Lundi 1/12
- Saint prophète Nahun
- Saint Eloi de Noyon
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Lundi 1/12
Dimanche 30/11 Bénédiction pour prendre du poisson
Dimanche 30 novembre nous fêterons Saint André, le premier appelé.

Saint André
Saint André, premier appelé des apôtres du Christ, naquit dans la ville de Bethsaïde. Jonas, son père, était juif. Son frère n’était autre que Saint Pierre, le prince des apôtres. Dès l’enfance, André dédaigna l’agitation de ce monde, aussi préféra-t-il plus tard la virginité au mariage.
En ce temps-là, Jean (le saint précurseur et baptiste du Seigneur) prêchait le repentir près du Jourdain. André vint à l’entendre et décida de tout quitter pour marcher à sa suite et devenir son disciple. Plus tard, son maître lui désigna Jésus du doigt en disant « Voici l’Agneau de Dieu » ; aussi se sépara-t-il de lui pour suivre le Christ, en compagnie d’un autre de ses disciples (on dit que ce disciple était Saint Jean le Théologien, qui rapporte ces détails dans son Evangile).
La lecture des livres prophétiques montra clairement à Saint André que Jésus était vraiment Celui qui devait venir dans le monde. Peu après, André rencontra son frère Simon-Pierre et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie ! » Puis il le conduisit auprès de Jésus. Un autre jour, comme les deux frères pêchaient au lac de Tibériade, le Seigneur, qui passait par là, les appela : « Suivez-Moi, et Je vous ferai pêcheurs d’hommes ! » C’est à ce moment-là qu’André et son frère Pierre posèrent leurs filets pour suivre définitivement le Christ. André fut ainsi le premier à suivre le Seigneur Jésus-Christ pour devenir Son disciple, d’où son surnom de premier appelé.
Après la passion volontaire du Seigneur, Sa résurrection et Son ascension, Saint André reçut l’Esprit Saint, qui descendit sur les apôtres sous la forme de langues de feu. Les terres de mission furent distribuées, et le sort lui désigna la Bithynie, la Propontide, Chalcédoine et Byzance, la Thrace et la Macédoine, les rivages de la Mer Noire, la vallée du Danube, la Thessalie et la Grèce, l’Achaïe, Anisos, Trébizonde, Héraclée et Amastris.
Saint André traversa ces villes et ces contrées beaucoup moins vite que ne fusait sa parole. Il connut de nombreuses souffrances et maintes tribulations en prêchant le Christ. Mais, soutenu par l’aide toute-puissante du Seigneur, il supporta pour Lui tous ces malheurs avec joie. Il fut en particulier cruellement traité dans la ville de Sinope : on l’y traîna à terre par les bras et par les jambes, on le frappa à coups de gourdins, on le lapida, on lui brisa les doigts et les dents. Cependant, par la grâce de son Sauveur et Maître, il sortit indemne de ces tourments et put poursuivre son périple vers de nouvelles contrées : Néocésarée, Samosate, Alania, Avasgia, Zicheia, et la région du Bosphore. Par la suite, il s’embarqua pour la Thrace et la petite ville de Byzance, où il fut le premier à prêcher le Christ. Il enseigna des foules nombreuses, institua des presbytres, et nomma Stachys (dont parle Saint Paul dans l’épître aux romains) premier évêque de Byzance.
Après Byzance, Saint André endura les maux du labeur apostolique en prêchant le Christ dans la région du Pont et de la Mer Noire, en Scythie et en Chersonèse. Poussé par la providence, il remonta le Dniepr à travers la Russie jusqu’aux collines de Kiev, où il s’arrêta pour passer la nuit. Au matin, comme il s’éveillait, il dit à ses disciples : « Voyez-vous ces monts ? Croyez-moi, la grâce de Dieu resplendira sur eux ! Il y aura ici une grande ville. Dieu veut y édifier de nombreuses églises et illuminer ces terres par le saint baptême ! » Il fit l’ascension des collines, les bénit, et planta une croix, annonçant la future conversion du peuple russe par l’entremise du trône apostolique de Byzance. Il traversa ensuite d’autres lieux plus au nord, et parvint même à l’emplacement du futur Novgorod-le-Grand.
Plus tard, il se rendit à Rome, en Epire et en Thrace, où il affermit les chrétiens, nommant évêques et docteurs.
Après avoir instruit de nombreuses contrées, Saint André partit pour le Péloponnèse, et se rendit à Patras en Achaïe. Il s’installa chez un dénommé Sokiès, qui était alité et gravement malade. Il le guérit, et toute la ville se convertit au Christ. Saint André libéra également des liens cruels de la maladie Maximilla, la femme du proconsul, qui crut au Christ avec le sage Stratoklès, son beau-frère. Et l’apôtre guérit encore beaucoup d’autres malades en leur imposant les mains. Quand le proconsul Egéatus rentra de voyage, il apprit toutes ces conversions, laissa éclater sa fureur, et fit mettre Saint André en croix. Le récit des souffrances du saint apôtre, composé par les presbytres et les diacres de la terre d’Achaïe, est parvenu jusqu’à nous. Ecoutons-le !
Pour témoigner des souffrances du saint apôtre André, que nous avons vues de nos yeux, nous les presbytres et les diacres de l’Eglise d’Achaïe, nous avons résolu d’écrire à toutes les Eglises d’Orient et d’Occident, du nord et du midi, établies au nom du Christ. Paix à vous, et à tous ceux qui croient au seul Dieu, parfait et trine, vrai Père éternel du vrai Fils engendré, vrai Esprit Saint procédant du Père et reposant sur le Fils ! Nous avons été initiés à la foi par Saint André, apôtre de Jésus-Christ, et, selon nos moyens, nous rapporterons ici ses souffrances, auxquelles nous avons assisté, que nous avons vues de nos yeux.
Dès son retour dans la ville de Patras, le proconsul Egéatus voulut contraindre les chrétiens à sacrifier aux idoles. Comme Saint André passait par chez lui, il lui dit :
-Ô, toi qui juges les hommes ! Il serait bon que tu connaisses ton propre Juge, qui siège dans les cieux, et que tu L’adores à ton tour ! Quand tu auras adoré le vrai Dieu, tu te détourneras de ceux qui ne sont pas des dieux !
-Serais-tu cet André qui détruit les temples des dieux, et conseille au peuple cette nouvelle foi magique, que les empereurs de Rome ordonnent de détruire ?
-Les empereurs de Rome ignorent comment le Fils de Dieu est venu dans le monde pour le salut des hommes, et comment Il a clairement démontré que les idoles ne sont pas des dieux, mais des démons impies et hostiles au genre humain. Ces démons incitent les hommes à fâcher Dieu, pour qu’Il se détourne et cesse de les écouter. Et lorsque Dieu, irrité, se détourne des hommes, les démons les séduisent et les leurrent à loisir, afin qu’une fois leur corps déposé, ils ne puissent emporter rien d’autre avec eux que leurs péchés !
-Lorsque votre Jésus a prêché ces paroles de bonne femme, les juifs L’ont cloué sur la croix !
-Si seulement tu voulais connaître le mystère de la croix… Par amour pour nous, le Créateur du genre humain a souffert sur la croix, non pas sous la contrainte, mais de Sa propre volonté ! J’en suis moi-même témoin. Il a prédit devant nous Sa passion et Sa résurrection au troisième jour. Alors qu’Il était assis avec nous pour le dernier repas, Il a désigné le traître, parlant du futur aussi clairement qu’on évoque le passé. Puis Il s’est rendu volontairement sur les lieux de la trahison, afin de tomber entre les mains des juifs.
-Je suis étonné qu’un sage puisse suivre quelqu’un qui accepte la crucifixion, volontairement ou non !
-Grand est le mystère de la croix ! Veux-tu l’entendre ? Je te l’exposerai !
-Ce n’est pas un mystère, mais un châtiment de criminel !
-Ce châtiment cache le renouvellement du genre humain. Mais daigne seulement m’écouter !
-Je t’écouterai patiemment, mais tu subiras toi aussi le « mystère » de la croix, si tu ne fais pas ce que j’ordonne !
-Si je craignais le châtiment, je n’aurais jamais glorifié la croix !
-C’est par folie que tu loues la croix, et par insolence que tu ne crains pas la mort !
-Je ne crains pas la mort, non par insolence, mais à cause de ma foi. Précieuse est la mort des saints, et funeste celle des pécheurs… Mais écoute donc le mystère de la croix ! Après avoir entendu la vérité, tu trouveras la foi. Et avec elle, tu pourras recouvrer ton âme.
-On recouvre ce qu’on a perdu. Mon âme est-elle perdue, que tu m’incites à la recouvrer par je ne sais quelle foi ?
-C’est ce qu’il te faut apprendre ! Je m’en vais t’entretenir de la perdition des âmes humaines, afin que tu saches comment le salut fut accompli par la croix !
Le premier homme a laissé entrer la mort par l’arbre de la transgression : il convenait donc au genre humain de l’extirper par l’arbre des souffrances. Le premier homme fut créé d’une terre pure : il convenait donc au Christ, Homme parfait, Fils de Dieu, et Créateur du premier homme, de naître d’une Vierge pure. Il Lui incombait de restituer à l’humanité la vie éternelle, en repoussant l’arbre de la convoitise par l’arbre de la croix. Le premier homme pécha en tendant les mains vers la doucereuse nourriture de l’arbre interdit : il fallait donc que le Fils de Dieu étendît sur la croix Ses mains innocentes de toute intempérance, et goûtât l’amertume du fiel. Ainsi, Il assuma notre mort pour nous faire don de Son immortalité.
-Tiens donc de tels discours à ceux qui t’obéissent ! Mais puisque tu n’obéis pas à mes ordres, puisque tu refuses de sacrifier aux dieux, je m’en vais te faire donner le bâton, et te crucifier sur cette croix que tu glorifies !
-J’offre chaque jour au seul vrai Dieu, au Dieu Tout-Puissant, non pas la fumée de l’encens, non pas la viande des boeufs et le sang des boucs, mais l’Agneau innocent qui S’est sacrifié sur l’autel de la croix. Les fidèles communient à Son corps très pur et boivent Son sang très précieux. Cet Agneau reste intact et vivant, bien qu’Il se soit vraiment offert en sacrifice. Tous mangent vraiment Son corps, et tous boivent vraiment Son sang, et, comme je l’ai dit, Il demeure intact, vivant et sans tâche.
-Comment cela se peut-il être ?
-Si tu veux le savoir, deviens un disciple, et tu l’apprendras !
-Tu m’enseigneras cela par tes souffrances !
-Je m’étonne qu’un sage puisse dire des choses insensées. Comment des supplices pourraient-ils révéler les mystères de Dieu ? Tu viens d’entendre parler des mystères de la croix et du sacrifice : si tu crois au Christ, Fils de Dieu, crucifié par les juifs et seul vrai Dieu, je te dévoilerai comment, bien que mis à mort, Il vit, comment, bien qu’immolé et mangé, Il demeure intact dans Son royaume.
-S’Il est immolé et mangé par les hommes, comme tu le dis, comment peut-Il rester vivant et intact ?
-Si tu crois de tout ton coeur, tu pourras connaître ce mystère. Sinon, tu ne le connaîtras jamais !
Irrité, Egéatus fit jeter l’apôtre en prison. Une foule nombreuse se rassembla aussitôt de tous les coins de la contrée pour tuer le proconsul et faire sortir Saint André de sa cellule. Mais le saint apôtre leur interdit d’agir ainsi, disant : « N’échangez pas la paix de notre Seigneur Jésus-Christ contre une agitation diabolique ! Quand notre Seigneur fut condamné à mort, Il montra de la patience, Il ne contredit pas, Il ne cria pas, Sa voix ne résonna pas à la croisée des chemins. Taisez-vous donc, vous aussi, et gardez la paix ! Non seulement il ne convient pas que vous vous opposiez à mon supplice, mais il faut que vous vous prépariez vous-mêmes, comme de bons soldats du Christ, à supporter patiemment les menaces, et à subir les coups et le martyre. Une seule peur est redoutable : celle qui n’a pas de fin. Les menaces terrifiantes des hommes ne sont que fumées. Elles disparaissent rapidement. Redoutons les souffrances sans fin ! Les douleurs temporelles sont brèves, aisément supportables. Quand elles durent, elles deviennent si grandes qu’elles chassent l’âme du corps. Mais les maux éternels sont cruels. Ils s’accompagnent des sanglots et des pleurs incessants qu’Egéatus ne craint pas. Préparez-vous aux tribulations temporelles ! Elles préparent la joie éternelle, les réjouissances, et un règne florissant et sans fin avec le Christ ! »
Saint André instruisit ainsi les gens toute la nuit. Au matin, le proconsul Egéatus s’assit au tribunal et fit mander l’apôtre :
-As-tu réfléchi, vas-tu renoncer à cette folie et cesser de prêcher le Christ ? Ne veux-tu donc pas te réjouir avec nous dans cette vie ? Quelle folie de courir volontairement au devant des souffrances !
-Je me réjouirai avec toi quand tu croiras au Christ et rejetteras les idoles. Le Christ m’a envoyé dans ce pays et je Lui ai déjà acquis beaucoup de gens…
-C’est bien pour cela que je t’oblige à sacrifier ! Puissent ceux que tu as leurrés abandonner la vanité de ton enseignement, et offrir aux dieux d’agréables libations ! Il n’y a plus une ville en Achaïe où les temples des dieux ne se soient pas vides ! Les dieux doivent maintenant retrouver par toi leur dignité ! Tu les as courroucés, tu dois les apaiser ! Ainsi nous resterons amis. Sinon, tu paieras le déshonneur des dieux par les supplices et tu seras pendu sur cette croix que tu glorifies !
-Ecoute, fils de la mort ! Ecoute, paille destinée au feu éternel ! Ecoute donc le serviteur du Seigneur et l’apôtre de Jésus-Christ ! Jusqu’ici, je t’ai parlé avec douceur, car je voulais t’enseigner la sainte foi, je voulais que tu comprennes la vérité comme un homme raisonnable, je voulais que tu rejettes les idoles pour adorer le Dieu qui vit dans les cieux. Mais puisque tu t’obstines dans ton effronterie, puisque tu crois que je crains les supplices, invente donc pour moi ce qu’il y a de plus pénible ! Mon union avec le Roi sera d’autant plus agréable qu’auront été pénibles les tortures !
A ces mots, Egéatus fit étendre l’apôtre sur le sol. Sept groupes de trois hommes se relayèrent pour le frapper. Puis on le présenta de nouveau au juge :
-Ecoute-moi, André, ne verse pas ton sang en vain ! Si tu n’entends pas raison, je te crucifierai !
-L’esclave de la croix du Christ ne désire plus que la mort sur la croix ! Toi, tu peux encore éviter la mort éternelle : il te suffit de croire au Christ en éprouvant ma patience. Ta perte m’attriste davantage que les souffrances, qui prendront fin dans un jour ou deux. Mais les tiennes ne cesseront jamais, même après mille ans ! Ne multiplie pas les douleurs, n’allume pas pour toi-même le feu éternel !
Au comble de la fureur, Egéatus ordonna la crucifixion. Il ne fit pas clouer, mais attacher les mains et les pieds de l’apôtre, afin d’accroître les souffrances et de retarder la mort.
Comme les serviteurs du tyran escortaient leur victime, la foule se rassemblait en demandant à grands cris en quoi cet homme juste et ami de Dieu pouvait bien être coupable, et pour quel motif on le conduisait à la croix. Mais André priait le peuple de ne pas s’opposer à ses souffrances. Il marchait avec joie sans cesser d’enseigner. Quand il fut en vue du lieu du supplice, il aperçut la croix et s’écria à voix haute : « Réjouis-toi, croix sanctifiée par la chair du Christ, ornée par Ses membres comme par des perles ! Avant que le Seigneur n’ait été pendu sur toi, tu étais terrible aux yeux des hommes. A présent, tu es aimable et désirable ! Les fidèles savent quelle joie tu renfermes, à quelle rétribution tu prépares. Je m’approche de toi avec joie et audace, reçois-moi dans l’allégresse ! Je suis disciple de Celui qui fut pendu sur toi ! Reçois celui qui t’a toujours aimée, qui a toujours voulu t’embrasser ! Ô, croix si bonne ! Tu as acquis des membres mêmes du Seigneur ta notoriété et ta beauté ! Depuis longtemps je te désire, je t’aime avec ferveur, je te cherche en permanence, et voici que je te trouve prête à assouvir le désir de mon coeur ! Arrache-moi aux hommes pour me rendre à mon Maître ! Qu’Il me prenne donc, puisque c’est par toi qu’Il m’a racheté ! »
Ayant prononcé ces paroles, l’apôtre ôta ses vêtements, et les confia à ses bourreaux. On lia ses mains et ses pieds par des cordes, et on le pendit à la croix. Quelques vingt mille personnes assistaient à la scène, criant à l’injustice. Parmi elles, Stratoklès, le propre frère d’Egéatus. Mais Saint André affermissait les croyants et les incitait à supporter avec patience les souffrances temporelles, qui sont sans comparaison avec la rétribution à venir.
Bien plus tard, le peuple se dirigea vers la maison d’Egéatus en criant : « Un maître saint, digne, doux, et sage, ne doit pas souffrir ainsi ! Qu’on le descende de la croix ! Voilà déjà deux jours qu’il est pendu sans cesser d’enseigner la vérité ! » Egéatus craignit la foule. Il partit sur-le-champ libérer André. Quand il le vit arriver, celui-ci lui dit :
-Pourquoi es-tu venu, Egéatus ? Si c’est pour croire au Christ, la porte de la grâce s’ouvrira devant toi, comme je te l’ai promis ! Mais si tu es seulement venu me délier, sache que je refuse qu’il en soit ainsi, tant que je serai vivant ! Je ne veux pas descendre de la croix ! Je vois déjà mon Roi, je L’adore déjà, je me tiens devant Lui ! Et je m’attriste pour toi car la perdition éternelle t’attend ! Préoccupe-toi de toi-même tant qu’il en est encore temps, afin de ne pas le regretter quand ce sera trop tard !
Les serviteurs du tyran tentèrent de détacher l’apôtre, mais ils ne le purent, car leurs mains s’engourdissaient. Saint André dit alors d’une voix forte : « Seigneur Jésus-Christ, ne permets pas que je sois détaché de la croix ! J’y suis pendu pour ton Nom ! Reçois-moi, ô mon Maître ! Je T’aime, je Te connais, je Te confesse, je désire Te voir, et je T’appartiens ! Seigneur Jésus-Christ, reçois mon esprit dans la paix, il est temps pour moi de venir près de Toi et de Te voir, Toi l’objet de mon désir ! Reçois-moi, bon Maître, ne permets pas que je sois détaché de la croix avant de T’avoir rendu mon esprit ! » Comme il disait cela, une lueur vive comme l’éclair illumina le ciel et vint l’envelopper, de sorte que plus personne ne pouvait le fixer du regard. Elle demeura une demi-heure autour de lui, puis déclina. Quand elle se fut estompée, le saint apôtre avait rendu son âme au Seigneur.
Ce fut Maximilla, la sainte et chaste femme du proconsul, qui, dès qu’elle eut appris la mort de l’apôtre, décrocha son corps avec révérence, l’oignit de précieux aromates et le coucha dans un tombeau qu’elle destinait à sa propre sépulture. Egéatus, courroucé contre le peuple, méditait sa vengeance, se préparant à calomnier Maximilla devant l’empereur. Pendant qu’il ruminait de noires pensées, le démon fondit sur lui et le battit à mort au beau milieu de la ville. Quand il l’apprit, son frère Sratoklès qui croyait au Christ ordonna de l’inhumer, mais ne réclama aucun de ses biens. Il ajouta même : « Ne permets pas, mon Seigneur Jésus-Christ, que j’aie à toucher quoi que ce soit des biens de mon frère, afin que je ne sois pas souillé par ses péchés ! Comment a-t-il a osé tuer Ton apôtre qui aimait les vrais biens ! »
Tout ceci arriva le dernier jour de novembre en Achaïe, dans la ville de Patras, où, par les prières de l’apôtre, de nombreux bienfaits sont accordés au peuple jusqu’à aujourd’hui. Tous furent saisis de crainte devant les événements, et crurent à notre Dieu et Sauveur, qui veut que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité. A Lui, gloire dans les siècles des siècles ! Amen.
Ainsi prend fin le récit composé par les presbytres et les diacres d’Achaïe. Bien des années plus tard, les reliques du saint apôtre André furent transportées à Constantinople par le saint martyr Artémios, sur l’ordre de Saint Constantin le Grand. Elles furent déposées à l’autel, dans la lumineuse église des Saints-Apôtres, aux côtés du saint apôtre et évangéliste Luc et du saint apôtre Timothée, disciple de Saint Paul.
Source : Blog Spiritualité Orthodoxe et Tradition
Samedi 29/11 Bénédiction pour prendre du poisson
Vendredi 28/11
Jeudi 27/11
Cette semaine notre recteur p. Georges célèbrera :
Après la liturgie, nous nous retrouverons pour les agapes.
Retrouvez l’ordo de dimanche ci-après :
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Dimanche 30 novembre 2008,
24ème après Pentecôte, 11ème après la Croix, ton 7.
Mémoire du saint apôtre André le Premier Appelé. Troisième dimanche de l’Avent
Tropaire de la Résurrection, t. 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, / ouvert au Larron le Paradis ; // changé en joie les pleurs des myrophores/ et ordonné aux apôtres de prêcher : // « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, / donnant au monde ta grande miséricorde ! » //
Troparul Învierii, glas 7: Stricat-ai cu Crucea Ta moartea, deschis-ai tâlharului raiul; plângerea mironosiţelor o ai schimbat şi Apostolilor a propovădui ai poruncit că ai înviat, Hristoase Dumnezeule, dăruind lumii mare milă.
Tropaire de saint André, t. 4 : Toi qui des apôtres fut le premier appelé et le propre frère de leur coryphée,+ saint André, intercède auprès du Maître de l’univers/ pour qu’au monde Il fasse le don de la paix et qu’à nos âmes Il accorde la grâce du salut !//
Kondakion de la Résurrection, t. 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, / car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. // L’Enfer est enchaîné, / les prophètes tous ensemble se réjouissent.// Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: / venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !//
Condacul Învierii, glasul 7 : Nu va mai putea încà stàpânia mortii cu puterea sà tinà pe oameni, cà Hristos S-a pogorât, sfàrâmând si tricând puterile ei. Legat este iadul. Proorocii cu un glas se bucurà, zicând celor ce erau pin credintà : Sosit-a Mântuitorul ! Iesiti, credinciosilor, la înviere.
Gloire… Kondakion de saint André, t. 2 : L‘éponyme de la vaillance, + le premier appelé parmi les disciples du Sauveur, /André, le frère de Pierre, acclamons-le ; // car il nous répète ce que jadis il lui a dit:/ « Nous avons trouvé l’unique objet de nos désirs ! »//
Et maintenant… Kondakion de l’avant-fête de Noël (us. grec), t. 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement/ en une grotte le Verbe qui précède les siècles.// Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse !+ Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né,/ le Dieu qui précède les siècles !//
Prokimenon dominical, t. 7 : Le Seigneur donnera la force à son peuple ; / le Seigneur bénira son peuple dans la paix. - Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !
Et du saint, t. 8 : Leur son a retenti par toute la terre, / et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde V/ : Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’œuvre de ses mains le firmament l’annonce !
Epître dominical : Colossiens 3, 12-16 : Frères, vous qui êtes saints et bien-aimés de Dieu, vous qui êtes ses élus, revêtez vos cœurs de tendresse et de bonté, de patience, de douceur et d’humilité. Soutenez-vous mutuellement et, si quelqu’un en veut à quelqu’un, faites-vous grâce les uns aux autres. Puisque le Seigneur vous a fait grâce, faites de même à votre tour. Par-dessus tout cela, revêtez-vous d’amour, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ soit l’arbitre de vos cœurs, elle à laquelle, en un seul corps, vous avez été appelés. Enfin, soyez reconnaissants.
Qu’en abondance demeure en vous la parole du Christ. En toute sagesse, instruisez-vous, exhortez-vous mutuellement. Et de tout votre cœur, par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, dans la gratitude, chantez à Dieu ! Et du saint : 1 Corinthiens 4, 9-16
Alléluia dominical, t.7 : Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - Pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit ! Et du saint, t. 1 : Les cieux rendent confessent tes merveilles, Seigneur ! V/ : Dieu est glorifié dans le conseil des saints.
Evangile dominical : Luc 18, 18-27 (notre traduction)
En ce temps-là, un responsable interrogea Jésus et lui dit : « Maître bon, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui répondit : « Pourquoi dis-tu que Je suis bon ? Nul n’est bon que Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère. » L’autre répondit : « Tout cela, je l’ai gardé depuis ma jeunesse ! » A ces mots, Jésus lui dit : « Il te manque encore ceci : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis, viens et suis-moi ! » Quand il entendit ces paroles, l’homme devint très triste, car il était extrêmement riche. Jésus, le voyant attristé, déclara : « Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! » Ceux qui écoutaient Jésus lui demandèrent alors : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus répondit : « Ce qui est impossible pour les humains relève de Dieu. » Et du saint : Jean 1, 35-51
În vremea aceea L-a întrebat un dregàtor, zicând : « Bunule, Învàtàtor, ce sà fac ca sà mostenesc viata de veci ? » Iar Iisus i-a zis : « Pentru ce Mà numesti bun ? Nimeni este bun, decât unul Dumnezeu. Stii poruncile : Sà nu sàvârsesti adulter, sà nu ucizi, sà nu furi, sà nu màrturisesti strâmb, cinsteste pe tatàl si pe mama ta. » Iar el a zis : « Toate acestea le-am pàzit din tineretile mele. » Auzind, Iisus i-a zis : « Încà una îti lipseste : Vinde toate câte ai si le împarte sàracilor, si vei avea comoarà în ceruri ; si vino de urmeazà Mie. » Iar el, auzind acestea, s-a întristat, càci era foarte bogat. Si vàzându-l întristat, Iisus a zis : « Cât de greu vor intra cei ce ai averi în împàràtia lui Dumnezeu ! Cà mai lesne este a trece càmila prin urechile acului decât sà intre bogatul în împàràtia lui Dumnezeu. » Zis-au cei ce ascultau : « Si cine poate sà se mântuiascà ? » Iar El a zis : « Cele sînt cu neputintà la oameni sînt cu putintà la Dumnezeu. »
Koinonikon dominical, et du saint : Leur son a retenti par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde en ton occ. : 7
Catéchèse : encore l’argent ! La richesse : bénédiction ou malédiction ? Richesse des Apôtres…
- Bénédiction : Abraham et tous les patriarches avaient de nombreux et grands biens ; c’était le signe de leur justice et de la faveur de Dieu à leur égard. Personne n’a jamais eu honte d’être riche ; au contraire, on en remercie Dieu et on en fait profiter l’entourage. Rendre à Dieu ce qui vient de Dieu : comportement sacerdotal de l’être humain conscient.
- Grande épreuve, autant que la pauvreté : c’est dans l’usage qu’il en fait que le juste témoigne de sa justice et de sa foi. Les tentations existent : avarice, jouissance égoïste et mépris des pauvres. Aussi la richesse, comme la santé et tous les biens pervertis, peut-elle être un obstacle au salut, selon l’exemple du Mauvais Riche de la parabole.
- Le chrétien, qui choisit selon la Tradition la voie moyenne, sent l’appel à s’enrichir des dons charismatiques de Dieu : ceux qu’énumère l’apôtre Paul dans l’épître de ce dimanche.
- Saint André exprime la vraie richesse : « Nous avons trouvé le Christ ! » (Jn.1, 41). Sa primauté est dans le fait qu’il fut le premier que Jésus Christ appela (il est le « Premier-Appelé ») et le premier à reconnaître Jésus comme Messie. D’autres formes de primauté existent : celle de Pierre qui confessa la vraie foi en modèle des évêques qui se succédèrent dans l’Eglise, et reçut la présidence du collège apostolique, comme les primats de nos jours. Autre forme de primauté : celle de la Mère de Dieu, Prototype de l’humanité nouvelle, honorée au-dessus des chérubins et des séraphins ; saint Jean l’Evangéliste, dont l’oreille entendit battre le cœur divino humain de Jésus, etc. Cette primauté est toujours « parmi des égaux », comme l’est par exemple celle de l’époux par rapport à l’épouse et aux enfants dans la famille.
Maintenons la “pression spirituelle” par la prière quotidienne à la Mère de Dieu pendant ce temps de préparation à Noël ! En particulier la prière avec les enfants et pour les enfants: ci-après une prière quotidienne à la Mère de Dieu et une prière à Saint Nicolas. Dieu nous aide! Doamne Ajuta !
Père Marc-Antoine, Doyen des paroisses de France de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale.
POUR LES ENFANTS
Marie, Mère de Dieu, toi qui as mis au monde Jésus le Fils de Dieu, et qui l’as élevé avec amour; toi qui as supporté sa Croix et qui t’es réjouie de sa Résurrection et de son Ascension : nous te prions!
Très sainte Mère de Dieu, sauve les serviteurs de Dieu, les enfants N…, et tous les enfants du monde entier.
Les enfants chrétiens, fortifie-les dans la foi et l’amour pour ton Fils et ton Dieu, Jésus Christ.
Les enfants qui ne connaissent pas Dieu, demande au Christ de leur envoyer l’Esprit saint pour qu’ils découvrent Dieu.
Les enfants tourmentés, abandonnés et humiliés, couvre-les du manteau invisible de ta tendresse.
Prie ton Fils et notre Dieu le Christ Jésus de pardonner à tous ceux qui font du mal aux enfants et de changer leur cœur par le saint Esprit.
Et donne-nous, ô Vierge Marie, de te magnifier en tout temps et en tout lieu comme la Mère véritable de notre Dieu : Amen!
POUR LES ENFANTS
Saint Père et Pontife Nicolas, tu nous enseignes la douceur et l’humilité du Christ notre Dieu. Tu lui présentes nos prières, nos supplications et nos chants de gratitude. Tu nous donnes par ta vie l’exemple d’un vrai disciple de Jésus Christ, en proclamant la vérité de Dieu et en te montrant tendre et compatissant avec tous, riches et pauvres. Tu es encore, par ta prière, celui qui protège, qui garde les enfants et les inspire pour tout ce qui est bien, bon et beau.
En ce jour et à cette heure, nous te prions pour les enfants du monde entier, ceux qui connaissent Dieu et ceux qui ne le connaissent pas encore, en particulier pour les enfants N… Nous te prions également pour nos évêques Joseph et Marc, nos prêtres Georges et Michel, nos diacres N…, nos parents N…, nos parrains N…, et pour tous nos frères dans la vraie foi. Nous te prions pour nous-mêmes. Et nous te prions enfin pour tous ceux qui se sont endormis dans la foi, en premier lieu les membres de notre famille N…, et pour tous les défunts du monde entier.
Saint Père Nicolas, glorifie et prie avec nous le Père, le Fils et le saint Esprit, unique et seul Dieu dans les siècles des siècles : Amen!
Mercredi 26/11
Mardi 25/11
L’émission de télévision Orthodoxie sur France 2 du dimanche 23 novembre, présente la 2ème partie du reportage sur le 8ème colloque de l’association orthodoxe d’étude bioéthique qui s’est tenu le 11 octobre dernier à l’institut saint-serge à Paris et qui avait pour thème “Mariage et Sexualité”
Lundi 24/11
Dimanche 23/11 Bénédiction pour prendre du poisson
21 novembre
« Aujourd’hui, c’est le prélude de la bienveillance de Dieu
et déjà s’annonce le salut du genre humain.
Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée
pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ.
En son honneur, nous aussi, à pleine voix chantons-lui :
Réjouis-toi, ô Vierge en qui se réalise le plan du Créateur. »
(Tropaire t. 4)
« Celle que le chœur des prophètes jadis annonça comme l’urne, le bâton, les tables de la Loi, la montagne inviolée » est mise à part dès son enfance. « Âgée de trois ans selon la chair, mais de bien plus selon l’esprit, voici l’Epouse de notre Dieu, la plus vaste que les cieux, plus élevée que les Puissances d’en haut [...].Transporté de joie pour avoir enfanté la Mère du Créateur », le vénérable couple Joachim et Anne offre la fine fleur de l’humanité dont le sein recevra la semence divine. De son sang croîtra le Dieu incarné. Fils de Dieu, le Christ sera aussi fils de Marie, et à travers elle, frère humain de tous les hommes.
« Le temple, le trône du Roi de l’univers dans la gloire en ce jour est amené par Joachim afin de consacrer au Seigneur celle que pour Mère il s’est choisie. »
Cette présentation fait écho à une hymne de la fête de la Nativité du Christ : « Ô Christ, que pouvons-nous t’offrir en présent pour être apparu sur terre en notre humanité ? Chacune de tes créatures, en effet, exprime son action de grâce en t’apportant : les anges, leur chant ; le ciel, une étoile ; les mages, leurs cadeaux ; les bergers, l’émerveillement ; la terre, une grotte ; le désert, une crèche et nous-mêmes une Mère vierge. » Présent de l’humanité déchue au Créateur en vue de nouvelles épousailles, elle est le lieu de la réconciliation et de la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes. Par elle, il endosse notre humanité. Par Lui, elle participe en primeur à sa divinité, modèle pour tout homme à travers les siècles.
Le Temple figure au centre de l’icône, sous forme symbolique, avec son voile et la table du sacrifice. À gauche, un groupe de jeunes vierges avec des cierges allumés - renvoi aux vierges sages de l’Évangile en attente de l’Époux - forment un cortège à celle qui est « l’oracle des prophètes [...], la gloire des apôtres, la fierté des martyrs, le renouveau de tout mortel ». Les trois étoiles sur son vêtement (une sur le front et une sur chaque épaule) signifient déjà sa virginité avant, pendant et après l’enfantement.
« Les vierges, parées de ses vertus, portant au-devant d’elle leurs lampes allumées, la conduisent en présence de Dieu comme un vase sacré [...].
Qu’en ce jour le monde entier fasse cortège à la Mère du Roi »
Avec joie, le grand prêtre Zacharie reçoit dans le Temple « pour qu’elle y soit élevée dans la sainteté [...], celle qui deviendra le temple où Dieu se laisse limiter », Buisson ardent portant le feu de la divinité sans se consumer. À l’encontre de la loi judaïque où seul le grand prêtre entre dans le Saint des saints, elle pénètre dans cet espace réservé.
« Zacharie dans son admiration lui déclare : Porte du Seigneur, je t’ouvre les portes du Temple ; dans l’allégresse tu pourras le parcourir, car je sais et je crois que déjà parmi nous habite la délivrance d’Israël et de toi naîtra le Verbe de Dieu qui accorde au monde la grâce du salut. »
Ce parcours de la Vierge Marie la prépare à accepter l’invitation de l’archange Gabriel le jour de l’Annonciation. En haut, à droite, « celle qu’on peut appeler la chambre nuptiale du Verbe de Dieu reçoit dans le Saint des saints, où elle habite, le pain de la main d’un ange divin ». C’est Gabriel qui la nourrit spirituellement et « toutes les puissances des cieux s’étonnèrent de voir l’Esprit Saint élire en [elle] son logis ».
« T’ayant, comme lampe, allumée dans le Temple de sa gloire, la Lumière au triple feu t’envoie la nourriture des cieux et te magnifie, ô Mère de Dieu. »
« Nourrie du pain du ciel dans le Temple du Seigneur, ô Vierge, tu mis au monde le Verbe, vrai pain de vie. »
Cet événement échappe à toute formulation. Celle dont le corps non soumis à la souillure du péché va devenir tangiblement le temple « du Saint qui sanctifie l’univers » est sans conteste le « sommet de l’entière création ».
« Merveilleusement l’ancienne Loi te désignait, ô Vierge, comme tabernacle divin, arche d’alliance et vase très précieux, voile du Temple et verge d’Aaron, sanctuaire impénétrable et porte de Dieu. »
Samedi 22/11 Bénédiction pour prendre du poisson
Vendredi 21/11 Bénédiction pour prendre du poisson
Jeudi 20/11 Bénédiction pour prendre du poisson
Mercredi 19/11
Mardi 18/11
Lundi 17/11
Les photos de la fête de notre paroisse pour laquelle nous avons reçu Mgr Marc.
Au début de la Liturgie, Hervé a été tonsuré Lecteur par Mgr Marc.
Après la liturgie, nous nous sommes retrouvé pour des agapes, et beaucoup ont pu avoir une rencontre avec notre évêque.
Encore un grand merci à tous les nombreux présents.
[Voir le Diaporama]
Dimanche 16/11, Bénédiction pour manger du Poisson
Célébration à Sucy suivie d’agapes : report de la fête de la Paroisse
Samedi 15/11, Bénédiction pour manger du poisson
Pour rappel, Le jeûne de Noël commence ce soir 15 novembre.
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Un Staretz disait un jour: “Un de mes enfants spirituels vint me dire:
-Tu sais Père, je n’accepte pas le jeûne. Qu’est-ce que le jeûne signifie de toute façon?
Je lui répondis:
- Le jeûne a été institué par l’Eglise. Il fut donné comme loi au Paradis. Les prophètes jeûnaient, comme Moïse lui-même, comme le Seigneur, les Apôtres, les Pères… Si tu continues à ne pas jeûner et à persister dans ton opinion, alors change les Pères spirituels de l’Eglise toute entière!
C’est ce que je lui ai dit. Si, cependant il m’avait dit:
- Tu sais Père, j’accepte le carême comme l’Eglise l’a ordonné, mais je ne puis jeûner autant. J’essaie quand même de faire un effort…
Alors je lui aurais dit:
- J’accepte ce que tu dis mon enfant. Essaie toute ta vie de vivre selon les préceptes de l’Eglise. Mais de dire: ” Je n’accepte pas le jeûne!” Qui es-tu? Que dis-tu? Est-ce que tu es conscient de ce que tu dis?
Geronda Epiphanios Theodoropoulos
(version française C.L.-G.)
Vendredi 14/11
Jeudi 13/11
L’amour couvre tout. Si quelqu’un fait du bien à son prochain par affection, et non par devoir seulement, le diable ne le dérangera pas; mais là où le bien est fait seulement par obligation, il essaie de nuire.
Dieu a pitié de celui qui fait des efforts, mais Il envoie Sa consolation à celui qui aime.
L’amour, bien sûr, surpasse tout. Si vous découvrez que vous n’avez en vous nul amour et que vous désiriez en avoir, accomplissez les œuvres de l’amour et le Seigneur verra votre désir et votre effort, et Il mettra l’amour en votre cœur.
Prenez garde alors, lorsque vous avez péché contre l’amour, [il faut] le révéler à votre staretz. Quelquefois, cela vient d’un cœur mauvais, quelquefois du Diable. Vous ne pouvez distinguer ceci vous-même, mais quand vous le révélez à votre staretz, l’Ennemi vous quitte.
Un homme qui a un cœur mauvais ne doit pas désespérer, car avec l’aide de Dieu, il peut corriger son cœur. Nous devons nous surveiller étroitement et ne manquer aucune occasion d’aider notre prochain, de révéler souvent notre état au staretz et de faire l’aumône quand cela est possible. Ceci ne peut être fait immédiatement, mais le Seigneur est patient. Il met fin à la vie de l’homme seulement quand il voit que celui-ci est prêt pour l’éternité, ou lorsqu’il n’y a plus d’espoir pour son salut.
Saint Isaac d’Optina
Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après Serge Bolshakoff
Russian Mystics
Mowbrays, London 1977, p. 192.
Mercredi 12/11
Mardi 11/11
Synaxe de notre Saint Père MARTIN le MISÉRICORDIEUX, Evêque de Tours

Saint Martin
Fils d’un officier des légions romaines, Saint Martin naquit en 316 à Sabaria en Hongrie, où son père était en garnison. Il fut cependant élevé dans la patrie de sa famille, à Pavie (Italie) et fut, selon la loi en vigueur, destiné lui aussi à servir dans les armes. Dès l’âge de dix ans, bien que ses parents fussent païens, le jeune garçon fréquentait l’Eglise des Chrétiens et demanda à être reçu comme Catéchumène. Deux ans plus tard, ayant entendu parler des exploits des solitaires d’Orient, il rêvait de partir loin des troubles du monde pour mener la vie monastique; mais il dut se soumettre à la volonté de ses parents et fut enrôlé dans l’armée.
Sa profession ne l’empêchait pourtant pas de pratiquer les saintes vertus évangéliques. A l’âge de dix-huit ans, alors qu’il était en garnison à Amiens en Gaule, il rencontra un jour d’hiver un pauvre nu et grelotant de froid aux portes de la ville. Voyant que personne n’était touché de compassion à ce spectacle, et bien qu’il n’eût sur lui que son manteau, ayant déjà distribué ce qu’il avait en aumônes, le serviteur de Dieu saisit son épée, coupa le manteau par le milieu, en donna une partie au pauvre et se revêtit du reste, malgré les railleries de ceux qui l’entouraient. La nuit suivante, il vit le Christ lui apparaître, vêtu de la partie du manteau dont il avait recouvert le pauvre, et l’entendit dire à la multitude des Anges qui l’entouraient : « Martin, encore Catéchumène, m’a couvert de ce vêtement. »
Martin reçut le Saint Baptême peu après cet événement, et voulut quitter l’armée pour devenir moine ; mais il céda finalement aux instances de son tribun et resta dans le monde, en étant cependant moine au fond de lui-même. Il n’obtint son congé que bien des années plus tard, alors qu’il était officier de la garde impériale (juillet 356). Il se précipita alors à Poitiers, pour s’attacher à la personne du grand Saint Hilaire(commémoré le 13 janvier), l’homologue de Saint Athanase pour l’Occident, qui avant d’être envoyé en exil en Phrygie, lui conféra le ministère d’exorciste et lui donna sa bénédiction pour aller vivre seul dans un endroit retiré. Martin partit lui aussi bientôt pour la Panonnie, afin de convertir ses vieux parents. Il amena sa mère à la foi et, trouvant ces régions de l’Illyricum agitées par les querelles de l’arianisme, il engagea presque seul la lutte contre les hérétiques, en fidèle disciple de son père spirituel Hilaire.
Après avoir souffert bien des mauvais traitements, il revint en Italie, à Milan, et appris que l’Eglise des Gaules était également dans le trouble depuis le départ d’Hilaire; aussi se fixa-t-il là dans une cellule solitaire pour s’y livrer enfin à la contemplation de Dieu qu’il désirait depuis tant d’années. Mais là encore, il fut en butte aux ariens et, chassé par l’Evêque hérétique de Milan, Auxence, il partit se réfugier dans une petite île de la côte Ligure, Gallinaria.
Quand il apprit qu’Hilaire revenait de son exil, Martin courut le rejoindre et s’installa dans une étroite cellule, à Ligugé, non loin de la ville de Poitiers. La vie monastique était alors à ses débuts en Gaule, et Saint Martin en fut presque l’initiateur, mais son zèle pour les oeuvres saintes et pour la prière lui donna bien vite la science des moines les plus expérimentés d’Orient, et d’autres aspirants à la vie angélique ne tardèrent pas à se joindre à lui pour devenir ses disciples.
Une dizaine d’années plus tard, le Siège épiscopal de Tours étant devenu vacant, le Clergé et les fidèles de la ville parvinrent, à l’aide d’un stratagème, à arracher le serviteur de Dieu à sa solitude et à le consacrer malgré lui Evêque (371).
Ce changement d’état ne lui fit pas toutefois changer de manière de vivre: même humilité dans l’âme, même pauvreté dans les vêtements et dans la nourriture. « Il avait toute la dignité d’un Evêque, sans abandonner le genre de vie et la vertu d’un moine », dira son biographe Sulpice Sévère. Il renonça même à loger dans la riche demeure épiscopal et s’installa dans une cellule proche de l’église. Mais, constamment dérangé par les visiteurs dans ses saintes occupations, il s’installa ensuite dans un ermitage, situé dans un lieu désert, à deux milles de la cité: ce qui allait devenir le célèbre Monastère de Marmoutier. L’Evêque habitait une cellule de bois, et les nombreux frères qui vinrent se joindre à lui avaient établi leurs demeures dans des grottes de la montagne qui surplombait. Il y avait là environ quatre-vingts moines qui vivaient dans une parfaite pauvreté évangélique: ne possédant rien en propre, ils vivaient unis par une fraternelle charité, ne travaillaient que le peu de temps nécessaire pour subvenir à leurs besoins, et consacraient leurs jours et leurs nuits à la prière et à la méditation, sous la direction paternelle de Saint Martin.
Epris de solitude, le serviteur de Dieu n’en était pas moins Evêque conscient de sa mission apostolique dans cette Gaule encore partiellement christianisée. L’Evangile avait pénétré dans les villes, mais les campagnes étaient encore livrées aux cultes idolâtres et aux superstitions. Ce fut Martin qui organisa le premier des paroisses rurales dans son diocèse: Il parcourait les campagnes en proclamant le message du Salut, confirmait la vérité de ses paroles par de nombreux Miracles, et amenait les populations païennes à détruire d’elles-mêmes les temples des idoles pour les remplacer par des églises. La réputation de Thaumaturge de l’Evêque de Tours devint même si grande qu’elle dépassa les limites de son diocèse, et on a pu l’appeler l’Apôtre des campagnes. Partout où il passait, les Miracles abondaient, les malades guérissaient, les morts ressuscitaient, les incrédules trouvaient la foi, comme si le Christ Lui-même était présent à nouveau dans la personne du Saint.
Sa réputation était si grande que son autorité s’imposait même aux plus grands personnages. A trois reprises, il se rendit à Trèves, résidence de l’empereur d’Occcident, pour intercéder en faveur de son peuple ou pour obtenir de l’empereur Maxime, qui usurpa le pouvoir de 383 à 388, qu’il ne condamne pas à mort certains hérétiques du parti de Priscillien. Sans crainte du souverain le saint prélat gardait à la cour la même attitude noble et assurée que lui donnait partout sa sainteté. Il ne craignait pas de lui montrer crûment la prééminence de la dignité épiscopale sur l’autorité temporelle, et provoqua une telle admiration de la part de l’impératrice que celle-ci insista un jour pour le servir à table comme une humble servante. Dans les campagnes auprès des paysans païens comme à la Cour, dans la solitude de son monastère comme dans son évêché, Saint Martin montrait toujours une humilité et une charité exemplaires; persévérant toute sa vie dans le jeûne et la veille, « l’élan de son âme était toujours tourné vers le ciel ». « Jamais Martin n’a laissé passer une heure, un moment sans se livrer à la prière ou s’absorber dans la lecture, et encore, même en lisant ou en faisant autre chose, jamais il ne cessait de prier Dieu. Jamais personne n’a vu Martin s’irriter, ni s’émouvoir, ni s’affliger, ni rire. Toujours un, toujours le même, le visage resplendissant comme d’une joie céleste, il semblait en dehors de la nature humaine. Dans sa bouche, rien que le nom du Christ, dans son âme, rien qu’amour, paix et miséricorde »2. Mais comme le Christ et tous Ses fidèles disciples, le Saint dut éprouver des épreuves de la part de certains de ses collègues dans l’Episcopat, jaloux de ses faveurs auprès des grands comme parmi le peuple. Même de la part de certains de ses proches, Martin endura calomnies, mépris, injustes accusations, mais jamais il ne se départit de sa sérénité et de sa charité. S’étant rendu un jour dans une de ses paroisses rurales pour réconcilier les Clercs de cette église, malgré ses quatre-vingt-un ans, le Saint tomba malade. Il rassembla alors ses disciples et leur annonça sa mort prochaine. Comme ceux-ci se lamentaient et le suppliaient de ne pas les laisser orphelins, Martin leur répondit en se tournant vers le Seigneur : « Seigneur, si je suis nécessaire à Ton Eglise, je ne refuse pas de souffrir. Que Ta volonté soit faite ! » Refusant tout réconfort, il persévéra jusqu’à la fin dans la prière. Allongé sur un lit de cendre, couvert d’un cilice, il disait : « Il ne convient pas qu’un Chrétien meure autrement que sur la cendre. Moi, si je vous laissais un autre exemple, j’aurai péché ». Comme le Diable lui apparaissait pour le tenter une dernière fois, le Saint le railla, en disant : « Tu ne trouveras rien en moi qui t’appartienne, maudit. C’est le sein d’Abraham qui va me recevoir ». En prononçant ces paroles, il rendit son âme à Dieu. Son visage parut alors illuminé comme le visage d’un Ange. « Tel était alors l’aspect de Martin qui semblait se montrer dans la gloire de la résurrection future, avec une chair nouvelle »
Décédé le 8 novembre 397, le Saint Evêque fut transféré à Tours, et ses funérailles eurent lieu le 11 novembre, en présence d’une multitude incroyable de fidèles accourus des villes et des campagnes environnantes.
Saint Martin fut le premier Confesseur (non Martyr) objet d’un culte public en Occident. Ses Reliques attirèrent pendant de nombreux siècles des foules de pélerins, et il est considéré comme le Saint protecteur de la France3.
1. Il est commémoré le 12 novembre dans les synaxaires grecs et le 12 octobre dans les documents slaves; mais sa fête est traditionnellement fixée au 11 novembre en Occident, jour de ses funérailles.
2. Sulpice Sévère: Vie de Saint Martin, 27.
3. Sulpice Sévère: Lettre à Bassula (III).
Lundi 10/11
L’émission de télévision sur France 2 Orthodoxie a présenté samedi 1er novembre, la 1ère partie du reportage sur le 8ème colloque de l’association orthodoxe d’étude bioéthique qui s’est tenu le 11 octobre dernier à l’institut saint-serge à Paris et qui avait pour thème “Mariage et sexualité”
Vous pouvez visionner la première partie (durée 30 minutes)
Prochaine émission sur France 2, le 23 novembre 2008.
Dans le cadre de la formation propédeutique et pastorale (FPP) de l’Institut Saint-Serge à Paris, l’archiprêtre Michel Fortounatto (1) propose une formation pour la pratique de chantre liturgique, débouchant sur une formation de chef de chœur de paroisse, dans la tradition mélodique et harmonique de l’Eglise russe. Le chant usuel et les huit tons de l’octoèque, ainsi qu’un répertoire choral élémentaire, dans leur application dans les offices, feront l’objet de travaux pratiques. Une connaissance informée de l’ordo dans les offices sera offerte à l’intention des paroisses, tant dans des textes slavons que français ; les livres liturgiques seront étudiés en conséquence.
Source (et plus d’informations): Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge
Photographie: le père Michel Fortounatto (source)
Dimanche 9/11
Une délégation de la Métropole roumaine d’Europe occidentale et méridionale a été en pèlerinage en Terre sainte. Le 31 octobre, Mgr Silouane, Mgr Marc et Mgr Thimothée ont été reçus par le patriarche de Jérusalem Théophile III. Les trois évêques ont célébré la divine liturgie dans l’église de la Résurrection (Saint Sépulcre). Le pèlerinage s’est terminé le 5 novembre.
Source (information et photographie): Basilica. Sur la photographie, de gauche à droite: Mgr Thimothée, Mgr Silouane, Mgr Marc.
Samedi 8/11
La nourriture que nous appelons Eucharistie, personne n’est autorisé à la consommer sauf ceux qui croient que les choses que nous enseignons sont vraies, et qui ont été lavés pour le pardon de leurs péchés et la naissance nouvelle, et qui vivent comme le Christ nous l’a enseigné.
Car nous ne recevons pas ces dons comme pain banal ou comme boisson commune, mais comme Jésus-Christ notre Sauveur étant incarné par la parole de Dieu, prit chair et sang pour notre salut, ainsi, il nous a été enseigné que la nourriture consacrée par la Parole de la prière qui vient de Lui, par laquelle notre chair et notre sang sont nourris, est véritablement la Chair et le Sang de Jésus incarné.
Saint Justin, martyr ( IIè siècle)
Si le Christ ne voulait pas envoyer les Juifs dans le désert sans nourriture, de crainte qu’ils ne périsse en route, c’était pour nous enseigner qu’il est dangereux d’essayer d’aller au Paradis sans le Pain du Ciel.
Saint Jérôme ( Vè siècle)
Puisque le Christ dit Lui-même en parlant du pain: ” Ceci est Mon Corps,” qui oserait rester dans l’hésitation? Et puisque avec une clarté égale, il affirme: Ceci est Mon Sang,” qui osera entretenir le doute et dire que ce n’est pas Son Sang?… On vous a enseigné ces vérités. Imprégnés de la certitude de la foi, vous savez que ce qui semble être pain, n’est pas du pain, mais le Corps du Christ, bien qu’il semble que cela soit du pain lorsque l’on y goûte. Vous savez aussi que ce qui semble être du vin, n’est pas du vin, mais le Sang du Christ, bien que cela ait vraiment le goût du vin.
Saint Cyrille de Jérusalem ( IVè siècle)
L’eucharistie est un feu qui nous enflamme!
Saint Jean Damascène ( VIIIè siècle)
Il est bon et bénéfique de communier chaque jour et de participer au saint Corps et au saint Sang du Christ. Car il dit clairement: ” Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle.”
Saint Basile le Grand ( IVè siècle)
[...] Voici la nourriture véritable: c’est la Chair du Verbe de Dieu, comme Il le dit Lui-même: ” Ma Chair est vraiment nourriture et mon Sang est vraiment une boisson.”
Origène ( IIIè siècle)
Il se répand Lui-même dans chaque croyant par Sa Chair, à travers le pain et le vin, se mêlant aux corps des croyants, pour assurer que par cette union avec l’Immortel, l’homme aussi, ait en partage l’incorruption.
Saint Grégoire de Nysse ( IVè siècle)
Version française Claude Lopez-Ginisty
Vendredi 7/11
Jeudi 6/11
Mercredi 5/11
Mardi 4/11
Dimanche 16 novembre, nous célèbrerons Saint-Martin, patron de la Paroisse
Nous aurons la joie de recevoir parmis nous Mgr Marc (Alric), Evêque auxiliaire de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale.
Au programme de cette journée :
Venez nombreux !
Rappel pour les agapes, le jeûne de Noël débute le 15/11, merci d’apporter des plats carémiques.
La consommation de poisson est autorisée dimanche 16
Retrouvez l’ordo du dimanche ci-après :
Dimanche 16 novembre 2008,
22ème après Pentecôte, 9ème après la Croix, ton 5.
Saint apôtre et évangéliste Matthieu et saint Eucher de Lyon.
Premier dimanche de l’Avent
Tropaire de la Résurrection en ton 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//
Troparul, glasul al 5-lea: Pe Cuvântul Cel împreună fără de început cu Tatăl şi cu Duhul, Carele S-a născut din Fecioara spre mântuirea noastră, să-L lăudăm, credincioşii, şi să I ne închinăm; că bine a voit a Se sui cu trupul pe Cruce şi moarte a răbda şi a scula pe cei morţi, întru slăvită Învierea Sa.
Tropaire(s) et kondakia de l’église. Gloire…
Kondakion de la Résurrection en ton 5 : Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, Tu as brisé les portes, ô Tout-puissant, pour ressusciter les morts, ô Créateur ! Tu brisas l’aiguillon de la mort, Adam fut délivré de la malédiction, et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes ! Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens…
Prokiménon du dimanche en ton 5: C‘est Toi, Seigneur, qui nous garderas, / qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes.
Epître du jour : Ep 4, 1-7 et pour saint Matthieu : 1 Cor 4, 9-16.
Frères, je vous encourage, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu : en toute humilité, douceur et patience vous supportant les uns les autres avec charité, appliquez-vous à conserver l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Il n’y a qu’un seul Corps et qu’un seul Esprit, comme il n’y a qu’une seule espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous et en tous.
Alléluia du ton 5: Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité.
Evangile du jour : Luc 10, 25-37 et pour saint Matthieu : Mt 9, 9-13
En ce temps-là, voici qu’un légiste se leva et dit à Jésus pour l’éprouver : « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Dans la Loi qu’est-il écrit? Comment lis-tu ? » Celui-ci répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même ». Jésus lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras ». Mais l’autre, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Répondant Jésus dit : « Quelqu’un descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba dans les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Il se trouva qu’un prêtre descendait par cette route : il le vit, changea de côté et passa. De même un lévite, arrivant à cet endroit, l’aperçut, changea de côté et passa. Mais un Samaritain qui faisait la route arriva près de lui : il le vit et son cœur se serra. Il s’approcha, pansa ses plaies et y versa de l’huile et du vin ; puis il le prit sur sa propre monture et le conduisit dans une auberge, où il prit soin de lui. Le lendemain, il prit deux deniers et les donna à l’aubergiste et dit : Prends soin de lui, et si tu dépenses quelque chose en plus, moi je te rembourserai à mon retour. Lequel de ces trois, à ton avis - demanda Jésus - s’est montré le prochain de la personne tombée aux mains des brigands ? » L’autre dit : « C’est celui qui lui a fait miséricorde ». Alors Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même ! »
În vremea aceea iatà, un învàtàtor de lege s-a ridicat, ispitindu-L, si zicând : « Învàtàtorule, ce sà fac ca sà mostenesc viata de veci ? » Iar Iisus a zis càtre el : « Ce este scris în Lege ? Cum citesti ? » Iar el, ràspunzând, a zis : « Sà iubesti pe Domnul Dumnezeul tàu din toatà inima ta si din tot sufletul tàu si din toatà puterea ta si din tot cugetul tàu, iar pe aproapele tàu ca pe tine însuti. » Iar El i-a zis : « Drept ai ràspuns ; fà aceasta si vei trài. » Dar el, voind sà se îndrepteze pe sine, a zis càtre Iisus : « Si cine este aproapele meu ? » Iar Iisus, ràspunzând, a zis : « Un om cobora de la Ierusalim la Ierihon, si a càzut între tâlhari, care, dupà ce l-au dezbràcat si l-au rànit, au plecat, làsându-l aproape mort. Din întâmplare un preot cobora pe calea aceea, si vàzându-l, a trecut pe alàturi. De asemenea si un levit, ajungând în acel loc si vàzând, a trecut pe alàturi. Iar un samarinean, mergând pe cale, a venit la el si, vàzându-l, i s-a fàcut milà. Si, apropiindu-se, i-a legat rànile, turnând pe ele untdelemn si vin, si, punându-l pe dobitocul sàu, l-a dus la o casà de oaspeti si a purtat grijà de el. Iar a doua zi, scotând doi dinari i-a dat gazdei si i-a zis : ‘Ai grijà de el si, ce vei mai cheltui, eu, când mà voi întoarce, îti voi da.’ Care dintre acesti trei ti se pare cà a fost aproapele celui càzut între tilhari ? » Iar el a zis : « Cel care a fàcut milà cu el. » Si Iisus i-a zis : « Mergi si fà si tu asemenea ! »
La tradition du jeûne et de l’abstinence pendant le carême de Noël ou Avent
Par le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « de saint Martin » (à cause de la fête de saint Martin le Miséricordieux le 11 novembre) ou « de saint Philippe » (à cause de la fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), et Avent (« Venue » du Christ), nous nous préparons corps et âme à accueillir et à glorifier le Verbe incarné. Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle, dure quarante jours et a toujours une date fixe : 15 novembre - 25 décembre. On commence le soir du 14 novembre : si c’est un mercredi ou un vendredi, on commence le 13 au soir.
C’est un carême plus léger que les autres. Nous nous abstenons de viande, d’œufs et de fromage. Le lundi, le mercredi et le vendredi on s’abstient de vin et d’huile. Mais, mardi et jeudi, on prend du vin et de l’huile ; le samedi et le dimanche on prend du poisson, de l’huile et du vin. Le poisson est ainsi consommé au moins jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) et même jusqu’au dimanche des saints Ancêtres (14 décembre cette année), dans l’Eglise roumaine.
La veille de Noël on mange seulement le soir des céréales, des fruits et des légumes. Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence.
Le 21 novembre, mémoire de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, on mange du poisson. Il en est de même les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête.
Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage, parce qu’on prépare la fête de la Nativité.
Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu (par exemple le prophète Isaïe). Nous pouvons prier davantage. Nous pouvons nous confesser plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux (à l’image du Bon Samaritain, de saint Martin et de saint Nicolas) envers notre prochain et avec toutes les créatures. Nous préparons ainsi le grand mystère de Noël : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver. La générosité divine et l’aumône, caractéristiques de l’Avent, seront enseignées aux enfants ; elles contribuent à la transfiguration de la société civile.
Cette semaine notre recteur p. Georges célèbrera :
Après la liturgie, nous nous retrouverons pour un café.
Le chœur se retrouvera pour une répétition après le café
Retrouvez l’ordo de dimanche ci-après :
Dimanche 9 novembre 2008,
21ème après Pentecôte, 8ème après la Croix, ton 4.
Mémoire des saints Onésiphore et Porphyre d’Ephèse
et de saint Nectaire d’Egine, le Nouvel Apparu
Tropaire de la Résurrection, t. 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation,/ les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.//
Tropar Învierii, glas 4: Propovăduirea Învierii cea luminată înţelegând-o de la înger uceniţele Domnului şi lepădând osândirea cea strămoşească, Apostolilor lăudându-se au zis: Jefuitu-s-a moartea, sculatu-S-a Hristos Dumnezeu, dăruind lumii mare milă.
Tropaire (s) et kondakia de l’église. Gloire au Père…
Kondakion de la Résurrection, t. 4 : Mon Sauveur et mon Libérateur a ressuscité tous les mortels,+ les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau./ Il a brisé les portes de l’enfer et en Maître souverain Il est ressuscité le troisième j