Du 19 au 23 novembre à Vienne (Autriche) a eu lieu la cinquième réunion du groupe de travail mixte entre les orthodoxes et les catholiques « Saint Irénée de Lyon ». Ce groupe, qui se réunit sous les auspices de la fondation autrichienne Pro Oriente, a pour objectif de discuter des problèmes actuels du dialogue théologique entre les orthodoxes et les catholiques. Ce sont des rencontres non officielles du dialogue entre les orthodoxes et catholiques existant à côté des négociations officielles.
Elles se caractérisent par la participation des scientifiques orthodoxes et catholiques qui s’efforcent de discuter des relations entre orthodoxes et catholiques au plus haut niveau académique et en faisant abstraction des aspects politiques.
Les co-présidents du groupe sont, côté orthodoxe Mgr Ignace de Branichevo (Église orthodoxe serbe) et côté catholique Mgr Gerhard Feige, évêque de Magdebourg (Église catholique en Allemagne). Les co-secrétaires actuels sont, l’archiprêtre Nicolas Ludovikos (Église orthodoxe grecque) et M. Johannes Eldemann de l’Institut œcuménique à Paderborn (Allemagne).
Le premier jour, la discussion a porté sur le document officiel de Ravenne « Conséquences ecclésiologiques et canoniques de la nature sacramental de l’Eglise » (1). Dans les jours qui ont suivi ont été lus les rapports suivants :
« La primauté du Patriarcat œcuménique dans l’Empire ottoman » par l’archimandrite Job (Getcha) (Institut de théologie orthodoxe Saint Serge de Paris).
« ‘La foi orthodoxe’ dans l’interprétation du patriarche œcuménique Jérémie II et sa réponse à la confession d’Augsbourg » par Marian Stojadinov.
« La primauté du pape après le concile de Trente » par le père Eduardo Farrugia.
« La pratique de la primauté au sein du Patriarcat de Moscou – quelques remarques historiques » par Rudolf Prokschi.
Le 20 novembre a lieu la conférence publique à deux voix de l’archimandrite Job (Getcha) et du père Hervé Legrand « Du dialogue d’amour au dialogue de vérité ». Le père archimandrite Grigorios (Papathomas) (Institut de théologie orthodoxe Saint Serge de Paris), a également participé aux travaux.
Source et photographie : Église orthodoxe ukrainienne
