Vendredi 1/8
- Début du jeûne de la Dormition
- Procession du bois de la Sainte Croix
- Les martyrs Maccabées
- Saint Sever de Rustan
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Vendredi 1/8
Sur le blog “orthodoxologie” de Claude Lopez-Ginisty, deux superbes articles sur le Starets Cléopas de Sihastria en Roumanie. Je vous invite par ailleurs à consulter ce blog régulièrement.
Les articles sont lisibles sur les liens suivants :
ou ci après :
Quiconque visite la Roumanie et ses monastères sans rencontrer le Staretz Cléopas et s’entretenir avec lui, se prive de la myrrhe la plus odorante du monachisme roumain contemporain. [Cet article fut écrit avant la bienheureuse naissance au ciel du staretz]
Ceci n’est nullement une exagération. Son visage illuminé, ses paroles de consolation, son enseignement spirituel convaincant et ses nombreux écrits ascétiques et apologétiques, suffisent à indiquer la haute stature de ce rare représentant du monachisme roumain contemporain.
Le Père Cléopas est né dans le district de Botosani de Moldavie en 1912. A l’âge de 17 ans, il est entré au monastère de Sihastria où, avec ses deux frères, il devint disciple du grand Staretz Ioannique Moroi et il progressa rapidement en obéissance, prière et éducation. Après vingt ans d’ascétisme au monastère, on perdit sa trace pendant une décennie quand il s’éloigna dans les Carpathes inaccessibles où seul avec le Dieu-Un, il se voua à l’acquisition perceptible dans son cœur de la grâce divine. Tous les éléments naturels, visibles et invisibles, le battirent afin de le détruire, de faire fléchir son noble esprit mais le martyr volontaire du Christ supporta tout cela. Il choisit l’isolement, la réclusion et la mort du vieil homme afin de trouver la résurrection et la grandeur du paradis.
Aujourd’hui, à l’âge de quatre-vingt ans, il a une chevelure blanche comme neige, un visage empreint de componction un intellect illuminé et un cœur consacré à Dieu, à son monastère et aux pèlerins avec un amour inébranlable. Il est toujours prêt à supporter ceux qui chancellent, à montrer de la miséricorde aux pauvres, à conduire les novices par la main et à enseigner la repentance, l’amour divin, et l’humilité à tous. Il est le Père Spirituel du monastère de Sihastria et de nombreux moines qui viennent à lui de toute la Roumanie pour entendre une parole de salut. On voit ainsi de nombreuses âmes souffrantes attendre à l’extérieur de sa cellule dans le monastère, afin de recevoir sa bénédiction, s’agenouiller sous son épitrachelion et recevoir la rémission de leurs péchés.
La journée du Staretz Cléopas est divisée en trois période de huit heures. Pendant la première, la nuit, il se repose un peu et prie. Pendant la période suivante, il lit les Sainte Pères et écrit et durant la troisième, il est à la disposition de ses disciples et des pélerins qui viennent à lui pour être confessés ou enseignés.
Afin d’être capable de prier et d’écrire sans être dérangé, chaque matin il quitte sa cellule proche du monastère et rejoint une autre cellule située au nord, à vingt minutes de marche. Il demeure là seul tout le jour, écrivant sur son expérience spirituelle et dans l’après-midi, il redescend à sa cellule proche du monastère pour recevoir les fidèles et confesser les moines.
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Un après-midi semblable, nous le vîmes, portant un schème en cuir de mouton brodé de laine blanche, descendre lentement, tenant un grand chapelet à la main.
“Père Cléopas, bénis!”
” Que le Seigneur vous bénisse! Bienvenue!”
Ensemble nous rejoignîmes sa cellule où nous fîmes connaissance et peu de temps après, nous commençâmes à lui poser des questions.
Que faites-vous maintenant, Père Cléopas? A quel travail vous consacrez-vous en ce moment?
” Je viens de finir les sermons des fêtes du Sauveur et de la Mère de Dieu et aujourd’hui j’ai commencé à écrire des homélies pour les fêtes des grands saints. Aujourd’hui j’en ai écrit une pour la fête de St Grégoire le Décapolite dont les reliques incorrompues sont au monastère de Bistrita en Olténie. J’ai commencé à écrire un autre livre de sermons sur le monde merveilleux de la création de Dieu- le ciel et la terre, la mer, les animaux, les oiseaux etc- en fait sur la façon dont la présence de Dieu est révélée dans la nature comme dans une icône. Mais je le finirai l’année prochaine, si Dieu veut, après avoir fini les sermons des saints.”
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” Père Cléopas, que dois-je dire à mon père spirituel quand il me demandera ce que fait Père Cléopas?”
” Dis-lui que Père Cléopas commet des péchés.”
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Je lui dis alors: ” Priez pour le hiéromoine Georges et sa synodie.”
” J’ai perdu le sens commun à cause de mes péchés- c’est vous qui devez prier pour moi.”
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Après beaucoup d’hésitations, il céda à notre insistance et la conversation continua fructueusement.
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“Père Cléopas, quelle est la tâche d’un moine?”
“Tout moine et tout laïc a le devoir d’exprimer sa foi véritable en Dieu par la prière, la crainte de Dieu et celle de la mort.”
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“Quelles sont les vertus les plus importantes d’un moine cénobite?”
” L’obéissance, la confession sincère et le retranchement de la volonté propre. Selon les Pères, ce sont les éléments de la triade bien connue: la chasteté, l’obéissance et la pauvreté.”
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“Père Cléopas, donnez-moi une parole profitable pour les higoumènes et les pères spirituels.” Et il me dit ceci:
” Tout père spirituel et higoumène devrait être comme l’escargot quand il veut punir quiconque et comme un dauphin quand il s’agit de pardonner. L’escargot chemine lentement, ainsi un père spirituel ne devrait-il pas être prompt à punir quelqu’un. Le dauphin nage très rapidement dans l’océan et ainsi un père spirituel devrait immédiatement pardonner à quiconque se repent et corrige sa faute.”
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” Père Cléopas, donnez-nous une parole profitable aux vieux moines.”
“Ceux qui sont âgés devraient vivre dans l’humilité de cœur et dans une ascèse corporelle moindre, car le prophète David a dit:”Je me suis fait humble et le Seigneur m’a sauvé.”
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” Une parole de consolation pour les malades.”
“Dieu attend d’eux, deux œuvres: rendre grâces à Dieu et la prière incessante.”
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“Une parole pour le cuisinier du monastère.”
“Cuisiner est une grande prière devant Dieu quand on sert par amour du Christ. Le cuisinier est le meilleur des frères.”
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“Une parole pour “l’organisateur” du monastère.”
” Il devrait exercer son discernement et distribuer les diverses obédiences selon la force de chacun.”
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“Une parole pour ceux qui servent à l’église.”
Ils doivent servir avec crainte de Dieu, dans la prière mentale, comme si Dieu Lui-même étant devant eux, ceci est la prière la plus haute.”
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” Une parole pour le jardinier du monastère.”
” Selon St Théodore Studite, ceux qui servent avec amour et esprit de sacrifice accomplissent la Liturgie.”
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“Staretz, comment pouvons-nous acquérir les larmes dans la prière?”
” Les larmes appartiennent à trois catégories: elles peuvent être spirituelles, humaines ou naturelles, et démoniaques. Les premières viennent de la crainte de Dieu, de l’amour divin, du souvenir de la mort et de l’enfer et de la mémoire de nos péchés. Les deuxièmes surviennent principalement entre parents et ne sont ni dangereuses ni utiles. Les larmes malignes viennent de la rage, du désespoir, de l’avarice, de l’égotisme, de l’animosité contre quelqu’un, etc…”
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“Quand la grâce de Dieu nous abandonne-t-elle?”
“Quand nous sommes conquis par l’orgueil, les mauvaises pensées, et le découragement.”
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“Comment l’homme parvient-il à l’humilité?”
“Par l’obéissance, le retranchement de sa volonté propre et la cons¬cience de ses péchés.”
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“La répétition continuelle de la prière sans la conscience de nos péchés nous est-elle bénéfique?”
“Cela aide d’avoir cette conscience, mais quand l’intellect est épuisé, nous pouvons dire la prière oralement.”
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“Père Cléopas, donne-moi une parole profitable pour les novices.”
“Soyez obéissants, lisez les Saints Pères et les Saintes Ecritures car par cette lecture, l’intellect est illuminé et le désir ardent du combat spirituel est allumé et résonne comme une trompette pour la bataille contre l’ennemi.”
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“Quand est-on prêt pour la vie d’hésychaste?”
“Quand on est humble est obéissant en toutes choses, que l’on lit les Saintes Ecritures et les Saints Pères, lorsque l’on a la bénédiction de son père spirituel et que l’on a vécu suffisamment d’années dans un monastère.”
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“Que devrions-nous faire quand il y a trop d’étrangers et de pélerins dans le monastère?”
“Accueillez-les tous avec humilité et amour. St Ephrem dit que l’hospitalité est la seule manière de parler du Christ à une âme et de la Lui gagner.”
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“Qu’est-ce que l’égotisme?”
“L’égotisme et l’amour de soi sont les mères, les racines et les sources principales de tous les péchés.”
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“Quelle est la plus haute signification du mot “repentir”?
“Le repentir est la conscience de notre état de pécheur, quand notre cœur se brise à cause de nos péchés.”
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“Que dîtes-vous du monde d’aujourd’hui?”
” Aussi mauvais [ ce monde ] soit-il, Dieu a de l’amour. Si Son amour devait cesser, le monde serait détruit. L’amour de Dieu donne naissance à la miséricorde et avec Sa miséricorde, Il protège le monde entier aujourd’hui. La compassion de Dieu est sur toutes ses oeuvres. Dieu aime tout ce qu’il a créé. Il n’aime pas le péché car Il n’en est pas la cause, mais Il aime les hommes même quand ils pèchent.”
Version française Claude Lopez-Ginisty
d’après le livre Pélerinage en Roumanie Orthodoxe
du moine Damascène de Grigoriou,
dans la version américaine
de la revue ORTHODOX WORD,
PLATINA CA, USA
-Généralement notre peuple prie peu mais avec beaucoup d’humilité. Peut-il espérer le salut avec un si petite mesure de prière? Comment les malades ou ceux qui ne savent pas lire peuvent-ils prier?
Notre Sauveur Jésus-Christ a dit: Quand vous priez, ne faites pas de vaines répétitions comme les païens qui pensent être entendus à cause de l’abondance de leurs paroles. Ne soyez pas comme eux, car votre Père sait ce dont vous avez besoin avant que vous ne Le lui demandiez ( Matt 6:7-8). Puis Il nous a appris le Notre Père. Ainsi notre Sauveur Lui-même, nous a appris à prier brièvement. Quiconque dit de courtes prières mais avec humilité et componction, sera sauvé. Souvenons-nous de ce saint staretz qui pria pendant quarante ans avec la même prière: ” Seigneur en tant qu’homme j’ai péché, en tant que Dieu, pardonne-moi.”
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-Comment peut-on accomplir le commandement de l’Apôtre Paul “Priez sans cesse”?
Tout le monde peut prier sans cesse s’il marche toujours devant Dieu dans son intellect et son cœur. Il peut travailler de ses mains tandis que son intellect et son cœur sont élevés vers Dieu. La seule chose que je doive ajouter est que la chose la plus importante dans la prière spirituelle est que notre intellect et notre cœur sont inséparables de Dieu, quels que soient le temps et le lieu où nous nous trouvions. Nous devons toujours être conscients de la présence de Dieu. Cette tâche s’applique à toutes formes de prière et est considérée comme prière ininterrompue,” selon St Théophane le Reclus. C’est le sentiment et la contemplation spirituelle de Dieu que le bienheureux Prophète David eut quand il dit:” Je mets le Seigneur constamment sous mes yeux, puisqu’Il est à ma droite, je ne chancellerai pas.( Ps 15:8). Ainsi nous devons comprendre que la vie d’un fidèle est une prière incessante si son intellect est toujours avec Dieu.
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-Quand nous accomplissons de bonnes œuvres, est-ce aussi une forme de prière à Dieu?
Oui. L’Apôtre Paul nous le dit ainsi: ” Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par Lui des actions de grâces à Dieu le Père.” ( Col. 3:17) Quand on fait une bonne action pour la gloire de Dieu, ou que l’on parle pour les autres pour la gloire de Dieu, c’est la prière des œuvres. Ainsi St Théodore le Studite, conseillant ses disciples, leur dit:” Celui qui fait de bonnes actions et obéit avec humilité et sans protester accomplit la liturgie et la prêtrise” ( Quatrième Homélie)
*
-Comment les chrétiens doivent-ils se tenir à l’église pendant les offices, comment doivent-ils prier et quels sont leurs devoirs lorsqu’ils vont à l’église?
Dans l’église, les chrétiens doivent se tenir avec foi, crainte de Dieu et attention. Ils doivent s’efforcer de prier autant que possible sans distraction et avec componction.Les chrétiens ont aussi les devoirs suivants: aller régulièrement à l’église car quiconque manque les offices- à l’exception des malades- est privé des Saints Mystères, être réconciliés avec tous les hommes et demander pardon à tous ceux que l’on a offensé, préserver sa pureté au moins deux jours avant d’aller à l’église et au moins un jour après, arriver suffisamment tôt aux offices divins afin d’avoir le temps de vénérer en paix les icônes et reliques et entendre les Matines. Tout chrétien devrait offrir quelque don au Seigneur, selon ses possibilités, même si ce don est modeste, comme sacrifice du travail de ses mains. Ils doivent donner des noms à commémorer et demander au prêtre de prélever des parcelles [de la prosphore] pour les vivants et les défunts de leurs familles. Les chrétiens doivent se tenir avec modestie et bon ordre dans l’église, les hommes à droite et les femmes à gauche. Ils doivent porter des vêtements propres et modestes et les femmes doivent avoir des foulards sur la tête. Il est interdit de parler sans grande nécessité pendant les offices. Après le commencement de la Divine Liturgie, chacun doit rester à sa place et ne pas se déplacer pour vénérer les icônes. Ils doivent suivre la Liturgie avec une pieuse attention et écouter les prières et le chant du chœur, la lecture de l’Epitre de l’Evangile et le sermon. Personne ne doit, sans grande nécessité, quitter l’église avant la fin de la Liturgie. Ceux qui se sont confessés et préparés pour la Sainte Communion, doivent lire les prières avant la Communion à l’avance et avant d’approcher les Saints Dons, ils doivent demander pardon à tous les fidèles. Après la Liturgie, ceux qui ont reçu la Communion, doivent lire les prières appropriées, passer la journée dans la joie spirituelle et se garder de toutes tentations. Les parents doivent amener leurs enfants à l’église régulièremet, veillant à ce qu’ils reçoivent la Communion au Corps et au Sang du Christ. Après la fin des offices divins, les chrétiens doivent retourner avec révérence chez eux, passer le reste de la journée à penser à des sujets saints, à lire des livres spirituels et à visiter les malades.Ils ont aussi l’obligation de dire à ceux qui ne sont pas allés à l’église, ce qu’ils ont entendu et appris à l’église des tropaires, des lectures et du sermon. Voilà les devoirs les plus importants des chrétiens quand ils vont à l’église, les dimanches et jours de fête.
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-Un frère lui demanda: “Père, parle-moi du Royaume de Dieu.”
Ecoute, frère. Le Royaume de Dieu n’est pas fait de paroles mais de puissance, c’est-à-dire de bonnes œuvres.
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Un laïc en visite lui demanda:” Père Cléopas, je me suis querellé avec quelqu’un et lui ai demandé pardon plusieurs fois, mais il ne veut pas me pardonner. Que dois-je faire pour être réconcilié avec lui?
Ne lui dis plus rien, ne parle pas mal de lui aux autres non plus, mais prie Dieu pour lui et pardonne-lui dans ton cœur. En son temps, la colère s’éteindra comme un feu privé de bois.
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- Quelqu’un lui demanda: “Qu’en dîtes-vous, Père Cléopas, est-ce un péché de fumer?”
Je n’ai pas vu écrit dans le Saint Evangile, “Ne fume pas, ” mais j’ai vu écrit “Ne juge pas”. Cependant, fumer est un péché.
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-Quels sont les devoirs d’un père spirituel envers ses enfants spirituels et ceux de ces derniers vis-à-vis de lui?
Le père spirituel a de grands devoirs vis-à-vis de ses enfants spirituels: il doit veiller sur eux, les instruire, et prier Dieu pour leur salut. Les enfants spirituels ont le devoir d’obéir à leurs maîtres spirituels, de demander leur avis et bénédiction pour toute chose, de lutter pour se corriger et de prier pour leur père spirituel.
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-Quel est le plus exigeant des sept sacrements ?
Le sacrement de confession: Par ce sacrement on sauve un âme et on est sauvé ou bien l’on détruit quelqu’un pour l’éternité. Néanmoins, nul autre sacrement ne peut mieux gagner une âme pour le Royaume de Dieu que la Sainte Confession. Mais les responsabilités et les dangers d’un prêtre confesseur sont si grands que St Jean Chrysostome écrit:” peu de confesseurs sont sauvés”. Et il écrit aussi à propos de la prêtrise: ” Dans les derniers temps seulement trois prêtres sur mille seront sauvés.” Ces paroles du saint sont effrayantes et terribles.
*
-Que pouvez-vous nous dire à propos des confessions générales sans confession individuelle des péchés et sans la prière d’absolution lue sur la tête de chaque personne, ainsi que cela se pratique dans certains endroits de nos jours?
Une telle confession est anti-canonique et elle n’a pas le pouvoir d’un sacrement et les péchés restent sans absolution. Une telle pratique doit être complètement abandonnée afin de ne pas abroger le Sacrement de la Sainte Confession pour la condamnation du prêtre et du peuple.
Traduction de Claude Lopez-Ginisty
d’après Conversations spirituelles avec des Startsy Roumains
du Père Ioannique Balan,
dans la version américaine
de la revue ORTHODOX WORD,
PLATINA CA, USA
Mercredi 31/7
Mercredi 30/7
Mardi 29/7
La prochaine liturgie à Sucy en Brie aura lieu le dimanche 31 Août à Notre Dame des Bois.
Pendant le mois d’août, les célébrations auront lieu à la paroisse sainte Parascève et Saint Geneviève.
Paroisse située dans la crypte Saint François de l’église Saint Sulpice (liturgie à 10h le dimanche)
35 rue Saint Sulpice75006 Paris
Site Internet : [www.orthodoxeroumain.com]
Le 31 août, La liturgie débutera à 10h45 précise, et sera précédée de la lecture des matines à 10h15.
Les confessions auront lieu pendant les matines,
Prenez vos précautions, Soyez à l’heure !
A l’issue de la liturgie, nous nous retrouverons pour des agapes fraternelles.
Vous trouverez l’ordo pour le 31 août ci-après :
Dimanche 31 août 2008, 11ème de Pentecôte ; ton 2. Saint Paulin de Trèves.
Tropaire de la Résurrection, t. 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, / l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; // et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, / tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//
Tropar Învierii, glas 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!
Tropaire(s) de l’église ou du monastère. Gloire…
Kondakion de la Résurrection, t. 2 : Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie,+ Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !//
Glasul 2: Înviat-ai din mormânt, Mântuitorule Atotputernice, si iadul vàzând minunea, s-a spàimântat, si mortii s-au sculat, si fàptura vàzând, se bucurà de Tine, si Adam împreunà se veseleste, si lumea, Mântuitorul meu, Te laudà pururea. Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//
Ou (usage grec) de la Nativité de la Mère de Dieu (8 septembre), t.4 : Joachim et Anne de l’humiliante stérilité, Adam et Eve de la mort et du tombeau, ensemble furent délivrés par ta naissance, ô Vierge immaculée, et on peuple en ce jour célèbre ta nativité, libéré, lui aussi, de l’esclavage du péché, et chante la Stérile qui enfante la Mère de Dieu, la Nourricière de notre vie.
Prokimenon dominical, t. 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.
Epître : 1 Corinthiens 9, 2-12
Frères, si pour d’autres, je ne suis pas apôtre, je le suis du moins pour vous ; car le sceau de mon apostolat, c’est vous qui l’êtes, dans le Seigneur. Ma défense contre mes accusateurs, la voici. N’aurions-nous pas la liberté de manger et de boire ? N’aurions-nous pas la liberté d’être accompagnés partout d’une femme, d’une sœur, comme les autres apôtres, les frères du Seigneur et Céphas ? Moi seul et Barnabé n’avons-nous pas la liberté de ne pas travailler ? Qui sert jamais dans l’armée à ses propres frais ? Qui plante une vigne sans en manger les fruits ? Ou qui fait paître un troupeau sans se nourrir du lait du troupeau ? Cela n’est-il qu’un usage humain, ou la Loi ne dit-elle pas la même chose ? En effet, il est écrit dans la loi de Moïse : « Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain ». Dieu s’inquiète-t-Il des bœufs ? N’est-ce pas pour nous qu’Il parle ? Oui, c’est pour nous que cela a été écrit ; car il faut de l’espoir chez celui qui laboure, et celui foule le grain doit avoir l’espoir d’en recevoir sa part. Si nous avons semé pour vous les biens spirituels, serait-il excessif de récolter vos biens matériels ? Si d’autres prennent part de cette liberté à votre égard, pourquoi pas nous à plus forte raison ? Mais nous n’avons pas usé de cette liberté. Nous supportons tout, au contraire, pour ne créer aucun obstacle à l’Evangile du Christ.
Alléluia dominical, t. 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !
Evangile : Matthieu 18, 23-25 (n. trad.)
En ce temps-là, (après avoir dit de pardonner soixante-dix-sept fois sept fois), Jésus dit cette parabole.
« Aussi le Royaume des cieux ressemble-t-il à un roi humain qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait ce bilan, quand on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre ainsi que sa femme, ses enfants et tout ce qu’il possédait, et de rembourser sa dette. Se jetant alors à ses pieds, le serviteur, prosterné, lui disait : « Sois patient avec moi, et je te rembourserai tout ! » Pris de miséricorde, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette. En sortant, ce serviteur rencontra un de ses coserviteurs, qui lui devait cent pièces d’argent ; il le saisit et l’étouffait, en lui disant : « Rembourse ce que tu dois ! » Son coserviteur se jeta donc à ses pieds et il le suppliait en disant : « Sois patient envers moi, et je te rembourserai ! » Mais l’autre ne voulut pas : mais il le fit jeter en prison, jusqu’à ce qu’il eût remboursé ce qu’il devait. Voyant ce qui venait de se passer, ses coserviteurs furent profondément attristés et ils allèrent informer leur maître de tout ce qui était arrivé. Alors, le faisant venir, son maître lui dit : « Mauvais serviteur, je t’avais remis toute ta dette, parce que tu m’en avais supplié. Ne devais-tu pas, toi aussi, faire miséricorde à ton compagnon, comme moi-même je t’avais fait miséricorde ? » Et, dans sa colère, son maître le livra aux tortionnaires, en attendant qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi, conclut Jésus, que mon Père céleste fera avec vous, si chacun ne pardonne pas à son frère du fond de son cœur. »
În vremea aceea, a spus Iisus pîldà aceasta : « De aceea, asemànatu-s-a împàràtia cerurilor omului împàrat care a voit sà se socoteascà cu slugile sale. Si, începând sà se socoteascà cu ele, i s-a adus un datornic cu zece mii de talanti. Dar neavând el cu ce sà plateascà, stàpânul sàu a poruncit sà fie vândut el si femeia si copii si pe toate câte are, ca sà se plàteascà. Deci, càzându-i în genunchi, sluga aceea i se închina, zicând : Doamne, îngàduieste-mà si-ti voi plàti tie tot ! Iar stàpânul slugii aceleia, milostivindu-se de el, i-a dat drumul si l-a iertat si datoria. Dar, iesind, sluga aceea a gàsit pe unul dintre cei ce slujeau cu el si care-i datora o sutà de dinari. Si punând mâna pe el, îl sugruma zicând : Plàteste-mi ce esti dator. Deci, càzând cel ce era slugà ca si el, îl ruga zicând : Îngàduieste-mà si îti voi plàti ! Iar el nu voia, ci, mergând, l-a aruncat în închisoare, pânà ce va plàti datoria. Iar celelalte slugi, vàzând deci cele petrecute, s-au întristat foarte si, venind, au spus stàpânului toate cele întâmplate. Atunci, chemându-l stàpânul sàu, îi zise : Slugà vicleanà, toatà datoria aceea ti-am iertat-o, fiindcà m-ai rugat. Nu se càdea, oare, ca si tu sà ai milà de cel împreunà slugà cu tine, precum si eu am avut milà de tine ? Si mâniindu-se stàpânul lui, l-a dat pe mâna chinuitorilor, pânà ce-i va plàti toatà datoria. » Tot asa, a zis Domnul, si Tatàl Meu cel ceresc và va face vouà, dacà nu veti ierta - fiecare fratelui sàu - din inimile voastre.
Catéchèse : cet évangile commente le Notre-Père, actuel pour notre temps qui ne connaît que droits et devoirs.
1. « Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs » : faire pour autrui ce que Dieu fait pour nous…. Chacun exige d’autrui ce qu’il lui doit. Mais, pensons à la dette que nous avons envers Dieu - ces commandements que nous n’appliquons pas encore ! Dieu, non seulement nous a remis notre dette, mais Il a payé Lui-même sur la Croix notre grande dette d’amour et d’obéissance ; Il a accompli Lui-même en son humanité toute la volonté divine.
2. La remise des dettes n’est pas seulement un devoir : elle est surtout un pouvoir charismatique inclus dans la grâce du saint baptême, de l’onction chrismale et de l’eucharistie. Elle est notre capacité, notre liberté royale de Peuple saint.
3. Par ce pouvoir le chrétien apporte à notre société ce qu’elle ne peut produire. Le pardon et la remise des dettes sont prophétiques. Ils sont à l’avant de l’Histoire. Ils anticipent le dernier Jour et le grand Tribunal de l’amour miséricordieux.
Hervé
Lundi 28/7
Dimanche 27/7
Samedi 26/7
Vendredi 25/7
Jeudi 24/7
Mercredi 23/7
Dimanche 27 juillet 2008 : 6ème après la Pentecôte.
Saint et victorieux martyr Pantalémon. Ton 5.
Tropaire de la Résurrection, t. 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//
Troparul, glasul al 5-lea: Pe Cuvântul Cel împreună fără de început cu Tatăl şi cu Duhul, Carele S-a născut din Fecioara spre mântuirea noastră, să-L lăudăm, credincioşii, şi să I ne închinăm; că bine a voit a Se sui cu trupul pe Cruce şi moarte a răbda şi a scula pe cei morţi, întru slăvită Învierea Sa.
Tropaire de saint Pantalémon, t.3 : Grâce à la science que te donne ta sainteté,/ tu es capable de guérir gratuitement les âmes et les corps:// chasse donc, Trésor de miséricorde, Pantalémon,+ loin de nous les maladies, illustre martyr,/ et prie le Christ Dieu de nous accorder la grâce du salut.//
Kondakion de la Résurrection, t. 5 : Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, + Tu as brisé les portes, ô Souverain, / pour ressusciter les morts, ô Créateur !// Tu brisas l’aiguillon de la mort,+ Adam fut délivré de la malédiction,/ et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes !//
Condacul, glasul al 5-lea : La iad, Mântuitorul meu, Te-ai pogorât, si portile sfàrâmând, ca un Atotputernic, pe cei morti, ca un Ziditor, împreunà i-ai înviat si boldul mortii, Hristoase, l-ai zdrobit, si Adam din blestem s-a izbàvit, Iubitorule de oameni. Pentru aceasta toti strigàm càtre Tine : « Mântuieste-ne pe noi, Doamne ! »
Gloire…
Kondakion de saint Pantalémon, t.5 : Imitateur de la suprême Compassion,+ ayant reçu le pouvoir des guérisons, Athlète vainqueur et Témoin du Christ notre Dieu,/ par tes prières guéris nos spirituelles maladies.// Ecarte les pierres d’achoppement+ qu’en tout temps met l’Ennemi sous les pas de ceux qui ne cessent de chanter:/ Seigneur, accorde-nous ton salut !// Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens… Ou (usage grec) kondakion de la Transfiguration, t.7 : Sur la montagne Tu t’es transfiguré+ et tes disciples contemplèrent ta gloire, ô Christ notre Dieu,/ pour autant qu’ils le pouvaient ;// afin qu’en te voyant crucifié+ ils voient que ta Passion était voulue/ et proclament à la face du monde que Tu es en vérité du Père le resplendissement!// (n. trad.)
Prokiménon du dimanche, t. 5 : C‘est Toi, Seigneur, qui nous garderas,/ qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes. Du saint : Dieu est admirable dans ses saints, Lui, le Dieu d’Israël ! V/ : Bénissez Dieu dans les assemblées ! Bénissez le Seigneur en puisant aux sources d’Israël !
Epître dominical: Romains 12, 6-14 (n. trad.) et du saint : 2Timothée 2, 1-10.
Frères, selon la grâce qui nous a été donnée, nous avons des charismes divers. Si c’est la prophétie, (qu’on l’exerce) en analogie avec la foi ; si c’est un ministère, en esprit de service ; si c’est l’enseignement, en esprit d’enseignement ; si c’est l’exhortation, en esprit d’exhortation. Que l’on distribue avec simplicité ; que l’on préside avez zèle ; que l’on fasse miséricorde avec joie. Que l’amour soit sans hypocrisie ; détestez le mal, attachez-vous au bien. Que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, chacun honorant l’autre de la première place. Ne vous relâchez pas dans votre zèle ; mais, dans la ferveur de l’Esprit, livrez-vous au Seigneur. Dans l’espérance, soyez dans la joie ; dans l’épreuve, soyez patients ; à la prière, soyez assidus. Partagez avec les saints qui sont dans le besoin ; empressez-vous d’être hospitaliers. Bénissez ceux qui vous persécutent : bénissez : ne maudissez pas. Frères…
Fratilor, avem felurite daruri, dupà harul ce ni s-a dat. Dacà avem proorocie, sà proorocim dupà màsurà credintei ; dacà avem slujbà, sà stàruim în slujbà ; dacà unul învatà, sà se sârguiescà în învàtàturà ; dacà îndeamnà, sà fie la îndemnare ; dacà împàrte altora, sà împartà cu fireascà nevinovàtie ; dacà stà în frunte, sà fie cu tragere de inimà ; dacà miluieste, sà miluiascà cu voie bunà ! Dragostea sà fie nefàtarnicà. Urâti ràul, alipiti-và de bine. În iubire fràteascà, unii pe altii iubiti-và ; în cinste, unii altora dati-và întâietate. La sârguintà, nu pregetati ; cu duhul fiti fierbinti ; Domnului slujiti. Bucurati-và în nàdejde ; în suferintà fiti ràbdàtori ; la rugàciune stàruiti. Faceti-và pàrtasi la trebuintele sfintilor, iubirea de stràini urmând. Binecuvântati pe cei ce và prigonesc, binecuvântati-i si nu-i blestemati.
Alléluia dominical, t. 5 : Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité. Et du saint, t.4 : Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban. - Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de notre Dieu.
Evangile dominical : Matthieu 9, 1-8 (n. trad.), et du saint : Jean 15, 17 - 16, 2.
En ce temps-là, Jésus s’embarqua pour traverser le lac et revenir dans sa propre cité. Or voici qu’on lui apportait un paralytique étendu sur un grabat. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Aie confiance, mon enfant, tes péchés te sont remis ! » Quelques scribes se dirent en eux-mêmes : « Celui-ci blasphème ! » Mais Jésus, connaissant les pensées de leur coeur, déclara : « Pourquoi méditez-vous le mal dans vos cœurs ? Quel est donc le plus facile ? De dire : Tes péchés te sont remis, ou bien de dire : Lève-toi et marche ? Eh bien, pour que vous sachiez que le Fils de l’Homme a sur terre la liberté de remettre les péchés, Lève-toi, dit-Il au paralytique ! Prends ton grabat et rentre chez toi! » Et le paralytique se leva et s’en alla chez lui. A cette vue, les foules furent saisies de crainte et rendirent gloire à Dieu d’avoir donné aux humains une telle liberté. En ce temps-là…
În vremea aceasta, întrând în corabie, Iisus a trecut si a venit în cetatea Sa. Si iatà, I-au adus un slàbànog zàcând pe pat. Si Iisus, vàzând credinta lor, a zis slàbànogului : « Îndràzneste, fiule ! Iertate sunt pàcatele tale ! » Dar unii din càrturari ziceau în sine : « Acesta huleste». Si Iisus, stiind gândurile lor, le-a zis : « Pentru ce cugetati rele în inimile voastre ? Càci ce este mai lesne a zice : Iertate sunt pàcatele tale, sau a zice : Scoalà-te si umblà ? Dar ca sà stiti cà putere are Fiul Omului pe pàmânt a ierta pàcatele », a zis slàbànogului : « Scoalà-te, ia-ti patul si mergi la casa ta ! » Iar multimile, vàzând acestea, s-au înspàimântat si au slàvit pe Dumnezeu, Cel care dà oamenilor asemenea putere.
Koinonikon du dimanche (Louez…) et du saint: Le juste sera en mémoire éternelle ; il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction : Alléluia !, en ton 5.
Catéchèse : Coïncidence providentielle de l’évangile du Paralytique et de la fête de saint Pantalémon.
1) « Pantaleïmon » = le « Tout miséricordieux ». Le saint porte un nom divin : JC, Dieu fait Homme, manifeste cet amour absolu (sans besoin, sans désir, sans amour de soi, sans passion) à l’égard du Paralytique : Il le libère de la maladie du corps et de l’âme (péché et paralysie spirituelle, incapacité de faire la volonté du Père). L’Eglise prie pour les malades et pour les soignants de l’âme et du corps.
2) la prière au saint Anargyre (médecin « sans argent », signe de la gratuité de l’amour divin) : « saint et victorieux martyr Pantalémon, prie Dieu pour… ». On demande le soulagement et la guérison, la conversion et le salut, ainsi que la sanctification et la transfiguration de la condition humaine (souffrance et mort). Il le fait se lever : la gloire de Dieu, c’est l’Homme debout (saint Irénée)
3) l’usage grec : kondakion de la Transfiguration, de cette fête au 6 août : la Croix du Dieu fait chair est la transfiguration et le terme de la souffrance - au lieu d’être subie, elle est voulue par compassion pour les humains. Les matyrs le vivent en voulant ce que Dieu veut.
Mardi 22/7
Lundi 21/7
Dimanche 20/7
Samedi 19/7
Vendredi 18/7
jeudi 17/7
Pas de liturgie cette semaine ni à Sucy-en-Brie, ni à Chelles.
Vous trouvez ci après l’ordo du dimanche 20 juillet :
Dimanche 20 juillet 2008,
5ème après Pentecôte, mémoire du saint prophète Elie, ton 4
Tropaire de la Résurrection, t. 4 : Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur+ et détournant l’ancestrale condamnation, / les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres:// le Christ a triomphé de la mort !/ Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut. //
Tropaire du Prophète, t. 4 : L‘Ange dans la chair, le glorieux Elie, le Socle des prophètes divins, le second Précurseur de la venue du Christ, celui qui du ciel envoie la grâce sur Elisée, chasse au loin les maladies et purifie les lépreux ; sur ceux qui le vénèrent il fait jaillir les guérisons.
Kondakion de la Résurrection, t. 4 : Mon Sauveur et mon Libérateur a ressuscité tous les mortels, + les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau. / Il a brisé les portes de l’enfer et en Maître souverain Il est ressuscité le troisième jour. // Gloire au Père…
Kondakion du Prophète en ton 2 : Prophète au nom sublime, saint Elie, toi qui vis d’avance les hauts faits de notre Dieu et soumis à ta parole les nuées porteuses de pluie, auprès du seul Ami des hommes intercède pour nous tous ! Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens…
Prokimenon du ton 4 : Que tes œuvres sont admirables, Seigneur !/ Tu as fait toutes choses dans ta sagesse !// V/ : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu, Tu as été grandement magnifié !
Et du Prophète : Tu es prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech. V/ : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-Toi à ma droite !
Epître : Romains 10, 1-10 et Jacques 5, 10-20 :
Frères, le vœu de mon cœur et la prière que j’adresse à Dieu pour les enfants d’Israël, c’est qu’ils soient sauvés. Car je leur rends témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu ; mais c’est un zèle mal éclairé. Ignorant que la justification vient de Dieu, ils ont cherché à l’établir par leurs propres moyens, sans vouloir se soumettre à la justice selon Dieu. Car la finalité de la Loi, c’est le Christ, pour la justification de tout croyant. A propos de la justice qui vient de la Loi, Moïse écrit en effet que « par elle vivra l’être humain qui l’accomplit », tandis que la justice née de la Foi s’exprime ainsi : « Ne dis pas dans ton cœur : Qui montera au ciel ? » c’est-à-dire pour en faire descendre le Christ ; ou bien : « Qui descendra dans l’abîme ? » à savoir pour faire remonter le Christ de chez les morts. Que dit-elle donc ? « La parole est tout près de toi, sur tes lèvres et dans ton cœur », et cette parole, c’est le message de la foi que nous proclamons. Si donc tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. Celui qui croit du fond du cœur devient juste, et celui dont les lèvres confessent la Foi parvient au salut.
Frères, dans la souffrance prenez pour modèles de patience les prophètes qui ont parlé au Nom du Seigneur. Voyez, nous proclamons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job et vous avez vu quelle fin le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion. Mais avant tout, mes frères, ne jurez ni par le ciel ni par la terre, et n’usez d’aucun autre serment. Que votre oui soit oui, et que votre non soit non : ainsi vous ne tomberez pas sous le coup du jugement. Quelqu’un parmi vous souffre-t-il de quelque mal ? Qu’il fasse oraison. Quelqu’un éprouve-t-il de la joie ? Qu’il entonne un cantique. Quelqu’un parmi vous est-il infirme ? Qu’il appelle les prêtres de l’Eglise et que ceux-ci prient pour lui en l’oignant d’huile au Nom du Seigneur : la prière de la Foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera. S’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés. Confessez donc l’un à l’autre vos péchés et priez les uns pour les autres, afin d’être guéris. Car la prière fervente du juste a beaucoup d’efficacité. Elie était un homme de même nature que la nôtre, mais lorsque avec insistance il pria pour qu’il ne pleuve pas, il n’a pas plus pendant trois ans et six mois ; puis, de nouveau, il pria : alors le ciel donna de la pluie, et la terre son fruit. Frères, si l’un de vous s’égare loin de la vérité et qu’un autre l’amène à se convertir, alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur de la voie où il s’égare sauvera son âme de la mort et fera que de nombreux péchés lui seront pardonnés.
Alléluia du ton 4: Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! - Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité. Et du Prophète : Moïse et Aaron étaient parmi ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquaient son Nom. - Ils invoquaient le Seigneur, et Il les exauçait.
Evangile : Matthieu 8, 28 à 9, 1 et Luc 4, 22-30
En ce temps-là, comme Jésus arrivait au pays des Gadaréniens, deux démoniaques sortant d’un cimetière vinrent à sa rencontre : ils étaient si sauvages que personne n’osait passer par ce chemin. Et voici qu’ils se mirent à crier : « Que nous veux-Tu, Jésus, Fils de Dieu ? Es-Tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » Or il y avait à quelque distance de là un grand troupeau de porcs en train de paître. Les démons implorèrent Jésus en disant : « Si Tu nous expulses, envoie-nous dans ce troupeau de porcs. » Jésus leur dit : « Allez-y ! » Ils sortirent donc et s’en allèrent dans le troupeau de porcs, et voici que du haut de l’escarpement tout le troupeau se précipita dans le lac, où il périt sous les flots. Les gardiens prirent la fuite et s’en furent en ville raconter toute cette affaire, ainsi que la guérison des possédés. Alors toute la ville se porta au-devant de Jésus et, dès qu’ils le virent, ils le prièrent de quitter leur pays. Et Jésus s’embarqua pour traverser le lac et revenir dans sa propre cité.
En ce temps-là, tous rendaient témoignage à Jésus. Ils s’étonnaient du message de la grâce qui sortait de sa bouche, et ils disaient : « N’est-ce pas là le fils de Joseph ? » Alors Il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton ‘Médecin, guéris-toi toi-même’, et me dire : Nous avons appris tout ce que ce qui s’est passé à Capharnaüm, fais-en donc autant ici dans ta patrie. » Et Il ajouta : « Oui, Je vous le déclare, aucun prophète ne trouve accueil dans sa patrie. En toute vérité, Je vous le déclare, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d’Elie, quand le ciel fut fermé trois ans et six mois et que survint une grande famine sur tout le pays ; pourtant ce ne fut à aucune d’elles qu’Elie fut envoyé, mais bien dans le pays de Sidon, à une veuve de SARE PTA. Il y avait beaucoup de lépreux en Israël aux temps du prophète Elisée ; pourtant aucun d’eux ne fut purifié, mais bien Naman le Syrien » Tous furent remplis de colère, dans la synagogue, en entendant ces paroles. Ils se levèrent, le jetèrent hors de la Ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline sur laquelle était bâtie leur ville, pour le précipiter en bas. Mais Lui, passant au milieu d’eux, alla son chemin.
În vremea aceea, trecând Iisus dincolo, în tinutul Gadarenilor, L-au întâmpinat doi demonizati, care ieseau din morminte, foarte cumpliti, încât nimeni nu putea sà treacà pe calea aceea. Si iatà, au început sà strige si sà zicà : « Ce ai Tu cu noi, Iisuse, Fiul lui Dumnezeu ? Ai venit aici mai înainte de vreme cas à ne chinuiesti ? » Departe de ei era o turmà mare de porci, pàscând. Iar demonii Îl rugau, zicând : « Dacà ne scoti afarà, trimite-ne în turma de porci. » Si El le-a zis : « Duceti-và. » Iar ei, iesind, s-au dus în turma de porci. Si iatà, toatà turma s-a aruncat de pe tàrm în mare si a pierit în apà. Iar pàzitorii au fugit si, ducându-se în cetate, au spus toate cele întâmplate cu demonizatii. Si iatà toatà cetatea a iesit în întâmpinarea lui Iisus si, vàzându-L, L-au rugat sà treacà din hotarele lor. Intrând în corabie, Iisus a trecut si a venit în cetatea Sa.
Koinonikon du dimanche (« Louez… : ») et du Prophète : le juste sera en mémoire éternelle ; il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction : Alléluia !
Catéchèse/homélie : le temps après Pentecôte est celui de la puissance du Père par sa Parole et son saint Esprit. Cette puissance paradoxale se manifestait autrefois chez les prophètes ; elle se montre à présent dans l’Eglise, Peuple de Dieu, royal, sacerdotal et prophétique, qui invoque son Nom avec Foi. C’est la base de tous les sacrements du Corps du Christ.
Mercredi 16/7
Mardi 15/7
La prochaine liturgie à Sucy en Brie aura lieu de dimanche 27 juillet à Notre Dame des Bois.
La liturgie débutera à 10h45 précise, et sera précédée de la lecture des matines à 10h15.
Les confessions auront lieu pendant les matines,
Soyez à l’heure pour ne pas retarder le début de la liturgie !
A l’issue de la liturgie, nous nous retrouverons autour d’un café.
Pensez à apporter quelque chose à grignoter pour soulager Claire, qui sera rentrée de la veille.
Merci d’avance,
Hervé
Lundi 14/7
Dimanche 13/7
Notre recteur p. Georges étant en congé, il ne célèbrera ni à Sucy, ni à Chelles, ni à Paris.
Il y a cependant une liturgie à Chelles à 10h 30 qui sera célèbré par p. Michel (Nicko).
Vous trouverez ci après l’ordo de ce dimanche :
Dimanche 13 juillet 2008, 4ème après la Pentecôte,
mémoire des Pères du Quatrième concile œcuménique (Chalcédoine 451), ton 3.
Typiques et Béatitudes avec 6 tropaires du ton et 4 de l’ode 3 du canon des Pères
Tropaire de la Résurrection en ton 3 : Que les cieux se réjouissent !+ Que la terre exulte d’allégresse !+ Car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant d’entre les morts le Premier-né !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grâce du salut.//
Tropaire des saints Pères en ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu, + qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux, / et grâce à eux nous as tous conduits vers la vraie foi. // Dieu de miséricorde, / Seigneur, gloire à toi !//
Kondakion de la Résurrection en ton 3 : Du tombeau Tu es ressuscité en ce jour,+ ô Dieu de miséricorde,/ nous arrachant aux portes de la mort ;// en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie,/ et tous ensemble les patriarches et les prophètes chantent inlassablement la force et la puissance de ta divinité.// Gloire au Père et et au Fils et au saint Esprit…
Kondakion des saints Pères en ton 8 : Le message des Apôtres et l’enseignement des Pères saints/ pour l’Eglise affermissent l’unité de la foi. // Portant la tunique de vérité tissée par la céleste révélation, / elle dispense fidèlement et glorifie le grand mystère de la foi. // Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens…
Prokimenon du dimanche, t. 3 : Chantez pour notre Dieu, chantez !/ chantez pour notre roi, chantez !// V/ : Tous les peuples, battez des mains ! Acclamez Dieu en éclats de joie ! et des Pères en ton 4 : Béni sois-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !/ A ton Nom louange et gloire éternellement !// V/ : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité !
Epître du dimanche et des Pères: Romains 6, 18-23 et Tite 3, 8-15
Frères, une fois affranchis du péché, vous êtes entrés au service du bien. Et (j’emploie pour vous une comparaison humaine, adaptée à la faiblesse de la chair) de même qu’on a jadis livré ses membres au service de l’impureté et de la licence pour faire le mal, il faut maintenant les mettre au service du bien pour être sanctifiés. Lorsque vous étiez esclaves du péché, vous n’étiez pas au service du bien. Quel fruit, cependant, recueilliez-vous alors d’actions dont aujourd’hui vous rougissez ? Car leur aboutissement, c’est la mort. Mais à présent qu’affranchis du péché vous êtes entrés au service de Dieu, vous recueillez un fruit qui vous mène à la sainteté et, pour finir, à l’éternelle vie. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur.
Tite, mon enfant, notre doctrine est digne de foi, et sur ce point je veux que tu insistes, afin que ceux qui croient en Dieu s’appliquent à être les premiers dans les œuvres de bien. Car cela est bon et utile aux hommes. Evite au contraire les folles questions, généalogies, disputes et polémiques au sujet de la Loi, car elles sont vaines et sans utilité. Celui qui fomente la division, avertis-le jusqu’à deux fois, puis romps avec lui, sachant qu’un tel individu s’est égaré et qu’il se condamne lui-même en continuant à pécher. Lorsque je t’aurai envoyé Arténas ou Tychique, hâte-toi de me rejoindre à Nicopolis. C’est là que j’ai décidé de passer l’hiver. Prends toutes dispositions pour le voyage du juriste Zénas et d’Apollos, afin qu’ils ne manquent de rien. Les nôtres aussi doivent apprendre à exceller dans la pratique du bien, pour faire face à de pressantes nécessités et pour ne pas rester sans produire de fruits. Tu as le salut de tous ceux qui sont avec moi. Salue ceux qui, dans la Foi, sont nos amis. La grâce de Dieu soit avec vous tous ! Amen !
Alléluia du dimanche, t. 3 : En toi, Seigneur, j’espère : que je ne sois jamais déçu ! - Sois pour moi le Dieu qui me protège, la forteresse où je trouve le salut ! et des Pères en ton 1 : Le Dieu des dieux, le Seigneur, a parlé : Il convoque la terre, du levant au couchant. - Rassemblez devant lui tous les saints qui scellèrent par des sacrifices son alliance.
Evangile du dimanche et des Pères: Matthieu 8, 5-13 (n. trad.) et Jean 17, 1-13 (n. trad.)
En ce temps-là, comme Jésus entrait dans Capharnaüm, un centurion vint à sa rencontre, l’appela à l’aide et lui dit : « Seigneur, mon domestique est couché à la maison ; il est paralysé et souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Moi, Je vais aller le soigner. » Mais le centurion répondit : « Seigneur, je ne suis pas digne que Tu entres sous mon toit. Mais parle seulement d’une parole et mon domestique sera guéri. Je suis moi-même un être humain soumis à un pouvoir, et j’ai des soldats sous moi. Je dis à celui-ci : « Va ! » et il va ; à l’autre : « Viens ! » et il vient ; et à mon esclave : « Fais ceci ! » et il le fait. » Quand Jésus l’entendit, Il fut dans l’admiration et Il dit à ceux qui le suivaient : « Amen ! Je vous le dis : chez personne en Israël Je n’ai trouvé une telle foi. Je vous le dis : beaucoup viendront du levant et du couchant et prendront place à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux. Mais les fils du Royaume seront jetés dans l’obscurité extérieure : il y aura là des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Va ! Qu’il t’advienne selon ta foi ! » Et à cette heure-là, le domestique fut guéri.
En ce temps-là, Jésus, après avoir dit à ses disciples « Courage, J’ai vaincu le monde ! », leva les yeux au ciel, et dit : « Père, l’Heure est arrivée ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, et que, selon le pouvoir que Tu lui as accordé sur toute chair, Il donne la vie éternelle à tous ceux que Tu lui as confiés. Ceci est la vie éternelle : qu’ils te connaissent, Toi le seul véritable Dieu et celui que Tu as envoyé en ce monde, Jésus-Christ. Moi, Je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que Tu m’as donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi, Toi, Père, auprès de toi, de la gloire qu’avant que le monde ne fût, J’ai auprès de toi. J’ai manifesté ton Nom aux hommes que, du monde, Tu m’as donnés ; ils étaient à toi et Tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Ils savent maintenant que tout ce que Tu m’as donné vient de toi, car Je leur ai donné les paroles que Tu m’as données et ils les ont reçues, et ils ont connu en vérité que Je suis issu de toi et ils ont cru que c’est Toi qui m’as envoyé. Moi, Je prie pour eux ; Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi. Et tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi, et Je suis glorifié en eux.
Et Je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde ; et Moi Je viens à toi. Père saint, garde-les en ton Nom, eux que Tu m’as donnés, pour qu’ils soient un comme Nous. Lorsque J’étais avec eux dans le monde, Moi Je les gardais en ton Nom, eux que Tu m’as donnés, et Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu, si ce n’est le fils de perdition, afin que s’accomplît l’Ecriture. Mais, maintenant, Je vais vers toi et Je dis cela dans le monde pour qu’ils aient en plénitude la joie qui est la mienne ! »
Koinonikon habituel du dimanche : « Louez… ! » et des Pères en ton 3 : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !
Catéchèse : temps après la Pentecôte, celui de l’Eglise, communauté de ceux qui reconnaissent Jésus comme Seigneur
1. L’Eglise, identifiée à la tradition des Apôtres et des Pères qui « transmettent » la révélation du Christ et la grâce de l’Esprit, patrimoine dont tout baptisé hérite et demeure responsable devant le Père au dernier Jour.
2. L’Eglise conciliaire : les 7 conciles œcuméniques sont normatifs pour tous les chrétiens en matière doctrinale, ascétique, liturgique et canonique (règles d’organisation des communautés). La seule autorité est celle du Christ qui préside invisiblement (cf. le trône à la tête du collège apostolique dans l’icône de la Pentecôte) toute réunion des évêques (« pères ») et toute assemblée de l’Eglise, notamment l’assemblée liturgique.
3. L’Eglise présidée par le Christ en dialogue permanent (Evangile des Pères) avec le Père au sujet de ses apôtres et de leurs successeurs (évêques) et de ses disciples (le Peuple), c’est-à-dire de son Eglise.
4. L’Eglise « pratique le bien » (Epître des Pères) : comportement fraternel à l’intérieur ; rayonnement social et culturel dans le monde ; service de la justice, de la paix et de la vérité du Christ dans la société civile. Les chrétiens doivent « produire les fruits » de la révélation du Christ et de la grâce de l’Esprit : rôle de témoignage.
Samedi 12/7
Vendredi 11/7
Jeudi 10/7
Mercredi 9/7
L’émission de télévision Orthodoxie, sur France 2, du dimanche 6 juillet, de 9h30 à 10 heures, est revenue sur le voyage du patriarche russe Alexis en France au mois d’octobre 2007.
Présentation de l’émission: «Retour sur les moments forts du voyage du patriarche Alexis de Moscou en France en octobre 2007: sa venue au Conseil de l’Europe à Strasbourg, sa concélébration liturgique dédiée à la couronne d’épines à Notre-Dame et le service aux défunts qu’il a présidé au cimetière de Sainte-Geneviève-des-Bois.»
Vous pouvez regarder l’émission en cliquant ci-dessous, ou la podcaster sur le videocast orthodoxe francophone.
mardi 8/7
Lundi 7/7
Dimanche 6/7
Samedi 5/7
Vendredi 4/7
Jeudi 3/7
Mercredi 2/7
Notre recteur, p. Georges célèbrera :
Vous pouvez lire l’ordo de dimanche ci-après
Dimanche 6 juillet 2008 : 3° après la Pentecôte. Ton 2
Tropaire de la Résurrection, ton 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie,/ l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ;// et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau,/ tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : « Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//
Glasul 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte, atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!
Tropaires et kondakia de l’église.
Gloire… Kondakion de la Résurrection, ton 2 : Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie,+ Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !//
Glasul 2: Înviat-ai din mormânt, Mântuitorule Atotputernice, si iadul vàzând minunea, s-a spàimântat, si mortii s-au sculat, si fàptura vàzând, se bucurà de Tine, si Adam împreunà se veseleste, si lumea, Mântuitorul meu, Te laudà pururea.
Et maintenant… Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//
Prokimenon en ton 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut.// V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.
Epître : Romains 5, 1-10
Frères, justifiés que nous sommes par la Foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, Qui nous a donné d’avoir accès par la Foi au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre fierté, c’est l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n’est pas tout : nous mettons aussi notre fierté dans les afflictions, sachant que l’affliction produit la patience, la patience une fidélité à toute épreuve, qui à son tour produit l’espérance. Or l’espérance ne déçoit pas, puisque, par l’Esprit saint qu’Il nous a donné, Dieu a répandu son amour dans nos cœurs. En effet, alors que nous étions encore sans cette force, c’est alors, au temps fixé, que le Christ est mort pour des impies. A peine voudrait-on mourir pour un juste ; pour un homme de bien, oui, peut-être osera-t-on mourir. Mais la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. Combien plus, maintenant que nous sommes justifiés dans son sang, serons-nous par lui sauvés de la colère. Si, étant ennemis, nous fûmes réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, combien plus, une fois réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie !
Alléluia en ton 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !
Evangile : Matthieu 6, 22-33 (n.trad.)
En ce temps-là, le Seigneur dit : « La lampe du corps c’est l’œil ; si ton œil est sans malice, tout ton corps sera lumineux ; mais si ton œil est mauvais, tout ton corps sera obscur. Si la lumière qui est en toi est obscure, quelle obscurité !
Nul ne peut être l’esclave de deux seigneurs : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il restera attaché à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez être l’esclave de Dieu et de la richesse. C’est pourquoi Je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez ou boirez, ni pour votre corps de ce que vous revêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne récoltent, ni n’entassent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’êtes-vous pas plus importants qu’eux ? Qui de vous, dans son inquiétude, peut allonger sa taille d’une seule coudée ?
Et pourquoi vous inquiéter du vêtement ? Regardez les lys des champs, comme ils poussent ; ils ne peinent ni ne filent. Je vous dis que jamais, dans toute sa splendeur, Salomon ne fut vêtu comme un seul d’entre eux. Si donc Dieu vêt ainsi la plante des champs qui se dresse aujourd’hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-Il pas plus pour vous, gens de peu de foi ? Ne vous faites donc pas de soucis en disant : Que mangerons-nous, que boirons-nous, que mettrons-nous ? De tout cela s’inquiètent les nations. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez tout d’abord son royaume et sa justice, et tout cela vous sera accordé. »
În vremea aceastà a zis Domnul : « Luminàtorul trupului este ochiul ; de va fi ochiul tàu curat, tot trupul tàu va fi luminat. Iar de va fi ochiul tàu ràu, tot trupul tàu va fi întunecat. Deci, dacà lumina care e în tine este întuneric, dar întunericul cu cât mai mult !
Nimeni nu poate sà slujeascà la doi domni, càci sau pe unul îl va urâ si pe celàlalt îl va iubi, sau de unul se va lipi si pe celàlalt îl va dispretui ; nu puteti sà slujiti lui Dumnezeu si lui mamona.
De aceea zic vouà : Nu và îngrijiti pentru sufletul vostru ce veti mânca, nici pentru trupul vostru cu ce và veti îmbràca ; sau nu este sufletul mai mult decât îmbràcàmintea ? Priviti la pàsàrile cerului, cà nu seamànà, nici nu secerà, nici nu adunà în jitnite, si Tatàl vostru Cel ceresc le hràneste. Oare nu sunteti voi cu mai mult mai presus decât ele ? Si cine dintre voi, îngrijindu-se, poate sà adauge staturii sale un cot ?
Iar de îmbràcàminte de ce và îngrijiti ? Luati seama la crinii câmpului cum cresc : nu se ostenesc, nici nu torc. Si và spun vouà cà nici Solomon, în toatà màrirea lui, nu s-a îmbràcat ca unul dintre acestia. Iar dacà iarbà câmpului, care astàzi este si mâine se aruncà în cuptor, Dumnezeu astfel o îmbracà, oare nu cu mult mai mult pe voi, putin credinciosilor ? Deci, nu duceti grijà, spunând : Ce vom mânca, ori ce vom bea, ori cu ce ne vom îmbràca ? Cà dupà toate acestea se stràduiesc pàgânii ; stie doar Tatàl vostru Cel ceresc cà aveti nevoie de ele. Càutati mai întâi împàràtia lui Dumnezeu si dreptatea Lui si toate acestea se vor adaugà vouà. »
Catéchèse/homélie : vivre par la foi en Jésus Christ vrai Dieu et vrai Homme - sens, contenu et originalité de notre vie !
1a. la Foi plus grande que les œuvres (dans une société moralisante !). On nous dit qu’il n’y a pas besoin d’être chrétien pour faire le bien ; des athées, des non chrétiens, le font - inutilité de la foi ? La position chrétienne : par la Foi (foi en Jésus Seigneur, pas n’importe laquelle), l’être humain peut connaître le Salut (i.-e. la vie éternelle en Dieu) ; vouloir faire le bien sans Dieu est une illusion. C’est la Foi en effet qui engendre des œuvres de bien : elles ont leur source en Dieu.
2b. la Foi dans les épreuves (dans une société de plaisir !) : dans l’épreuve, croire que Dieu la permet ; ne jamais ni douter de lui, ni se révolter, ni blasphémer, demeurer fidèle ; croire en Dieu, envers et contre tout - là est notre identité chrétienne (exemple de la Mère de Dieu, des saints et des martyrs ; avant l’Incarnation, exemple de Job).
3c. la Foi plus importante que l’argent, que la nourriture et que le vêtement (dans le monde matérialiste !). Elle produit une sainte insouciance : Dieu pourvoira à nos besoins, croient les saints. Il nous aidera, nous le croyons de toutes nos forces !
4d. la Foi s’exprime par la prière (en une société rationaliste !): 1a) donne-moi de faire ta volonté ! 2b) gloire à toi, Seigneur, gloire à toi ! 3c) Toi qui es bon et qui es la Source de tout bien, accorde-nous, selon ta miséricorde et la justesse de tes jugements, en plus des biens matériels, les biens spirituels : la richesse des dons du saint Esprit, le vêtement d’immortalité, la nourriture de ta Parole et de ton Corps très pur, le breuvage de ton Sang très précieux et (4d) la prière elle-même !
Pouvez-vous continuer la prière pour nos évêques ? Merci !
Père Marc-Antoine
Doyen des paroisses du diocèse de France de la Métropole Orthodoxe Roumaine en Europe Occidentale
“Seigneur Jésus Christ notre Dieu, qui envoyas l’Esprit issu du Père sur tes apôtres et tes disciples, ne refuse pas ce même Esprit à tes serviteurs nos Pères en Dieu, notre patriarche, nos métropolites, archevêques et évêques ! A la prière de ta Mère très pure, de tes saints apôtres Pierre et Paul, de tous les saints de la terre roumaine et de tous tes saints, inspire-leur le discernement, le courage de la vérité, la mansuétude, l’amour fraternel et l’humilité qui t’appartiennent, nos osons te le demander - et rends-nous dignes d’eux et de leur paternité spirituelle, Toi, unique Chef et Pontife suprême de ton Eglise, à qui appartiennent gloire, honneur et adoration avec le Père et l’Esprit dans les siècles des siècles: Amen !”.
Ou bien, dans la litanie : “…Toi, unique Chef et Pontife suprême de ton Eglise, nous t’en prions: écoute-nous et fais-nous miséricorde !”