles, l’avaient choisi et envoyé vers le sud afin qu’il soit ordonné prêtre par un évêque orthodoxe. Cependant, une force inexplicable le força à
venir vers le nord, à Yeniseisk où je vivais.
Je compris aussi pourquoi il avait été stupéfait de me voir. Dix ans plus tôt, je vivais alors en
Russie centrale, il avait eu un rêve. Il rêva qu’un évêque inconnu l’ordonnait. Me voyant, il avait reconnu l’évêque de son rêve.
Il semble que dix ans auparavant, alors que j’étais chirurgien dans mon hôpital, j’étais déjà
considéré comme évêque aux yeux de Dieu!
Vous voyez comment pendant ces dix ans, le Seigneur Dieu m’a conduit pour le servir comme archevêque
en un temps difficile pour l’Eglise.
...Je pourrais vous raconter encore beaucoup de choses sur la manière miraculeuse que la main de Dieu
utilisa pour guider ma vie, mais je pense en avoir assez dit pour vous demander de dire avec moi:” Gloire à notre Dieu, maintenant et à jamais! Amen”
D'après Light Beyond the Iron Curtain
Version française Claude Lopez-Ginisty