Dimanche 16 novembre 2008, 22ème après Pentecôte, 9ème après la Croix, ton 5.
Saint apôtre et évangéliste Matthieu et saint Eucher de Lyon. Premier dimanche de l’Avent
Tropaire de la Résurrection en ton 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//
Troparul, glasul al 5-lea: Pe Cuvântul Cel împreună fără de început cu Tatăl şi cu Duhul, Carele S-a născut din Fecioara spre mântuirea noastră, să-L lăudăm, credincioşii, şi să I ne închinăm; că bine a voit a Se sui cu trupul pe Cruce şi moarte a răbda şi a scula pe cei morţi, întru slăvită Învierea Sa.
Tropaire(s) et kondakia de l’église. Gloire…
Kondakion de la Résurrection en ton 5 : Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, Tu as brisé les portes, ô Tout-puissant, pour ressusciter les morts, ô Créateur ! Tu brisas l’aiguillon de la mort, Adam fut délivré de la malédiction, et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes ! Et maintenant…
Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens…
Prokiménon du dimanche en ton 5: C’est Toi, Seigneur, qui nous garderas, / qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes.
Epître du jour : Ephésiens 4, 1-7 et pour saint Matthieu : 1Corinthiens 4, 9-16.
Frères, je vous encourage, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu : en toute humilité, douceur et patience vous supportant les uns les autres avec charité, appliquez-vous à conserver l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Il n’y a qu’un seul Corps et qu’un seul Esprit, comme il n’y a qu’une seule espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous et en tous.
Alléluia du ton 5: Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité.
Evangile du jour : Luc 10, 25-37 (notre traduction) et pour saint Matthieu : Matthieu 9, 9-13
En ce temps-là, voici qu’un légiste se leva et dit à Jésus pour l’éprouver : « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Dans la Loi qu’est-il écrit? Comment lis-tu ? » Celui-ci répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même ». Jésus lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras ». Mais l’autre, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Répondant Jésus dit : « Quelqu’un descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba dans les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Il se trouva qu’un prêtre descendait par cette route : il le vit, changea de côté et passa. De même un lévite, arrivant à cet endroit, l’aperçut, changea de côté et passa. Mais un Samaritain qui faisait la route arriva près de lui : il le vit et son cœur se serra. Il s’approcha, pansa ses plaies et y versa de l’huile et du vin ; puis il le prit sur sa propre monture et le conduisit dans une auberge, où il prit soin de lui. Le lendemain, il prit deux deniers et les donna à l’aubergiste et dit : Prends soin de lui, et si tu dépenses quelque chose en plus, moi je te rembourserai à mon retour. Lequel de ces trois, à ton avis – demanda Jésus – s’est montré le prochain de la personne tombée aux mains des brigands ? » L’autre dit : « C’est celui qui lui a fait miséricorde ». Alors Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même ! »
În vremea aceea iatà, un învàtàtor de lege s-a ridicat, ispitindu-L, si zicând : « Învàtàtorule, ce sà fac ca sà mostenesc viata de veci ? » Iar Iisus a zis càtre el : « Ce este scris în Lege ? Cum citesti ? » Iar el, ràspunzând, a zis : « Sà iubesti pe Domnul Dumnezeul tàu din toatà inima ta si din tot sufletul tàu si din toatà puterea ta si din tot cugetul tàu, iar pe aproapele tàu ca pe tine însuti. » Iar El i-a zis : « Drept ai ràspuns ; fà aceasta si vei trài. » Dar el, voind sà se îndrepteze pe sine, a zis càtre Iisus : « Si cine este aproapele meu ? » Iar Iisus, ràspunzând, a zis : « Un om cobora de la Ierusalim la Ierihon, si a càzut între tâlhari, care, dupà ce l-au dezbràcat si l-au rànit, au plecat, làsându-l aproape mort. Din întâmplare un preot cobora pe calea aceea, si vàzându-l, a trecut pe alàturi. De asemenea si un levit, ajungând în acel loc si vàzând, a trecut pe alàturi. Iar un samarinean, mergând pe cale, a venit la el si, vàzându-l, i s-a fàcut milà. Si, apropiindu-se, i-a legat rànile, turnând pe ele untdelemn si vin, si, punându-l pe dobitocul sàu, l-a dus la o casà de oaspeti si a purtat grijà de el. Iar a doua zi, scotând doi dinari i-a dat gazdei si i-a zis : ‘Ai grijà de el si, ce vei mai cheltui, eu, când mà voi întoarce, îti voi da.’ Care dintre acesti trei ti se pare cà a fost aproapele celui càzut între tilhari ? » Iar el a zis : « Cel care a fàcut milà cu el. » Si Iisus i-a zis : « Mergi si fà si tu asemenea ! »
La tradition du jeûne et de l’abstinence pendant le carême de Noël ou Avent
Par le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « de saint Martin » (à cause de la fête de saint Martin le Miséricordieux le 11 novembre) ou « de saint Philippe » (à cause de la fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), et Avent (« Venue » du Christ), nous nous préparons corps et âme à accueillir et à glorifier le Verbe incarné. Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle, dure quarante jours et a toujours une date fixe : 15 novembre - 25 décembre. On commence le soir du 14 novembre : si c’est un mercredi ou un vendredi, on commence le 13 au soir.
C’est un carême plus léger que les autres. Nous nous abstenons de viande, d’œufs et de fromage. Le lundi, le mercredi et le vendredi on s’abstient de vin et d’huile. Mais, mardi et jeudi, on prend du vin et de l’huile ; le samedi et le dimanche on prend du poisson, de l’huile et du vin. Le poisson est ainsi consommé au moins jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) et même jusqu’au dimanche des saints Ancêtres (14 décembre cette année), dans l’Eglise roumaine.
La veille de Noël on mange seulement le soir des céréales, des fruits et des légumes. Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence.
Le 21 novembre, mémoire de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, on mange du poisson. Il en est de même les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête.
Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage, parce qu’on prépare la fête de la Nativité.
Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu (par exemple le prophète Isaïe). Nous pouvons prier davantage. Nous pouvons nous confesser plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux (à l’image du Bon Samaritain, de saint Martin et de saint Nicolas) envers notre prochain et avec toutes les créatures. Nous préparons ainsi le grand mystère de Noël : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver. La générosité divine et l’aumône, caractéristiques de l’Avent, seront enseignées aux enfants ; elles contribuent à la transfiguration de la société civile.